Avis : Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising - Page 7
Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising
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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mars 2010
Un film hypnotique de bout en bout !! Mads Mikkelsen est impressionnant et ce sans aucune ligne de dialogues. Les décors naturels sont impressionnants et donne une intensité supplémentaire a ce film.....
C'est assez dur de mettre une note à ce film tant il est étrange, magnifique et dérangeant à la fois. Le réalisateur à dit lui même qu'il avait conçu le film comme si il était sous acide...et l'effet est garantie (parfois on se dit qu'on aurait dû en prendre de l'acide). Mads Mikkelsen est toujours aussi brillant et brute de décoffrage. Ames sensibles s'abstenir, les autres allez y (avec ou sans acide).
IL Y A QUELQUE CHOSE !!! quelque chose d'indéniable une âme un film qui sort du lot très lent très violent aussi et très étrange , je me souviens de la moitié de la salle qui dormait et moi dans tout ça intrigué , emporté dans un film non identifié une expérience bizarre un voyage étrange aux confins de cette être borgne et muet 4 heures après la fin du film ma copine essayé de me parler mais n'y arrivait pas tellement j'étais absorbé par le sens de ce film énigmatique un film qu'on adore ou qu'on déteste mais qui ne peut laisser indifférent
Cinéaste vénéra de la critique et qui peu enfin se consacrer à des projets plus perso, le retour de N. W. Refn vers un univers qu'il connaît mieux que la plupart des habitants de cette planète (les Vikings) et porté par un M. Mikkelsen fidèle et toujours aussi charismatique (dans un rôle TOTALEMENT muet mais qui aimante la caméra). Si les images sont d'une beauté rarement vue et si la comparaison avec "2001, ..." est flatteuse, c'est plus du côté d'"Apocalypse Now" qu'il faut chercher. Mystique, voire insoluble à mon sens, ce trip parfois très gore mais aussi souvent contemplatif, d'une dureté et d'une âpreté rarement vue, nous emmène dans un voyage sans retour, porté par une musique qui rappelle celle utilisé pour "Dead Man" (autre trip mystique) est très exigeant et nécessite sans aucun doute possible un relâchement complet de tous nos muscles afin de favoriser la réception de cette claque émotionnelle. Ce n'était pas mon cas ce jour-là mais je retenterai ma chance un jour. A vous ! D'autres critiques sur
Nicolas Winding Refn est un excellent réalisateur. Il l'a prouvé à plusieurs reprises avec sa trilogie "Pusher" et plus récemment avec "Bronson". "Le guerrier silencieux" est un œuvre assez étonnante. A la fois d'un ennui à mourir et d'une extrême beauté visuelle. Il y a beaucoup de plans en contre jour ce qui est rarement fait dans le cinéma permettant aux paysages de rayonner. Les plans finaux sont superbes, seuls ceux sur le bateau déçoivent, et encore, ils sont toujours bien cadrés. C'est vraiment un beau film au sens premier du terme. Mais l'histoire est soporifique. Il y a peu de dialogue, le guerrier est effectivement silencieux, ça n'aide pas à entrer dans ce voyage vers Jérusalem. En sortant de la salle on pense tout de suite à "Aguirre, la Colère de Dieu". L'acteur Danois, Mads Mikkelsen, est excellent. Le réalisateur sait décidément très bien diriger les acteurs. Une superbe photo, un excellent cadrage et de très beaux plans pour une histoire ennuyeuse, Nicolas Winding Refn signe une œuvre particulière mais peu accrocheuse.
Vu en présence du réalisateur Nicolas Winding Refn dans le cadre du festival nordique de Rouen qui lui consacre une rétrospective, Valhalla Rising est de très loin le meilleur film de Refn et le choc visuel de l'année. Le film contient très peu de dialogues et l'ensemble du récit passe par les images par ailleurs superbes. Tourné intégralement dans des décors naturels et dans des conditions de tournages rudes, Valhalla Rising est une véritable expérience cinématographique hors du commun qui ne fera pas l'unanimité tant il est vrai que l'oeuvre peut rebuter par bien des aspects. Quant à Mads Mikkelssen, acteur fétiche de Nicolas Winding Refn, il est d'une présence et d'un charisme rares dans le rôle muet de One-Eye, figure mythologique inspiré aussi bien par Jésus-Christ que par Zatoichi. Violent, étrange, superbe, contemplatif, claustrophobique, cauchemardesque, Valhalla Rising est un film difficile et passionnant qui ne fera pas l'unanimité mais qu'il serait cruel de manquer tant il est un formidable moment de cinéma.
Tout cinéphile qui se respecte a des fantasmes de septième art, des histoires qu'il aimerait voir à l'écran, ou des associations de gens de cinéma dont la concrétisation serait un bonheur absolu ( je rêve de voir Christian Bale dans un film d'Orson Welles, mais je crois que c'est un peu foutu ). Mais il arrive rarement qu'on imagine la rencontre de plusieurs réalisateurs ( prestigieux ). Cet acte inédit, c'est finalement ce que parvient à faire Nicolas Winding Refn avec Valhalla Rising.
Le nouveau film du cinéaste danois convoque plusieurs genres de cinémas dont le mélange est une réussite totale. Succès d'autant plus jouissif que les types de cinéma en question sont a priori éloignés les uns des autres, semblant appartenir à des sphères diverses au sein de la maison septième art. Bergman et Tarkovski d'un côté, Leone de l'autre. C'est que le visage - le deuxième cinéaste a ici moins d'importance - est un élément essentiel dans Valhalla Rising. Seulement, les conséquences sont différentes. Chez Bergman on est plus dans le mental. Chez Refn, la dimension cérébrale est totalement délaissée au profit d'une absolue exploration de la matière physique. La manière dont le cinéaste installe l'ambiance particulière du film n'est pas étrangère à cette question du visage. Il faut voir en effet comment - au début surtout - les plans de tête se succèdent, de quelle belle manière le montage orchestre un véritable ballet dont les entrechats ne seraient rien d'autre que l'enchaînement solennel des divers visages. Le point commun avec Bergman est cette importance du visage au sein du cadre, la manière dont il s'inscrit dans l'espace, mais aussi le rythme plutôt lent et la durée du plan. Il y a dans Valhalla Rising une sorte de plénitude sereine, qui cache pourtant une profonde gravité dont les visages sont les témoins directs. Chaque visage donne l'impression de par sa gravité dévoilée que quelque chose d'important se joue, et le spectateur est dès lors happé par une telle mise en scène du suspense.
Cette comparaison avec Bergman, qui est plutôt formelle, est doublée d'une autre comparaison qui tire également son essence de la plastique du film, mais qui va un peu plus loin. Elle concerne un metteur en scène comme Leone, coutumier du gros plan. Si l'on pense à lui, c'est aussi parce que le guerrier silencieux est un personnage dont les caractéristiques rappellent celles d'un héros de western : mutisme total, solitude physique et spirituelle, et violence comme moyen d'expression principal.
Techniquement, Valhalla Rising est un film impressionnant. Le travail sur le son est exceptionnel, et confère au film un réalisme cru, que les sanglantes et barbares scènes de combat mettent d'ailleurs en avant sur le plan visuel. Tout est montré sans détour, sans que cela ne paraisse tout à fait gratuit et bêtement provocateur. La laideur morale que montre le film - la violence comme seul langage possible - contraste avec la beauté des cadres composés par le cinéaste danois. Sans cesse, le spectateur est saisi par ce qu'il voit à l'écran, et l'hypnose opère à plein régime. Rarement la fascination aura été aussi intense. Valhalla Rising est un film sublime, aussi parce que cette pure beauté plastique se double d'enjeux liés à ce suspense dont il est question un peu plus loin.
Malheureusement, l'intérêt du film se délite au fil des minutes et l'inouïe fascination des débuts laisse peu à peu la place à ce qui ressemble à de l'ennui. Plus le film avance et plus on se demande vers quoi il avance, où il veut en venir. Non pas qu'un film doive nécessairement avoir un but précis, un objectif et des messages à faire passer, loin de là. D'autant plus que Valhalla Rising n'a pas cette prétention puisqu'il semble être tout d'abord un film expérimental et sensitif. Seulement, Refn peine à se renouveler, s'appuie constamment sur une science du découpage certes irréprochable, mais qui peut agacer tant elle paraît auto-suffisante, comme si le film était trop sûr de se beauté et était contaminé par une dangereuse préciosité qui lui faisait perdre de vue la recherche d'un sens, fût-il seulement physique ( pas seulement plastique ).
Hallucinant de beauté, de sauvagerie et d'audace, Valhalla Rising fait malheureusement s'effondrer ses jolies promesses au fur et à mesure de sa progression. Seulement, les 40 premières minutes du film sont si exceptionnelles qu'il ne faut pas refuser ce trip intense dont personne ne sortira indemne, ou du moins indifférent.
Un film aussi silencieux que son héros. Le guerrier silencieux utilise la force du silence pour hypnotiser l’esprit. L’art de contrôler le regard par un voyage dépaysant et brutal. Après la trilogie Pusher et Bronson, Nicolas Winding Refn nous offre une nouvelle œuvre noire et cruelle. Le guerrier silencieux, en plus d’être une peinture de couleurs et d’ombre, dégage l’énergie nécessaire à fracasser un rocher. Interprété par un Mads Mikkelsen impeccable, ce guerrier ne sortira pas de nos pensés rapidement. Le film laisse des traces et montre du changement. « One-Eye » parle, il suffit de savoir l’écouter.
Un film contemplatif, presque muet, qui se veux la métaphore de l'évolution des mentalités des Hommes. One-Eye, esclave muet et ne possédant plus qu'un œil se libère de ses geôliers et s'embarque dans une épopée sur un navire de viking convertis au christianisme en partance pour Jérusalem. C'est un film qui parle de la foi des hommes et de sa perversité à les corrompre ou les transformer. On suit l'évolution de ce guerrier, qui passe d'esclave à guerrier, puis de guerrier à spoiler: une sorte de Dieu omniscient qui parle via un enfant, pour enfin devenir le sacrifice ultime pour la sauvegarde des Hommes . Un film difficile de compréhension, qui s'adresse exclusivement aux cinéphiles qui savent interpréter le langage cinématographique. Un film de cinéaste, très bien mis en scène, qui s'inspire beaucoup de Malick et de Kubrick.
Ne vous fiez surtout pas à la vulgaire b.a., ce film est du LSD. Il n' y a pas de mots pour décrire ce qu'on ressent en le visionnant. Mads Mikkelsen mérite 12 oscars à lui seul, la réalisation et le scenario au moins autant. Je tuerais pour voir ne serait ce qu'un film par an de cette qualité, mais tous les meurtres du monde n'y changeront rien, c'est trop rare !
Pour le dernier film de sa main qu'il me restait à voir, Nicolas Winding Refn m'aura embarqué avec ce Valhalla Rising dans une oeuvre qui casse sans commune mesure les codes cinématographiques habituels. Incomparable de par sa tendance à la contemplation, sa mise en scène et sa narration tout en épure, son image oppressante (au passage, l'utilisation trop récurrente de filtres par le réalisateur danois commence un peu à m'agacer, avec cette image rouge très discutable d'un point de vue artistique), la prévalence des sensations qu'elle instaure, cette oeuvre est aux antipodes d'un Inside Job où Refn s'était permis quelques répétitions de procédés déjà usités par certains réalisateurs. Malheureusement, l'essai de Refn débouche, à mon sens sur un échec à bien des niveaux. Visuellement, j'ai plus été dégoûté qu'oppressé, et Valhalla Rising ne m'a pas convaincu. Mais là où ma patience a été mise à rude épreuve, c'est lors de la bascule assez rapide vers une sorte de trip métaphysique plein de fatuité, mais au final bien peu convaincant. Là où j'attendait une épopée calme et contemplative sur des thèmes simples s'articulant autour d'un parcours initiatique, j'ai eu droit à une fresque mystique assez déroutante. Là où on n'est pas en terre inconnue, c'est toutefois au niveau d'un des thèmes si chers au réalisateur, celui de la violence et de la part que chaque homme recèle en lui. Au final, à trop vouloir se démarquer, peut-être Refn a-t-il été trop loin. Mauvais choix de fond et insuffisances dans la forme comparé à ce que j'attendais de l'auteur de Drive, Valhalla n'était, c'est sûr, définitivement pas fait pour moi !
Après sa magnifique trilogie " Pusher " et le très bon " Bronson ", Nicolas Winding Refn revient avec un film de vikings audacieux. Valhalla Rising est une oeuvre puissante, sauvage et splendide. Mads Mikkelsen est parfait dans le rôle de one eye. Grand film.
Trois étoiles, pour une expérience de cinéma totale et assumée. Le film comporte des longueurs, et des égarements, mais tout est tellement brut, cru, qu'on se laisse guider par ce guerrier silencieux... Décors naturels, Photo, Son, Cadres : un régal.