Par son interprétation monocorde et atrophiée, "Le ruban blanc" ne dégage aucune émotion ; pas même une réaction de rejet vis-à-vis des thèmes lugubres abordés qui en deviennent banalisés. Il n'y a ici que froideur et ennui.
Une ambiance austère, malsaine, Michael Haneke arrive à nous mettre mal à l'aise. Les acteurs sont remarquables. Dommage on reste un peu sur notre faim (c'est pas étonnant c'est du Haneke ).
Cette étonnante fresque historique, froide et inquiétante restitue bien l'état d’esprit propre à Haneke, mais ne transcende pas le cinéma du génie autrichien.
Allemagne veille de guerre mondiale, avec un ton noir et blanc digne de la vie d'époque . ici un film relatant la petite vie d'un village auquel se produit des évènements étranges et meurtrières... On y vois la vie de famille de l'époque qui était dur et sévères... Les pères et chef de famille ne rigolaient pas et quand ils sortent la trique s’était pas pour faire jolie.. L'éducation primait au premier abord et c'est le fait marquant de ce film,. Un petit village certes paraissant tranquille mais cachant un meurtrier qui sévis de fil en aiguille et qui tracasse tout le monde... la caméra nous emmène de maison en maison en nous laissant chercher aveuglement le coupable... Une vérité qui se dévoile en rumeur et dont on aura pas de réponses... Un film lent en longueur et pas assez dynamique sa joue énormément sur l'émotion des enfants et sur les tempérament caractériels des pères mais le film s' essouffle et on tarde a en y voir la fin...
• Actions: 2,3 / 10 • Scénario : 3 /10 • Crédibilité des Acteurs: 4 /10 • Bluraythèque: Non
Film assez dérangeant par son déroulement obscur. Rien ne se dit, tout est étroit et cynique. Même la pureté de ces enfants semble coupable. Je pense que c'est aussi le sujet du film et sa démonstration: la corruption de l'âme et du corps se fait dans un état privé de liberté et ce ruban blanc est le ruban de tous les vices. C'est pesant comme ambiance mais fascinant.
Austère, monotone, froide, la mise en scène distille un malaise diffus, confirmé par le jeu minimaliste des comédiens (dont un narrateur terriblement monocorde), une atmosphère étouffante, un rigorisme hypocrite. Alors que les femmes souffrent, se soumettent ou se résignent et que les jeunes innocents semblent voués à la déliquescence morale à moins de s'échapper de ce microcosme qui nourrit de futurs nazis-dommage d'avoir ainsi réduit la portée du propos-les mâles écrasent, tourmentent, meurtrissent - pour un exemple ultime de masculinité toxique (doux euphémisme!). D'ailleurs, au sein du nid du Mal, même la romance qui semblerait la solution sentimentale à ce fléau manque de consistance ou d'harmonie, le professeur s'éprenant d'une jeunette comme s'il refusait le monde des adultes (se rapprochant par là de l'enfance encore pure - quoi que cet état ne dure pas longtemps!). Manquant de rythme ou de fulgurances, l'intrigue enchaine les accidents, malheurs ou désillusions, semblant affirmer l'inéluctabilité d'un sort national horrifiant, d'autant que certains mystères le demeurent, comme si le coupable importait peu... Une peinture glaciale d'une humanité perdue...
Un film en noir et blanc titré le ruban blanc qui s’intéresse au noir de ses personnages. J'ai été déstabilisé car je m'attendais à être pris par les scènes et la peinture alors que c'est le suspense criminel qui m'a graduellement emporté. C'est dommage car ce n'était probablement pas là l'intérêt principal de l'oeuvre. Si les 2H20 passent étonnamment vite, l'expérience a été frustrante. J'ai eu constamment la sensation de ne saisir qu'une partie de ce qui se jouait devant mes yeux. Et pourtant Haneke prend le temps. Le message sur le résultat d'une éducation autoritaire est de plus en plus clair jusqu'à son dénouement implacable. On voit aussi la violence des rapports de classe d'un système quasi féodal moyenâgeux : les serfs sont désormais libres et le seigneur, baron mais la domination est la même. L'élite, la religion est aussi amoral et hypocrite (le docteur, le baron, le prêtre, formidable Burghart Klaussner) que le peuple brutal (la flûte du gamin). Le mal est donc partout mais si les bourgeois(es) peuvent s'enfuir, le pauvre subit et son châtiment (potentiellement arbitraire) est terrible : spoiler: licenciement de la nounou, refus d'embauche d'un paysan menant à son suicide. Haneke rajoute à la domination de classe du riche sur le pauvre et à celle de l'adulte sur l'enfant, celle du mari sur sa femme à travers le personnage du médecin, voir même celle de l'instituteur sur celle de 10ans sa cadette qui semble bien incapable de prendre une décision éclairée sur son choix marital.
L'utilisation du noir est blanc permet la création de plans saisissants qui disent des choses que l'on ne comprend que plus tardspoiler: (les yeux diaboliques de Martin) mais elle crée une frustration inconfortable lors de scènes très sombres où l'on se fatigue à distinguer l'action. La tension sourde est marqué par quelques plans atroces à peine atténué par l'absence de couleur spoiler: (l'enfant torturé) . Au final une oeuvre âpre et sans concession : le film est long, lent, sans bande originale, en noir et blanc avec le mal comme sujet. C'est finalement surprenant qu'il se regarde aussi facilement.
Le réalisateur Michael Haneke explore les secrets et bassesses des habitants d’un petit village d’Allemagne du début du XXème siècle dans ce drame certes austère et dont le noir et blanc confère à l’ensemble un ton véritablement glaçant d’autant que le récit s’engonce dans un paraitre de villageois où règne le mépris de l’autre et la vilénie la plus absolue.
Film en noir et blanc pour marquer la période des années 1910. La narration appuie davantage la période et ici, il se passe des accidents dignes de vengeances enfantines faisant suite aux punitions parentales. C'est un peu lent mais l'époque est impeccablement reproduite et il y a une atmosphère lourde, pesante ressentie à travers les enfants. De même, il n'y a pas de musique d'ambiance pour une meilleure immersion à la vie du village. Mais la vie est morose, pesante et l'accroche est difficile à maintenir jusqu'au bout tant le film manque d'intensité.
Dans les méandres des esprits humains enfantins, formatés par des esprits adultes encore plus dangereux, Michael Haneke offre une vision glaciale de l'enfance qui se voit en Dieu rédempteur. Ces enfants deviendront des électeurs irrresponsables, mais c'est finalement une toute autre histoire... Dommage que le Ruban Blanc soit inaccessible sans une bonne grille de lecture.
Le ruban blanc est doté d'une rare puissance d'évocation. Haneke veut décrypter les mécanismes de la violence humaine à travers les défauts d'une société perverse dont la morale pervertit l'homme. Il nous montre que la famille (les pères) injecte le venin malsain aux enfants. Le ruban blanc évite le piège d'un pathos exagéré, ni celui de la reconstitution historique. Il montre les familles d'un petit village avec leurs secrets d'alcôves et perversions. Il ressort de ce film une impression de contamination générale du malsain, tout le monde est touché sauf l'innocence châtiée de l'enfant trisomique dont les cris de douleur ne se laisseront pas facilement oubliés et celle du jeune couple. Un climat de terreur sourde et fantastique emplit ce film comme dans Le village de damnés avec tous ces enfants à têtes blondes pas si innocents (d'ailleurs nous les voyons voyeurs de scènes terribles dans ce village). Le ruban blanc est serti de réelles qualités de mise en scène telle une superbe photographie en noir et blanc qui renvoie à Dreyer, une impeccable gestion des plans où la jeune fille du pasteur punie est filmée de dos, l'enfant de loin retrouvant son père où insupportables mais géniaux plans hors champ des tortures humaines. Haneke rejette le gros plan au profit d'un impressionnisme dérangeant. Tous l'interprétation est excellente.
Les 3 piliers de la société qui ont conduit des millions d'individus à la guerre et à la mort sont mis ici sur leur piédestal : Le patriarcat la religion La lutte des classes
Dans ce contexte, les relations sociales et humaines sont pervertie et exposent les protagonistes au pire...
en france comme en allemagne avant la 1ere guerre la referance a reich ou freud quand on sangle l'adolescent pour l'empecher de se masturber , celle aussi a "jeux interdits". on pourrait le voir comme un film denoncant le judeochristianisme. excuses car ignorants?
Quel film ! Impressionnant de maitrise dans une mise en scène méticuleuse dont l'apparent académisme est en fait la grande réussite du film en collant parfaitement à la rigueur stricte de l'environnement. Le NB est d'une beauté à la fois immaculé et macabre. Les acteurs sont tous superbes de justesse et notamment les enfants... Mais malgré un certain génie je trouve que ce film n'est pas le choc tant attendu et entendu ; les crimes sont terribles mais si odieux comparés à ce qu'on aurait pu imaginer et surtout la dénonciation des prémisses du mal sont très très flous. De plus une bonne partie du film voit des drames dans une famille qui n'a en fait rien à voir avec l'intrigue principal... Pourquoi alors en rajouter ?! Surtout aussi tôt dans le film alors qu'il aurait été plus compréhensible après le discours du baron à l'église ?! Cependant il est indéniable que Haneke est un des grands réalisateurs actuels et que son film ne peut laisser insensible.