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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juin 2010
Le premier Haneke que je vois et quelle claque. Esthétiquement parfait, une réalisation au dessus de tout, des acteurs sublimes, il n’y pas assez de superlatifs pour décrire ce film. Haneke arrive réellement à nous transporter dans la vie de ce village allemand à veille de la première guerre. Il y a des scènes cruelles, des scènes tendres à ravir, des silences frustrants et un suspens permanent. Le film m’a fait pensé à « la peste » de Camus, où comment une population agit face au mal. Ce mal qui effraie, fait monter la tension graduellement, et les enfants, victimes et bourreaux payent les frais du système et de la société dans laquelle ils vivent. Des enfants de la même famille où l’un est capable d’atrocité et l’autre de douceur et de compassion. Pour citer le réalisateur « Un film n’est pas un produit fini, il se termine dans la tête du spectateur ». Il y a longtemps que je n’avais pas vu un si bon film. Cinématographiquement très aboutit et très soigné, le ruban blanc est une leçon de cinéma, à voir absolument.
Le réalisateur de l'excellent Funny Games (version allemande de 1998 s'il vous plaît) signe un film âpre et esthétiquement peu vendeur, et, pourtant, ce noir et blanc somptueux signe aussi l'une de ses oeuvres les plus abordables. De la même manière, l'absence de musique et de surplus visuel flatteur coïncide avec cette extrême pudeur dans le traitement du sujet de la violence, aussi tangible qu'invisible, recréant tout le drame des campagnes allemandes luthérienne pré-nazies sans procéder pour autant à une collection d'accessoires d'époque. Nombreux y éprouveront un ennui ankylosant, les cinéphiles aguerris une photographie maîtrisée, véritable leçon de cinéma. Sur le fond, Haneke parle de violence: naissance du mal dans un microcosme campagnard nourri au sein du protestantisme, de rigorisme, de système de classes, d'inceste, de maltraitance et de phallocratie tendance femme objet. D'aucuns noteront la réticence du cinéaste à parler d'origine exogène à la violence des enfants qui préfigure celle de la célébration du nazisme, peut-être faut-il alors voir un film qui se suffit à lui-même et qui ne se voudrait pas forcément psychanalytiquement complet.
Voila une ouvre dont seul Michael Haneke a le secret. Deux heures et quart en noir et blanc, superbement filmé, avec un (voire des) mystère(s) qui nous mettent en haleine des le début. Un scénario assez poussé et bien ficelé avec des acteurs vraiment à la hauteur, qu'ils soient jeunes ou plus âgés. S'ajoute à cela, une narration d'un des personnages, une fois vieilli et une époque très bien recrée. Un titre qui symbolise un geste symbolique justement de l'époque dans une famille en particulier pour cette histoire. Même s'il n'y a pas de bande originale, cela ne dérange pas puisqu'il n'y en a tout simplement pas besoin. Je comprends que ce film ai raflé quelques prix dont l'un des plus présitigieux, la Palme d'Or. Cependant, parfois le temps est long, mais rien de bien grave, car c'est vraiment un joli long métrage hors du commun. Je pense qu'il satifsaira tous les cinéphiles, alors bon film à toutes et à tous !
Le cinema d'Haneke en général ça pique les yeux, c'est confirmé. C'est bien filmé, rien à dire sur le jeu des acteurs, mais il ne se passe pas grand chose, le dénouement bof, Haneke nous avait habitué à miieux. C'est vrai que pour mériter la palme d'or, il faut produire des films souvent imbuvables, le plan infini sur la porte fermée, pas compris, peut-être un clin d'oeil à Benoit Pooelvorde pour les convoyeurs ? pas compris et je suis pas le seul ... Donc, à voir avec modération, par contre les dépressifs et les salariés de France Telecom, à éviter, circulez y'a rien à voir ...
Michael Haneke est sans aucun doute le réalisateur le plus controversé de toute l'histoire du cinéma. Son style est très original. Il représente la violence d'une certaine manière dans ses oeuvres. Son rythme est lent. Et bien justement dans "Le ruban blanc" : la violence est utilisée sur des enfants. Un film qui a tout de même de nombreuses qualités comme l'analyse de la violence présente, un sujet bouleversant. Mais la fin m'a énerver.
Quelle ambiance! waw! On est projeté dans le passé et on ne peut plus en repartir. Enorme suspens sur les péripéties qui malheureusement ou heureusement ne se dévoile pas. Les enfants sont ils coupables? la question est là, qu'est-ce qui, dans cette campagne allemande a bien pû faire dégénérer la vie sociale? Le noir et blanc passe très bien et la caméra irréprochable. On ne s'ennuie pas malgrès la longueur et la relative lenteur du récit.
Je suis très étonnée des critiques élogieuses que reçoivent ce film...ou pas finalement puisque les films rébarbatifs sont à la mode. On peut toujours trouver du sens mais si l'on gratte un peu, c'est un grand rien qui apparaît ou plutôt juste un défilé de plans séquence beaux visuellement (notamment celui qui rappelle les peintures de Millet) mais là encore que de clichés...et le noir et blanc, wah, comme c'est original...
En regardant ce film on comprend immédiatement pourquoi il s’est vu décerner la palme d’or. Haneke nous montre une fois de plus son talent dans la violence, mais pas la violence montrée, la violence suggérée. Violence des adultes attachés à leur principes mais aussi violence de l’enfant. Le trouble est là tout au long du film et les rares moments de gaîté sont toujours suivis d’un malheur. Sur le plan technique, il n’y rien à redire non plus, le choix du noir et blanc sublimé par l’excellente photographie fait rentrer le film dans une autre dimension notamment lors des paysages enneigés ou des scènes nocturnes. Pour conclure j’ajouterais que l’on peut voir ce film comme une réflexion universelle sur la société et les dérives qu’elle peut entraîner chez ses enfants. Sûrement le plus beau film de l’année 2009.
J'ai vu un film... unique, qui sort complètement des standards des films habituels... A la fois, le choix du noir & blanc, la saturation de l'image, les faux rythmes, et les acteurs tout en retenu, avec un système de narration vraiment intriguant (les petites histoires qui se mêlent les unes aux autres, pour former un tableau bien moins réjouissant que ne le laissaient entrevoir les mots comme "Education", "valeurs", "respect"... qui semblaient être les maitres-mots de cette population de notables (aristocrate, medecin, pretre, contremaitres) et de paysans, de servantes, d'ouvriers...
Quelques unes de scènes sont d'une violence contenue incroyable. D'une méchanceté inimaginable (la scène entre le médecin et sa servante...) et d'une totale ammoralité...
Au-delà de la réflexion sur les conditions de l'émergence du nazisme auprès d'une population d'enfants brimés, frustrés, castrés (!) dans leurs élans et leurs aspirations, je me faisais également une réflexion sur l'éducation... Car je crois que les parents de ce film croient tous (plus ou moins) faire le bien, et le mieux pour leurs enfants (au regard de la société de l'époque...). Il serait intrigant de voir dans notre époque d'aujourd'hui, avec notre jeunesse d'aujourd'hui, si les comportements (tout aussi attentionnés des parents d'aujourd'hui) ne risquent pas de provoquer des "traumatismes" tels que des pertes de repères, d'affaiblissement de valeurs morales ou de respect... et avec quelle conséquence ?... L'avenir nous le dira. En tout cas, je recommande vivement ce film qui est excceptionnel.
Le "Ruban Blanc" remporta en 2009, la Palme d'or du festival de Cannes, or ces surement la Palme d'or de l'ennuie qui l'aurait du reçevoir. Certes, l'utilisation du noir et blanc pour un film d'époque est pertinante, certes la reconstitution, du milieux rural Autrichien du XIX ème siècle est reussite mais pour autant on ne peut que constater la faiblesse de l'intrigue puisque dès le début on connait les coupables, meme si la fin (mauvaise) ne nous apporte qu'un lot d'ambiguité. Alors oui, c'est peut etre une marque du réalisateur de mettre en scène des intrigues simples et de privilegié la forme et la porté des images mais Hanecke à déjà fait beaucoup mieux comme avec "Funny games U.S" meme si il béniciait d'un casting quasi parfait. Car ici l'ennui est de de rigueur, agrémenté de scène dérangante tel l'oiseaux mutilé à coup de ciseaux. Si il à été recompenser c'est surement parce que le festival de Cannes et ce n'est pas une critique, s'attache à récompenser le cinéma d'auteur, malheureusement "Le Ruban Blanc" représente mal le ce cinéma en atteignant le sommet de l'austérité déservant un cinéma qui peut faire beaucoup mieux et qui fait beaucoup mieux. Note: 7/20
Extraordinaire. Une histoire, ou plutôt des histoires liées, parfois mystérieuses, toujours cruelles mais sans surenchère, servies par des acteurs vraiment talentueux, avec un jeu réglé au millimètre. Une Palme d'Or hautement méritée. Chapeau, Hanecke!