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darthbebel
33 abonnés
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2,5
Publiée le 7 mars 2010
trop froid pour que j'y adhère vraiment. De bonnes scènes, mais aussi des scènes inutilement étirées. Un parti pris austère qui colle avec l'ambiance de la communauté au bout d'un moment, mais malheureusement la fin tombe du coup à plat, on s'en moque finalement, à force de froideur et de distance. Mais intéressante description de cette société.
Etrange film, que cette palme d'or de Cannes derrière laquelle chacun y voit un chef d'oeuvre. Certes le film possède d'indéniables qualités quand à sa forme, les noirs et blanc sont sublimes, aucune faille dans le jeu des comédiens, certaines scènes sont d'une puissance hitchcockienne, notamment la scène où le fils du médecin, recherche sa sœur au milieux de la nuit. Mais sur son fond, le film qui aurait dû faire débat semble créer le consensus. Etrangement Haneke prend le partie de ne rien révéler et dit vouloir renvoyer le spectateur à sa propre interprétation. Etrnage de la part d'un réalisateur, qui a bien fait entendre qu'il voulait évoquer la naissance du nazisme avant d'anoncer aux spectateurs qu'il ne cherchait rien à démontrer. Encore plus étrange lorsqu'on connait son côté professoral et sa grande subtilités pour dénoncer la violence ( cf. Funny Games). Voilà que ce monsieur qui n'arrête pas de rappeler au spectateurs qu'il est là pour leur donner une leçon de vie, soudainement les laissent libres d'une interprétation. Êtes vous vraiment honnête M. Haneke..?
J'avais une légére apréhension avant de voir ce film mais le film, d'une beauté indéniable, nous entraine vers une histoire sombre qui critique ouvertement les principes de l'éducation réactionnaire du début du siècle. Loin d'un développement et d'une solution à l'Hercule Poirot, le réalisateur laisse le spectateur seul juge du dénouement a donner à l'intrigue.
Difficile de ne pas ressortir outré, scandalisé, choqué en sortant de la séance d'un film pareil, sachant que ce navet avait decroché la palme d'or à Cannes l'année précédente. (Merci Isabelle Huppert, présidente du jury qui avait sans doute envie de rendre à M.Haneke son mentor la politesse, elle qui decrocha 4 prix internationaux d'interpretation (mérités eux) avec "la pianiste"). Haneke se complait ici dans une tentative de cinéma dénuée de moindre propos, qui se veut "pseudo intellectuel" par un scenario d'une platitude des plus communes et surtout d'une morale des plus absurdes. L'esthétique visuelle et la qualité des acteurs, certes indéniables, n'arrivent malheureusement pas à sauver le film tant ce dernier fait figure de lourds sabots que le spectateur a la chance de pouvoir retirer seulement une fois le film terminé. PS: Le pire, c'est que moi, j'avais bien aimé "Funny games" et "La pianiste"
Un film vraiment beau tant en terme d'images que dans le jeu des acteurs. Ces derniers sont vraiment touchants ce qui rend l'histoire encore plus poignante. Très beau film qui mérite toutes ses récompenses. Et même en VOST on ne s'ennuie pas. A voir..!
La Palme d’or 2009 surpasse nettement sa devancière, en même temps il était difficile de faire pire qu’Entre les murs... Dans le ruban blanc, tout est dans l’ambiance. Cela pourrait être vain comme dans le récent Phénomènes de Shyamalan, sauf qu’ici il y a la mise en scène de Haneke, le superbe noir et blanc et des acteurs aussi impressionnants qu’inconnus. Tout ceci fait qu’on est captivé pendant 2h30 par ce qu’il se passe dans ce village - et ce même si le film en VO allemande peut se révéler difficile à suivre lors des moments de narration. L’absence de révélation (ou de confirmation) du/des coupable(s) à la fin n’en est alors que plus frustrante
Un film choquant où la violence est omniprésente, le choix d'Haneke de filmer en noir et blanc est très judicieux et renforce le contraste des images magnifiques en plan séquence lent et la violence ressentie au village d'avant guerre.
Voilà une leçon de réalisation et de mise en scène. Les images sont splendides, l'atmosphère très bien rendue et les personnages crédibles. On se sent étouffé dans cette atmosphère pesante, lourde, contagieuse. Tout est étriqué, plaqué et pourtant, au milieu de cet ordre apparent, une faille va apparaître, au coeur du dernier bastion d'humanité de cette collectivité, chez les enfants. De tout cela découle une ambiance intéressante pour le spectateur, qui ne laisse certainement personne indifférent. Mais cela n'est pas non plus le genre de film que l'on prendra plaisir à voir et revoir....
Le Ruban Blanc se déroule en Allemagne, peu de temps avant la première guerre mondiale. Il met en scène les habitants d'un village protestant perdu dans la campagne dans une ambiance bien lourde. L'histoire plutôt sinistre est parfaitement écrite. Il y a une maîtrise du récit, un art de capter votre intérêt avec peu sans qu'aucune lassitude ne se fasse sentir. Les évênements petits ou grands s'enchainent judicieusement jusqu'au presque dénouement finale. La mise en scéne est d'une grande précision, les plans séquence sur la campagne sont nombreux et la photo est magnifique. Entièrement en noir et blanc, le film offre des images d'une exceptionnelle beauté. Quant aux interprétes, tous quasi inconnus, dont de nombreux enfants, ils sont excellents.
A la remise de la palme d'or à Haneke, certains s'étaient interrogés sur le poids qu'a pu peser sur ce choix, l'amitié du réalisateur et de la Présidente du jury. Au visionnage du film il n'y a plus aucun doute sur la parfaite légitimité de ce prix. Le Ruban blanc est un grand film, d'une qualité de cinéma qu'on ne voit hélas plus assez souvent.
Haneke... Un autrichien qui retrace la vie dans un village prusse dans les années 1910, juste avant la 1ère guerre.
Arrêté là. la suite retirait l'intérêt de votre séance. Il faut avoir confiance au Maestro qui ne fait que des chefs d'œuvre. Alain Carrière ici a tenu le rôle de monteur plus que de scénariste. Ce qui ne retire rien à son excellent travail encore une fois.
Dans ce film N&B, filmé au format carte postale de l'époque, on y voit... la dureté de la vie. On analyse principalement la cruauté des enfant dans un climat relativement stérile du fait d'une éducation très rigide. On décèle aussi la lutte des classes sociales... Dans un environnement particulièrement limité on regarde la vie. un professeur d'école de l'époque nous la raconte... Je ne sia squ'en dire de plus tellement le sujet est riche. Je vous laisse apprécier cette splendeur
Un film très dur de Michael Haneke - mais c’est un pléonasme - dans l’Allemagne de l’immédiat avant-guerre de 1914-18. Une fois de plus, Haneke part à la rencontre ce qu’il y a de plus violent chez l’être humain pour l’exposer sans aucune forme de jugement, comme avec détachement. Il est pourtant évident que ce détachement n’est qu’une apparence. L’obsession du meurtre gratuit, notamment, le hante toujours même si cette fois l’acte est dans un premier temps déplacé vers les animaux… jusqu’à la déclaration de guerre (institutionnalisation du meurtre gratuit). Les femmes semblent recéler un peu plus d’aspects positifs que leurs homologues masculins mais la différence est tellement ténue qu’elle n’ôte rien à l’impression d’ensemble que l’homme est une bête terrible, dont la cruauté et la malveillance sont sans égales à la surface de la Terre. Un film dont on peut sûrement sortir bouleversé ou irrité selon les cas mais qui pose dans tous les cas la question des limites du cinéma et de l’art en général.
C'est une petite déception que ce film, car on pouvait s'attendre à quelque chose de plus percutant, de plus violent. D'autre part, la fin est envoyée un peu rapidement à mon goût. Par ailleurs c'est une réussite esthétique: le noir et blanc rend tout à fait l'atmosphère puritaine et protestante que dégage les personnages. De plus, les acteurs sont fort convaincants.