5026 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
494 critiques spectateurs
5
122 critiques
4
153 critiques
3
72 critiques
2
67 critiques
1
42 critiques
0
38 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Guiciné
206 abonnés
1 340 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 8 novembre 2009
Malgré le savoir faire indéniable de mr Haneke, a aucun moment du film je n'ai réussi a être intéressé par le contenu et l'histoire malgré ma surenchère a pouvoir éssayer de trouver un message ou autres significations à ce que je voyais. Tant pis pour moi.
Chef d'oeuvre ! Une image à tomber par terre, des acteurs fabuleux (qu'ils soient adultes ou enfants), un sujet poignant et une mise en scène sobre et géniale. Du grand Haneke, du grand cinéma. A voir et revoir ! Pour ce genre de film (si rare), il faudrait inventer la double Palme d'or...
Quelle leçon de cinéma ! A l'image de cette puissance fantômatique d'un Bergman visitant Heneke. Film habité où, au delà de la thèse du nazisme, c'est la misère à tous les étages de la vie au coeur de nos villages d'europe du XIX et XXème siècle qui est dénoncée. Dans le même registre, je vous invite à grandir avec un petit livre, le vampire de Ropraz de Jacques Chessex. Petit bijou à même hauteur.
Il n'est pas étrange qu'un cinéaste prétendant dénoncer la rigueur de l'éducation protestante répercute cette austérité dans la réalisation de son film. Car austère et beau, Le ruban blanc l'est indéniablement. Dans la dernière décennie, je ne crois pas avoir vu de films en noir et blanc atteindre une telle perfection plastique, à part peut-être L'Homme de Londres. Le film est par ailleurs servi par des acteurs qui incarnent parfaitement leurs rôles. C'est surtout stupéfiant dans le cas des enfants. En ce qui concerne la polémique liée au film, il me semble profondément réducteur et abusif de faire de ce film une analyse des conditions de possibilité du nazisme, voire une métaphore de la montée en puissance du nazisme dans les années 30. La réflexion, qui n'est jamais un laïus théorique, se porte sur l'apprentissage de la cruauté et de la malveillance dans une communauté villageoise fermée sur elle-même, et adopte la forme d'une enquête policière: au fil des mois, des méfaits d'une gravité croissante sont commis dans le village et ses alentours, menaçant l'équilibre de la communauté. Et c'est peut-être du point de vue dramatique que le film déçoit le plus, puisque Haneke n'offre pas de véritable résolution, même si le nom du coupable est avancé assez rapidement: le ruban blanc, ce symbole d'innocence et de pureté attaché au bras des deux aînés du pasteur, jeunes têtes blondes qui semblent savoir et cacher bien des choses. Les thèmes du film - spectacle de la cruauté généralisée jusque dans toutes les scènes de la vie quotidienne , et film policier - peinent à s'harmoniser, si bien qu'on a parfois du mal à voir où le film veut nous emmener; si bien que le spectateur, à l'image du personnage de l'instituteur, a par moments l'impression de ne pas pouvoir entrer dans le film. Une expérience inoubliable, mais étrangement inégale.
Le Ruban Blanc de Michael Haneke est un pur chef-d’œuvre, une leçon de cinéma ! Epure des images en noir et blanc, direction d’acteur d’une rigueur époustouflante, Haneke exploite magnifiquement la palette cinématographique pour nous plonger à la racine du mal nazi et nous offrir une lecture fascinante de clarté et de justesse sur les origines du mal fasciste en Allemagne et en Europe. (...) La recherche sans limite d’une pureté que l’enfance, ou « la race », porterait en elle par une population prête à toutes les superstitions, à toutes les bassesses, au mensonge, mène ces villageois, comme tout un peuple à être convaincu qu’au nom de la défense de cette « pureté », toutes les violences sont permises. (...) Comme pour l’instituteur, le risque majeur est l’oubli, les souvenirs qui s’estompent, le doute d’avoir réellement vu et vécu ces moments, la crainte que le temps en altérant les souvenirs ne recouvre d’un manteau neigeux opaque et blanc « la bête immonde » et qu’au printemps suivant elle ne renaisse plus dangereuse encore, comme un cancer que l’on croyait vaincu mais que l’on porte toujours en soi, définitivement, et qu’il faudra combattre sans arrêt. Le virage sépia des vieilles photos en noir et blanc ne doit pas faire oublier l’instant où elles ont été prises ni la vie qui s’y joue définitivement. Bravo monsieur Haneke pour cette leçon de cinéma et d’histoire ! http://www.images-en-cours.com/cultureblog/index.php?post/2009/11/07/Le-Ruban-Blanc
Ce film allemand nous montre simplement la violence de certains jeunes du a leur éducation stricte. Mais ce n'est qu'une infime partie de ces enfants, il ne faut donc pas généraliser. Il a reçu la palme d'or, certes, mais le fait qu'il soit en noir et blanc et de plus sous-titré ne doit pas attirer grand monde. En effet, il ne se passe pas grand chose dans ce film, il intéressera surtout ce qui ont été victime d'une éducation de ce type et qui l'ont mal vécu.
Sublime. 4 jours après l'avoir visionné je suis toujours en train d'analyser ce film, qui est d'une richesse incroyable. Haneke décrit la vie dans un village allemand dans les années 14-18, et nous montre la déchéance de ce type de société (archaaique). le résultat sur les enfants et les adolescents est terribles. Seul petite fleur qui pousse sur ce tas d'immondices, l'amour entre l'instituteur et une nurse.... A voir absolument
Mise en scène et photo superbes (N et B). l'intrigue assez glauque et la dureté du scénario reconstituent bien l'ambiance dans l'Allemagne rurale et blafarde du début du 20ème siècle. Récompense à Cannes méritée, à mon avis.
Michael Haneke signe ici un film en noir et blanc à l'image superbe. Ce film à l'atmosphère si malsaine nous donne un aperçu du contexte qui verra la montée du nazisme 20 ans plus tard. Cependant, cela ne nous permet pas d'oublier la lenteur tout aussi pesante et ininterressante dans laquelle s'enlise le film. Celui-ci restera ainsi pour moi une autre preuve que pretentre apprecier ce genre de long métrage ne nous fait pas paraitre plus intelligent.....
Eine deutsche Kindergeschichte... une histoire d'enfants, annonce le sous-titre. Effectivement banale, anodine en apparence, mais terrible en profondeur. M. Haneke et J-C Carrière nous plongent dans une communauté rurale puritaine gangrénée par le mensonge et la peur. Si l'époque semble reculée (prémisses de la grande Guerre), elle permet de brosser le portrait éclairant d'une société autrichienne dont l'obsession de pureté (le ruban blanc en est un symbole) soutient tout un système d'hypocrisies et de soumission à l'ordre, qui nous lance encore des échos aujourd'hui et qui a permis de glisser vers un extrémisme destructeur. Le noir-et-blanc est superbement rendu dans un éclairage naturel ou très réaliste; les images sont magnifiées par le souci posé des plans et par la finesse de la mise en scène. Cette étrange histoire façonne donc l'image d'une société conservatrice profondément rongée par la culture de la dissimulation. Ce qui la sous-tend, c'est le désirr de cruauté vengeresse, une cruauté pourtant admise tant qu'elle est tue sinon justifiée par le patriarcat puritain qui l'a impulsée. Aucun affranchissement à la soumission au système n'est toléré ni possible, sous peine d'exclusion ou de destruction de toute dignité... L'accumulatrion de non-dits entraîne celle de haines, de frustrations et d'entêtements auto-destructeurs qui, horreur, trouveront en la guerre une sorte de logique d'accomplissement. Même l'audacieuse baronne souffre l'esprit vicieux de la domination masculine. Le spectateur attentif ne peut s'empêcher de ressentir un long malaise, fiché dans l'étau glacial d'un mal diffus, étouffé par une société schizophrène, émminemment perverse, à la fois terroriste et victimiste. On peut reprocher au film, bien que ce soit commun chez Haneke, un certain excès de lenteur, aux effets ou soporifiques ou irritants; toutefois ce rythme imprime en même temps un meilleur réalisme. Globalement ça manque de force émotionnelle; dommage car le jeu globalement assure. Glacial.
Un film de virtuose ou chaque plan est un travail de génie , une ambiance prenante et volontairement malsaine a la limite du fantastique sans aucune effet d'accentuation a part ce noir et blanc superbe ... Des acteurs au diapason ( mention aux enfants tous magistraux ).. Des scènes , des répliques , des caractéres qui vous donne la nausée ...Haneke livre a nouveau une partition de maitre une réflexion sur l'origine du mal qui va très loin , un film dérangeant comme savent si bien l'être les films de Michael L'autrichien ( Funny Games ça vous dit rien ? ) En sortant on est déprimé pour la journée mais on a conscience d'avoir vu un chef d'œuvre du 7éme art qui mérite amplement sa palme d'or ...
Un grand film dont on ressort avec beaucoup d'interrogations, une image noir et blanc splendide. On voit quand même mal le lien avec la montée du nazisme, d'autant plus que l'action se termine en 1914.
Une véritable réussite malgré quelques petits défauts de longueur du au fait que Haneke semble trop vouloir en dire et trop vouloir en montrer. Oeuvre glaçante, propre et sale à la fois, discrètement furieuse dans sa représentation d'une violence sournoise et primaire, haineuse et implaccable (héréditaire ?). Le film s'impose comme une véritable pépite, un joyaux splendide et luxuriant, visuellement splendide (noirs et blancs glacials) et fondamentallement très réussit. Chapeau bas monsieur Haneke. Palme d'or bien méritée.
Ce témoignage sur les conséquences d’une éducation ultra rigide basée sur la religion est excellent tant au niveau du jeu des personnages qu’au niveau des décors. Pourtant les longueurs volontaires (qui rendent ce film si réaliste) et l’intrigue insuffisamment captivante à mon goût m’ont obligé à fournir un réel effort pour rester attentif et ne pas sombrer dans un sommeil qui me tendait les bras.