Le Ruban blanc
Note moyenne
3,6
5026 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

494 critiques spectateurs

5
122 critiques
4
153 critiques
3
72 critiques
2
67 critiques
1
42 critiques
0
38 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 janvier 2013
Je suis vraiment passé à côté du truc.
Une atrocité totale !
Actuellement le pire film que j'ai pu voir !!!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 janvier 2013
Une mise en soignée, filmé parfois comme une scène de théâtre, laissant libre court à l'imagination du spectateur pour ce qui se passe derrière les rideaux. Le noir et blanc renforce la froideur et l’asepsie, soutient l'absence de sentiments. Un film générant une réflexion sur la genèse de l'horreur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 janvier 2013
Le ruban blanc, Film à suspens sympathique avec une certaine force psychologique.
Michael Haneke nous envoie en Allemagne, à l'aube de l'arrivée du nazisme et de ses deux guerres.
Une énigme à résoudre, une violence incroyable, des personnages attachants... voici la recettes gagnantes d'Haneke pour ce film en noir et blanc qui va en charmer plus d'un. Les dialogues sont extraordinaires. Il faut ouvrir grand les oreilles !
A voir
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2024
Dans la filmographie de Michael Haneke, Le Ruban blanc apparaît, formellement, comme son œuvre la plus « classique » à ce jour. Reconstitution historique très soignée, narration en voix off, superbe noir et blanc numérique, composition de tableaux vivants dont la beauté austère rappelle parfois la peinture flamande ou certaines toiles de Whistler, par exemple. Le film témoigne ainsi d’une grande maîtrise esthétique. C’est aussi, probablement, l’une des œuvres les plus « regardables » du cinéaste autrichien, dans le sens où la violence est rarement présentée crûment, dans son instantanéité, mais plutôt dans ses conséquences (le corps d’une femme morte, un visage d’enfant tuméfié, un oiseau mutilé, etc.), ou bien hors champ (cris d’enfants perçus à travers une porte close lors d’une séance de flagellation). Mais cet aspect distancié ne rend pas le film moins terrible, au contraire. Tout est latent, caché derrière les murs épais des maisons.
Jamais démonstratif, Michael Haneke n’apporte pas de solutions aux questions soulevées par l’intrigue : qui commet tous ces actes de violence ? Pourquoi ? Il présente un faisceau d’hypothèses. Ce qui lui importe, c’est de décrire le contexte social, religieux, traditionnel, qui favorise de tels actes. Poids de la baronnie, éducation protestante rigoriste… Tout un système d’ordre et de devoir, de soumission et d’humiliation, de punition et de frustration. Le réalisateur montre une série d’accidents de la vie qui, mis à bout à bout, finissent par créer un climat délétère. Comme autant de manifestions d’une rébellion, d’une haine sourde et incontrôlable. Un possible terreau du nazisme, si l’on suit l’idée de l’auteur qui cherche les « racines du mal » à travers les signes d’une violence sociale et mentale. C’est ce qui rend le film aussi intéressant.
Et comme souvent chez Haneke : le monde de l’enfance est présenté comme une caisse de résonance des erreurs, perversions et autres abus du monde des adultes. Le ruban blanc, petit bout d’étoffe immaculé, était censé représenter la pureté de l’enfance ; il ne fait qu’en souligner les souillures. Car le film est un roman d’apprentissage négatif et monstrueux, les chères petites têtes blondes devenant de plus en plus inquiétantes au fil du temps, donnant à cette communauté des allures de village des damnés. Une damnation qui n’a rien de fantastique, pour faire référence aux films de Wolf Rilla ou John Carpenter (Le Village des damnés, 1960 et 1995), mais qui pourrait être un prologue aux Damnés de Visconti, réaliste et déjà décadent.
Pour conclure, disons que Le Ruban blanc ne se « donne » pas de façon évidente, en raison de sa froideur, de sa dramatisation limitée, de son absence de conclusion, mais il donne à réfléchir, subtilement. Et c’est beaucoup.
Cette exploration des « origines du mal », tableau d’une jeunesse-berceau du nazisme, est à rapprocher du premier film de Volker Schlöndorff, Les Désarrois de l’élève Törless. L’environnement social n’est pas le même, l’approche diffère également (épaisseur du mystère chez Haneke ; conclusion philosophique et morale chez Schlöndorff), mais les deux œuvres, dans leur parenté thématique et stylistique, se complètent bien en sondant un abîme de complexité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2012
Le ruban blanc donne un aperçu de la société allemande avant la première guerre mondiale. A travers l’énigme de l’identité du coupable des atrocités commises dans le village, Hanecke tente de mettre à jour une énigme historique qui continue d’agiter les esprits : celle du glissement de la société allemande dans la barbarie nazie. Le village est son terrain d’étude. Ces enfants sadiques sont les futurs électeurs d’Hitler, ses futurs soldats, les futurs piliers du régime. Organisés et entièrement dévoués à leur chef, la fille du pasteur, ils portent en eux les germes qui s’épanouiront avec le national-socialisme. Une petite section SA en herbe, avec un esprit de corps et un sadisme déjà bien aiguisés.

La suite sur mon blog ciné : http://www.livraisondefilms.fr/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2012
Une oeuvre intelligente comme on en voit si peu, d'un réalisme inégalé et doté d'une magnifique réalisation ! "Le Ruban Blanc" mérite amplement sa Palme d'Or...
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2012
la force des films de Michael Haneke, c'est la forte présence de ses personnages principaux. le jeu d'acteur est toujours très subtile ce qui rend le film très jouissif. ici, se sont tout les rôles masculins qui sont très fort. entre situations cocasses et générosité, aucun acteurs ne dénotent, le casting n'est pas critiquable. dans la version française, on aura remarqué la voix off du médecin, qui est celle de Jean-Louis Trintignant, n'est pas une mauvaise idée, mais je trouve par moment, et surtout en plein milieu du film, son utilisation inutile. sans doute pour ne pas perdre le public, celle-ci me dérange et devient agaçante à certains moments. pour moi, même si Haneke adore, le noir et blanc ne me satisfait pas. nous sommes dans un village de campagne ancien, avec des maisons anciennes, des décors paysagés sublime, par moment recouvert de neige, et on met du noir et blanc. personnellement, je trouve que çà enlève du charme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 décembre 2012
Très bon film allemand, original et plutôt réussi dans les ambiances qu'il déploie. Pas de bande originale, de ce point de vue-là, quelqu'un juste avant moi a cité "No Country for Old Men" et je l'approuve.
Le film se déroule dans les années 1910, dans l'Allemagne monarchique, protestante, rurale et paysanne. A des moments, ça fait un peu western de part les paysages. En le revoyant, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à "Dogville" de Lars Von Trier aussi, un peu.
Très bons acteurs, bien réalistes.
Le message du film s'accorde avec son ambiance tendue et un peu froide, mais aussi avec le fait que ça se déroule dans un certain pays. Il se passe des choses atroces dans ce trou perdu, qui ont vraisemblablement une origine humaine. C'est un film qui critique l'ultra-conservatisme moral. Il veut montrer que les esprits sombrent dans la démence dès lors que la vie devient trop réglée, stricte. spoiler: A la fin, le jeune instituteur, le narrateur en voix-off, qui tente d'élucider ce qui se passe, se fait méchamment savonner par le pasteur bien conservateur, qui l'accuse d'être un peu dingue.
C'est l'hôpital qui se fout de la charité en fait... car le message du film est bien l'inverse. Cet ultra-conservatisme rigide, selon le propos du film, est de nature à rendre la société, en l’occurrence allemande ici, trop rigide, trop froide et trop violente.
Ces jeunes enfants qui ont dix ans en 1914, ils en auront une trentaine à l'arrivée d'Hitler au pouvoir.
Vous voyez dans ce film la mise en place d'une certaine démence collective.
Des plans structurés de façon assez photographique, un peu comme chez Kubrick.
Et si vous voulez un film allemand qui critique violemment l'Allemagne communiste, voyez "La Vie des Autres". Moins bien, mais vraiment pas mal.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2012
J'ai été impressionné par ce film, tant par son esthétisme que par son fond. Le noir et blanc est magnifique, bien travaillé, et correspond parfaitement à l'atmosphère ambiante de ce film. Une histoire proche du documentaire à travers sont aspect illustratif grâce aux décors et costumes qui nous plongent dans le quotidien d'une petite société de campagne de l’Allemagne de l'avant première GM. L'émotion incroyable de justesse dégagée par les acteurs, surtout les plus jeunes renvoient d'autant plus de fascination pour le contenu même du film. La découverte de certaines moeurs ou propos dégagés par les personnages impressionne et laisse perplexe. Certaines séquences et de manière générale tout le film réussit à poser un cadre dramatique sérieux et sombre, mais tout autant envoûtant dans la frayeur. Cette sensation est particulièrement réussie grâce à l'absence totale de bande originale, ce qu'avaient remarquablement réussis les frères Coen pour No Country for Old men et qui avait été souligné. Au delà de la seule réussite du cadre sur lequel repose le film et qui suffit amplement à le réussir, s'ajoute la petite histoire et ses éléments perturbateurs. Histoire parfaitement mêlée à l'esprit général du film. Peut-être que le tout peut paraître compliqué compte tenu du nombre de personnages, beaucoup ayant en commun une certaine ressemblance, qu'elle soit intellectuelle, physique, ou vestimentaire. Mais sinon c'est impeccable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 novembre 2012
L’œuvre de Michael Haneke ne peut se réduire à une lecture au premier degré. Bien connu par ses positions choquantes pour le bourgeois, ses films de même, font partie d’un tout indivisible. Comme dans « Code inconnu » nous devons trouver ce qui fait que les hommes ne communiquent plus et s’enfoncent dans un abîme dont nous ne vivons que les prémices. Dans les « 71 Fragments d’une chronologie du hasard » nous devrons remettre en place les brisures de la société. Car c’est bien d’elle qu’il s’agit et c’est elle qui explique l’homme, comme toujours. Le déroulé du film nous montre que les hommes convaincus de leur libre arbitre sont les jouets d’eux mêmes et de leur fatalité. Comment ne pas voir dans la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie un rappel des événements qui ont frappé les Balkans et sur lesquels Haneke s’est prononcé, mieux, s’est engagé. Il fallait le faire.
L’image d’une grande épure, en noir et blanc n’est pas froide. Elle rappelle Losey avec « The Servant » par son aspect implacable qui sert une destinée inévitable. Mais ce n’est qu’une apparence. Il n’y a pas ici le même regard froid de l’observateur. Hanecke dénonce un monde implacable et le juge.
poneyexpress10
poneyexpress10

2 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
C'est du travail d'orfèvre. Avec une précision diabolique, des acteurs dont les moindres attitudes sont millimétrées, à la fois distant et juste, Michael Haneke nous donne à voir non pas une époque, ce serait un film historique, mais la mentalité d'une époque. En Autriche dans un village, où l'ordre régit les comportements sociaux et individuels, entre les différentes couches sociales et au sein des familles. Le mot qui vient c'est illustration de l'ordre, véritable étouffoir pour ces ruraux. En Amérique on a la ritaline au 21e siècle, ici on use de manière très subtile d'une dialectique qui vise à contrôler l'enfant en le culpabilisant de ses fautes. Les gens ont parfois deux visages: le médecin est un pervers, qui se oblige sa fille à des rapports incestueux: on se demande tout le temps dans le film, quand va surgir la figure du mal. Comment on s'en prend à un enfant handicapé en le défigurant. Tout semble lisse et borné, des repères très marqués, malgré cela l'inconscient surgit, et fait dériver la mécanique, un sens de l'organisation (dont on affuble souvent les Allemands) qui dérape complètement. Pourtant la religion pourrait servir de guide, là on n'est pas dans « Dieu est mort donc tout est permis », tout le monde dans ce village a conscience de ce qui sépare le bien et le mal, on ne sauvera au final que le personnage d'Eva et de l'instituteur: l'épilogue va dans ce sens.
Cela peut faire penser au « village des damnés », et si Haneke explorait le mal aujourd'hui, le saut dans le temps, ne l'égare pas de sa thématique. C'est aussi un explorateur de l'inconscient et de la folie. Son film semble répondre à l'image qu'on se fait de l'Autriche Hongrie, de la Mittel Europa, de ses intellectuels, ses prix nobel, sa culture, et donne un espace de réflexion pour ceux qui souhaitent saisir une période.
Nicothrash

464 abonnés 3 292 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2012
Haneke a toujours cette facilité à filmer des choses dures avec une froideur et une rigueur incroyable mais cette fois, ce "Ruban Blanc" laisse passer beaucoup d'émotions pures à l'instar de son dernier film en date : "Amour". De ce fait, ses oeuvres paraissent bien plus accessibles sans pour autant dénaturer son travail, la preuve par l'image avec un noir et blanc sublime qui appuie d'autant plus la retranscription d'une époque lointaine de 100 ans et heureusement révolue, du moins en très grande partie, une époque où l'éducation ne pouvait être que stricte et religieuse mais d'une hypocrisie flagrante lorsque l'on voit d'une part le résultat de cette éducation parfois violente sur les enfants et d'autre part ce même résultat sur le monde des adultes tous plus méprisables les uns que les autres. Des conséquences d'autant plus importantes que la scène se déroule au sein d'un petit village isolé. Les acteurs sont époustouflants, notamment les enfants, magnifiquement dirigés et Haneke met en exergue de manière extrêmement réaliste et sobre les secrets de famille honteux, les non-dits en vigueur à cette époque par une violence cruelle mais aussi par la dureté de certains mots, aussi efficaces que des coups. Autant le dire, les 2h20 ne se font pas du tout ressentir et le récit est passionnant et choquant à la fois, cette fresque est une flagrante réussite et la Palme d'Or n'est vraiment pas usurpée, j'aurai juste aimé une fin un peu plus claire mais cela reste un détail insignifiant face à la virtuosité de ce réalisateur hors du commun. Bravo.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2013
Un chef d'oeuvre absolu dans la forme et le fonds. Le film permet de mieux comprendre l'état d'esprit hiérarchisé et sclérosé de la société allemande avant la première guerre mondiale. Au final l'annonce de la guerre apparaît comme un soupape permettant aux conservatismes de se maintenir en place.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2023
Un drame austère, glaçant mais fascinant, filmé dans un noir et blanc sublime qui traque les racines du mal dans un village allemand à l‘’aube de la Première Guerre mondiale. Palme d’or 2009 3,75
arnaud1996
arnaud1996

7 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2012
AMOUR est tellement mieux ! si si sisisisisisisisisisi
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse