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JCOSCAR
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1,0
Publiée le 8 novembre 2009
Les herbes folles est avant tout une comédie très fantaisiste. Je me demande pourquoi il y a une telle différence entre les critiques des pro et du public. En tout cas ce n'est certainement le film d'Alain Resnais... Zut un peu de bon sens!
Resnais nous a pondu de l'art et un art plutôt abstrait! C'est assez particulier et l'humour est particulier, je n'ai pas compris les blagues peut être! Enfin c'est du Resnais, j'aurai trouvé honteux que ce film ait la palme d'or. Enfin Cannes c'est Cannes, les meilleurs sont assez peu souvent récompensés, donc ça n'aurait pas été vraiment étonnants au final. Mention spéciale pour la dernière parole du film où une gamine dit à sa mère: " Maman quand je serai grande est-ce que je pourrai manger des croquettes?". J'ai pas compris mais tant pis, on va dire que c'est artistique.
J'aime Alain Resnais. J'aime, depuis "Smoking, No smoking", sa volonté de fraicheur, sa volonté de remettre en question son travail pour chaque films et sujets abordés, je loue son inventivité et sa capacité à se renouveler... En ce sens, il reste dans le cahier des charges des préceptes de "la nouvelle vague", même si lui n'en est pas véritablement un des membres représentants. Avec ce film, le cahier des charges est respecté. Mais je me suis ennuyé, vraiment ennuyé. Parfois en colère devant tant d'autosatisfaction. Adapté d'une pièce de théâtre, le film peine à nous accrocher véritablement. J'ai eu l'impression d'être tenu à l'écart de ce que vivent les personnages sur l'écran; L'émotion est absente, on ne s'attache pas aux personnages, sauf le personnage d'André Dussollier. Parce qu'André Dussollier nous rendrait sympathique le pire des salauds. Mais on ne convainc pas le spectateur avec le capital sympathie et le talent d'un seul acteur, même si c'est le rôle titre... Puis franchement, le personnage de Sabine Azéma, donne une sensation de déjà-vu: même actrice-même type de personnage. La palette de jeu de l'actrice ne s'est pas étendue avec ce film et surf sur un schéma trop attendu... Une autre actrice dans le rôle aurait été bénéfique pour l'histoire (Emmanuelle Devos par exemple). La fantaisie et l'inventivité d'Alain Resnais tourne à vide et en rond, parce qu'il utilise des procédés qui paraissent artificiels (voix off, l'incrustation dans l'image des pensées des personnages) et ne servent pas vraiment le film. Ils l'alourdissent en quelque sorte. Ce qui me laisse penser que ce film aurait gagné en intérêt, si la mise en scène avait été plus épurée et si Resnais n'avait pas voulu systématiquement nous dire :"regarder je suis inventif, regarder l'intelligence dont je sais faire preuve, regarder je sais me remettre en question".... Autosatisfaction narcissique, comme je l'ai dit plus haut ou doutes inconscients sur sa capacité à se renouveler ? Sinon, l'ambiance un peu surréaliste aurait dû à mon sens être amplifiée pour flirter avec l'angoisse... Ici c'est à peine esquissé... L'exercice de style tombe à plat, Resnais rate sa cible en voulant prouver ce qu'il n'a plus à nous prouver. Trop c'est trop. Rien à relever sur le côté technique, toujours parfait, puis Resnais sait filmer tout de même !
J'avais un peu peur, après Coeurs qui m'avait beaucoup déçu. Surtout que les vieux en ce moment ne font pas leur meilleur cinéma ( quoi, qui a dit Eastwood ? ). Me voilà finalement rassuré. Les Herbes Folles est un film très spécial, un concentré d'absurde à la remarquable maîtrise formelle. Le dernier film de Resnais est un objet insolite, qui déroule sa logique pas si logique pendant près de 2 heures, jouant sans cesse avec le spectateur pour le surprendre comme il est peu surpris au cinéma. Tout commence avec un vol à l'arraché, et la découverte du portefeuille de la victime par André Dussolier, formidable " d'étrangeté ordinaire ". La première convention que tord Les Herbes Folles, c'est que la rencontre entre les deux personnages concernés, qu'on aurait vue dans n'importe quel film, n'a pas lieu. En tout cas pas immédiatement. Le scénario ne se précipite pas sur les clichés, il laisse les personnages évoluer dans leur logique interne, et sait attendre le bon moment pour provoquer les choses.
Au début du film, la caméra de Resnais filme quelques brins d'herbe que le macadam emprisonne. C'est ça Les Herbes Folles, la coexistence de deux ou plusieurs mondes antagoniques qui donne une saveur si particulière au film. La dualité prend tout l'espace : Azéma et Dussolier se détestent, le fantasme occupe l'écran aux côtés de la réalité, et les flics bossent dans des commissariats aux allures oniriques ( enlevez Amalric et ses collègues, personne ne peut dire qu'il s'agit d'un poste de police ). C'est que Les Herbes Folles est habité par une lumière tellement splendide qu'elle confère au film une espèce d'irréalité qui rappelle sans cesse que ça n'est que du cinéma. Resnais va même plus loin dans la mise en abyme en filmant en gros plan les lettres rouges qui composent justement le mot cinéma, en utilisant la musique si célèbre de la Fox, et surtout, en bouclant " pour de faux " son film en faisant apparaître le mot Fin à l'écran. Sans cesse, le cinéaste rappelle le côté fictif de ce que nous voyons.
Pour autant Les Herbes Folles n'est pas qu'irréalité, fantasme ou rêve. Le film poursuit son entreprise de dualité en parlant - certes de manière légère et agréable - de choses importantes, en particulier l'amour ( il n'y a même que ça dans le film, les autres thèmes découlent du premier ). Cette capacité inouïe qu'a Resnais de s'emparer d'un sujet banal au possible, tellement difficile à aborder au cinéma, et à le considérer sous un angle aussi décalé qui est le sien confère à l'oeuvre une aura poétique d'une force incomparable. Le contraste entre un fond ordinaire et une forme extraordinaire donne toute sa saveur au film, cette étrangeté ordinaire qui caractérise tant le personnage de Dussolier.
La grande satisfaction du film c'est surtout sa forme. Resnais - 87 balais ! - fait preuve d'une audace insensée, d'une inventivité de tous les instants qui envoie la concurrence au tapis ( concurrence, façon de parler bien sûr ). Chaque séquence est la promesse d'une idée, d'un éclat de génie que le spectateur guette avec impatience. Resnais semble tout oser, et surtout ce qu'il ose il le réussit. Coeurs avait l'apparence d'un superbe objet qui sonnait creux, un film bien fait mais trop bien fait justement. Il manquait à Coeurs une âme qui inspire chaque minute des Herbes Folles.
Un mot sur l'humour du film, d'un absurde absolument jouissif. C'est tellement barré qu'on a l'impression que les auteurs en ont aussi abusé, de ces herbes folles. Et puis les acteurs sont tous magnifiques, en particulier le duo principal qui surprend toujours autant alors qu'on les connaît depuis tant d'années et que leur registre n'évolue pas véritablement ( surtout Azéma, on a l'impression qu'elle a souvent le même rôle, mais elle s'en sort d'une manière remarquable à chaque fois ).
Je pense à un titre original d'un film de Kazan, et ne peux que constater que sa splendeur a contaminé ces herbes-là.
j'ai rarement eu la malchance de voir un film aussi inepte, creux et vain. Ce film encensé par une critique presse certainement avide de drogues en tous genre est une offence au cinéma et au bon gout. Car même si c'est bien filmé, l'incohérence, la vacuité du scénario laisse perplexe. Ce film est un délire de vieil homme gateux qui ne mérite aucunement un prix à cannes. Les acteurs récitent, la voix off de Baer est exaspérante et le film n'a ni queue ni tête. Un zéro pointé.
Ah Alain Resnais toujours avec ses acteurs fetiches et au milieude quelques bons film, il nous fais quelques navets comme ces herbes folles qui a reçus un prix speciale a cannes mais plus pour la carriere du bonhome que la qualité de ce pauvre film.je suit hyper deçu.
Quel film magnifique. Un tout jeune cinéaste (87 ans) qui nous emmene dans un délire absolument jubilatoire tandis que tant de réalisateurs débutants sont d'un conformisme affligeant... Des acteurs magnifiques dirigés par un maître... Réjouissons-nous que le cinéma français soit encore capable de nous donner de tels moments de plaisir!
Les thuriféraires de l'art singulier d'Alain Resnais vont crier au génie, mais il faut être un inconditionnel du vieux maître pour digérer la lourdeur de son dernier plat. D'un scénario parfaitement creux et de personnages aussi peu attachants que crédibles, il ose une fable existentielle donc la signification est hermétiquement verrouillée par des clés introuvables. Sa direction d’acteurs recherche le naturel par l'hésitation et le balbutiement au point de lasser et manquer son but. Le couple Azéma Dussollier a bien du mérite à mettre tant de conviction, mais chacun reste affecté dans les mots et les postures. Pour le fan club Resnais exclusivement.
Le style est savoureux les personnages épatants et chaque scène est un bijou de fantaisie,A.Resnais réussit à raconter des choses simples par une mise en scène travaillée ,soignée qui ne fait que souligner la folie du propos(pas si simple!)
Un petit bijou du cinéma.Une histoire roquambolesque mais drôle,touchante.André Dussollier est magitsral.Sabine Azéma,Mathieu Amalric est les seconds rôles sont excellents.La BO excellente.Une réalisation remarquable.Dommage que le film se traine un peu de temps en temps.
Impression mitigée : la qualité de l'image, de la réalisation et du jeu des acteurs sont indéniables, mais la "déconstruction de la narration linéaire" est trop intello pour moi.