Les herbes folles
Note moyenne
2,1
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279 critiques spectateurs

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oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2009
On parle aussi bien du dernier Allen que du dernier Renais. Tout deux deux évènements toujours très attendus (sauf que Woody Allen fait un film tous les ans).
Ce nouveau film d'Alain Resnais à la bande annonce plus que mystérieuse résume très bien le film, in fine.
Et oui, aussi étonnant que cela puisse paraitre, "Les Herbes Folles" est complètement loufoque un peu déjanté pour ne pas dire beaucoup comme la dernière phrase, par exemple, qui dans le genre tombe comme un cheveu sur la soupe sans rapport aucun avec la choucroute se place dans le top. Et ca fait mouche, forcément ! Les dialogues sont superbement bien écrit, très incisifs, surtout ceux de la première partie lorsque la rencontre n'a pas encore eu lieu.
On regrette en revanche, le grain de la pellicule mais aussi et surtout une façon de filmé qui n'est pas toujours satisfaisante. Surtout filmé en gros plans ce qui peut être positif mais parfois ce n'est pas nécessairement utile. Souvent les gros plans servent à renforcer l'émotion et à montrer le jeu des acteurs, là pour le coup c'est trop !
Les acteurs sont excellents, malgré tout, puisqu'on à le temps de les observer, Dussolier, Azema et Devos en premiers et comme à leur d'habitude.
Une petite déception comparée à ses précédents films mais un moment très agréable remplis de rires.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 novembre 2009
J'ai été incroyablement déçue. Et je pense que ça résume tout. Pourtant on m'avait prévenu qu'on se poserait beaucoup de questions à la fin, que c'était pas évident comme film, mais se poser des questions sur quoi? Il n'y a ni queue, ni tête. Resnais vieillit et ça se voit. Pas de fil conducteur, pas d'esthétique, un fouillis monumental. Le portefeuille ça va deux minutes, les avions aussi. Une intrigue mal ficelée, des plans comme dans les vieux films qui ne prennent pas, Dussolier agace, Azéma épuise, parce qu'être naïve ça va cinq minutes aussi. Alors certes on se marre de temps en temps mais c'est trop exagéré. L'unique étoile que j'ai mise est là pour des raisons bien précises comme la voix off de Baer qui est sympa, Emmanuelle Devos dont j'apprécie le jeu, Amalric qui est génial, la scène des deux flics avec Dussolier aussi et l'idée des pulsions meurtrières était bonne mais pas assez poussée. Bref je suis contente qu'il n'ait pas eu la palme d'or. J'attendais beaucoup de ce film, eh bien je m'en vais bredouille!
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2009
A Cannes 2009, de nombreux films présentaient un sujet qui, a priori, paraissait intéressant mais qui s'avérait finalement gâché par la réalisation. "Les herbes folles", qui était en compétition, avait l'originalité de présenter le défaut inverse : une réalisation inventive, une mise en scène superbe, des comédiens excellents, mais ... pas de sujet; ou si peu ! Cela donne un film qui se voit avec plaisir, sans ennui, mais ce n'est pas un grand Resnais
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2009
Un très beau film sur le désir (le désir de désirer... et tout ce qui nous pousse à sortir des sentiers battus) mis en scène avec une impertinence folle par un cinéaste qui n'a plus rien à envier aux grands maîtres américains. Son film, drôle et léger, grave et fantaisiste, m'a carrément scotché par sa volonté de ne pas prendre le spectateur pour un imbécile. Comme j'ai pu l'écrire sur le forum : la fin va inciter la France entière à se poser des questions...
diehard5
diehard5

47 abonnés 482 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 juillet 2010
Après une ouverture en fanfare, "Les Herbes Folles" accumulent toutes les fadaises du langage non-sensique : piètre moisson. On est dans le domaine de l'artifice, mais le spectateur est livré à la pitié ennuyée qu'on ressent devant un prestidigitateur de renom qui, lamentablement, rate ses trucs les plus fameux.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 septembre 2010
Le film reflète beaucoup l'œuvre de Resnais. Fort esthétique, lyrique à souhait mais hélas ennuyeux et décousu pour nombre d'individus d'où le contraste entre leur critique et celles des spécialistes, pédantes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 novembre 2009
Trop barré ou nouvelle vague?
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2009
Grand film jouant avec les attentes des spectateurs, jouant avec les mots et les formes. Des grands acteurs, un grand réalisateur et une fin qui restera dans les annales.
Pierre E
Pierre E

239 abonnés 665 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2009
Il n’y avait qu’Alain Resnais pour échafauder cette rencontre apparemment improbable entre l’excentrique Marguerite Muir et le curieux Georges Palet, autour d’un incident en somme tout à fait banal.
Mademoiselle Marguerite Muir, dentiste/aviatrice, se fait voler son sac alors qu’elle vient d’acheter une superbe paire d’escarpins. Dans cette première séquence - qui suit une ouverture ô combien référencé à « Hiroshima mon amour » - Resnais joue les fétichistes autour du corps de sa compagne à la ville Sabine Azéma, refusant de dévoiler intégralement, seulement par morceaux - à la manière d’Hitchcock (« Marnie », « Strangers on a train »), sa muse dont il a fait une fois encore une inoubliable héroïne.
Georges Palet, homme au passé trouble et marié depuis trente ans, trouve dans un parking le portefeuille de Melle Muir, à qui il va rendre son bien.
Dans la vraie vie, l’incident n’aurait pas donné suite, mais chez Resnais, c’est ici que se déclenche un concours de circonstances loufoque qui entraînera les personnages et le spectateur réjoui dans un univers baigné de folie douce, teinté de quelques touches d’onirisme, de romantisme (aux couleurs lumineuses doucement bariolées, façon spots - un peu pop, que l’on doit au directeur de la photo de génie Eric Gautier)… jusqu’à un final qui célèbre à juste titre l’irrationnel ambiant de l’œuvre entière (« Maman, quand je serais un chat, je pourrais manger des croquettes ? »).
Resnais dépeint des personnages dignes du théâtre de boulevard sujets au(x) désir(s), autour desquels végètent des personnages de second plan auxquels il manque ce petit grain de folie, d’irrationnel pour briller (Suzanne Palet, la femme de Georges, Bernard de Bordeaux, le policier, Josépha, l’amie et collègue de Marguerite). En se laissant devenir ces êtres fous d’amour et de désir, ils vont rompre avec la monotonie de leur existence, arrêter de garder les pieds sur terre, et à l’issue de leur rencontre tant attendue, léviter dans l’air : Georges à reculons, yeux fermés, à la sortie de son cinéma, Marguerite, à tâtons, basculant sur son rocking chair et caressant du bout des doigts de pieds son tapis coloré.
A 87 ans, Resnais n’a jamais savouré avec autant d’irrévérence sa jeunesse. Verdoyantes, vivifiantes, ses herbes folles sont un bonheur pour les yeux, le corps et le cœur. Cette fable fantasque s’inscrit ainsi dans la continuité de l’œuvre du réalisateur, après le joyeusement bordélique « La vie est un roman », le très spontané « On connaît la chanson », le mélancolique et hivernal « Cœurs »… Et comme vous le dirait si bien Edouard Baer (narrateur merveilleux de cette histoire) dans la bande annonce : « Allez le voir. S’il te plaît. »
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