Sorti en 2011, Green Lantern avait la lourde tâche d’introduire sur grand écran l’un des super-héros les plus populaires de DC Comics. Mené par Ryan Reynolds, qui incarne Hal Jordan, le film repose sur une idée séduisante : un simple pilote de chasse choisi pour devenir membre d’une organisation intergalactique chargée de maintenir l’ordre dans l’univers. Sur le papier, cela promettait un mélange de science-fiction, d’action et de mythologie héroïque.
Le point fort du film, et sans doute son principal atout, reste Ryan Reynolds. Charismatique, drôle et parfaitement à l’aise dans ce rôle, il apporte une légèreté bienvenue et réussit à donner de la sympathie à un personnage pourtant difficile à rendre crédible. Son jeu sauve clairement plusieurs passages et permet de maintenir l’intérêt.
En revanche, le reste du film peine à convaincre. Les effets spéciaux, omniprésents, donnent souvent une impression de numérique un peu daté, surtout sur le costume et certains décors. Le scénario, quant à lui, reste très classique et manque d’ampleur. Là où l’univers des Green Lanterns regorge de richesses, l’histoire se limite trop à une lutte basique contre un ennemi générique, sans jamais plonger dans toute la profondeur cosmique que l’on pouvait attendre.
Malgré tout, le film se regarde sans ennui. Quelques scènes d’action sont efficaces, l’univers est suffisamment intriguant pour retenir l’attention, et Ryan Reynolds donne suffisamment d’énergie pour rendre le tout divertissant. Mais il reste le sentiment d’un potentiel gâché, d’une occasion manquée d’installer une grande saga de super-héros.