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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 novembre 2010
Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas vu un film avec un tel souffle épique! Un film vraiment jouissif, porté par une des meilleures compositions de Morricone, de très beaux plans au passage, Franco Nero plus charismatique que jamais, et un cynisme tout de même présent, Corbucci oblige (cf le duel avec le révolutionnaire désormais clown). On remarquera le contraste d'ambiance entre Le Grand Silence, réalisé par le même Corbucci en 1968, western à la noirceur abyssale, et celui-ci, réalisé un an plus tard, où chaque mort semble festive... Vous l'avez donc compris, c'est un des meilleurs spaghetti, alors n'hésitez pas!
Trés bon western de Sergio Corbucci avec ce qu'il faut de cavalcades endiablées, de duels, de fusillades, d'humour, de rebondissements et surtout l'excellente musique d'Ennio Morricone.
Corbucci empreinte le scénariste de Leone et son compositeur.Mais si la musique de Morricone est très bonne elle est placé n’importe ou et intervient n'importe comment dans les scènes.Si le film possède quelques idées,Corbucci n'arrive pas a le mettre en scène.Il produit une vraie série b,aux cadrages mal foutus,et aux personnages simplistes.
Un formidable western sur fond de révolution au Mexique. On suit avec un enthousiasme les aventures de Paco et sa bande qui s'évertuent à devenir des révolutionnaire tout en rechignant à abandonner le banditisme. Franco Nerro est quant à lui excellent en mercenaire aussi habile qu'amoral. La musique de Morricone et le talent du réalisateur Sergio Corbucci font le reste. Sans conteste l'un des plus grands westerns spaghetti et l'une des œuvres les plus exaltantes sur la révolution mexicaine.
Un des meilleurs spaghetti pour le spectacle. Rythme, effets de surprise, idées de mise en scène, insolite et baroque des personnages et des situation, humour… : tout y est et Sergio Corbucci est au mieux de sa forme. Pour la réflexion politique, l’affrontement et les ambiguïtés de la cupidité et de l’idéalisme, il a fait mieux et d’autres réalisateurs de westerns italiens aussi (Solima par exemple). Le « Polak » n’est qu’un bloc de vénalité, Paco un simple bandit sympathique dont on se demande bien en quoi consiste la conscience révolutionnaire. Pas assez de vrai complexité donc. Mais c’est très plaisant à voir, très pétillant et talentueux.
Réalisé à la fin des années 60 par Sergio Corbucci, ce western spaghetti se distingue par une BO très réussi de Ennio Morricone, par une mise en scène sans réel temps mort et possédant des séquences de fusillades assez violentes, mais aussi d'un casting franchement convaincant. Franco Nero dans le rôle d'un mercenaire cynique et Jack Palance dans celui d'un homme au service du gouvernement mexicain sont excellent, tandis que la très belle Giovanna Ralli interprète avec talent une femme à fort caractère. Un bien divertissant western, mais qui aurait tout de même mérité de posséder un scénario un peu mieux construit.
Franco Nero toujours aussi fade sosie de Terence Hill... Un spaghetti solide mais qui est trop léger. La "révolution" manque cruellement de base solide pour créer un temps soit peu d'intérêt. Heureusement Morricone réalise la BO et Sergio Corbucci reste sans doute le meilleur après Leone... Quelques superbes moments parsèment le film notamment le duel final avec le clown. La violence et l'érotisme restent trop en surface, on en prend pas assez dans la vue pour vraiment convaincre. Un bon western mais on reste sur notre faim malgré des scènes certes très réussies.
"El Mercenario" me laisse assez perplexe, ce film est très inégale,certaines scènes sont très belles au regarde mais on s'ennuie ferme devant une histoire mal construite et mal orchestré. Franco Nero reste tout de même exellent, que dire de la musique du grand Ennio Morricone qui est toujours aussi magnifique et parfaite,et la scène du duel finale est juse grandiose. Mais, comme je l'ai dit, on s'ennuie tout de même énormement devant ce film et la VF est juste catastrophique ! Un western assez spécial, mais il reste à voir au moin une fois dans sa vie.
Comment ça ? Je suis le premier à écrire une critique sur ce film de Corbucci... Du grand spectacle avec Franco Nero en mercenaire, Thomas millian en révolutionnaire douteux, Jack Palance en homo à bouclette...Morricone à la musica... ...du grand Western Spaghetti...y'a aussi Companeros du même réalisateur...plus de 500 westerns européens ont été tourné...Let's go...
Un film réalisé à la va-vite, sans axe de mise en scène bien établi. Un peu d'humour, quelques scènes de mitraille, mais l'ensemble manque de rythme et d'unité. Et les acteurs manquent de charisme. Il y a pourtant 2 ou 3 jolies idées. Mais ça fait peu. Il vaut mieux revoir le Grand silence du même réalisateur et tourné à la même époque.
On notera que ce film a été tourné avant Il était une fois la révolution, qui lui ressemble beaucoup. Il fait partie d'une série d'excellents westerns de Corbucci. Sans égaler Leone, sauf dans son chef d'oeuvre Le grand silence, avec Kinski et Trintignant, Corbucci est un excellent réalisateur. Ce n'est pas un hasard si Tarantino vient de lui rendre hommage avec Django... où l'on retrouve Franco Nero, qui interprète ici le rôle du mercenaire polonais, dans un style proche de celui de Clint Eastwood. On regrettera sans doute que le tableau de la révolution mexicaine ne soit pas un peu plus nuancé. Corbucci manifeste, sans doute involontairement, un certain mépris à l'encontre des Mexicains, perdus dès qu'ils n'ont plus le fameux mercenaire pour les aider. Quand on sait que Pancho Villa, ancien peone illettré, s'avéra un véritable génie militaire capable de battre des armées modernes épaulées par des spécialistes prussiens, on réalise ce que cette vision européocentriste a de prétentieux et de ridicule. On passe néanmoins un bon moment et il est remarquable de constater que le film a peu vieilli. Et la bande son de Morricone est, comme presque toujours, superbe.
Un bijou par Sergio Corbucci. Il s'agit d'un western tortillas c'est-à-dire où il y a un gringo interprété par Franco Nero (dans le rôle de Sergei Kowalski) qui aide des révolutionnaires incultes et et analphabètes à grandir, intellectualiser, piloter la révolution contre des patrons et leur exploitation des pauvres, qui les traitent comme des esclaves. Évidemment Franco Nero, dit Le Polac, fait ceci pour de l'argent, sinon il ne fait rien du tout et est indifférent à tout ce qui l'entoure. Il y a donc cette histoire qui par moment questionne ces révolutionnaires avec ironie sur ce qu'est la révolution et les réponses sont toujours hilarantes. À la tête des révolutionnaires, il y a Tony Musante, alias Paco Roman, qui comprend que Le Polac peut l'aider, lui le péquenot qui se retrouve par un quiproquo à la tête d'un groupe de révolutionnaires. Franck Nero est poursuivi par Jack Palance qui fait le rôle du Bouclet, un homosexuel qui adore torturer et dont nous ne comprenons pas vraiment la motivation, car elle n'a pas à l'air très pécuniaire, mais ce n'est pas grave. Cela amène un certain nombre de scènes sympathiques au film. Film très riche d'ailleurs avec une multitude de séquences et de scènes pour aller du point de départ jusqu'à l'arrivée. Voilà un superbe scénario qui pourrait être refait. Le film est intéressant pour la relation entre Franco Nero qui fait le mercenaire qui ne travaille que pour l'argent, mais qui est cultivé et le péon, l'analphabète et inculte, mais pas si bête que cela qui sait employer et utiliser les qualités et compétences de Franco Nero. Puisque la relation est très bien construite et fait toujours progresser l'histoire et leur relation n'est pas sujette à humour pour amuser comme les buddy movies des années 80/90. Ajoutons la présence de Giovanna Ralli, ce qui enrichit la plastique du film, qui a un personnage qui évolue en dehors des clichés des personnages féminins.
Magnifique western de Sergio Corbucci qui atteint ici quasiment la puissance de Leone , on se laisse emporter par ce film sauvage aux scènes d'action d'une fluidité surprenante pour l'époque. Tout y ait bravoure, lâcheté, cynisme et héros charismatique avec Franco Nero excellent dans la peau du Pollack. Sans oublier la musique. Les fans du genre devraient se régaler avec Le Mercenaire.
IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION. Les prémisses de terence Hill, un peu de Sergio Leone et la musique d'un Tarantino. Un western spagetti de qualité, bien gratiné.
Paco est un péon mexicain, travaillant dans la misère d’une mine d’argent. Jusqu’à ce qu’il ne fasse éclater une révolte qui va prendre de l’ampleur. Il croisera le chemin de Kowalski, un émigré polonais et surtout mercenaire aussi cupide qu’efficace ! Vous l’aurez peut-être compris, « Il Mercenario » appartient au sous-genre du western spaghetti qu’est le western zapata, situé durant la Révolution mexicaine. Le hic c’est qu’il fait beaucoup penser à « Giù la testa » de Sergio Leone (on y retrouve deux héros venus de milieux très différents et faisant équipe contre l’armée). Certes, le film de Leone est sorti après, et ce serait faire un mauvais procès au film de Corbucci que de l’accuser de ne pas être aussi bon que ce dernier. Toujours est-il que vu d’aujourd’hui, il apparait très inférieur... En grande partie car « Il Mercenario » est tout de même assez brouillon. Des dialogues peu intéressants, une intrigue simpliste, les thèmes de Morricone (au passages plutôt jolis) utilisés à tort et à travers. Et une mise en scène des séquences d’action sans grande envergure ni grande maîtrise de l’espace, s’il on excepte un duel réussi dans une arène. Enfin, Tony Musante semble être relativement limité en charisme pour incarner le protagoniste révolutionnaire. Mais peut-être était-ce volontaire, afin de souligner une révolution de pacotille ? Car il y a tout de même du bon dans ce film. La réflexion politique, bien qu’au second plan, est présente. Pointant du doigt la violence et l’absurdité des révolutions populaires, tout aussi arbitraires et injuste que ce qu’elles combattent. Avec l’ironie de présenter notre grand général révolutionnaire en clown ! Et l’histoire, certes simple, propose tout de même une amitié intéressante. Tandis qu’elle a le mérite de ne jamais ennuyer, enchaînant les coups fourrés, et autres fusillades. Puis le film bénéficie de jolis paysages espagnols (souvent un bon point récurrent dans les westerns spaghetti !). Et de quelques bonnes têtes. Jack Palance en gangster sadique. Et bien sûr Franco Nero, qui fait partie de ses acteurs dont la simple présence ou le regards à l’écran peuvent illuminer une scène. Comme dans « Django », l’acteur et son personnage se complaisent à utiliser des mitrailleuses, représentatives de la violence du film.