Portier de nuit
Note moyenne
3,4
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49 critiques spectateurs

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Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 mars 2013
Ce film m'a mise hyper mal à l'aise. Pas tant à cause du sujet déjà bien lourd en lui-meme mais plutot à cause de comment il a été traité.
Certains scènes sont vraiment juste là pour choquer.
J'ai trouvé ça voyeur, insoutenable par moments.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2024
Un drame, très explicite, qui a trop mal vieillit tant dans son scénario que ses images ... il est malgré tout un peu choquant vis à vis de certaines scènes, assez dures.
poneyexpress10
poneyexpress10

2 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2012
C’est étrange de se poser la question de savoir face à un film si on est dans la fiction ou dans la réalité. Ici bien que l’histoire ne soit pas anecdotique, ou une reconstitution d’un fait, tout sonne vrai dans ce film. Dans les fictions quand les sentiments sonnent justes, on est dans la vérité humaine. Si Liliana Cavani avait opté pour une reconstitution historique, elle se serait fracassée sur le mur de la vérité historique. Je ne comprends pas même le mot « fantasmagorie » employée par les critiques. Reste la réputation sulfureuse, la relation qui naît dans les camps de concentration entre une petite fille juive et un soldat SS, et qui se poursuit lorsqu’ils se revoient 15 ans après. Plus fort et plus intéressant que « la liste de Schindler », « la vie est belle », parce que très intimiste, on plonge dans cette relation dominant/dominée qui est rendue avec beaucoup de subtilités, mais surtout une forme qui décrit l’intériorité des personnages : le travail intérieur est aussi celui des officiers nazis qui pratiquent une sorte de thérapie de groupe, pour ne plus « avoir honte ». Cela semble incroyable mais pourtant ça sonne vrai. Cette femme qui revoit son bourreau est l’épouse d’un chef d’orchestre, et la musique classique ne choque pas par rapport aux soldats nazis qui assistent en spectateur à la danse de l’un d’eux. Comme si la musique n’avait aucun pouvoir de dénonciation, que l’opéra et Mozart nous statufiait dans une piété muette, et ce chef d’orchestre si lisse, ne semble absolument pas rayonner d’un humanisme qui pourrait éveiller sa femme qui choisit une relation dans laquelle elle n’est plus qu’une bête avilie.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2014
Choquant (pour l'époque) par son histoire et ses scènes sensuelo-sado masochistes, "Portier de nuit" sort assurément de l'ordinaire. Néanmoins, si la première partie du film est intense et contient nombre de séquences intéressantes, le rythme s'essouffle pour aboutir à une seconde partie plate et sans consistance. Pas mal mais pas éblouissant.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 novembre 2024
Est-il de bon goût, pour évoquer une relation sado-masochiste, de l'associer au nazisme? On ne soupçonnera pas Liliana Cavani de complaisance ou d'ambiguïté à l'égard du nazisme mais réduire, dans le film, la relation entre un bourreau allemand et une victime des camps de concentration à une domination-soumission sexuelle ne m'est pas apparu comme une idée très délicate. Surtout quand, à l'occasion de flasback, l'uniforme noir des SS devient, non pas seulement un symbole du mal absolu mais une sorte d'instrument esthétique.
Sans doute, le film n'est pas seulement l'étude d'une déviance sexuelle, et Cavani s'attache, à travers le cas d'une poignée d'anciens nazis, à démontrer comment ces derniers prétendent liquider leur passé ou surmonter leur culpabilité.

Cependant, le drame intimiste de la réalisatrice est peu satisfaisant, peu intéressant sur un plan humain et psychologique quand, pour l'essentiel, il expose la relation sado-maso renaissante entre Max et Lucie, lesquels se retrouvent par hasard à Vienne, des années après la fin de la guerre.
Dick Bogarde et Charlotte Rampling jouent sur le mode de l'émotion contenue et du non-dit. On aimerait s'intéresser à leur sort, au sort qui sanctionnera leur union particulière et silencieuse, mais l'esprit et l'étroitesse dramatiques du film nous en détournent. Il n'est guère que le moment où Max et Lucia se reconnaissent, dans un hôtel de Vienne, qui soit troublant.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 décembre 2013
(sadomasochisme + érotisme) x Fiction ÷ Histoire = Nazisme ? Equation qui met en avant un sacré problème de représentation. Peut-on utiliser les symboles les plus forts comme prétexte/contexte narratif ? C'est la question que je me suis posé en voyant ce film. En lisant à droite et à gauche quelques articles sur cette réalisatrice que je ne connaissais pas avant de voir ce film, j'appris qu'elle s'inspira de témoignages d'ex-détenues de camps de concentrations durant la second guerre mondiale pour écrire son script. Il en est sorti donc une histoire sur un sujet tabou, peut-être l'un des plus tabou du XXe siècle: une histoire d'amour entre un ancien SS et une survivante d'un camp. Après avoir vu ce film, la question du camp justement et de sa représentation, m'a profondément énervé. J'y ai vu un bordel, non un espace d'épuration. J'y ai presque vu une sorte de gentille dépravation. Je ne dirai pas que la réalisatrice nie l'histoire des camps, mais je lui reproche le grotesque de ces scènes face à l'horreur de l'Histoire. Je lui reproche surtout le fait de se servir d'un contexte pour mieux exposer la relation sadomasochiste des deux personnages principaux. Assez en vogue dans les années 70, le nazisme, symbole de mort était devenu un symbole érotique voir porno chic. La scène façon cabaret où Charlotte Rampling pousse la chansonnette, affublée d'une casquette d'officier SS et seins nus, en est le parfait exemple. Voilà donc ce que sont les nazis dans cette imaginaire 70's, l'incarnation de la débauche sexuelle. Bien que l'idée de contamination semble être intéressante au point de toucher les victimes de ce "concentrationnisme", tout ça n'est que très superficiel malheureusement. Le cheminement vers ce syndrome de Stockholm n'est jamais montré, ou seulement esquissé par flashback où l'on voit des jeux pervers entre Max le SS et sa "little girl". Scènes à mon sens gratuites, sortant de nulles part ou plutôt de l'esprit dérangé de Max qui se rappelle au bon souvenir des camps. Une scène de sodomie entre deux hommes nus, donc sans rôle (s'agit-il de deux détenus, de deux officiers, d'un officier et d'un détenu?) plante le décors. Et pendant qu'on s'encule, d'autres crèvent, hors champs. A l'image de Charlotte Rampling en tenue d'officier, l'Histoire dans ce film est complètement travestie. Comme la langue de tous ces anciens SS qui parlent Anglais entre eux. Sur ce dernier point malheureusement, ce film n'est pas le seul à céder face à un impératif commercial, ce que je ne comprendrais jamais d'ailleurs. Ce qui revient à se demander, pourquoi prendre comme cadre le nazisme, si c'est pour le dépouiller de son essence et en faire une représentation irréelle? Ce cadre aurait très bien pu être abstrait, cette histoire d'amour n'en aurait pas souffert au contraire. Portier de Nuit, malgré tout, possède des qualités indéniables et se serait donc dommage de ne pas en parler. Il y a une ambiance, nocturne d'abord, puis sans temporalité vers le dernier tiers du film qui sombre dans la folie des protagonistes. Il y a deux acteurs, souvent géniaux, bien que risibles par moment notamment Bogarde qui pousse un peu trop le maniérisme de son personnage. Puis il y a ces réunions d'anciens nazi qui très hypocritement essayent de se déresponsabiliser et de retrouver une place dans la société en effaçant toute trace de leurs passés sans pour autant abjurer leur idéologie nazi. Ce point là est à mon avis un peu traité par dessus la jambe, mais a le mérite d'être énoncé, véritable fait de société dans l'Autriche en pleine dénazification . Portier de Nuit finalement trouve un peu sa justification dans cette phrase dite par Max. S'il a choisit de travailler de nuit c'est qu'il ne supporte pas la lumière du jour, par honte de ses actes. Malgré cette honte il répétera le même schéma, incarcérant de nouveau sa "little girl" jusqu'à s'enfermer à son tour. On pourra bien sûr contre-argumenter cette critique en disant que Max est un cas isolé et ne peut incarner à lui seul le nazisme, mais sans contre point, la "partie" devient le "tout".
Kill-Django
Kill-Django

49 abonnés 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2013
Film hors norme, "Portier de nuit" est un espèce de "Nazisploitation film" plus "doux". Cette histoire d'amour, aussi belle que malsaine entre un officier nazi et une prisonnière des camps fit scandale il y a trente ans et même aujourd'hui surprend toujours autant. Les acteurs sont fabuleux, la première heure est juste extraordinaire, et même avec une petite perte de rythme j'ai trouvé, la fin fait que ce film à scandale considéré comme culte est bien plus que ça, c'est un chef d'oeuvre, un chef d'oeuvre culte à voir pour tout fan de films d'exploitaitions. Un grande découverte qui me donne encore plus envie de voir les films du même genre.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2023
Un vrai scénario qui interpelle, bouleverse, happe. On suit l'histoire en étant de plus en plus surpris par les choix, les voies.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Excellent film sur un sujet délicat, voire scabreux.
Une histoire "déroutante" superbement interprétée entre autres par Charlotte Rempling.
Stéphane S
Stéphane S

44 abonnés 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juillet 2013
J'ai enfin vu ce film dont tout le monde parler. Une énorme déception au vu du sujet. On s'attend à un peu plus de rythme, la toute est lent, les dialogues, les scènes de sexe et l'intrigue avance très lentement. Un film très soporifique et j'ai pas du tout été toucher par ce couple Sado et ni déranger car on a fait bien pire. Non j'ai trouvé ça juste nul.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 février 2021
Tout d'abord cette folie sois disant artistique sur la relation entre un commandant nazi et une belle prisonnière juive (Charlotte Rampling qui est le seul élément valable dans une longue série de deux heures de n'importe quoi) qui se poursuit une trentaine d'années plus tard n'est pas plausible. Lorsqu'ils se rencontrent accidentellement lors d'une élégante fête et reprennent leur liaison sortez le pot de gelée, les fouets et les chaînes et le verre brisé. Un film d'une idiotie sublime où chaque scène d'atrocités nazies perverses tente de surpasser la précédente et laisse le public dans un état d'hilarité incontrôlé. Malgré la performance dyspeptique du pauvre Dirk Borgarde le travail de réalisation misérablement excessif de Liliana Cavani est le seul atout du film. L'excellent travail de la toujours fascinante Mme Rampling même dans des scènes sadiques et méchantes comme celle-ci ne peut sauver ce naufrage. Si vous êtes vraiment d'humeur à voir des films dépeignant les atrocités du Troisième Reich permettez à votre chien de sortir ce film dans le jardin et de l'enterrer et louez à la place Les Damnés de Visconti...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2010
Difficile de ressortir indemne de ce film-là. La romance est lourde et déroutante. L'histoire touche l'extrême en confrontant une victime et son bourreau d'un camp de concentration nazi. Ca en devient complètement sordide. Le film met mal à l'aise, surtout dans la scène où Charlotte Rampling à moitié nue danse pour les SS. On a le même sentiment mitigé dans la scène où la victime italienne propose à son bourreau une partie de pêche. La victime annonce qu'elle ne veut pas penser au passé donc les relations sont amicales comme si de rien n'était. Mais face à une telle attitude et malgré la force de caractère, difficile d'adhérer à son point de vue. En jouant sur les réactions du spectateur, le film ne fait pas dans la dentelle. Et en même temps, le film passionne. Impossible de ne pas essayer de comprendre un petit peu cette logique. Finalement, les personnages ont des réactions presque animales. L'attitude de Charlotte Rampling à la fin, attachée à sa chaîne et toujours accroupie, rampant au sol en est le meilleur exemple.
Par contre, la mise en scène est très belle. Avec les sons et les images, la réalisatrice a souvent confondu deux scènes, l'une du présent et l'une du passé. La frontière entre l'histoire actuelle et le flash-back est parfois difficile à entrevoir. C'en est d'autant plus fort : le traumatisme du personnage est toujours aussi vif, vingt ans après. Le passé et le présent se mêlent.
Quant aux deux comédiens rien à dire... leur talent pour faire vivre des personnages aussi cru, aussi dur en dit long.
ffred

1 987 abonnés 4 257 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2023
Toujours beaucoup entendu parlé de ce film à la réputation sulfureuse (censuré, interdit, classé pornographique…dans de nombreux pays à sa sortie). Je reste mitigé après sa vision. La mise en scène m’a paru molle et soporifique. Les acteurs sont très biens, surtout le duo Charlotte Rampling-Dirk Bogarde. Le scénario est déroutant, malsain et pervers, mais je m’attendais à bien pire. Au final, bien moins dérangeant qu’escompter. Je reste donc un peu sur ma faim…
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 septembre 2022
Je n'ai vraiment pas accroché. Comment cette réalisatrice réussit à faire du Fassbinder foncièrement ennuyeux et surtout pénible. Aujourd'hui on n'appelle vraiment plus un film comme ça érotique ou sadomasochiste..... j'ai également détesté le jeu de Charlotte. Pourtant actrice que j'aime beaucoup. Seul Bogarde a ce rôle dérangeant et presque fantomatique qu'il gardera chez Resnais.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2022
Évoquant le syndrome de Stockholm à travers les retrouvailles passionnelles sur fonds de SM entre un tortionnaire nazi et une jeune juive rescapée des camps, un film dérangeant et malsain qui fit scandale à l’époque, et qui vaut le coup d’œil plus pour son couple séduisant Rampling/Bogarde, que pour son intrigue invraisemblable.
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