Ça pouvait être intéressant, c'est le but d'un film après tout mais Cronenberg manque tellement d'ambition dans sa réalisation que le film n'est qu'une vaste fumisterie. Le seul intérêt (si tant est que cela en soit un) réside dans l'aspect légèrement historique de l'histoire. Sinon, c'est le vide, le néant, les personnages sont archi-caricaturaux, la tension ne monte jamais. C'est mauvais, tout simplement.
J’ai trouvé ce film très mauvais. Long, chiant, très prétentieux et faussement intellectuel. De la fausse psychologie de bas étage qui n’est en aucun cas de la psychologie et qui n’est même pas fidèle aux livres et principes de Freud à part dans la caricature grossière. Le charabia est digne d’un roman à l’eau de rose et se veut dans le discours paraître intelligent ce que le film n’est pas du tout. Une vraie arnaque intellectuelle et cinématographique. Sans compter que j’ai trouvé Keira Knightley vraiment très mauvaise, tout dans l’extrême et tellement surjoué à fond dans l’Actor Studio que ca en devenait plus crédible et très agaçant. Pour moi elle reste définitivement une mauvaise actrice avec un joli minois rien de plus. Quand à la mise en scène elle est inexistante. Cronemberg qui nous fait un Orgueil et préjugés version psy de comptoir et mélo au secours !
Une femme devient le sujet d’étude de deux psychanalystes novateurs : Carl Jung et Freud. Elle devient la maitresse de Jung… Un péché au vu d’un Freud. Ce film tente à démontrer par le prisme de la fiction la différence de point de vue entre deux précurseurs de la psychiatrie par la parole. Mais que ce film est bavard pour un contenu pauvre. L’opposition entre le point de vue des 2 hommes n’est exploitée que superficiellement. Tant de blabla pour si peu de contenu sur la psychiatrie. Avec un prétexte affiché, Freud oblige, nous montrer quelques scènes un peu érotique avec Kheira. Enchainons sur cette dernière ; en surexpression constante de ses émotions, elle est insupportable à chaque plan… Dans l’hystérie, c’est proprement inregardable. Cronenberg nous avait habitué à mieux. Tant pis, j’ai perdu 1h35 de vie…
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2,0
Publiée le 19 novembre 2013
Pour apprècier "A Dangerous Method" de David Cronenberg à sa juste valeur, il faut peut-être accepter de se laisser duper par le film! Une oeuvre ènigmatique (pour ne pas dire floue) qui semble brasser plusieurs thèmes à la fois en nous entraînant dans les arcanes de la psychologie moderne mais qui finit par lasser malgrè l'èmerveillement (ou l'exaspèration) qu'il suscite! Formidable reconstitution à la fois rêche et froide, mais le mètrage reste lent et très gonflant question philosophie, psychanalyse et psychologie, hasard et destin, avec une musique de Howard Shore qui se pare d'une austèritè aux accents souvent mahlèriens, une sorte de romantisme agonisant! Passionnèment bavard ou mortellement ennuyeux, on pencherait pour la seconde hypothèse: sans rebondissements et une tension qui ne monte jamais! Un Cronenberg en mode mineur donc où comment se tordre l'esprit avec un Michael Fassbender s'amusant à fouetter une Keira Knightley qui en fait presque trop [...] On a l'impression d'une grande vacuitè et d'un beau gâchis avec une telle distribution car même si on n'adhère pas à cette rèflexion sur la condition humaine, voir Viggo Mortensen en Freud, c'est quand même quelque chose (l'acteur a beaucoup lu, beaucoup regardè de photos, travaillè sa graphie). Reste les discussions fines, intelligentes et complexes entre Freud et Carl Jung pour rendre cette oeuvre plus acceptable...hèlas en couleur, le noir et blanc eût mieux convenu...
Cronenberg change de registre (quoique ?!) et s'immisce dans la psychanalyse et met en image la rencontre entre Jung et Freud au début du 20ème siècle. Histoire vraie et, assez rare pour le préciser, le scénario est en soi un vrai document historique reprenant entre autre la riche correspondance des deux savants. Mais un tel travail donne également un scénario assez lourd parfois (pour certain) et bavard. Reste les interprètes tous absolument épatant avec évidemment un face à face Mortensen-Fassbender magnifique. Si la film est bavard il n'en demeure pas moins très compréhensible et particulièrement intéressant. Sans doute pas un des meilleurs films du réalisateur mais un film qui est déjà trop sous-estimé ; le fond de l'histoire est riche et offre une fenêtre sur l'Histoire avec un grand H.
Dodo l'enfant do l'enfant dormira bientôt j'ai essayé de résister au sommeil qui lentement arrivait sur moi et c'est un miracle que j'y soit parvenu comment le grand cronenberg a t'il pu nous pondre ça à part kiera Knightley au début y'a rien à sauver sauf quelques belles image même le grand Viggo et Michael fassbender n'y croient pas une seconde je n'ai retenu de ce film que blah blah blah c'est tout dire et ma déception en est d'autant plus grande que j'attendais un grand film qui n'est hélas jamais venu et ce des les premières minutes tout était déjà joué
On a beaucoup reproché au dernier film de David Cronenberg sa dimension très classique. Pourtant, je vois difficilement Carl Jung se transformer en magnétoscope géant, ou Sigmund Freud poursuivi par des nains sanguinaires... Je pense donc que ce choix était le plus sensé, d'autant qu' « A Dangerous Method » a beau ne pas être l'oeuvre la plus personnelle de son auteur, elle n'en garde pas moins une force profonde. Montage au scalpel, élégance à toute épreuve, musique inspirée, ambiance glaçante... Tout ceci n'est pas très festif, mais n'en est pas moins souvent passionnant, surtout lorsque comme moi on ne connaît que d'assez loin la psychanalyse. D'autant que nous n'avons que rarement l'impression d'être dans un biopic classique, le réalisateur de « La Mouche » construisant beaucoup son intrigue autour de la relation qu'à pu entretenir Jung avec Sabrina Spielrein, une de ses patientes. Intéressant alors de voir comment des esprits aussi brillants n'en restent pas moins des hommes, avec des pulsions simples dont il est parfois très difficile de se débarrasser, quitte à ce qu'elles nous rendent malheureux. Il y a beaucoup à dire sur cette œuvre et ce qu'elle exprime, à l'image de la relation complexe qu'entretenait Jung et Freud, de dialogues inspirés et des brillantes compositions de Michael Fassbender et Keira Knightley, nettement plus convaincants d'ailleurs que Viggo Mortensen. Je préfère toutefois vous encourager à vivre l'expérience par vous-même, en espérant qu'elle sera aussi riche qu'elle ne l'a été pour moi. Belle réussite.
Il faut avoir la perversité créatrice de Cronenberg pour s'attaquer à un scénario aussi piégeux: fims en costume, biopic, histoire de la psychanalyse, pas de scène d'action, adaptation d'une pièce de théâtre... Et en faire un vrai film de cinéma ! Plein de tensions, cinématographiquement foisonnant. Une fois de plus la violence (d'un mensonge, du pouvoir, du sexe) dicte sa loi, implose et tord les corps et les vies. Un vrai Cronenberg. Peut-être le seul film regardable, mieux passionnant, sur la psychanalyse. Mortensen y est tout simplement incroyable, il disparait à l'intérieur de son personnage.
Un Cronenberg d'apparence sage, qui est pourtant aussi pervers et noir que ses plus belles réussites. La relation qu'entretiennent Jung et Freud fait très vite penser à celle des 2 jumeaux de "Faux semblants". Knightley est sublime dans ce rôle impudique.Fassbender, tout en retenu, est au diapason de sa partenaire.
C'est un véritable plaisir de retrouver Mortensen et Cassel réunis à nouveau dans un film de Cronenberg. A dangerous method est intelligent, plein de subtilité (un peu trop même peut-être) et de symbolique, et extrêmement intéressant même si les conversations entre Freud et Jung gagneraient à être plus claires. Le casting brille par son excellence, mais la révélation dans ce film, c'est clairement la prestation de Keira Knightley. Ses crises d'hystérie sont bouleversantes et plus vraies que nature. On imagine à quel point elle a dû s'investir dans son personnage pour en arriver à un tel résultat... Elle est scotchante, moi qui la rangeais parmi les actrices midinettes sans trop de profondeur, j'ai changé d'avis.
Un film qui n'est pas destiné à un public ignorant dans le domaine de la psychanalyse. C'est une retranscription fidèle des rencontres entre Freud, Jung et Otto Gross, sans oublier Sabrina Spielrein maîtresse de Jung, bien qu'analysée par lui. La dynamique du scénario repose sur une libido qu'il faudrait réprimer pour mieux voir s'établir la famille et la société (position de Freud), face à une libido qu'on voudrait sans entraves car ce sont ces entraves qui créeraient nos névroses (position d'Otto Gross, qui couche avec "tout ce qui bouge", interprété ici par Vincent Cassel). Jung semble hésiter entre les deux mais transgressera les interdits prescrits par Freud puisqu'il couchera avec sa patiente. Quoi qu'on pense de la psychanalyse c'est ici une très jolie retranscription de la société et des idées du 19è siècle, et on comprend mieux qu'on a trop assimilé à tort Freud à une libéralisation du sexe dans cette société pudibonde, tout simplement par ce qu'il osait en parler.
Ça pouvait être intéressant à savoir le cocktail explosif Freud-Cronenberg malheureusement, il ne fallait pas rajouter Keira Knigthley dans l'équation. Au lieu de crever l'écran, elle donne juste envie de l'éteindre. Et ce n'est pas Fassbender qui sous couvert d'être à la mode, sauvera cette entreprise qui prenait l'eau dès le départ. Pour la grande aventure de Freud sur pellicule, il faudra repasser.
Raconter la genèse de la psychanalyse : noble ambition pour ce nouveau film de Cronenberg. Las ! Au résultat, c'est une sorte de "biopic" (très fragmentaire, puisque concentré sur 10 ans seulement, entre 1904 et 1914) de Jung, dont Freud pensait faire son dauphin, avant de se fâcher sans appel avec lui. Il est surtout question de la vie intime du Suisse, de scènes de conjugalité paisible, pimentées par un adultère bourgeois des plus classique - l'aspect médical est au second plan, se résumant aux contorsions frisant le ridicule de Keira Knightley (en Sabina Spielrein) s'essayant à l'hystérie (avant de s'assumer en masochiste, et d'exhiber ce faisant son anatomie de pré-pubère, devenue la maîtresse de Jung, après avoir été sa patiente) et à des passages verbeux d'échanges épistolaires ou directs entre Freud et ce dernier, genre "La psychanalyse pour les Nuls". Les prises de vue sont dans l'ensemble magnifiques (les paysages helvètes sont très photogéniques) et la mise en scène soignée - mais pour dire quoi, pour quelle finalité ? C'est là que le bât blesse : c'est beau formellement, mais c'est vide et au final très ennuyeux. De plus, seul Michael Fassbender fait un Jung crédible (impeccable pour être exact : la petite étoile est pour lui seul), quand Mortensen ne convainc pas du tout en Freud (barbe et cigare ne peuvent suffire !) - on ne reviendra pas sur la pantomime grotesque de Miss Knightley.... Enfin Vincent Cassel campe un Otto Gross caricatural (pendant un bref moment heureusement).
Je me suis laissé séduire par cette reconstitution d'une époque charnière qui remit irrémediablement en cause l'organisation sociale fondée sur l'assignation des roles et attributs sociaux, de genres , d'ages et de classes; En ouvrant cette boite de Pandore les pionniers n'échappèrent point à leur dérives personnelles, si celles de Jung sont bien connues, et ici abordées, à l'exception d'un péché d'orgueil ;" les petits arrangements " de Sigmund sont toujours soigneusement protégés par ses hagiographes : A quand un bon film sur sa vie conjugale"accompagnée"???
Où a disparu la folie furieuse de David Cronenberg ? Où sont passées l’originalité de Faux-semblants et la noirceur passionante de Dead Zone ? Avec A Dangerous Method, le réalisateur canadien semble avoir perdu de sa superbe, en livrant un film verbeux, sans aucun rythme et ennuyeux comme rarement. En traitant le sujet de la psychanalyse par un long métrage frisant le téléfilm, Cronenberg ne rattrape rien avec sa direction d’acteurs. Viggo Mortensen n’est que très peu convaincant dans le rôle de Freud, Michael Fassbender n’a décidémment rien d’un grand acteur et Keira Knightley tombe d’une manière insupportable dans la caricature. Rien à sauver donc, car nul besoin de passer sur un divan pour oublier un tel concentré de médiocrité.