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Hector de Troie
2 abonnés
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3,5
Publiée le 30 août 2026
Cronenberg raconte ici l’histoire de Jung, l’un des pères de la psychologie moderne, admirateur de Freud, dans la Suisse et l’Empire austro-hongrois du début du XXe siècle. Une période que j’aime particulièrement, entre Art nouveau et Sécession viennoise, avant les grands bouleversements de la Première Guerre mondiale.
Le film est très beau, très léché, très esthétique, presque comme un documentaire sur cette époque. Vienne est un rêve, et Fassbender, Keira Knightley et Viggo Mortensen forment un trio particulièrement élégant. Mais cinématographiquement, ce n’est pas forcément très audacieux : l’esthétique est surtout au service de la reconstitution.
L’intérêt vient surtout de l’histoire et des personnages. Jung est fasciné par Sabina Spielrein, sa patiente, avec laquelle il finit par entretenir une relation, tout en développant une relation intellectuelle complexe avec Freud. Les deux hommes partagent beaucoup, notamment leurs rêves, mais leurs conceptions divergent. Freud apparaît comme une véritable forteresse assiégée, obsédé par la nécessité de faire reconnaître ses théories et de gagner la reconnaissance de ses pairs. Il semble davantage vouloir consolider son système autour du sexe et de ses idées fondamentales que s’aventurer vers de nouvelles pistes. Jung, au contraire, est tenté par d’autres forces pouvant influencer l’être humain, jusqu’à des conceptions plus mystiques que Freud refuse.
La relation entre les deux hommes devient ainsi particulièrement intéressante : admiration, influence, puis opposition à mesure que Jung cherche à aller ailleurs. L’histoire avec Sabina ajoute une dimension plus personnelle, avec un rapport de force qui finit par s’inverser complètement.
Le film donne probablement une vision assez édulcorée et partisane de Freud et Jung, mais j’ai surtout aimé cette histoire de relations, de pouvoir et d’idées. Finalement, cela ressemble presque à un film sur l’impressionnisme, sauf que les peintres ont été remplacés par des psychanalystes : une époque fascinante, de très beaux décors et une histoire qui m’a réellement intéressé. 3,5/5 pour le film, 4/5 pour moi. ?
Réalisé par David Cronenberg, ce drame historique raconte la relation complexe entre Carl Jung, Sigmund Freud, et Sabina Spielrein. Plutôt que de s’intéresser à l’horreur corporelle qui a rendu Cronenberg célèbre, le film explore les passions intellectuelles, les désirs et les rivalités à l’origine de la psychanalyse moderne. Cronenberg adopte une réalisation sobre et raffinée, parfaitement adaptée à un drame historique. A Dangerous Method est un film intelligent, élégant et exigeant qui s’adresse davantage aux amateurs de drames psychologiques qu’au grand public. C’est moins un film sur la psychanalyse qu’un film sur les êtres humains qui l’ont inventée, avec leurs contradictions, leurs ambitions et leurs désirs.
L’histoire de la psychanalyse avec la relation entre Carl Young, Sigmund Freud et une de leur patiente. Le film bénéficie de l’excellent travail de synthèse sur le sujet du réalisateur David Cronenberg, et malgré quelques dialogues pointus reste dans l’ensemble assez abordable. Avec beaucoup de rigueur, il dresse le portrait d’hommes névrosés, porté par une formidable distribution, Viggo Mortensen, Keira Knightley et surtout Michael Fassbender. L’ensemble parfois bavard accuse quelques longueurs mais n’en reste pas moins intéressant à regarder.
Film classique et tres intellectuel, 2h de dialogues sur la psychanalyse et le sexe ! Mais si on dépasse le fait que ce n'est pas un Marvel, film interessant sur les relations entre 3 personnages, réels, exceptionnels, les 2 célèbres psychanalystes Jung et Freud. D'abord relations presque paternelles, elles se détériorent lentement jusqu'à la rupture. Le 3ème personnages est la patiente et maîtresse de Jung, qu'il aime mais pas au point de quitter sa riche épouse et sa respectabilité. Ambiance parfois orinique, dialogues affûtés et une interprétation hors pair, si Keira Knigley en fait des tonnes au début (après ça s'arrange) Michael Fassbender et Viggo Mortensen sont parfaits.
Bon bon bon... que dire... juste c'est parfait... La ou La Mouche ont son "film ultime" de la catégorie qui traite du corp humain de sa carrière, A Dangerous Method, est son "film ultime" de la catégorie "psychologique"... Fassbender confirme qu'il est l'un des plus grand acteur de sa génération
Le film est l’adaptation de la pièce éponyme de Christopher HAMPTON (qui a écrit le scénario), adapté elle-même du livre éponyme « A most dangerous method » (1993) de John KERR (1950-2016). Il s’agit d’un film atypique dans la filmographie du réalisateur, où il n’est pas question de fantastique et de corps mutilés puisqu’il traite, de façon académique (entre 1904 et 1913, à Zurich, Vienne et New York), de la relation entre 2 psychiatres, le Suisse Carl Gustav Jung (1875-1961) et l’Autrichien Sigmund Freud (1856-1939), de 19 ans son ainé et fondateur de la psychanalyse, à partir de 1906 et jusqu’à leur rupture en 1914, Jung trouvant que Freud accorde trop d’importance à la sexualité. C’est aussi une histoire d’amour entre Jung, tiraillé entre le respect de la déontologie, sa femme Emma (qui lui donné 5 enfants) et sa patiente russe, Sabina Spielrein (1885-1942) qui devient sa maitresse et aussi patiente de Freud en 1912 et plus tard psychanalyste elle-même. Le film repose surtout sur la brillante interprétation des acteurs, d’abord celle de la Britannique Keira KNIGHTLEY (26 ans) qui a dû incarner l’humiliation, l’hystérie et le masochisme de Sabina Spielrein, du Germano-Irlandais Michael FASSBENDER (34 ans), Carl Gustav Jung et le Danois Viggo MORTENSEN (53 ans), Sigmund Freud. Sans oublier la brève apparition de Vincent CASSEL (45 ans) dans le rôle du médecin psychiatre et anarchiste Otto Gross (1877-1920).
Rivalité entre Carl Jung Et Sigmund Freud filmé par Cronenberg, cela donne un film forcément torturé et très psychologique. Malgré un casting en béton armé (Keira Knightley, Vincent Cassel, Viggo Mortensen, Michael Fassbender), la sauce ne prend pas et le film ne décolle jamais. Les palabres philosopho-psychiatriques de Jung- et Freud nous endorment plus qu'ils nous passionnent. Dommage, traité autrement, le film aurait pu être passionnant.
Super casting avec un sujet casse gueule. La psychanalyse de Freud est tellement foireuse qu'elle en fait foirer tous les films qui veulent en parler. C'est mauvais de bout en bout.
Moment intéressant qui reprend une partie de la vie de Jung, notamment ça relation avec Freud et sa parenthèse infidèle avec Sabina. Les acteurs sont impeccables notamment Keira Knightley et Vincent Cassel. Bon Film.
Ce film est très intéressant sur ce qu'il nous dit des débuts de la psychanalyse, de l'évolution des points de vue, de la relation de Freud et Jung, de la place des femmes aussi dans cet univers très masculin, du rapport aux désirs sexuels, au plaisir, aux normes, au couple, à la fidélité, à la culpabilité, à l'humiliation... C'est une sources de réflexions multiples. Le jeu de Keira Knightley m'a parfois un peu dérangée dans certaines scènes d'hystérie (trop crispée à mon goût), mais par contre Michael Fassbender m'a vraiment impressionnée et Viggo Mortensen et très convaincant. J'ai aimé aussi toute la reconstitution historique et le soin apporté aux détails. Une image soignée avec de très jolies lumières extérieures. Un Cronenberg plutôt sobre et riche psychologiquement, donc à mon goût, ce qui n'est pas toujours le cas avec ses films...
On n’attend pas forcément Cronenberg sur ce registre de la reconstitution historique policée. Il réussit à synthétiser en 1h30 de nombreux enjeux de la psychanalyse naissante. Les joutes verbales opposant Jung à Freud, et donc Fassbender à Mortensen, sont plaisantes. Ces deux interprètes sont d’ailleurs très convaincants. Keira Knightley a une partition plus difficile à jouer et elle ne s’en sort pas toujours. Au final, la passion qui lie Jung à sa patiente ne vibre pas vraiment à l’écran et l’intérêt se dilue un peu. Dommage.
Quelque peu ennuyeux...tout est effleuré, tout simplement ce film manque de puissance, de scènes fortes. Les scènes d'hystérie ne se trouvent qu'au début du film. Non seulement l'actrice a des mimiques insupportables auxquelles je n'ai pas cru, mais en plus on passe très vite à sa "guérison". Sa relation avec Jung est aussi survolée. Bref beaucoup de dialogues et un fond intéressant non exploité.
Un film très lent sur les origines du schisme Freud-Jung. J'ai aimé découvrir un peu de la vie de Jung et ses théories. Son histoire d'amour m'a moins parlé, même si elle reste importante pour l'avancé de la réflexion du psychanalyste. L'apparition de Vincent Cassel sous les traits de Otto Gross m'a étonné, mais conquise. L'actrice qui joue la patiente est formidable qui joue avec son corps et son visage pour ce rôle.