Un peu drôle, un tout petit peu militant, mais un peu insipide aussi. Le film se déroule sans grands moments, sans ennui non plus. On peut tout à fait attendre un passage télé pour voir la très très grande entreprise de Jolivet. A moins qu'on ne succombe aux beautés de Marie Gillain et Adrien Jolivet...
Bien loin du niveau de « Ma Petite Entreprise » (1999), ce film est somme toute honnête. C’est une simple petite comédie à la française qui nous permet de suivre les aventures d’une bande de pieds nickelés lâchés dans - et embauchés par - la très très grande entreprise capitaliste et pollueuse. C’est souvent drôle et c’est grâce à des acteurs qui s’en donnent à cœur joie. Cependant, après un début en fanfare, le scénario patine un peu et ne va pas assez loin dans la charge, on reste ainsi un peu sur sa faim.
Naterris, très très grande entreprise de son état, ne connaît pas la crise, merci pour elle. Sauf qu’elle pollue, beaucoup, et que ce sont les plus petits qui trinquent, tels ces ostréiculteurs, employés et restaurateurs du Sud de la France, qui n’obtiennent qu’un maigre dédommagement. Bien décidés à faire tomber le responsable de leurs malheurs, ils montent à la capitale, direction le siège social, afin de dénicher le petit truc qui pourrait les faire sortir vainqueurs de cette variante du combat de David contre Goliath. Huit après sa “Petite entreprise”, le réalisateur Pierre Jolivet voit donc un peu plus grand (sans que nous ayons ici affaire à une suite), et nous livre cette comédie qui, en ces temps de crise, semble tomber à point nommé. Semble seulement, car l’aspect social est ici réduit à sa plus simple expression (des grandes entreprises font des trucs pas nets… Même Michael Moore n’enfonce pas des portes aussi grandes ouvertes), au détriment de la comédie. Laquelle ne fonctionne pas vraiment à plein régime, dans la mesure où la moitié des répliques et situations tombent à plat, quand on ne frôle pas le mauvais goût, tels ces “traits d’esprit“ autour des homosexuels qui, au début, font très peur, de la part d’un film qui se veut pourtant actuel. Heureusement, après une entrée en matière plutôt laborieuse, “La Très très grande entreprise” améliore son rendement, même si les clichés restent légion jusqu’au bout. Difficile, dans ce cas, de vraiment parler de “personnages” pour qualifier les héros de l’histoire, tant ils sont archétypaux, surtout que, Roschdy Zem et Jean-Paul Rouve mis à part, leurs interprètes ne relèvent pas vraiment le niveau. Ne reste donc de cet “Ocean’s Eleven social” qu’une comédie pas déplaisante et parfois drôle, mais un peu trop creuse, en regard de son sujet, ce qui la rend tout sauf inoubliable.
Dans le même esprit que ses précédents films ("Filles uniques" ou "Je crois que je l'aime"), Jolivet accroche le spectateur avec une histoire sympathique qui commence tout de suite avec un bon rythme mais qui nécessite du bricolage scénaristique pour que cela tienne debout. Les acteurs sont en adéquation avec le film et crédibles, la réalisation est classique et sans risque mais dynamique et donc le tout reste correct pour passer un bon moment certes pas de rigolade mais de légèreté.
En 2008, Pierre Jolivet propose une gentille critique des comportements irresponsables des multinationales vis-à-vis de l’environnement. A la suite du verdict d’un procès jugé inacceptable, un groupe d’individus ordinaires (Roschdy Zem, Jean-Paul Rouve, Marie Gillain, etc.) part en croisade. Leur objectif est d’infiltrer le siège d’une énorme entreprise d’agro-chimie pour récupérer des documents compromettants et faire jaillir la vérité. Traitée sur le ton de l’humour, cette comédie sociale s’étiole au fil des minutes. Les aventures de cette équipe de bras cassés reposent sur des situations absurdes voire improbables, faisant ainsi passer la dénonciation des industries pollueuses au second plan. Bref, un petit divertissement sans prise de tête simplement sauvé par sa morale vertueuse.
Presque dix ans après Ma petite entreprise, Pierre Jolivet sur fonds d'actualité sociale et environnementale nous offre Sa Très très grande entreprise. Après la déception de Je crois que je l'aime il se rattrape bien et nous concocte une comédie parfaitement maîtrisée de tous cotés et au final très drôle. Sous couvert de légèreté il nous assène quelques messages biens placés. C'est bien écrit (même si ça frise parfois l'invraisemblable), bien mis en scène. Rythmé, solide, carré. On rit souvent, sourit encore plus avec quelques traits plus graves mais l'humour l'emporte toujours. Un peu plus de second degré et d'humour noire auraient été bienvenus mais le tout reste très agréable à suivre. Le casting fait aussi beaucoup pour le charme de l'ensemble. Roshdy Zem est tout simplement parfait à la tête de ce quatuor de justiciers modernes. Il est drôle comme il ne l'a jamais été, une très belle performance. Marie Gillain, Jean-paul Rouve et Adrien Jolivet le secondent à merveille. Rien à dire . L'équipe dirigeante de la très grande entreprise est aussi bien troussée : Scali Delpeyrat (que l'on voit beaucoup ces derniers temps), Anne Loiret, Guilaine Londez, Wilfried Romoli ou Eric Prat, excellents seconds rôles. A noter la présence de Vikash Dhorasoo très drôle en avocat indien. Une bonne comédie bien sympa, comme on les aime, pour passer un bon moment par ces temps de grisailles. A voir pour une bonne détente.
Avec des films comme "Ma petite entreprise" ou "Zim and Co", cela fait plusieurs années que Pierre Jolivet excelle à proposer aux spectateurs des comédies agréables et très ancrées dans le social. Dans "la très très grande entreprise", il dépeint le combat quasi désespéré de 4 "Zorro pieds nickelés" face à Naterris, une multinationale de l'industrie agro-chimique qui les a mis sur la paille à la suite d'une pollution à grande échelle. David contre Goliath, petites gens face à la mondialisation. Certes, les habitants du pourtour de l'étang pollué ont gagné leur procès face à cette multinationale, mais beaucoup ont l'impression qu'ils n'ont pas obtenu suffisamment et voudraient aller en appel. Mais pour avoir une chance de gagner en appel, il faudrait un élément nouveau. Cet élément nouveau, nos 4 pseudo-espions vont chercher à le trouver au siège de Naterris. Et c'est là que le bât blesse : Pierre Jolivet s'attarde trop sur la partie suspens/"espionnage" alors que ce qui est sa force habituelle, la satire sociale, l'observation sociologique, la peinture des moeurs, tout cela est un peu délaissé par rapport à ses films précédents. Certes, il y a de très bons moments, mais on reste un peu sur sa faim.
Parfois mis en valeur par la presse, le film est au final tout juste au-dessus de la moyenne, grâce notamment à l'interprétation du duo Roschdy Zem, Jean-Paul Rouve. Pour le reste, le scénario accumule les invraisemblances et les bons sentiments... On se croirait parfois plongé au cœur d'un épisode de "Plus belle la vie..."
La nullité filmique des séries télévisées françaises a contaminé le cinéma! Scénario un peu trop court, pauvreté de répliques hyper-attendues, longueurs de scènes inutilement étirées comme un mauvais chewing-gum, acteurs engoncés dans des rôles aux contours mal définis. La belle Marie Gillain s'y ennuie tellement fort qu'elle finit, on ne sait pas trop pourquoi, par embrasser le serial tombeur du film, Roschdy Zem. Si c'est du cinéma politique, je trouve que la politique est bien plus drôle.A EVITER
Une comédie engagée c'est quelque chose de plus en plus rare dans le cinéma français, il faut donc espérer que cette entreprise pourra, à l’avenir, en inspirer d'autres. Quelques années après Ma petite entreprise, Pierre Jolivet réunit à nouveau une équipe d'acteurs généralement amusants pour les lancer dans une histoire saugrenue d'espionnage industriel accompagnée d'un soi-disant message social. En tout cas, c'est dommage car les aventures de ces personnages ne sont pas suffisamment drôles pour justifier leur loufoquerie et leurs interprétations manquent terriblement d’intensité...
Très, très petit film ! Un bon sujet, dont un Anglais aurait sans doute su faire une vraie comédie sociale, avec du rire et des larmes. Pierre Jolivet ne fait lui qu'une gentille pochade sans rythme ni génie, servie sans entrain par des comédiens qu'on a connu plus inspirés ailleurs.
Absolument ravi par cette bande d'irréductibles bretons prêts à en découdre avec une multinationale. On rit, on est captivé par une aventure rocambolesque qui nous tient en haleine jusqu'à la fin du film. Les acteurs, la mise en scène, le sujet pourtant difficile, tout est réussi.De l'humour intelligent, c'est tellement rare au cinéma, il ne faut pas s'en priver.