De plus en plus épuré, le cinéma d’Almodovar atteint un degré de perfection tant dans l’art de conter des récits imbriqués que dans la fluidité de la mise en scène. Fidèle à lui-même, le cinéaste propose une fascinante réflexion sur la création et l’amour.
Ce Almodovar est un beau film, mais ce n'est pas et de loin le film du cinéaste qui m'a le plus embarqué. Un film dans le film, 2 époques, le lien entre les 2 avec comme point de liaison une femme actrice, aimante, amante, interprétée par une des muses du maître, la splendide, sensuelle et talentueuse Penelope Cruz, toujours fidèle à ses origines, jonglant avec bonheur entre l'Europe et les Usa en gardant toujours une grande et belle place pour son pays et réalisateur fétiche, voire plus, son ami. Ce film hélas manque un peu de fougue, est un bel exercice de style mais cela se ressent dans la fluidité et surtout dans le rythme. Les scènes les plus intéressantes sont bien sûr celles de la passion où on retrouve totalement la patte du maître mais la partie film dans le film est plus académique, moins intéressante, ennuyeuse par moments même si elle sert l'intrigue en étant le point d'intersection entre les 2 hommes qui se partagent Penelope Cruz. Au final, un beau et bon film mais pas un super film et surtout pas un film qui nous emporte. Un peu mou du genou pour un Almodovar, on est exigeant avec ceux qu'on apprécie.
Almodovard se repose sur ses lauriers,ses étreintes brisées manquent de souffle,d'émotion et d'originalité. Malgré une Pénélope Cruz aussi radieuse que bouleversante, ce mélo est loin d'être flamboyant. Si certains plans sont d'une grande beautée formelle, le film peine même à convaincre sur le plan esthétique.Almodovard nous livre une platrée de clichés et de situations convenus sans jamais réussir, et c'est une gageure pour lui,à les transcender. Et malgré tout ça le film n'est pas mauvais, la direction d'acteur est parfaite et la mise en abyme fictionnelle fonctionne plutôt bien. Un film soignée et jamais ennuyeux certes mais qui malheureusement manque de ce petit grain de folie et de génie qui faisait la différence dans Volver ou encore Tout sur ma mère et La mauvaise éducation et qui n'a pas l'ironie mordante d'un Talons aiguilles. Trop classique et éffacée, ces étreintes brisées offre néanmoins à Pénélope Cruz un de ses plus beaux rôles.
Une nouvelle fois, Pedro Almodovar nous offre un film passionnel, magnifique et raffiné. « Etreintes brisées », (notez le titre que je trouve très beau), entremêle les destins de personnages dans un dédale d’histoires d’amour impossible, racontées entre présent et passé mais avec une limpidité scénaristique incroyable. Autant ne pas trop en savoir sur les tenants et les aboutissants du scenario, il faut se laisser aller devant cette œuvre dont la complexité narrative n’a d’égal que la beauté de son interprète principale. En effet, une nouvelle fois, Penélope Cruz nous montre l’étendu de son incroyable talent, elle est à la fois sensuelle, forte, belle et fragile. Lluis Homar, le héros narrateur du film, déjà vu chez Almodovar dans « La mauvaise éducation » est lui aussi impeccable, que ce soit en amant passionné qu’en aveugle esseulé vieilli de 15 ans. Bien sûr, il est difficile de nier la mise en abîme du réalisateur lui-même dans cette histoire d’amour entre un cinéaste et son actrice. Comme il est difficile de ne pas remarquer les multiples références aux grands maîtres du 7ème art, avec par exemple, cette scène où Penélope Cruz dévale un escalier qui rappelle les meilleurs Hitchcock. Enfin, une fois n’est pas coutume, j’ai trouvé les décors et certains plans d’une beauté graphique grandiose. Pedro Almodovar signe une nouvelle fois un très grand film, d’une sensualité torride et terrible. Magnifique.
J'ai vu tous les films de pedro et je suis alleé voir celui là,je peux vous dire qu'il est génial.Ce qui est bien,c'est que au fur à mesure on découvre l'histoire.
Un film d'une grande beauté, autant du point de vue esthétique que moral. Le scénario est sublimement construit et trace des chemins que l'on emprunte avec délice. Mais cette pureté et cette virtuosité, si belles soient-elles peinent bizarrement à émouvoir. On ne reste que spectateur et l'émotion ne m'a ainsi gagné qu'au générique de fin en prenant un peu de recul sur l'œuvre. Pénélope Cruz est parfaite.
Une histoire un peu tirée par les cheveux et sans réel intérêt pour une mise en scène soignée et des acteurs relativement bien choisis. La qualité de la réalisation et le savoir-faire d'Almodovar nous entraînent avec plaisir dans la vie du cinéaste, héros principal. Mais tout cela me semble bien vain et l'oscillation entre drame et comédie ne permet pas, à mon sens, d'exploiter pleinement tous les ressorts de la trame. Mais bon. Le plaisir est là.
Trois ans pile après "Volver" et avec une nouvelle présentation au Festival de Cannes, Pedro Almodóvar retrouve Penélope Cruz dans cette oeuvre qui rend hommage à son métier : le cinéma. Ce n'est certes pas nouveau pour le réalisateur ibérique qui dans tous ses films précédents s'amusait à y adresser à chaque fois un petit clin d'oeil. C'est encore beaucoup plus explicite là, donc, puisque le héros n'est autre qu'un... metteur en scène. On pourrait alors parler de schizophrénie, mais on peut aussi soupçonner Almodóvar de matérialiser ses propres fantasmes ou peurs en tant qu'artiste (il fait d'ailleurs ici une brève allusion à l'homophobie). C'est un regard sans concession qu'il porte sur son milieu où le producteur peut imposer sa maîtresse au cinéaste ainsi que son propre montage qui saborde sans coup férir son projet. Rien de bien étonnant ceci dit, ces petits arrangements avec l'art avaient déjà été pointés du doigt par exemple dans "Hollywood mistress", une savoureuse comédie avec Robert de Niro. "Etreintes brisées" n'est cependant pas à vocation didactique. C'est une fois de plus un beau film qui continue sur la même lignée assagie d'un réalisateur qui donne néanmoins toujours autant d'émotion.
J'accorde deux étoiles à "Etreintes Brisées", pour la mise en scène d'Almodovar (qui n'est pas sans rappeler celle de Volver bien sur), les acteurs et en premier plan la sublime Penelope Cruz et enfin, pour certaines scènes qui sont à couper le souffle tant elles sont belles. Malheureusement, je n'ai pas pu apprécié pleinement ce drame à cause de son rythme très lent, entrainant dans sa chute le suspens pourtant assez présent. A regarder une fois.
Almodovar revisite son cinéma dans une lettre d'amour au septième art. La réalisation est renversante, et si l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous, la fascination demeure.
Almodovar où l’art de surprendre encore. ETREINTES BRISEES, des personnages qui s’aiment, qui se font mal, qui essayent de vivre parce que la vie est faîte de regrets et de remords et qu’il faut les porter avec soi. Des acteurs de talent. Du cinéma dans le cinéma. Des couleurs éclatantes. Des souvenirs qui affluent. Des images qui restent et qui ne nous quittent pas. Des sourires volés. Des rires échappés et une larme finale. Voilà en quoi se résume ETREINTES BRISEES : un monument du cinéma qui confirme Almodovar au statut de réalisateur hors pair capable de surprendre le spectateur et de le convaincre d’autant plus. Deux heures d’amour.
C'est vrai : "Etreintes brisées" n'est pas le meilleur film d'Almodovar. On y retrouve en effet pas la même passion, la même rigueur dans le scénario, certaines scènes venant même parfois à provoquer l'ennui. Pourtant, et c'est bien ce qui est extraordinaire chez Almodovar, même dans une oeuvre mineure comme ces "Etreintes brisées", il arrive à nous offrir des moments de grâce indescriptible, l'ensemble gardant toujours une beauté formelle hors du commun (cette couleur rouge décidément de plus en plus incroyable dans chacun de ces films), ainsi que certaines idées particulièrement brillantes, notamment ce mélange des genres donnant à l'ensemble un aspect particulièrement étonnant. Que ce soit la manière dont Almodovar traite ses personnages que ses nombreuses (trop?) références cinématographiques, nul doute donc que l'oeuvre sait se faire particulièrement soignée et brillante à beaucoup de point de vue. On pourra donc trouver le film quelque peu inégal (à raison), mais reste qu'il est aujourd'hui tellement rare qu'on nous offre un spectacle de telle qualité qu'il serait tout de même dommage de s'en priver.
Du Almodovar dans toute sa splendeur! LEs fans de la personne apprécieront certainement. MAis il faut avouer qu'il a son style bien à lui. MAis voila ici tout s'entremele et à vouloir ajouter plein de situation (sans doute pour faire durer un peu le film...^^), on arrive parfois à un vrai mic-mac. A cela se voit rajouter quelques longueurs et quelques inconhérences (ou plutot quelques points un peu en suspens (mais que bizarement on ne veut meme pas qu'il ne nous les expliquent sous peine de ralonger le film de 30min...)). LEs images et personnages sont remarquables comme dans la plupart de ces films, cela ne fait aucun doute. Mais pour la trame à vouloir en faire trop, cela devient trop fouilli et l'on se demande si Almodovar a reellement vu son film. LE tout n'est par ailleur pas mauvais si l'on apprécie le style mais de là à appelé cela une merveille; on en est loin. Enfin tout est une question de gout. C'est un film à voir dont certains en tireront quelques choses; tandis que d'autre à part un ennui certains; n'auront absolu rien vu. Apres peut etre faut il comprendre le fonctionnement d'Almodovar avant de voir ces "oeuvres"... Assez perplexe dans l'ensemble. A réservé donc aux amateurs.