Je, tu, il, elle
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 octobre 2006
Film décomposé en trois partie ; la première demi-heure, on voit une femme seule qui écrit des lettres en mangeant du sucre en poudre.Je vous le dit tout de suite, c'est long, il ne se passe rien, autant poser une caméra chez soi en filmant ses plantes, il y aura plus de suspense. La deuxième demi-heure est consacré à une rencontre, l'héroine et un camionneur. cette partie est la plus intéressante pour moi parce qu'il y a le monologue du chauffeur. Il raconte sa vie, ses propos et ses histoires peuvent nous surprendre. Après ce long monologue à peine plus intéressant que la première partie du film, on arrive dans la dernière demi-heure qui est selon moi un mystère. L'héroine va chez une femme ( les premières minutes de la rencontre sont drôles ), elles n'ont pas l'air de bien s'entendre, mais soudain, on les voit nues sur un lit ( pendant 20 min ).
Un film expérimental qui m'a bien retourné le cerveau, l'expression " il faut le voir pour le croire " prend tout son sens ici, je me suis longtemps demandé comment j'ai réussi à tenir du début jusqu'à la fin sans m'endormir, ou fuir face à ce film qui est vraiment très spécial. Lors de la projection, beaucoup ont abandonné pendant la prmeière partie du film.
Un film vraiment original, qui marque les esprits.
J. Le Sommier
J. Le Sommier

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1,0
Publiée le 1 décembre 2025
Sorti en 1974, « Je, tu, il, elle », premier long métrage de la belge Chantal Akerman, émule de Jean-Luc Godard, est du cinéma d’auteur pur jus, radical et anti-commercial. Le film en noir et blanc est découpé en trois parties :
Je, tu : dans une pièce, des jours durant, une fille (interprétée par Chantal Ackerman elle-même, également voix-off introspective) change les meubles de place, tourne en rond, écrit frénétiquement sur des pages volantes, les déchire, mange goulûment du sucre à la cuillère, s’allonge sur un matelas, se met nue, regarde par la fenêtre. Un jour, elle part.
Il : La fille est prise en stop par un routier (Niels Arestrup) avec qui elle noue une amitié taiseuse. Ils font la route et mangent au restaurant sans se parler, se sourient. Un jour, au volant du camion, l’homme s’épanche longuement auprès de la fille sur ses relations avec les femmes.
Elle : La fille rejoint dans un appartement une autre fille qui lui fait des tartines puis, nues dans un lit, elles se livrent à des ébats qui s’apparentent davantage à de la lutte gréco-romaine (dont Abdellatif Kechiche » a dû s’inspirer pour « La Vie d’Adèle »). Au matin, la fille quitte la chambre sans un mot.
Je, tu, il, elle, c’est aussi nous qui nous sommes royalement emmerdés devant ce film poseur, hermétique, sans queue ni tête et si on n’a rien compris, c’est parce qu’il n’y a tout bonnement rien à comprendre. Ça reste toutefois une expérience de cinéma.

L’année suivante, Chantal Akerman réalisait « Jeanne Dielman 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles », élu meilleur film de tous les temps par un magazine britannique spécialisé en 2022. Dans ce film très long (3h30), éprouvant et déconcertant, qui enchante ou rebute, on peut voir dans le rôle-titre l’élégante Delphine Seyrig paner des escalopes et rater la cuisson des pommes de terre.
Cyber Dine
Cyber Dine

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5,0
Publiée le 17 décembre 2024
La plus belle scène d'amour lesbien du cinéma ! Rien que pour ça il faut voir ce film.
Toute la première partie en huis clos dans la chambre est aussi tout à fait poignante. Elle parle d'une rupture amoureuse sans rien expliciter, simplement la détresse est montrée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 mai 2012
Jamais film ne m'a semblé aussi long, aussi plat. Une succession de longs plans fixes s'attardent sur une jeune fille dépressive qui passe des jours entiers couchée, à écrire, manger du sucre en poudre, se mettre nue... La seule chose qui pourrait être intéressante c'est cette voix intérieure qui raconte ses actions en les anticipant parfois ou en au contraire en les suivant. Cependant le film est lent, lent et lent et le son ne fait qu'expliquer les images. On se demande si la réalisatrice aime vraiment le cinéma car elle n'en utilise pas vraiment les procédés...
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