Je, tu, il, elle
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ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2016
Un film qui était très expérimental à l’époque et qui avait pourtant connu un certain succès d’estime . Il était sorti dans le circuit classique, et avait bénéficié d’une bonne critique, faisant de Chantal Akerman , une sorte d’icône de ces années là (j’avais vu le film, jeune lycéen, lors de sa sortie en 1974 , et j’avais été frappé par sa liberté de ton et son audace ) . Ce film autobiographique, est centré sur le personnage de la réalisatrice post adolescente, une peu perdue, un peu sauvage mais qui arrive pourtant à monter un film autodescriptif, ce qui représentait déjà un exploit en soit. Le film n’a pas très bien vieillit, (revu en 2016) et les séquences d’autoanalyse sont longues et pesantes. La 1er partie sur le « Je » , où Ackerman s’ enferme dans une petite chambre de bonne est très ennuyeuse : elle bouge, écrit une lettre, change son matelas de place, se déshabille , puis mange des cuillères de sucre en poudre ( on se demande comment elle peut avaler autant de sucre). Il y a ensuite la rencontre avec un chauffeur routier, le « Il » , qui la prend en stop, l’incroyable Niels Arestrup, tout gringalet, que l’on reconnait à peine, et qui deviendra un très grand acteur , toujours d’actualité en 2016, au cinéma comme au théâtre. Il montre déjà des facilités exceptionnelles de diction. Il récite son histoire au volant de son camion ou dans des petits bistrots glauques. Et puis la 3e rencontre avec « Elle », son amie , car l’héroïne est lesbienne . C’est aussi cela qui avait fait le succès du film à l’époque, car c’était le 1er « outing » , public au cinéma d’une jeune lesbienne , se mettant en scène elle même. Mais la scène d’amour , est étrange. Il s’agit plutôt d’un combat au corps à corps, une sorte d’affrontement , qui fait partie du processus/combat de « Outing » ,il faut extirper la confession. Il n’y a rien d’érotique dans ces deux corps nus qui s’enlacent et se combattent. Elles ne jouissent pas, ce n’est d’ailleurs pas du sexe explicite comme on pourrait le penser mais bien une « mise en scène » d’une confession. Un film sur le mal être, sur la crise de la post adolescence ( et d’ailleurs le mal- être tout court de Chantal Akerman, qui après une brillante carrière de réalisatrice , douloureuse, mais reconnue par la critique, se suicidera en 2015). Un film culotté, intransigeant, qui fut un marqueur de son époque, mais qui aujourd’hui paraît très austère et froid.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2015
Film pour le moins particulier (je n'avais ni reconnu la réalisatrice dans le rôle principal, ni Niels Arestrup), très intéressant, mais aussi, il faut bien le dire assez long, alors qu'il dure moins de 1h30. En fait c'est le genre de film que j'aurai sans doute bien aimé réaliser... Au début on a cette fille qui écrit une lettre (le "je" du titre), qui mange du sucre, qui déplace les meubles... qui se met nue... Le tout en longs plans fixes. Il y a une scène que j'aime beaucoup, elle dit qu'elle joue à contrôler sa respiration, donc toi aussi tu te mets à le faire, et puis trente secondes plus tard elle dit qu'elle a oublié de jouer avec, alors que toi aussi tu as arrêté.

Puis elle va rencontrer un camionneur, et là idem, un long plan fixe où il va vider son sac, j'ai trouvé ça assez juste dans ce qui était décrit, mais c'est peut-être la partie qui m'a le moins intéressé (le "il" du titre).

Et vient la fin du film, avec le "elle", où on une scène de sexe lesbien, où justement, la réalisatrice lesbienne va coucher donc avec son actrice, alors je ne sais pas trop bien, je ne peux que supposer, que c'est comme ça qu'elle fait l'amour "en vrai", mais ça m'a marqué par la justesse de la scène. C'est toujours en plan fixe et on voit donc les deux se serrer bien fort, se frotter les jambes contre le sexe, mais ce que j'ai senti c'était que ce n'était pas suffisant, ça manquait de quelque chose, pour elles je veux dire. Il n'y a pas de pénétration, forcément... Comme si quelque part leur désir physique ne pouvait pas être assouvi alors elles étaient contraintes à se serrer bien fort comme si ça pouvait éventuellement remplacer une pénétration.

Franchement le film m'a intéressé dans ce qu'il montre, parce qu'il ose les longs plans séquences, totalement fixes... Par exemple la scène de sexe finale est en trois plans et dure un peu moins d'un quart d'heure. Mais après je ne peux pas dire non plus que j'ai été passionné, parce que s'il y a des choses à voir, ça reste malgré tout long et lent, très lent. Une découverte sympathique, pas immémorable, mais intéressante, avec une scène assez érotique, où la réalisatrice défait le haut du chemisier de l'actrice, on comprend tout et c'est assez beau.

C'est à voir je pense pour les curieux.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2008
Je, tu, il, elle est un film OVNI, une consécration pour Chantal Akerman qui, décidément, nous offre un cinéma simple et personnel. Composé de quatre parties, cette première fiction est magnifiquement éclairée ( la photographie Noir et Blanc est somptueuse ) et très bien construite. Je : Chantal Akerman. Tu : l'Autre, qui apparaît sous la forme de lettres éparpillées ( s'agit-il de la mère d'Akerman présente dans News From Home ? ). Il : un camionneur qui recherche des sensations fortes. Elle : un corps de femme qui respire le désir...Le film est donc construit comme une digression, un cheminement évoluant au fil des rencontres. Certains diront que c'est un film nombriliste ( ce que je peux comprendre mais que je n'admets pas ) ; pour moi, cette égocentrisme apparent est d'une séduisante fragilité, d'autant plus que la réalisatrice s'implique totalement. Car si c'est un film trop personnel, c'est aussi un film fort peu individualiste. La force d'Akerman est d'avoir réussi à construire son film à partir d'elle-même ( ce qui est une chose ) mais aussi à partir de l'Autre. Après cela, que l'on ne vienne pas me dire que ce film est complaisant. Brillant.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2021
En noir et blanc, le film, dont l’actrice principale est la réalisatrice, est divisé en 3 parties de qualité inégale. La 1ère est totalement sans intérêt : spoiler: une jeune femme (Chantal Akerman) vit dans un studio au rez-de-chaussée ; elle décide de bouger ses meubles, de vider sa chambre (il ne reste plus qu’un matelas) pendant 6 jours et d’écrire des lettres tout en mangeant du sucre en poudre, se déshabillant puis se rhabillant
. Tout ça pendant 28 jours, principalement filmé en plans fixes avec une voix off lénifiante, pléonastique des images, mais synchrone ou décalée par rapport à elles. La 2e partie est plus intéressante et aurait dû être la seule conservée sous forme de court-métrage. Elle fait du stop et monte à bord d’un camion conduit par Niels Arestrup (25 ans). Outre quelques arrêts nocturnes dans des cafés sinistres, les scènes sont muettes et filmées en plans fixes ; le chauffeur lui parle de sa vie médiocre . Il est lucide sur sa condition et se décrit sans concessions. La 3e partie est sans intérêt car ennuyeuse et impudique. Cela manque d’érotisme et de sensualité et ressemble plutôt à un combat de catch. En fait, il s’agit plus d’un « outing » personnel de Chantal Akerman qui révèle son homosexualité, ce qui était assez audacieux en 1974. Malgré la longueur de cette dernière partie et l’ennui, ne pas rater le dernier plan, discret et furtif, au son de la comptine « Nous n’irons plus au bois ». Au bilan, un film misérabiliste, plein d’égotisme, miroir de l’état psychologique de la réalisatrice (passive et cultivant l’auto-humiliation) et qui rappelle « Wanda » (1970) de Barbara Loden.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 juillet 2011
"Je, tu, il, elle", est très inégal, on y voit déjà à l'oeuvre les procédés d'Akerman mais ils sont en construction, incomplets. De même que Hotel Monterey préfigure la construction fragmentaire de Toute une nuit (une construction par l'espace et le temps davantage que par la narration), Je,tu, il, elle, annonce Jeanne Dielman. Seulement voilà dans ses deux premiers films il manque l'essentiel, et quelque chose de vivant. Car si le monologue de Arelstrup est un moment réellement envoûtant et met déjà en place un système hypnotique (roulis du camion, corps fantasmé, voix qui raconte les intermittences du désir), le reste n'y parvient pas toujours. Les plans fixes travaillés sont là, mais les personnages les habitent sans grâce, que ce soit avec l'ingurgitation massive de sucre ou les roulé-boulés entre les deux femmes nues, les corps s'agitent plutôt lamentablement. Et c'est d'ailleurs curieux de voir que la lumière et le cadrage construisent une intrigue et que les personnes et les mouvements n'arrivent jamais à suivre ce rythme, sans doute le jeu maladroit d'Akerman n'y est pas étranger. A défaut d'être réellement intéressant, "Je, tu, il, elle" est un film qui laisse entrevoir l'oeuvre future, autrement plus passionnante.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 janvier 2025
CA est vraiment la réalisatrice de l’intérieur. Ici on apprend à décorer sa chambre en bougeant les meubles et en se demandant quelle couleur mettre. Ça tombe bien, le film est en noir et blanc !!! Notez l’humour !!! Dans Dielman, on apprenait à faire la cuisine.
Du cinéma indigent et vertigineux d’ennui et de lassitude.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 février 2025
Sorti en 1974, le premier long-métrage de Chantal Akerman explore de manière expérimentale les thèmes de l’amour et du désir. Tourné avec de longs plans fixes, le récit se décompose en trois chapitres s’articulant autour des pronoms je, il et elle. Avec ce scénario d’une extrême vacuité, la réalisatrice interprète elle-même une jeune fille éplorée partant à la recherche de sa compagne. La scène finale, dans laquelle elle s’adonne librement aux plaisirs sexuels avec une femme exprimant ainsi librement son homosexualité, demeure certainement audacieuse pour l’époque. Néanmoins, les émotions sont vaines. Bref, un film d’art et d’essai totalement soporifique et prétentieux.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2012
Avec "Je, tu, il, elle", Chantal Akerman signe un premier long-mètrage prometteur! Jeune rèalisatrice belge pleine de courage et de talent, sa vision de cinèaste s'inscrit ici dans le mouvement d'un corps constant entre figuration et abstraction, entre ce qui s'affirme et ce qui se dèrobe! Son film se divise en trois parties: une jeune femme reste enfermèe dans sa chambre plusieurs jours et apprend à se connaître en ècrivant une lettre et en se nourrissant uniquement de sucre fin ; sa rencontre avec le camionneur Niels Arestrup (son monologue est remarquable et non dènuè d’humour, notamment ses pensèes sexuelles quand il conduit) ; et ses retrouvailles sensuelles avec son amante! Images en noir et blanc, style intellectuel, longs plans fixes comme pris sur le vif, prèsence physique des corps, le ton est donnè dans ce premier long avec au moins une très belle scène muette où Akerman et Arestrup boivent une bière à côtè d'un aquarium! Intèressant...
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2025
Je, tu, il, elle est un uppercut languissant, un film qui ne filme pas l’action mais l’attente, le vide, l’effritement de l’intime sous le regard glacial de Chantal Akerman. C’est lent ? Non. C’est chirurgical, oppressant, chaque silence hurle, chaque geste pèse une tonne de solitude. Julie Akerman (elle-même) mange du sucre, marche, aime, s’effondre — et c’est bouleversant dans sa sécheresse. Pas un film, une expérience : minimaliste, radicale, dérangeante — comme une vérité qu’on n’aurait jamais voulu voir en face.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2025
Premier film de Chantal Akerman, l’errance soporifique d’une jeune femme qui se répercute très rapidement sur le spectateur.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2025
Journal intime d'une jeune cinéaste qui parle d'elle, de son ennui au quotidien, de sa fascination pour le discours viriliste, de son homosexualité et de sa passion pour le corps d'une femme. Unique, austère et pourtant captivant par moments. Le verso de "La maman et la putain", en version courte.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
Tourné en 1974 avec des moyens très limités, le premier long-métrage de Chantal Akerman est sorti sur les écrans français après son mythique Jeanne Dielman (1975). Influencé par le cinéma expérimental américain, ce film de peu de dialogues constitué de trois grandes séquences est à réserver aux cinéphiles avertis. La réalisatrice se met elle-même en scène, dans une première partie introspective entre les quatre murs d’un appartement, qui n’est pas sans évoquer la pratique de la performance ou de l’art corporel d’une Marine Abramović. Dans une deuxième partie plus mobile, elle va se laisser embarquer dans un camion aux côtés d’un chauffeur routier torturé, incarné par un jeune Niels Arestrup dans l’un de ses premiers rôles. Enfin, dans une troisième partie audacieuse, elle offre une somptueuse séquence d’amour entre deux femmes, filmées frontalement pendant de longues minutes. Une œuvre forte, parfaitement séquencée, qui porte en germe toute la puissance de la mise en scène d’Akerman et de son Jeanne Dielman à venir.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 1974, Je, tu, il, elle s’inscrit dans le tout début de la carrière de Chantal Akerman, alors âgée d’à peine 24 ans. Ce film suit Je tu il elle (1974 est aussi l’année de Jeanne Dielman qui deviendra l’œuvre matricielle), et il en prépare déjà la radicalité. C’est un film à la fois expérimental et intime, où Akerman se met elle-même en scène, seule dans une chambre puis en mouvement dans des espaces de transit. En surface, le récit semble minimal : une jeune femme écrit, mange du sucre, quitte son appartement, fait de l’auto-stop, rencontre un routier, retrouve une amante.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet d’Akerman est moins de raconter une histoire que de sonder ce que signifie « être sujet ». Le titre en donne déjà la clé : le « je » ne se suffit pas à lui-même, il se construit à travers un « tu », un « il », un « elle ». Le film interroge aussi la manière dont le féminin, et plus spécifiquement le désir féminin, peut trouver une forme de visibilité hors des cadres narratifs conventionnels.

Par quels moyens ?
D’abord par la fragmentation. Le film se compose en blocs distincts : solitude dans la chambre, trajet en camion, retrouvailles amoureuses. Ce morcellement empêche toute continuité psychologique ; il suggère que l’identité ne se déroule pas comme une intrigue mais se fabrique par fragments d’expérience.

Ensuite, Akerman filme les gestes domestiques comme autant d’actes fondateurs. Ces gestes n’ornent pas le récit : ils sont le récit. Leur banalité devient langage, un moyen de dire la condition d’un sujet qui se cherche dans le quotidien.

La durée est un autre outil central. Les plans fixes, souvent longs, obligent le spectateur à traverser l’ennui, à guetter de minuscules inflexions. Ce temps étiré déjoue les attentes du cinéma narratif classique.

La question de l’espace est tout aussi cruciale. La chambre, filmée comme un huis clos, n’est pas un simple décor mais une matrice. Puis viennent les espaces de transit qui prolongent l’idée d’une identité toujours en déplacement, jamais fixée. L’opposition dedans/dehors structure le film.

Le travail du son participe à cette économie. La bande-son privilégie les bruits quotidiens, les silences, les voix neutres. Les dialogues sont rares, souvent prosaïques. La parole n’explique rien, elle n’éclaire pas le « je ». Cela oblige à se tourner vers les corps, les gestes, les durées comme véritables vecteurs de sens.

Politiquement, Akerman refuse le schéma simpliste d’une oppression qui se verrait en un coup d’œil. Elle préfère montrer la micro-politique des rapports intimes, où le désir, la solitude, la dépendance se jouent dans des interactions ténues. Les scènes de sexualité, notamment, refusent tout exotisme : elles sont filmées avec la même frontalité que le reste, inscrivant le désir féminin dans la banalité.

Où me situer ?
Ce qui m’impressionne dans Je, tu, il, elle, c’est la radicalité avec laquelle Akerman fait du banal une expérience théorique. J’admire cette capacité à transformer un geste aussi insignifiant que manger du sucre en une scène qui condense solitude, dépendance et persistance. Mais je me demande s'il est nécessaire de passer par une telle couche d'ennui pour comprendre ce que dissimule les gestes.

Quelle lecture en tirer ?
Je, tu, il, elle n’est pas une histoire qu’on résume, mais une expérience qu’on traverse. On en ressort peut-être désarçonné, parfois frustré, mais aussi transformé : conscient que le cinéma peut être autre chose qu’un récit, qu’il peut être un exercice de présence au monde.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2024
La ressortie en salles de seize opus de Chantal Akerman, cinéaste belge, auteur de " Jeanne Dielman", permet de voir ou de revoir son premier long métrage de fiction " je, tu, il, elle" (1974) .

Rappelons ( cet aspect me semble important à souligner afin d'éclairer une filmographie largement traversée par le caractère biographique ) que CA atteinte d'un trouble bipolaire, s'est donné la mort en 2015 à l'âge de 65 ans, un an et demi après le décès de sa mère.

"Je, tu..." est construit en trois parties filmées en N/B ( ce choix a peut-être une dimension symbolique) qui complèteront l'autoportrait (manifestation des symptômes de la maladie qui affecte la réalisatrice, tentatives de la cinéaste de trouver l'amour.

Tout ceci 'est le prétexte de nous transmettre ( sans doute le "tu" du titre) à nous spectateurs, la vision de la vie de la cinéaste ( évidemment c'est très sombre et sans espoir comme ( peut-être) le climat intérieur de CA.

Si la filmographie de CA bénéficie aujourd'hui d'un soutien critique loin d'être marginal, elle n' a pas que des défenseurs.

Cinéma d'avant garde, austère, il se laisse toutefois aborder( selon moi) avec beaucoup plus de facilité, quand on connaît au moins un peu de la biographie de la metteur en scène.

De nombreux opus de Chantal Akerman, se renvoient l'un à l'autre et en connaître plusieurs est une clef qui permet de saisir avec plus de facilité les intentions de son créateur.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Premier film de Chantal akerman qu on peut définir comme expérimental, qui peut être que par de réels cinéphile, car pas grand monde n arriverait à aller jusqu au bout, j ai moi même lutté surtout la dernière partie, car oui le film se decouen 3 parties.
La première ou l on voit Chantal akerman chez elle en manque d inspiration pour écrire un poème. La seconde partie elle prend la route pour retrouver une amie et fait de l auto stop, elle embarqué dans un camion de routier , le chauffeur joué par le regretté niels arestrup la partie la plus intéressante et la dernière chez son amie .
Au final un film intéressant qui va augurer son prochain film dielemans son plus grand succès.
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