Dune
Note moyenne
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Sathanasse
Sathanasse

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2021
Le dormeur ne s'est pas réveillé. En résumant Dune à une version manichéiste du livre, Villeneuve passe totalement à côté de la quintessence de l'oeuvre de F. Herbert. Dune est un Guerre et Paix futuriste, Machination, alliances et trahisons de nombreuses forces en puissance. Ici tout se résume à la dualité Atreide / Harkonnen. Où est la guilde qui tire les ficelles de la politique, l'empereur à sa solde ? sa fille ? La profondeur ésotérique a disparu, ne se résumant qu'à une prophétie pour les fremens qui doit se réaliser, ou sont les croyances et prières des autres. Le second effet Kiss cool, le film est en deux parties, traiter la moitié du livre en 2H30 et etre aussi superficiel, alors qu’en 3H30 d’autres on réussit à montrer la profondeur et la richesse de l’œuvre originale. Enorme déception
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2021
Un grand film de science-fiction grâce à un casting cinq étoiles et surtout grâce à son réalisateur qui réussit une adaptation réputée difficile et propose un film magnifique.
La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
YaPasPhoto
YaPasPhoto

25 abonnés 354 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2021
Le film de Lynch(1984) avait 2 gros problèmes:
1) Devoir décrire un contexte complexe en une explication de 5 minutes au début du film par un discour.
2) D'avoir choisi une esthétique "Nautilus" pour représenter le résultat du "Jihad Butlerien" (Rejet, au maximum, de toutes technologies liées aux machines pensante). Rendant le film assez kitsch.
Dans le film de Villeneuve on retrouve toujours ce discours au début. Donc, visiblement, on ne peut pas s'en passer. Il cache le point 2 dans le gris. Pourquoi pas c'est un point important, mais ce n'est pas nécessaire de le souligner trop ostensiblement pendant tout le film. Cependant, je pense qu'il aurait été plus judicieux de résumer, comme dans le Seigneur des anneaux, le contexte de l'histoire par des bouts de séquences historiques filmées en plus de la voix off.
Montrer, par exemple, la révolte contre les machines pensantes qui a mené à l'abandon de certain technologie et obligé de recourir à l'épice comme dopant organique pour permettre les voyages spatiaux. Ainsi que la structure de l'empire, la position des différentes factions... bref corriger le point 1) . Cela aurait mieux expliqué et imprimé le contexte dans l'esprit des spectateur que juste une voix off. En fait finalement c'était mieux expliqué dans le film de Lynch mais il faut être attentif.
Si la copie du film de Lynch s'arrêtait là pourquoi pas, mais non le reste c'est la même chose que le film de Lynch en plus long, avec plus de moyen,oui, mais en beaucoup plus froid. Ils parlent de la chaleur du désert mais on ne la ressent pas. Tout est gris et froid. On aurait voulu être dans Laurence D'Arabie mais on se les gèles.
La où le baron harkonen de Lynch était gluant/malade et dérangeant. Ici il est triste,gris et froid. Sans doute, Un hommage raté à Marlon Brando dans Apocalypse Now. Mais sans, de nouveau, le contexte. Les Harknonen n'ont pas l'air de profiter plus que ça de leur richesse et de leur pouvoir. Autant le film de Lynch était organique et brûlant, autant le film de villeneuve est glacé.
Bref, Le Dune de Villeneuve n'est pas mauvais, je ne vois, simplement, pas l'intérêt de refaire les même erreurs que Lynch.
Espérons que la deuxième partie corrigera les erreurs de la première.
je vous conseil de (re)voir le film de Lynch en passant outre le coté kitch en écoutant bien les explication du début. ;-)
menhir76
menhir76

9 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2021
oui d'accord c'est un bon film. Mais comme d'autres, Villeneuve cède au besoin de faire un feuilleton avec 2 ou 3 parties.... Quand je vais au cinéma je préfère voir UN film, les séries c'est sur Netflix. Il paraît que sa lecture colle plus aux lignes du livre, soit! Les effets spéciaux sont sympa, ceux du précédents film n'ont rien à leur envier. Il a quand même fait de véritables copié-collé du film de 84. Au final, j'ai passé un bon moment, surtout parce que j'y allais avec ma fille, je préfère le film de David Lynch.
Babel Gance
Babel Gance

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 septembre 2021
Film sans passion et sans âme
Alors que cette histoire n'est que sang et drame
C'est beau mais cette beauté justement ne fait qu'amplifier le vide. Un trop bel écrin pour un bijou en toc.
ouadou
ouadou

98 abonnés 412 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2021
Ennui galactique , fadeur de l'espace... Musique de Zimmer aussi bruyante qu'imposante et qui vient écraser les images. Déception totale. Une sorte d'interminable fresque sans émotion et désincarnée
AGENT A
AGENT A

5 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 septembre 2021
les puristes passez votre chemin .
aucun respect du roman le dune des annees 80 est 1000 fois meilleur
deception total cela sens juste la suite
zero pointe aucune innovation rien
le dune des aneees 80 etait une revoluytion
la simple copie
En 1984 des effets spéciaux impressionnants la rien le néant total du bla bla pendant deux heures mettre plus de une étoile à ce film moi qui ai vu le premier au cinéma ou c'était une révolution une claque
La manque de budget pour mettre plus de une toile faut pas avoir vu le film original au cinéma ou lire le livre
Zéro pointé une honte simplement
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2021
Autant le dire d'emblée : si vous étiez ces derniers temps en manque d'épique quand vous alliez au cinéma, ce "Dune - partie 1" devrait mettre un terme à cela.

Près de 40 ans après l'adaptation très mitigée de David Lynch, c'est au tour du canadien Denis Villeneuve de nous proposer sa vision du célèbre roman de S-F de Frank Herbert, qu'il a préféré scinder en deux.

Résultat : il se déroule devant nous un récit de destinée, de pouvoir et de trahison, et tout cela à l'intérieur d'une œuvre sensorielle au souffle épique, nous gratifiant de quelques scènes d'une ampleur et d'une immersion rarement ressenti dans une salle obscure.
Et malgré la richesse du récit, la sensation d'être perdu face à elle n'est jamais présente, le film prenant le temps de dérouler clairement et de manière fluide les tenants et (certains) aboutissants de l'histoire.

Villeneuve renoue ici avec l'esprit d’œuvres marquantes telles que "Lawrence d'Arabie" (une autre histoire de destinée) dans sa manière de mettre en images et en scène les décors désertiques qui entourent nos protagonistes, tout en l'intégrant à son cinéma, entre le spectaculaire et l'intime, entre le foisonnant et l'épure. Ce qu'il avait déjà entrepris dans son précédent "Blade Runner 2049", mais qu'il pousse ici encore plus loin.
Des choix de mise en scène et de narration qui ne plairont pas forcément à tout le monde, mais la volonté évidente de vouloir proposer une expérience cinématographique d'envergure, d'autant plus quand elle est accompagnée d'une photographie somptueuse et de la musique prophétique et retentissante de Hans Zimmer.

On peut parfois regretter une certaine emphase contemplative (là aussi, propre au cinéma de Villeneuve) un peu trop présente, notamment lors des visions du jeune Paul (interprété très justement par le talentueux Timothée Chalamet), ainsi qu'un petit manque d'émotion face à certains personnages un peu trop froids dans leur écriture et/ou interprétation.

Mais rien qui ne viendra entamer la sensation de fascination que l'on éprouve face à ce gros morceau de cinéma, dans tous les sens du terme. Et qui, on l'espère, connaîtra une suite pour pouvoir achever le récit du premier roman d'Herbert.

La mise en route de la seconde partie dépendant du nombre de spectateurs qui iront voir ce premier "Dune" en salles, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2021
Dans un avenir lointain, l’humanité est organisée selon un modèle médiéval : autour d’un empereur qui répartit à sa guise des fiefs à ses vassaux. La planète Artakis, un immense désert de sable seulement peuplé de terribles vers géants et de rares autochtones, les Fremen, est convoitée pour ses richesses naturelles. Son exploitation, jusqu’alors assurée d’une main de fer par la maison Harkkonen, est confiée par l’Empereur à la maison Atréides. Son chef, le duc Leto Atréides (Oscar Isaac), sa compagne, Lady Jessica (Rebecca Ferguson), disciple du Bene Gesserit, une puissante congrégation exclusivement féminine qui use de pouvoirs supranaturels pour influencer l’ordre du monde, et leur fils Paul (Timothée Chalamet) qu’une rumeur insistante présente comme un futur Messie, viennent prendre possession d’Artakis. Leurs fidèles lieutenants les accompagnent : Duncan Idaho (Jason Momoa), Gurney Halleck (Josh Brolin). Mais le danger rode….

"Dune" est sans doute l’un des événements cinématographiques les plus attendus de l’année. Sa sortie, initialement prévue en octobre 2020 a dû être repoussée une première fois à cause du Covid en novembre 2020 puis à l’automne 2021. Présenté en avant-première mondiale à la Mostra, il sort en France le 15 septembre mais devra attendre le 22 octobre aux Etats-Unis. Warner a annoncé une sortie simultanée en salles et sur la plateforme HBO au grand dam de son réalisateur, Denis Villeneuve.

"Dune" est de ces films qu’il faut impérativement voir en salles sur un écran immense tant le spectacle est majestueux. Chaque plan ou presque est un tableau de maître qui joue sur les couleurs et les compositions. On y voit souvent des humains minuscules dans des décors immenses. La musique de Hans Zimmer (qui décidément, depuis près de quarante ans, a participé à plus de films qu’aucun réalisateur ou aucun acteur) souligne emphatiquement cette majesté. On lui fait souvent le reproche d’être tonitruante. J’ai la faiblesse depuis "Crimson Tide" – que Edouard Balladur avait repris pour ses meetings de campagne en 1995 – de le porter dans mon cœur. [Citer Edouard Balladur dans une de mes critiques ! Done]

On disait le roman de Franck Herbert publié en 1965 intransposable. David Lynch s’y était cassé les dents au début des années 80. Son "Dune" est l’un des films les plus calamiteux jamais tournés. Jodorowsky s’y est essayé. Son projet était pantagruélique : Mick Jagger, Orson Welles et Salvador Dali étaient évoqués pour les rôles principaux avec Moebius aux décors et les Pink Floyd à la musique. Finalement c’est Denis Villeneuve qui a relevé le défi, un réalisateur canadien qui, comme tous les réalisateurs d’exception de tous les pays du monde, est venu aux Etats-Unis poursuivre la carrière prometteuse entamée au Québec avec "Incendies". À Hollywood, Villeneuve a tourné "Prisoners" avec Hugh Jackman, "Enemy" avec Jake Gyllenhaal (que j’ai félicité pour ce rôle lorsque je l’ai croisé au musé Picasso en 2015 [Name-dropping take 2]), "Sicario" avec Benicio del Toro, Premier contact, peut-être l’un de mes films préférés de la décennie, aussi beau que profond, et "Blade Runner 2049". Bref une série exceptionnelle de films qui furent autant de succès critiques que commerciaux. Difficile de trouver à Hollywood réalisateur aussi consacré sinon peut-être Alfonso Cuarón ou Alejandro Iñárritu.

On ne peut pas regarder "Dune" sans penser à "La Guerre des étoiles" qui en a repris beaucoup des éléments au point que Herbert faillit l’attaquer pour plagiat à sa sortie en 1977. Un empire intergalactique, une planète désertique, un jeune héros appelé à un destin hors du commun, des batailles au sabre : tout y était, tout y est, l’humour en moins.

Dune aura coûté dit-on 165 millions de dollars, soit un peu plus d’un million de dollars par minute – ou encore quelques 175.000 dollars par seconde. Cet argent faramineux n’a pas été dépensé en vain. Il se voit. Il en jette plein les yeux et plein les oreilles.

On peut se laisser emporter par ce spectacle grandiose et immersif. On peut aussi y rester totalement étranger, ne lui trouver aucune humanité, n’éprouver aucune émotion. Après 2h35 et y avoir beaucoup réfléchi, je ne sais toujours pas quel parti embrasser. Une amie cinéphile, plus lapidaire que moi a écrit : « Je n’ai RIEN à dire sur Dune. Ce bel objet sans humanité, noyé dans une musique tonitruante, parle un langage qui m’est totalement étranger. » L’excessive longueur de ma critique, que je n’arrive pas à conclure par une opinion tranchée, démontre à la fois mon manque de conviction et de talent.
Clint B
Clint B

65 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2021
Mais qu'est-ce que c'est mauvais !! Hallucinant. Franchement la version de 1984 de David Lynch, est nettement au dessus à tout point de vue ! Réalisation, scénario, casting....bref tout ! J'aime bien pourtant le travail de Villeneuve en général, des films comme Prisoners ou même Premier Contact, ont des scénarios qui tiennent la route, et sont de vrais films dits de "cinéma" pour moi. Là, ce reboot d'un classique de mon adolescence, est d'un vide sidéral ! Comme pour le ver des sables, celui "Lynchien" est un d'un tout autre calibre que ce truc à la c.n que l'on attend quasiment 2h avant sa 1ere apparition  Frank Herbert doit s'en retourner dans sa tombe...
kabah974
kabah974

42 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2021
Incroyable remake que ce DUNE j'avoue j'avais très envie d'aller le voir même si je me disais qu'il sera très difficile d'atteindre le niveau de celui de 1985 qui lui était déjà avant gardiste un SF sale sombre lugubre mais diablemet efficace net intense!J'en ai vraiment pris pour mon argent et ne regrette pas une seconde le casting vraiment brillant Oscar Isaac a joué dans les deux écoles de la SF on va dire et cette dernière beaucoup plus intimiste et théâtrale lui va à ravir (j'ai même retrouvé des mimiques de ex machina!)Scénaristiquement c'est du très solide et la mise en scène est juste magnifique plans léchés photo sublime les dernières technologies d'image et du son mis en avant...la lourdeur et lenteur scénariste moi aussi adepte j'adore qu'on prenne le temps de nous expliquer car pas si simple le livre mais là c'est parfaitement expliqué SPACE OPERA de folie donc at qui veut bien prendre le temps d'apprécier un très beau film en attendant la suite après un tel dénouement...
Où on étaient faites les prises de vues tout bonnement incroyable...évasion assurée!
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2023
"Sous le sable !"

L’arrivée sur Arrakis et les premiers rayons de soleil aveuglant les visages stupéfaits du Duc Leto (Oscar Isaac), de Dame Jessica (Rebecca Ferguson) et de Paul (Timothée Chalamet) à l’ouverture des soutes des navettes de transport restera l’une des scènes les plus emblématiques de “Dune” version (2021). Au son des cornemuses de la garde royale sur le tarmac brûlant de la cité d’Arrakeen, se joue un requiem annoncé ! En effet, après 80 ans d’exploitation de l'Épice, les Harkonnens en guerre contre les Fremen - le peuple des sables - sous l’impulsion de l’Empereur Padishah Shaddam IV - cèdent leurs concessions minières à la maison des Atréides. Les Harkonnens considérés comme des tortionnaires aux yeux des autochtones, ont fait régner la terreur sur la planète. Le Duc Leto veut fédérer Arrakis, mais il sait que tout ceci est une tactique de l’empereur voulant asseoir avec plus de force son pouvoir sur la guilde planétaire de l’Imperium en déclenchant une guerre inévitable contre les Harkonnens. Leur chef suprême, le Baron (Stellan Skarsgard) n’est pas prêt à abandonner l’énorme manne financière qu’est l’Épice !
Trente-six ans après David Lynch, c’est au tour du Canadien Denis Villeneuve d’adapter le roman de Frank Herbert. À l’instar de “Blade Runner 2049”, son précédent long-métrage, Villeneuve n’essaie nullement de faire un remake - même si pléthores de moments ont déjà été vues dans la précédente adaptation - il nous livre sa propre vision et quelle vision ! Il faut bien dire que le résultat est à la hauteur de l’attente - c’est une phrase un peu clichée, je vous l’accorde - mais après de longs mois de disette due à la pandémie, revoir un tel film sur grand écran est un moment privilégié. Désireux de faire de “Dune”, une trilogie, à condition que les scores du film sur la plateforme de streaming HBO MAX soient au rendez-vous, sortie US le 22 octobre - on vit une drôle d’époque - il est possible que cette première partie ait comme un parfum d’inachevé ! Seul l’avenir nous le dira. Pour l’heure, “Dune” (2021) alterne avec brio les moments intimes et les batailles épiques, l’attaque d’Arrakeen par les Harkonnens et les Sardaukars de l’Empereur fera date et pour cause, Villeneuve y préfère des chorégraphies à l’arme blanche, plutôt que du laser, un parti-pris payant donnant à la bataille un côté chevaleresque anachronique d’une rare violence graphique. Le casting sans faille participe à l'ampleur mythologique du récit. Jason Momoa et Josh Brolin - en militaires Atréides - déploient une puissance physique folle, Oscar Isaac a l’étoffe d’un monarque, Rebecca Fergusson joue habillement de l’aura entourant l’ordre du Bene Gesserit, au même titre que Javier Bardem en chef Fremen mystérieux, quant au jeune Thimoté Chalamet, il incarne un charismatique Paul à la fois enfantin et adulte où faiblesse et force se disputent chaque parcelle de son être. La partition musicale immersive du grand Hans Zimmer aux accents orientaux et exotiques - tout comme l'Épice - nous fait voyager sans nous déplacer. Le film est d’une richesse scénaristique, esthétique, visuelle et sensorielle rarement atteinte. On le sait, la filmographie du réalisateur montre qu’il a fait sien de l’adjectif grandiose. Tourné en partie dans des décors naturels - la Jordanie et la Norvège - agrémentés d’effets visuels savamment incorporés, “Dune” (2021) redonne le souffle épique qui manquait au paysage cinématographique étouffé sous des chapes d’effets 3D indigestes. La photographie extérieure magnifique cède sa place aux scènes d'intérieur non moins splendides elles aussi. Que l’on soit sur la luxuriante planète Caladan, que l’on soit sur la glaçante Geidi Prim ou encore sur l’aride Arrakis, l’architecture à la fois intime et grandiose des palais convoque immédiatement le cinéma de William Wyler, de Cécile B. DeMille ou encore celui de Joseph L. Mankiewicz. Quand le décorum du Péplum s’allie au Space Opéra, le mélange n’en est que plus détonnant. Et de mélanges, il en est question à travers l’univers d’Herbert, relayé par Villeneuve, qu’il soit d’ordre géographique, religieux ou linguistique. Blockbuster assumé par les studios Warner/Legendary, cette version 2021 de “Dune” est bien plus que cela. Le long-métrage se lit comme une fable guerrière multi-ethnique, géopolitique et écologique faisant écho à notre triste époque, en même temps qu’un réquisitoire à charge contre la convoitise et le pouvoir. Le tout au sein d’un film de SF majeur se revendiquant comme le chaînon manquant entre action et réflexion !
Valentin.L
Valentin.L

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2021
Le film le plus grandiose de cette génération, qui m'a été donné de voir. Denis Villeneuve met la barre très haute pour ce chef-d'œuvre de science-fiction sublime qui mérite beaucoup de succès et une suite tout aussi magnifique.
Zaldi
Zaldi

124 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2023
Une belle expérience de cinéma ! Ce film est assez compliqué à noter tant il est spécial...en effet sur le point de vue du divertissement ce "Dune" ne va sans doute pas plaire à tout le monde. Le film est bavard, prend le temps d'introduire les nombreux personnages et il est également très contemplatif par moment. Un sentiment de grandeur se dégage, c'est une vraie expérience visuelle et sonore; On peut lui reprocher d'être légèrement trop long et ainsi de décrocher le spectateur lors de certaines scènes. Les acteurs sont excellents, la réalisation est soignée mais il faut adhérer à l'univers de "Dune" et aimé le style de Villeneuve pour pleinement apprécié cette œuvre. En tout cas j'ai hâte de voir la partie 2 qui sort maintenant dans quelques mois et qui devrait mettre l'accent sur l'action et le côté grand spectacle avec toujours un casting 5 étoiles !
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2021
Peut-on partir avec un avantage si l'on décide d'aller voir l'adaptation d'une œuvre matrice dans la littérature ? Oui, en ne l'ayant pas lue. Il n'est pas toujours aisé de jongler entre connaissances, espérances et conciliation face aux inévitables ajustements que le passage à une autre forme artistique sous-tend, en particulier quand elle est assujettie à de plus grands impératifs commerciaux. Alors, heureux sont les ignorants ? On peut le dire. Sans être sourds face à l'excitation ambiante, ils seront délestés d'une grille de lecture viciée et aborderont l'œuvre coupée de son origine. Les conditions idéales, puisque par définition et dans leur nature, les deux formats peuvent cohabiter sans être jumeaux (2001, Shining, Les Fils de l'Homme). Et Dune ? Encore mieux ! Plus on s'est cassé les dents à l'adapter, plus sa réputation d'ouvrage inadaptable lui est restée. On ne verra probablement jamais la version de Lynch, ce qu'il en reste n'est pas inoubliable (je l'ai d'ailleurs oubliée), et le projet chapeauté par Jodorowsky n'a d'autre place que celle d'un fantasme. Denis Villeneuve entend pourtant relever le défi ? Grand bien lui fasse pourvu qu'il se l'approprie. À en juger par le résultat final, le réalisateur canadien a eu le champ libre. Trop d'ailleurs.

Depuis sa révélation en 2009 avec Incendies, Villeneuve su gravir les échelons sans se compromettre dans les exercices enquillés sans passion. Jusqu'au tournant Blade Runner 2049 qui le voyait se mesurer à l'un des monolithes S.F de l'Histoire du cinéma. C'est également l'instant où le regard porté sur le cinéaste s'est légèrement fractionné. Il reste l'un des noms les plus en vue, c'est vrai. Ses films sont attendus et reçus avec grande bienveillance, indubitablement. D'un autre côté, plus on avance dans le temps, plus des voix pointant le maniérisme au travers de sa mise en scène deviennent audibles. Jusque-là, mes réserves à se limitaient à des problèmes de longueur ou de zèle dans ce qu'on appelle les money-shots (en gros, du plan iconique hyper-chiadé). Mais Dune m'amène à un point de rupture à ce niveau. C'est la première fois que ce problème de hiérarchie me saute aux yeux avec une telle évidence. Il y a une dissonance presque continue entre les phases d'expositions, les séquences d'action, les rebondissements et les résolutions. Incertitude ? Trop grande confiance en ses capacités de conteur ? Le fait est que tout est traité de la même manière, soit avec raideur soit avec excès. À plusieurs reprises, certains registres se grignotent même les uns les autres, des scènes de frictions retombent par l'entremise de passages complètement inopportuns. Le résultat est une anesthésie générale des émotions puisque l'épate est le seul objectif. Le constat est doublement douloureux car l'univers posé recèle d'une richesse démentielle. Il y avait un boulevard pour dérouler une esthétique, des codes et une ribambelle de personnages charismatiques. Tout cela est engourdi, résumé à des couleurs ternes et des personnages mono-expressifs. En premier lieu son héros (Paul) que le charmant Timothée Chalamet n'arrive pratiquement jamais à éveiller. Josh Brolin ou Jason Momoa n'ont pas grand chose à faire. Quant à Zendaya, Denis Villeneuve s'entête à la filmer comme l'égérie d'une publicité Hermès, c'est consternant. Il faut compter avec le talent de Oscar Isaac et Rebecca Ferguson pour faire passer la pilule. Pour terminer, Hans Zimmer est très loin des expérimentations majestueuses d'un Interstellar, je serai bien incapable de me rappeler le thème principal. Un comble pour une œuvre vendue comme la nouvelle grande franchise en devenir (?). Si tant est qu'une deuxième partie arrive, il est à espérer que son capitaine de bord se mette en retrait. Non, Dune n'est jamais ennuyeux, il y a parfois de très belles images, la proposition d'une architecture géométrique épurée excite l'imaginaire, puis il est fort probable que les nombreuses thématiques du livre soient bien là. Oui, le propos est ambitieux, en cela qu'il condense marottes bibliques, références historiques, discours écologique, politique et bataille homérique. On en retrouve des traces un peu partout, indéniablement. Encore une fois traitées superficiellement, de manière rébarbative (ces visions, mon dieu) et atone.

J'ai abordé cette nouvelle adaptation comme la promesse d'un nouvel horizon pour le blockbuster, limité à une vision de l'usinage où on remplit des lignes comptables pour occuper du temps de cerveau disponible. Je ne lui reprocherai pas un manque de personnalité car il en a. Ce qui est absent ? Le souffle, l'ampleur et le panache. Trois choses indispensables à quiconque veut faire chavirer les cœurs, et on ne les obtient pas en écrasant les belles promesses sous le poids d'une complaisance à se regarder filmer. Un univers qui foisonne, il faut le laisser vivre sous peine de le réduire au rôle de boulons dans une mécanique trop lisse. Une grosse déception, incontestablement. Ce n'est pas faute d'avoir voulu y croire, mais c'est à se demander si Denis Villeneuve y croit lui-même.
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