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J.-C
8 critiques
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4,5
Publiée le 30 octobre 2025
Peut-être le film le plus attendu de l’année 2021, quand on y réfléchit bien (avec James Bond), et le réalisateur canadien Denis Villeneuve était l'homme de la situation pour mettre en images l'univers de l'écrivain américain Herbert. Comment dire les choses en quelques lignes pour cette expérience de cinéma ?
Le phénomène de contemplation, que d'aucuns ont pu lui reprocher, est en mariage subtil avec la musique de Hans Zimmer, pour mettre en lumière un univers qui n'irait de soi si on ne prenait justement pas ce temps là, qui précisément n'empêche pour autant pas des scènes d'action d'une maîtrise et d'un réalisme exceptionnels.
Denis Villeneuve est vraisemblablement l’un des plus grands réalisateurs du siècle. Techniquement, le film relève de la prouesse. Plusieurs fois, on a le souffle coupé. Visuellement, le savant mélange entre prises de vue réelles et effets spéciaux est des plus réussis. Le sable et ses vers, par exemple, sont saisissants. On retrouve en outre dans Dune des plans qui rappellent de précédents films du réalisateur, notamment Arrival, et font saisir les motifs pour lesquels nous sommes de plus en plus nombreux à suivre et aimer Villeneuve depuis Incendies a minima.
Le casting excelle ; Timothée Chalamet est assurément un nouveau Leonardo di Caprio.
Mention spéciale aux clins d’œil à de grandes œuvres du cinéma, nommément Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, chef d’œuvre du cinéma américain, référence ultimement maîtrisée dans Dune, notamment grâce au personnage du Baron, que l'acteur Stellan Skarsgard interprète brillamment.
Si le talent de Denis Villeneuve en tant que réalisateur n’est plus à démontrer, alternant ici à la perfection les profondeurs de champ et les gros plans, il faut reconnaître que s’attaquer au chef d’oeuvre littéraire de science-fiction précurseur de, par exemple, Star Wars, était un projet risqué après l’autre chef d’oeuvre cinématographique qu’en fit David Lynch (1984). Pour relever ce défi, Villeneuve fait appel au scénariste vétéran Eric Roth (qui est jusqu’à aujourd’hui titulaire de six nominations aux Oscars dont une victoire pour Forrest Gump, Robert Zemeckis, 1994), à John Spaihts ainsi qu’à Brian Herbert et Kevin J. Anderson, les deux continuateurs de l’oeuvre de Frank Herbert.
Pour personnifier les héros et anti-héros de cette fresque galactique aride, on s’étonnera d’une distribution bigarrée assez inégale et sans doute seul point plus faible du film : Timothée Chalamet, impressionnant et toujours parfait dans un jeu lent, Rebecca Ferguson convaincante en mère courage, Oscar Isaac pas nécessairement crédible en duc noble et fier, Stellan Skarsgård qui en fait toujours trop en méchant rival, Jason Momoa qui peine à asseoir un jeu réellement dramatique, Josh Brolin qu’on aimerait voir sortir de ses rôles de guerriers burinés (et il en est capable!), David Bautista en géant primaire criant de vérité, Charlotte Rampling en révérende mère glaçante et, surtout, Zendaya en mystérieuse résistante fremen.
Plus que les décors et les effets spéciaux, la musique et la bande son, exceptionnelles toutes deux, rendent particulièrement bien, associées à la lenteur intentionnelle de la narration, le climat mystique, voire christique du roman et ses influences historiques diverses, des empires antiques à l’exploitation des ressources moderne en passant par la pérennité des cultures orientales. Le parcours initiatique âpre et tourmenté de Paul Atréide prend ainsi corps dans un univers admirablement reconstitué qui s’inscrit dans l’universalité et l’intemporalité, encore renforcées par la photo, oscillant entre le mat grisé et le sépia, qui tranchent avec les yeux bleus luminescents des fremens.
C'est un spectacle du cinema. Une adaptation perfect de l'ouvre de Frank Herbert, avec des différences nécessaries pour devenue un film. L'historie ameliore et s'approfundit. Et les trois heures se passe rapidement. C'est magnifique.
Bien grand spectacle, bon moment au cinéma, mais comme ils ont mis de côté toutes les utilisations de l'épice (les navigateurs de la guilde, les mentats etc.), du coup si on pas lu les livres l'épice est réduite à un psychotrope et revient à penser que toutes les grandes maisons sont en lutte pour le contrôle de la drogue ! + les serments des docteurs non expliqué, donc la trahison de celui-ci perd de son impact (ha oui c un traitre & bof...)
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pris une telle claque au cinéma. Je suis un amateur de Dune en lecture depuis longtemps, j'avais pas mal appréhension quant à son adaptation moderne au cinéma et je peux vous assurer que je ne suis pas déçu une seconde. La photographie, la bande son et les acteurs sont à couper le souffle, c'est pour moi un moment hors du temps. Les traits caractéristiques des personnages, l'histoire ou l'intrigue sont respectés fidèlement et lorsque des libertés scénaristiques sont pris c'est vraiment pour le bien du récit. Merci pour cette master piece.
Dune... quel film incroyable ! Même 24 heures après, je suis toujours aussi conquis. Maintenant, j'ai hâte de voir la suite au cinéma (un peu en retard, haha). C'est mon deuxième visionnage. La première fois, je n'avais pas du tout accroché à l'univers et à l'histoire. Je le trouvais lent, avec une intrigue qui s'étire en longueur. Aujourd'hui, ma critique reste la même : Dune 1 est lent, et c'est intentionnel. L'univers se met en place, l'histoire se développe correctement, les personnages prennent forme. Je comprends que pour certains, les 2h30 peuvent sembler longues. Malheureusement, ce premier film ne convainc pas tout le monde et n'attire pas le grand public, mais ce n'est pas plus mal non plus. Les images sont incroyables, la bande son est solide, les acteurs sont convaincants, l'ambiance est au rendez-vous. Et pourtant, je ne suis pas un grand fan de SF et d'espace, mais là, ça fonctionne ! Denis Villeneuve fait un travail remarquable en capturant l'essence complexe de l'univers de Dune. Sa direction artistique est magistrale et il parvient à créer une atmosphère visuelle et sonore captivante. Timothée Chalamet, dans le rôle principal, offre une performance remarquable. Son interprétation nuancée et profonde donne vie à Paul Atreides de manière convaincante, ce qui contribue énormément à l'immersion dans l'histoire. Dois-je recommander Dune 1 ? Oui, regardez-le calmement en étant attentif, et l'histoire se logera d'elle-même dans votre tête, même si certains moments peuvent vous sembler longs.
Dune" (2021), est une œuvre cinématographique à couper le souffle qui mérite sans conteste un 5/5. Adaptation fidèle du chef-d'œuvre de science-fiction de Frank Herbert, ce film offre une expérience visuelle et émotionnelle captivante qui transcende les attentes les plus élevées.
L'une des forces les plus évidentes de "Dune" réside dans sa direction artistique impeccable. Villeneuve et son équipe ont créé un univers visuellement époustouflant, chaque cadre étant une œuvre d'art en soi. Des paysages désertiques vastes et inhospitaliers aux intérieurs richement détaillés des palais, chaque élément contribue à immerger le spectateur dans l'univers complexe et fascinant de Dune.
"Dune" offre également une distribution exceptionnelle. Les performances de Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac et de nombreux autres membres du casting principal sont simplement remarquables. Chalamet incarne avec brio le rôle complexe de Paul Atreides, apportant une profondeur émotionnelle et une conviction impressionnante à son personnage.
Le récit lui-même est présenté avec une attention méticuleuse aux détails et à la nuance. Villeneuve parvient à condenser l'intrigue dense et complexe du roman original tout en préservant son essence et sa profondeur. Les thèmes philosophiques, politiques et écologiques abordés dans le film ajoutent une dimension supplémentaire à l'expérience cinématographique, invitant le public à réfléchir longuement après la fin du générique.
En outre, la bande sonore envoûtante de Hans Zimmer contribue de manière significative à l'ambiance envoûtante du film, ajoutant une couche supplémentaire d'émotion et d'intensité à chaque scène.
Je n'ai pas vu le temps passer : une immersion réussie. De même que l'image, bien qu'un poil vide. (Je ne parle pas du désert évidemment, mais du bâti. L'intérieur du palais "bunker" par exemple). Cela entame un peu le "réalisme". Le jeu d'acteur se présente sur le même mode froid, que seul le fanatisme "réchauffe", relativement.
D'une beauté indéniable, le film ne m'a cependant procuré que peu de frissons. La faute probablement à cette lenteur inutile durant tout le film et à la bande son redondante et agaçante. Ce sera probablement le moins bon des 3 !
Ce film est tout simplement exceptionnel, pas toujours respectueux des livres et élitiste mais cela reste un long métrage qui se tient. Autant sur le fond que la forme.
Une fois vu ce film j ai eu envie de trois choses:
- Revoir le film
- voir la suite
- et lire les livres.
C est un film très intelligent avec juste ce qu il faut d effets spéciaux pour obtenir un grand effet Mais surtout les personnages ont une grande profondeur sans qu ils aient justement besoin de surjouer. C est le genre de film qu il faut voir et revoir.
Blockbuster auteuriste, "Dune" se démarque des grosses machines hollywoodiennes, auxquelles il appartient tout de même, par sa démarche plus posée, plus lente, plus profonde. Le film est visuellement magnifique, la mise en scène, les décors, la lumières: irréprochables. "Dune" par D.Villeneuve pourrait être une nouvelle saga à la "Star Wars" sans son côté épique et mercantile. Dommage que ce premier opus reste une longue introduction à un deuxième opus qu'on espère plus bavard et plus palpitant. Cette histoire prend son temps et joue la carte de l'accessible au grand public, mais les 2h30 de mise en place nous laissent un peu sur notre faim, et frise l'ennui dans une contemplation hypnotique ébahie de la beauté du paysage.
Par ses qualités visuelles, Dune remplit la première des cases du grand opéra de science-fiction, mais il pêche un peu plus au niveau du scénario qui laisse le spectateur assez contemplatif de ces luttes de clan/race, sans se sentir vraiment concerné par leurs tenants et aboutissants (pour celui qui ne connait pas déjà le roman). Aussi si la lenteur de l'histoire est acceptable pour ceux qui apprécient ce style, l'acteur principal manque de charisme alors qu'il est sensé endosser le rôle d'un "élu", ce qui empêche toute empathie et toute émotion. Si l'objectif est de faire une (très longue) introduction à une saga, en plantant le décor et en présentant les divers personnages pour ensuite tout développer dans le deuxième épisode cela peut alors se comprendre. Mais, noté indépendamment, Dune 1 manque de corps malgré ses prouesses techniques.