Je ne peux ni oublier ni renier le plaisir que ce film m’a apporté en 1966, j’étais alors plus jeune que les deux héros et trop récent cinéphile pour en voir et subir les défauts. Revu 20 ans plus tard, je n’ai pas compris mon enthousiasme provoqué par sa sortie. Aujourd’hui avec l’âge et l’expérience, je relativise pour m’expliquer mes deux opinions contradictoires et rendre au film à la fois ses qualités qui sont réelles et ses défauts qui auraient pu facilement être corrigés. Ils l’ont été d’ailleurs dans le beau et méconnu western ‘’Un autre homme, une autre chance’’ du même auteur. ‘’Un homme et une femme’’ baigne dans la monde des années 60, le milieu de l’automobile et du cinéma, le romantisme, la cote normande de l’automne, la musique, les chansons et les états d’âmes de l’époque. Il se trouve que le tempérament artistique de Lelouch correspond parfaitement à cette période éphémère et que Lelouch est demeuré le long de sa carrière tel qu’il était, ce qui pour moi est un compliment . Anouk Aimée, artiste intemporelle permet à ce film de garder tout son charme et seules les maladresse de 1966 ressortent aujourd’hui. La mise en scène est bien en situation avec des gros plans et des monologues judicieux, le temps s’écoule selon le regard porté par les nouveaux spectateurs et selon leur passé affectif pour les anciens. Tout cela fait de ‘’Un homme et une femme’’ un beau film inclassable qui demeure un témoignage précieux et sincère du passé.
Le film vaut le détour rien que pour ses dernières 20 minutes, où on nous montre l’amour avec ses ambiguïtés, que rien n’est si simple ou idéalisé, en peu de temps tout est résumé, ce qui fait que le final est encore plus beau, j’ai été conquis. Après le reste est je trouve un peu trop dans une mécanique de montage et de contre-poids, comme deux existences (et deux rythmiques) qui s’entrechoquent, émotionnellement il y a un truc qui cloche, en fait j’ai surtout aimé la musicalité des souvenirs du personnage de Anouk Aimée, contrairement aux vrombissements de ceux de Trintignant. Mais je pense avoir tout de même compris la logique de Lelouch, ne serait-ce que par les choix picturaux vis à vis des concordances de temps et de la cristallisation de l’instant, il y a un parti pris esthétique et un vrai sens de la mise en scène pour éveiller le propos, ce qui est une bonne chose. Juste dommage que le film s’éparpille par fragments dans ce va-et-vient conceptuel de deux entités universelles, sauvé par les ritournelles et les jeux de regards, et là Anouk Aimée est rendue éblouissante. Bref un bon film, un tantinet confus mais au dénouement assez inoubliable.
Voilà une bien belle romance que nous raconte ici Claude Lelouch. Si sa réalisation et la musique de Francis Lai et de Pierre Barouh subliment de nombreuses scènes, d'autres s'avèrent totalement inutiles et longues (les passages de courses automobiles par exemple). Dans l'ensemble, "Un Homme et une femme" séduit par sa simplicité et son efficacité.
Palme d'or, Oscar du meilleur film étranger, on imagine forcément un excellent cru signé Lelouch ! Mais voilà qu'arrivé au terme de l'histoire d'"Un homme et une femme", ce léger sentiment de déception fera son apparition... (on s'attendait effectivement à découvrir une histoire marquante, voire inoubliable, surtout au vu de son palmarès). Un bon film certes, mais un incontournable peut-être pas. Cette romance au réalisme soigné fera tout de même son petit effet, surtout sous la mise en scène Originale de Claude Lelouch. Une approche du genre qui se démarque, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable pour autant !
Outre son célèbre thème musical, "Une homme et une femme" demeure une très belle histoire d'amour. Un peu difficile à appréhender au début, la faute à quelques longueurs, le film se laisse ensuite découvrir avec émerveillement. Lelouch filme langoureusement le magnifique et charismatique couple Jean-Louis Trintignant / Anouk Aimée, avec beaucoup de maîtrise et d'inventivité dans sa mise en scène. Un classique.
Après avoir vu Un Homme Et Une Femme, on se rend compte que Claude Lelouch est un génie qui parle de l'Amour comme personne... Avec Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimé dans des rôles magnifiques et dans un film méritant grandement sa palme d'or cannoise. Inoubliable et culte.
Habituellement, le cinéma de Claude Lelouch m'emmerde profondément et quand j'ai lu une interview où il se mettait dans le même panier que Guitry, Audiard et Kubrick une envie irrépressible de ricaner m'était venue. Mais je fais une très grande exception pour "Un Homme et une Femme". C'est peut-être les "ba da ba da da da da da da" du thème musical, ou le talent de Jean-Louis Trintignant, ou la beauté, la douceur et l'élégance d'Anouk Aimée, ou la belle photo (surtout quand elle est en couleurs!), ou la mise en scène énergique ou tout simplement l'histoire, ou incontestablement tout cela ensemble qui en font un film bourré de charme. C'est sûrement mon côté romantique mais j'ai beaucoup aimé ce film.
Au centre de cette magnifique histoire sentimentale où deux âmes déchirées vont se retrouver, il y a un couple sublime formé par Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée que Claude Lelouch filme avec beaucoup de maîtrise.
Un magnifique poème cinématographique de Claude Lelouch, un des plus beaux films de la nouvelle vague... "Un homme Et Une Femme" est un fresque romantique d'une émouvante légèreté et d'une beauté naturelle absolument éblouissante. Une histoire simple et vraie, pleine de vie et d'amour qui se ballade sur la pellicule avec une légèreté presque innocente. Un très beau film.
« Un homme et une femme » est un film que j’ai déjà vu 3 ou 4 fois … mais la version restaurée et remastérisée comme on dit de nos jours, que je viens de voir sur grand écran m’a littéralement scotchée. Gamin, je n’aimais pas trop Claude Lelouch à cause de sa caméra « tournquotante » et de ses dialogues souvent interrompus à des moments cruciaux … mais là j’ai perçu toute la sensibilité de ce cinéaste très humain justement dans les non-dits, dans des cadrages singuliers et les gros plans d’Anouk Aimée et de Jean-Louis Trintignant … alors que finalement les dialogues sont assez banaux. Il y a des toutes petites longueurs (scène sur l’anneau de vitesse de Montlhéry, chien sur la plage même si sa présence renvoie à une phrase d’Anouck Aimée sur Giacometti …) mais le film tient largement la route pour ces 50 ans passés avec une bande son très travaillée qui reste gravée dans nos têtes que ce soit la musique de Francis Lai ou la voix inoubliable de Gérard Sire. Ce film n’a pas vieilli et les « vieux » comme moi retrouveront même avec une certaine tendresse nostalgique, un temps dévolu : celui où on appelait l’opératrice téléphonique pour avoir Montmartre 15 40 ou faire envoyer un télégramme, où on réveillait le pompiste pour se faire service 5 000 Francs d’essence, où on pouvait admirer Paris (peu embouteillé) à partir des plateformes arrière des autobus … A revoir sur grand écran … comme tous les films à vrai dire !
Minoritaire et à contre-courant, ça ne me dérange pas. Il est tellement obligatoire d'adorer ce film iconique. Déjà cette attitude-là m'agace. En général, je n'aime aucun film de Lelouch, sans doute pour les mêmes raisons (et d'autres). Je l'ai vu, en toute objectivité, et encore une fois, désolée de le dire, je n'aime pas ses films. D'habitude, ça s'arrête là. Mais dans ce cas, c'est aussi à cause des deux interprètes principaux, que je n'apprécie pas dans aucun de leurs films respectivement. C'est assez mièvre, prévisible. Et le pire, c'est ce que les gens aiment, la musique et cette chanson qui me donne de l'urticaire.
Curieusement, Un Homme et une Femme ne me laisse que la vague impression d’avoir feuilleté un catalogue – certes très beau – consacré à la Nouvelle Vague ou à la course automobile. Lelouch porte un soin de chaque instant et livre des plans magnifiques, propose une colorimétrie superbe qui grave la rétine et emporte le spectateur dans un tourbillon d’images aptes à ravir les sens ; mais la sensibilité demeure intacte : cette histoire d’amour n’émeut guère, ne touche pas le cœur, semble courir après une puissance dramatique sans jamais l’atteindre. Lui c’est l’homme, forcément passionné d’automobile à tel point que le film pourrait s’appeler « Un homme et sa bagnole », elle c’est la femme, forcément tourmentée par sa relation passée puisque faible de nature ; ça c’est Un Homme et une Femme et c’est original, frais et esthétique, mais pas vraiment indispensable, disons-le. L'impression de tourner autour des personnages sur un chabadabada sans parvenir à leur essence.
Un vrai beau film romantique, Claude Lelouch manie à merveille le rythme des scènes, l'introspection des personnages et l'accompagnement musical. Le spectateur est embarqué.