A l'aventure
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GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2011
Un excellent film de Jean Claude Brisseau, son dernier a ce jour, et il permet de bien voir que décidément ce réalisateur n'a pas peur d'innover, de créer, et d'être audacieux... "A l'Aventure" est une sorte d’expérience fascinante, une aventure (ben tiens !) intime et saisissante au cœur de la vie sexuelle changeante de la personnage principale. Un film marquant montrant parfois des scènes tres osées et a l'esthétique fascinante.
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2009
C'est un croisement entre la veine mystique de Brisseau - Céline, L'ange noir - et sa veine recherche désespérée du plaisir sexuel féminin - ses derniers films. Brisseau filme ça avec une naïveté salvatrice, aucun second degré, et une croyance en le cinéma qui force l'admiration. Il y mêle une reflexion scientifique sur la création de notre monde et sa possible fin qui partout ailleurs paraîtrait cliché et digne d'un devoir de physique de seconde mais qui ici est bouleversante, notammant parce qu'il la met dans la bouche d'Etienne Chicot, formidable, et surtout car ce discours il le transforme en pensée cinématographique. Son film n'est jamais un film discurssif, c'est un film qui traîte le discours comme acte cinématographique. Peu de séquences dans le film, des blocs de temps forts, et un retour au cinéma de la Nouvelle Vague en le sens où il contient le cinéma Hollywoodien mais il en propose un au-delà, via la mise en scène, la photographie et le montage. Le film m'a beaucoup rappelé le cinéma de Rohmer et celui de Oliveira.
Les actrices y sont sublimes, à commencer par l'héroïne, Carole Brana, qui est une vraie révélation, sublime actrice, et d'une beauté sidérante, gaulogène d'or 2009 haut la main.
C'est un film d'une étrangeté telle, qui vire sur sa fin au mysticisme le plus total, qui fait qu'aujourd'hui plus rien ne ressemble à ce cinéma-là, qui est pour moi l'essence même de l'art cinématographique !
Bon, sinon, pour déconner, on peut dire qu'"à l'aventure" c'est Rohmer qui se pelote les nichons ou de Oliveira qui se pommade le kiwi
marcfieldfr
marcfieldfr

6 abonnés 146 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mars 2010
Encore un film sans interet. Filmé facon amateur avec des acteurs sans aucune présence, des dialogues affligeant. On ne comprend pas le but recherché, dans la mesure ou il y a vraiment un but ....
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2019
Un très bon film , d'une beauté à couper le souffle. C'est une tentative de mélange de genre rarissime dans le cinéma français, que l'on retrouve parfois dans le cinéma US indépendant ou même espagnol. Au départ il s'agit du parcours initiatique d'une Jeune fille , moderne , diplomée d'HEC, mignonne, qui a un gentil fiancé, mais qui n'est pas satisfaite de ce qu'elle vit. Elle n'a pas vraiment envie d'intégrer le monde moderne contemporain et le carcan de la bienséance : un gentil mari, des enfants , un bon boulot. Elle décide de tout envoyer ballader et aussi de vivre une sexualité plus épanouie , d'essayer de comprendre et de sublimer le concept de jouissance.Elle rencontrera tout au long de son parcours Etienne Chicot, remarquable performance en magnifique philosophe, ex. professeur de physique reconverti en taxi, qui la guide et l'éclaire de son mysticisme sur son chemin. Pour l'éveil à la sensualité elle rencontrera Arnaud Binard , (jeune acteur excellentissime), en psychanalyste, fin séducteur et surtout très bon amant. Le film réussit l'extraordinaire prouesse de nous familiariser avec la psychanalyse tout en restant compréhensible . Je crois que c'est la première fois dans le cinéma..La sexualité devient alors très présente. Comme d'habitude Brisseau excelle dans l'art cinématographique érotisant . Peut- être le meilleur de tous avec Bigas Luna le catalan..Les filles sont belles , elles font l'amour entre elles , à deux , à trois..Elles s'essayent au SM soft et Lyse Bellinck irradie de grâce. Elles recherchent l'orgasme le plus absolu. Et là le film bascule dans l'onirique . L'orgasme féminin s'assimilerait -il à l'extase mystique.??.Sous hypnose il va essayer des expériences ..Et la fin est magnifique, à la fois l'extase ,mais aussi l'aboutissement du parcours initiatique dans la sérénité..L'image est superbe tout en ton ocre et jaune chatoyant..Une vraie réussite .Par contre quel scandale de voir ce film si mal distribué et si mal promu..Courrez-y vite,
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 avril 2010
Avec l'âge Brisseau semble de plus en plus frustré pour s'enfoncer de plus en plus dans l'érotico-pseudo philosophique. Une femme se réinvente dans le sexe et cherche à comprendre ses envies en multipliant les diverses expériences sexuelles. Au final il s'agit d'une succession de scènes érotiques plus ou moins réussies et de scènes qui se veulent philosophiques mais on comprend très vite que ces dernières ne sont qu'un prétexte à Brisseau pour justifier un film qui est d'abord un exutoire à sa propre frustration. Très peu d'intérêt, aucune mise en scène, ce film est statitique, genre théâtre filmé aux dialogues ridicules et pas crédibles. A jeter à la poubelle sauf pour les Brisseau en impuissance.
ChrisTyler
ChrisTyler

111 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2009
Je connais encore assez mal Brisseau mais "A l'aventure" est un film passionnant car il s'inscrit dans une démarche, pas moins passionnante.
Après "Les anges exterminateurs", il poursuit donc sa quête du plaisir féminin. On y retrouve la même atmosphère, les mêmes thèmes qui se mélangent avec le sentiment que le réalisateur va cette fois-ci plus loin. Il aborde, comme peu de monde aujourd'hui dans le cinéma français, la question du mysticisme, au sens propre du terme. Une question qu'il confronte à la science en nous livrant de véritables cours de l'histoire de l'humanité. Dès lors, il est aussi question de la place de l'homme. Le film porte d'ailleurs en lui une forme de frustration (accentuée par son titre), de par son impossibilité à totalement se libérer (sexuellement mais pas seulement), enfermée que sont les personnages par leur corps, vu comme une prison. Et que les cadres très serrés mettent en avant. Il y a encore plein de choses à dire sur ce film : la place du verbe, très rohmérien, le côté très nouvelle vague, aussi. Enfin, pour ne rien gâcher, Brisseau y filme une beauté incroyable, du nom de Carole Brana.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2010
Après "Les anges exterminateurs", Jean-Claude Brisseau récidive dans sa recherche d'un cinéma érotique pseudo-intello avec "A l'aventure". On y retrouve les mêmes ingrédients à savoir des scènes pornographiques féminines, des bombes sexuelles ne sachant pas jouer la comédie en guise d'actrices, des passages philosophiques un peu prout-prout et enfin des moments fantastico-ridicules. Peut-on à la fois faire du 95 C et savoir jouer à peu près la comédie ? Jean-Claude Brisseau semble penser que non visiblement et c'est fort dommage. Cette médiocrité du jeu des acteurs accentue bien évidemment le comique du scénario. Jugez par vous-mêmes. La fille qui pète un câble et décide de plaquer son boulot et son homme pour tenter de nouvelles expériences, notamment se faire tringler par des inconnus. Why not. Là où on tombe dans le ridicule, c'est grâce à l'arrivée du fantastique, avec l'histoire bidon d'un monastère du XIVe siècle dans lequel une bonne sœur aurait atteint l'orgasme suprême. A mourir de rire. Seuls aspects positifs du film, la bande-son et les passages lors desquels le vieux parle de l'astronomie. En bref, on a affaire à un bon gros nanar érotique à la française.
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2012
L'Aventure, c'est tout d'abord un banc, que l'on quitte d'un pas décidé, laissant derrière soit son déjeuner, son travail. "Pas ce soir" pour ce que ça change! Le plaisir demeure inatteignable au coeur de l'ennui, le vide, peut être que j'ai fui, l'envie de lui, j'arrache ma camisole convenable et m'allonge sur les draps pourpres de son amour. qu'est ce que tu fais dans la vie? c'est quoi ton métier? tu divorces? on baise? l'Aventure, c'est la conquête du plaisir, à tout prix, la conquête de terres inconnues, incandescentes, petite fille obéissante, APPRENDS! la Liberté du corps et de l'esprit, free de toute souffrance est approchable PAR la souffrance, accouplée au plaisir. L'hypnose du corps éveille les sens..
Des étoiles au fond des yeux, elle est comme un enfant, sur le banc, pleine d'un désir galopant à des dizaines d'années lumières de sa propre carcasse. En fait, l'Aventure, c'est de ne pas prendre le train, de se toucher du bout des doigts, léger frisson d'extase qui se dissipe à la fin de la séance d'hypnose. L'Aventure se vit ici et maintenant, les marques de sa puissance sont visibles et invisibles, ancrées dans la chaire, parcourue de soubresauts, la patiente idéale s'anime et s'offre à tous dans un soupir". . .
Très habile, la scène où l'on voit Sandrine (Carole Brana, troublante d'un bout à l'autre de l'Aventure) s'évader de son propre voyage, pour échouer sur son banc alors que dans un ultime ballet, la caméra mystique s'attarde dans la chambre, la chambre où... L'Aventure, c'est dompter le vide et se donner corps et âme à l'Harmonie dévastatrice des forces de l'Univers.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 août 2020
Avec À l'Aventure, Jean-Claude Brisseau tente d'explorer les différentes facettes du désir, tout en criant son amour pour la liberté. Un peu trop maladroit pour convaincre.
defleppard

483 abonnés 3 673 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 avril 2010
L'exploration de l'âme humaine traité de façon ennuyeuse.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 août 2012
Jean Claude Brisseau explore de nouveau les mécanismes du désir féminun et pour la dernière fois, selon lui. Après Choses secrètes et Les anges exterminateurs qui flirtaient plus vers le thriller Hitchcockien, A l'aventure reste dans les limites de l'abstraction en y ingérant une dimension mystique déjà vue dans Céline d'une part et philosopho-cosmique, les deux en alternance. Pour Brisseau, les hommes se détourneraient de la recherche pure du plaisir (voir le psychiatre et le chauffeur de taxi philosophique) dans le sens qu'ils cherchent ici à le décrypter alors que les femmes le recherchent à de simples objectifs de jouissance physique. Si ce scénario avait été porté par un cinéaste moins doué formellement, le film aurait à peine été regardable. Les anges exterminateurs était un chef d'oeuvre, ce film n'est pas à la hauteur ; il laisse un sentiment mitigé. Brisseau semble paraphraser, telles ces scènes saphiques entre ces filles interchangeables. Le contenu sur les rapports entre philosophie et cosmologie sont bien dits mais déjà vu, le tout faisant un peu catalogue d'idées. Il ose un peu trop rapprocher la jouissance mystique et physique via la psychanalyse (belle somatisation lors de la scène de la pièce de monnaie). Si le fond est souvent ennuyeux et répétitif, la forme cinématographique est comme toujours chez Brisseau très brillante (la photo, la musique, le sens du cadre ...) Du côté de l'interprétation, seul Etienne Chicot s'en tire très bien à travers un personnage ambigü et contradictoire. D'ailleurs, la dernière scène entre le taximan et la jeune fille à la recherche de la découverte de la vie est sublime. Un film décevant mais parfois brillant. On souhaite retrouver Brisseau dans d'autres sujets.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2011
Brisseau traite de sujets essentiels et largement tabou dans le cinéma « respectable » (le plaisir féminin, le sexe et la mystique…), mais malgré toutes ses audaces et son sens de la belle image, il les traite en ayant bien du mal à s’élever au dessus de la banalité et du bavardage. Bien dommage…
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2011
Quand il rèalise "A l'aventure" en 2008, cela fait dèjà depuis plusieurs films que Jean-Claude Brisseau cherche à mettre en scène le dèsir et le plaisir sexuel sous l'angle de la quête initiatique. "A l'aventure" suit le personnage de Sandrine, jeune femme engluèe dans le train-train d'une existence prèvisible, lassèe d'un compagnon (le regrettè Jocelyn Quivrin) au destin tout tracè, qui nous rèserve une rencontre dans un cafè et va tenter de dècouvrir une libertè par le sexe! Faut-il un jour s'arrêter dans une telle quête ? Le film de Brisseau ne trouve pas de rèponses, ce n'est pas son propos! Mais elle nous propose une alternative qui fait basculer son rècit dans une autre dimension proche du fantastique! Le plaisir que recherche Sandrine est justement physique, il devient mètaphysique, quasiment spirituel! Brisseau (qui n'est pas Sade) apporte sa touche personnelle en faisant de son mètrage une fable troublante et bavarde! il est dommage que certaines scènes de sexe soient à la limite du ridicule notamment les scènes de masturbations! A noter la prèsence d'un certain Arnaud Binard qui fit les beaux jours de "Sous le soleil" dans les annèes 90 et la participation amicale d'Etienne Chicot...
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2009
A l'Aventure est un moment de cinéma étrange, comme aux frontières de l'abstraction totale... Totalement inégale, tour à tour grotesque et envoûtante, cette oeuvre évoque l'univers d'un Bonello, d'un Rohmer ou encore d'un José Bénazéraf. Le film de Jean-Claude Brisseau fait beaucoup penser à du théâtre filmé : les personnages sont, la plupart du temps, littéralement plantés dans des décors d'une redoutable platitude. On sent bien un souci de précision de la part du cinéaste dans l'écriture des dialogues : une prose d'un style commun - certes - mais dont l'auteur sait tirer une certaine forme d'intérêt pour son spectateur. Les séquences d'hypnose véhiculent un sentiment surprenant : entre l'envie de s'endormir et celle de boire les mots de Brisseau, on y nage en permanence dans le trouble voire l'incongruité. A l'Aventure est donc un film imparfait, mais qui a les qualités de ses défauts ( le fait que la mise en scène y soit souvent trop visible témoigne de la lucidité du réalisateur ). Une vision différente du cinéma, d'une certaine façon...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 février 2011
Un film érotico-intello difficile à "pénétrer". D'autant plus que la mise en scène et le montage frôle l'amateurisme !
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