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Fabrice G
138 abonnés
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2,5
Publiée le 18 juillet 2008
Encore un film que j'aurai voulu aimer mais dans lequel je n'ai jamais vraiment réussi à entrer, malgré la présence lumineuse de Ronit Elkabetz devant et derrière la caméra. Pourtant ce film recèle de nombreuses qualités. Dès le début, les réalisateurs font preuve d'une grande maîtrise de la mise en scène avec cette famille montrée en plan fixe, dans un cimetière, pleurant l'un de ses membre tout juste disparu. L'action se poursuit dans la maison familiale, où, selon la tradition, la famille doit rester enfermée pendant 7 jours pour prier et pleurer ensemble dans le respect du défunt. Le film navigue subtilement entre tragédie et comédie, dénonçant des rites religieux excessifs et d'un autre temps. Et puis rapidement, les rivalités et les rancunes se réveillent et finissent par lézarder l'image de cette famille qui semblait souder. Les acteurs sont tous très bons, Ronit Elkabetz nous rappelle encore une fois, après "La visite de la fanfare" qu'elle est incroyablement charismatique et magnifique. Mais malgré ses nombreuses qualités, j'avoue avoir rapidement lâché prise. D'abord parce que les personnages sont (trop) nombreux et que j'ai mis du temps à comprendre qui était qui, et puis je me suis senti perdu, n'arrivant pas à identifier les intrigues diverses et à me sentir concerné par ce qui se passait à l'écran, un peu comme devant "Un conte de Noël" où j'avais déjà ressenti ce sentiment. Bref, un film très (trop) bien écrit, bien joué et bien mis en scène mais auquel il manque un petit quelque chose pour toucher véritablement le spectateur, trop souvent mis sur le touche.
Si la verve antisémite ne ressassait pas assez souvent, avec la même obscure obstination, que les juifs n'ont d'yeux que pour l'argent, Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz en apporte malheureusement la preuve dans leur film "Shiva" (Israël, 2008). Situé au cours de la première guerre du Golfe, le deuil du film auquel se prêtent ensemble les membres d'une famille juive israélienne offre l'occasion à chacun d'ouvrir son coeur et sa pensée. Les sept jours de cohabitation qui accompagnent le décès d'un proche prend des allures de règlement de compte. Ouvert sur une scène d'hystérie dramatique, où tout un groupe larmoie sur la tombe du défunt, les Elkabetz ne cesseront de conserver, expressivement ou en latence, la folle frénésie des sentiments. L'astuce de la narration, et qui permet au film de garder l'attention du spectateur, est de ne révéler qu'au fur et à mesure qu'avance l'intrigue les motivations qui régissent les rancoeurs. Soeur abandonnée, frère en déficit financier, couple en crise sont les lots qui fissurent l'union prétendue de cette famille. Ces déchirements trouvent leurs raisons bien souvent dans l'argent. Les règlements des coeurs deviennent des règlements de porte-monnaie. La sobre mise en scène, prônant une fixité de la caméra, subordonne le langage de la mise en scène aux interrelations houleuses que nouent les protagonistes entre eux. Le film effectue un balisage des émotions. A la crise émotionnelle qui secoue la famille en introduction se distingue les visages insipides qu'affichent en fin ceux-là même qui pleuraient tout leurs corps au début. De cette intéressante asphyxie des affects, les Elkabetz ne réussissent, à cause d'une incapacité à rendre compte de la pléthore humaine sensée vivre ensemble le deuil, qu'à exprimer de petits conflits dont l'anecdotique concerne parfois peu le spectateur. Une Israël contemporaine dont la foi se dissout dans l'appât du gain, voilà un cliché qui contredit tout ce que les films israéliens nous illustraient.
Film "règlements de comptes" pour le moins intéressant mais qui a ses limites, les personnages féminins sont plus aboutis et leurs dialogues percutants m'ont touchés davantages que ceux des rôles masculins moins fouillés. Mais deux heures m'ont parfois semblées longues.
Après avoir assisté pendant une heure à une débauche de criailleries, de larmes, de lamentations en tous genres, exécutés par des as du drama, j'ai jeté l'éponge. certainement beaucoup trop loin de ma propre culture pour assimiler celle-ci ! Entre pathos et mélodrame, ça ne décolle pas du tout. Une heure, c'est déjà trop.
J'ai vu un film... qui présente des aspects parfois peu connus de la religion juive, à savoir le deuil... Au-delà de l'aspect religieux, qui ne me semble pas trop développé, on est au sein d'une famille très proche de sa tradition, mais dans laquelle on se déchire pour des questions d'argent, de respect, de déception, de frustation... Les partis pris créatifs sont intéressants : caméra fixe, peu de couleurs, parfois une surexposition, et des comédiens en liberté. Il faut admettre qu'iil m'a fallu un certain temps avant de "fixer" tous les personnages, mais une fois les relations entre eux identifiées, cela devient un vrai plaisir de les suivre... Ronit Elkabets est une très bonne comédienne. malgré ses qualités, ce film présente qq lenteurs qui pénalisent l'avancement du récit... Le côté émotion (pleurs et rires) n'est pas particulièrement bien forts... Je pense qu'on aurait pu y mettre parfois plus d'intensité... dans les situations, en plus de ce qui existait dans les rapports humains.
Ce deuil après le décès d'un membre d'une famille israëlienne se transforme vite en un huit-clos où la tension monte au fil d'un scénario qui nous dévoile secrets et manigances. Tout cela pour l'argent ! Et oui, belle satire sociale, pas éloignée du tout de la réalité. Dommage que le film manque de rythme, on finit par s'ennuyer quelque peu...
Une famille enterre un des siens et, respectant la tradition, s'enferme durant 7 jours pour commémorer le défunt. Ce huis-clos va être l'occasion d'un règlement de compte sans pareil dans cette nombreuse fratrie... ce qui est d'ailleurs un peu compliqué à suivre pour le spectateur, à chaque plan, un nouveau personnage qu'il faut situer dans la famille. Passé ce fouillis des personnages et aussi des querelles intestines, nous avons une première scène qui donne le ton entre tragique et burlesque, une mise en scène sensible et intelligente, des acteurs exceptionnels (les femmes sont magnifiques), des dialogues rudes et justes. Un vrai bonheur de cinéma... ce qui n'est pas si fréquent par les temps qui courent. A voir absolument.
Ronit Elkabetz nous prouve avec ce film qu'elle est aussi douée en tant que réalisatrice qu'actrice. Cette version hébraïque de FESTEN nous présente comment les rancœurs, les ambitions et les rumeurs vont s'opposer à la tradition en cas de deuil. Le tout dans une mise en scène et une photographie géniale et ingénieusement pris entre parenthèses entre les scènes d'ouverture et de fermeture, qui sont les deux seuls plans où on peut voir l'ensemble de la famille. Le seul petit défaut c'est que le début peut sembler long et confus, la narration s’y emplois difficilement à nous présenter chacun des personnages.
Après ‘’Prendre femme’’, 7 jours trouve encore un ton très juste pour nous parler de la famille. Ici les circonstances sont bien particulières puisqu’il s’agit d’une sorte de OK Coral à la suite de la mort d’un proche et des histoires d’héritages (matériel et sentimental) qu’il engendre. Le huis clos fonctionne bien mais au final le film est moins intéressant que le précédent car l’histoire, si elle sonne juste, manque d’ampleur dramatique. Que demande le peuple ? ‘’Une dernière chose ?’’ Ah, oui. J’ai détesté la lumière de ce film. Tellement froide que l’on dirait que ça a été tourné en vidéo.
Le premier plan, fixe, peuplé de silhouettes noires face caméra, donne le ton. Les 7 jours est une tragi-comédie théâtralisée. C'est autant ce qui fait sa force que ce qui marque ses faiblesses. Le cadre est précis, les plans le plus souvent fixes, longs, enfermant les personnages comme ils le sont dans la maison du mort dont ils doivent honorer la mémoire. On met du temps à comprendre qui est qui, à suivre les histoires de famille racontées ici et là, à la table de la cuisine, entre deux portes, près d'une fenêtre. Pendant sept jours, tous doivent s'accomoder du rituel, des interdits, des uns et des autres. Bien vite, les rivalités, les histoires de famille et de couples prennent le dessus. On mesure combien les rituels religieux sont ridicules et stériles, combien ils s'opposent à toute réaction humaine. Associée à son frère Shlomi derrière la caméra, et à autres comédiens devant, Ronit Elkabetz, si lumineuse dans La visite de la fanfare, est ici une femme à la fois retenue et révoltée, malheureuse. La mise en scène est brillante, l'interprétation d'un très bon niveau, mais on se perd un peu en route tant les discussions et les réglements de compte nous passent au-dessus. Pour faire sienne une histoire de famille lorsqu'on en est spectateur, il faut pouvoir l'embrasser toute entière, la ressentir, avoir le sentiment d'en être. Alors que la famille de La graine et le mulet semblait être la nôtre, celle des 7 jours, tout comme celle d'Un conte de Noël, nous reste quasiment étrangère. Un peu comme si nous la frôlions sans jamais l'approcher réellement. Déception donc pour ce film intelligent et maîtrisé, auquel il manque cependant le petit plus qui le rendrait universel.
Intéressant de se plonger dans cette culture juive marocaine,on comprend un peu mieux comment fonctionnent ces différentes communautés.magnifique Ronit Elkabetz.
Parce que l’on a du respect pour sa réalisatrice/actrice , on aurait aimé aimer « Shiva ». Hélas, hélas, hélas. Ce huit clos familial tourne en rond ; jamais l'intrigue ne parvient à se déployer. Entre l’introduction et le dénouement, qui pourraient tout aussi bien se suivre, pas de progression dramatique, pas d’action, mais des allées et venues, des chassés croisés, des bavardages insipides saupoudrés de psychanalyse rapide. A étudier pendant la projection les réactions du public qui s’ennuie. Cette opération désennuie un petit peu.
Epoustouflant. Le jeu de tous les acteurs est sublime. Pour l'instant, j'ai beaucoup aimé les films avec Ronit Elkabetz, mariage tardif, prendre femme, la visite de la fanfare... aux sujets variés et dans lequel elle montre si bien le poids des traditions. Drôle et à la fois grave, ce film joue sur toutes les émotions : la scène de la maman qui laisse couler ses larmes est pleine d'émotion.