Pi
Note moyenne
3,3
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285 critiques spectateurs

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BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2025
J'ai toujours trouvé Daren Aronofsky assez prétentieux, et je sais maintenant que ça remonte à son premier film, Pi, qui se prend un peu vite pour un prix Nobel de mathématiques. Mais il faut saluer ce premier effort visiblement fauché, entretenant quelques ressemblances avec Tetsuo.
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2024
Très intrigué par le travail d'Aronofsky et les thèmes qu'il aborde. Encore une fois une histoire de paranoïa mais cette fois ci filmé de manière très brut en noir et blanc. La tension est palpable et l'angoisse viscérale du protagoniste sont parfaitement retranscriste. Malheureusement assez rapidement je ne suis plus du tout emporté par l'histoire qui devient confuse et le rythme bancal. Assez mitigé même si je trouve le geste intéressant par rapport au tout petit budget du film.
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2011
Oeuvre aussi culte qu'expérimentale de l'excellent Darren Aronofsky futur réal de "Requiem for a dream" et "The wrestler"... Malgré un noir et blanc trop crasseux Aronofsky impose une atmosphère particulièrement aseptisée et glauque. L'acteur principal offre une interprétation énorme et schizo qui nousplonge dans une démence très réaliste qui fait son effet. Cependant on peut mettre en garde contre un rythme extrêmement lent et un scénario particuièrement difficile (math religion). Un film extrême donc qui n'est sans doute pas ouvert au grand public.
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
Dans ce premier long-métrage de Daren Aronofsky, on retrouve un thème qui sera cher à son œuvre : la recherche par l'individu de ses propres limites, et ce jusqu'à l'autodestruction. Ici, nous suivons un mathématicien taciturne, souffrant d'anxiété sociale et de violentes migraines récurrentes, qui tente d'extrapoler un schéma logique régissant les marchés financiers. Avec les hallucinations du protagoniste, la BO dérangeante de Clint Mansell, et le noir et blanc hyper contrasté, "Pi" propose une ambiance anxiogène réussie, très bien portée par Sean Gullette. Et si les tics de réalisation d'Aronofsky en énerveront certains, ils donnent une touche très personnelle à l'ensemble, et sont souvent appropriés. Enfin, le film amène pas mal de questions. Au delà de l'idée de concepts mathématiques pour expliquer le monde, le scénario mélange habilement science et religion, et propose des parallèles intéressants. Une curiosité à découvrir.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2022
Max mathématicien souffrant de migraines insupportables cherche à percer les mystères du nombre Pi et voit dans les mathématiques des lois qui dirigent tout ce qui l’entoure. Le premier film de Darren Aronofsky pose déjà un thème central de sa filmographie à savoir des personnages en perdition qui vont à fond dans leur démarche respective jusqu’à l’auto destruction. Avec comme sujet central les mathématiques et ce chiffre sans fin le film aurait rapidement put être rébarbatif mais ce n’est pas le cas. Et pourtant est ce que le cinéma était le meilleur média pour décrire cette dérive mentale? Si on dit souvent d’un livre qu’il ferait un bon film, la j’ai eu l’impression d’être devant un film qui ferait un excellent bouquin. N’ayant pas encore les moyens dont il bénéficiera par la suite Pi est un film esthétiquement pauvre, prenant car d’une grande originalité; ce qui sera toujours le cas chez Aronofsky qui fera tout de même bien mieux par la suite.
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2020
3,14 quelque chose... Le nombre Pi a fait trembler quelques mathématiciens (jusqu'à nous-même en devoir surveillé à l'école, ignobles souvenirs que ce maudit pi), et le film rend un bien bel hommage au casse-tête que représente cette suite infinie de chiffres. Ici, nous avons affaires à un jeune homme qui souhaite prouver que les cours de la Bourse suivent un schéma prévisible grâce au nombre pi (assez difficile à concevoir, ce qui rend sa lubie très intéressante), mais il se voit vite en confrontation avec d'autres passionnés qui veulent prouver de leur côté que ce nombre est la clé pour atteindre Dieu (un groupe de Juifs pensent que pi est spoiler: la clé de décryptage du nom mystérieux de leur Dieu,
qui leur permettra d'atteindre le Salut), et enfin sa théorie finie par attirer des gens malhonnêtes qui veulent la clé pour pouvoir remplir leurs poches avec les cours de la Bourse... Ajoutez à cela des scènes psychédéliques qui viennent des migraines infernales de ce pauvre gars ("ma mère m'a toujours dit de ne pas fixer le Soleil avec les yeux, alors, quand j'avais six ans, je l'ai fait. Depuis, j'ai mal à la tête.") et des médicaments hallucinatoires qu'il prend pour calmer sa douleur. Sous tous rapports, Pi n'est pas un film facile à aborder, ni par son thème auquel on a énormément de mal à croire (cela nous semble plutôt des délires de piliers de bar que des théories sérieuses), ni par son montage qui nous donne (nous aussi) mal à la tête, ni par son visuel noir et blanc souvent saturé pour donner un effet irréel. On râle aussi pour les insectes écrasés sciemment en gros plans, ce qui ne fait jamais plaisir à ceux qui ont un peu de respect pour les vies animales. Au final, on ressort de Pi assez dégoûtés de la dernière scène (prévisible) qui est dérangeante (on voulait nettement une autre fin pour ce pauvre souffreteux), déstabilisés par l'intrigue à laquelle on a du mal à donner du crédit, mais surpris par l'audace des scènes psychédéliques et l'interprétation qui les accompagne.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2022
Pour son premier film, Aronofsky signe un thriller paranoïaque assez dingue, à l’ambiance oppressante et à la mise en scène brillante. 4,25
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 643 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2021
C'est un exercice de style en noir et blanc, passionnant dans sa recherche mathéphysique, un peu abscons parfois.
Dawasta
Dawasta

78 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2012
Un film très intriguant et pas toujours évident à suivre, il faut s’accrocher! Darren Aronofsky nous montre déjà son obsession pour la folie, la solitude et la descente aux enfers... des thèmes récurrents dans sa filmographie. Les anecdotes sur le rapport entre les nombres et l'univers sont intéressants. (Pas mal)
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
Qui est le film ?
Pi, premier long-métrage de Darren Aronofsky, sort en 1998 et affiche immédiatement les grandes lignes du cinéma d’Aronofsky. Tourné en noir et blanc granuleux, avec un budget dérisoire, il raconte l’histoire de Max Cohen, mathématicien solitaire obsédé par la recherche d’un nombre ultime, censé révéler l’ordre secret derrière le chaos du monde.

Derrière son apparente austérité, le film propose un récit de claustration, un thriller mental où la quête de vérité se transforme en descente vers la folie. Dès ce premier geste, Aronofsky installe un cinéma tendu entre ascèse et démesure, où l’intériorité d’un personnage se confond avec la texture même de l’image.

Que cherche-t-il à dire ?
En surface, Pi s’intéresse à la beauté abstraite des nombres et à la tentation de découvrir une formule universelle. Mais au-delà, il scrute l’obsession moderne d’ordonner le réel, de réduire le chaos à une équation. Ce désir, qu’il soit mathématique, religieux ou économique, a un prix : la dissolution du sujet. Le film ne raconte pas seulement la chute d’un savant : il met en scène une époque hantée par ses propres systèmes de contrôle et fascinée par les promesses d’une vérité totale.

Par quels moyens ?
L’appartement de Max, encombré de câbles, d’écrans et de machines bricolées, fonctionne comme une projection matérielle de son esprit. L’étroitesse des lieux accentue la claustration, faisant du décor un prolongement organique de la pensée. Aronofsky enferme le spectateur dans cet espace mental, au point de rendre oppressante la moindre séquence.

Le noir et blanc granuleux, les surimpressions, les accélérés, les fondus brutaux traduisent l’emballement de la pensée. La caméra colle au corps, tremble avec lui, impose une sensation physique de crispation. Le spectateur ne regarde pas seulement une obsession, il l’éprouve.

La suite numérique recherchée n’est jamais un objet strictement mathématique. Pour les traders, elle est une arme de spéculation ; pour les cabalistes, le nom secret de Dieu ; pour Max, le miroir de son esprit. Ainsi, les nombres apparaissent comme des fictions saturées de croyances et de pulsions, et non comme des abstractions neutres. Le film brouille délibérément la frontière entre rationalité et mythologie.

Chaque figure qui approche Max (financier, religieux, disciple) projette sur lui son propre fantasme de maîtrise. Le personnage devient une sorte d’oracle, un médium malgré lui. L’équation est moins une vérité qu’un écran où chacun inscrit son désir. Le film montre ainsi que toute quête de savoir est contaminée par un imaginaire.

La scène finale, où Max choisit de s’arracher sa propre pensée, condense l’ambivalence du film. C’est une victoire contre l’obsession, un retour à une forme de paix, mais aussi un renoncement à la transcendance.

Où me situer ?
J’admire dans Pi sa radicalité formelle, cette manière de faire du cinéma un laboratoire sensoriel de la psyché. Le film ne se contente pas de raconter une obsession, il la traduit en images et en sons. Ce que je trouve plus problématique, c’est la tentation parfois démonstrative : certains effets paraissent appuyés, comme si Aronofsky cherchait à prouver sa maîtrise de la grammaire du chaos. Mais je préfère retenir la cohérence d’ensemble : dès ce premier geste, son cinéma affirme une conviction que je partage, toute quête de vérité absolue est vouée à se retourner contre elle-même.

Quelle lecture en tirer ?
Pi donne corps à une idée simple : le monde est trop vaste pour être réduit à une formule, et le désir d’une clé universelle est une forme d’hybris qui consume celui qui la poursuit. Vingt-cinq ans après sa sortie, le film garde une force singulière : il nous rappelle que le chaos extérieur n’est jamais qu’un reflet du chaos intérieur, et que toute tentative de le maîtriser risque d’effacer ce qu’il y a de plus vivant en nous.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2025
Premier long métrage intéressant d'Arenofski, quasi-expérimental, mais il faut le dire, assez peu plaisant à regarder.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2010
Premier film de Darren Aronofsky, ce DVD trainait sur "ma pile à voir" depuis pas mal de temps déjà. Le moins que l'on puisse dire est que ce film sort de l'ordinaire. Un véritable petit ovni. Moi qui n'aime pas les maths ni la religion c'était pas gagner. Mais contre toute attente, dès les premières minutes on est pris par l'ambiance et littéralement fasciné par ce qui se passe sur l'écran. Cela m'a fait penser notamment un peu à David Lynch, surtout dans le fait de ne pas vraiment comprendre le film mais d'y adhérer totalement quand même. Une expérience visuelle et sensorielle spéciale et rare...
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2012
Darren Aronofsky est parti si loin dans son délire psychédélique qu’il ne pouvait que diviser son public entre les spectateurs écœurés par un montage chaotique sans rien avoir compris à cette histoire de mathématiques sans queue ni tête et ceux qui furent fascinés par une splendide photographie lumineuse accompagnant une énigme métaphysique tout aussi transcendante. On y trouve surtout la preuve que le réalisateur, qui maitrisait déjà parfaitement tous les effets de mise en scène déjantés qui feront le succès de "Requiem for a dream", a réussi à reproduire un univers visuel si effrayant qu’il rappelle presque celui de "Tetsuo" pour faire un parallèle stupéfiant entre le mysticisme et l’ultracapitalisme, ces deux notions qui faisaient si peur en cette fin de siècle.
Shawn777

814 abonnés 3 965 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2020
Ce premier long-métrage de Darren Aronofsky, sorti en 1998, n'est pas mal mais sans plus. J'avoue que c'est un film qui m'a longtemps intrigué mais je ne savais pour autant pas vraiment à quoi m'attendre puisque je n'avais vu aucun trailer ni même aucune image du film avant de m'y lancer. Quelle ne fut donc pas ma surprise tout d'abord en découvrant un film dans un noir et blanc plutôt dégueulasse. Mais enfin, je me suis dit bon pourquoi pas, nous sommes après tout dans l'univers étrange et surtout dérangé de Darren Aronofsky et la photographie, si moche soit-elle, correspond très bien à l'ambiance et apporte justement beaucoup à cette dernière. Car oui, c'est l'histoire d'un jeune homme vivant seul avec ses (grosses) migraines qui se met en tête (sans mauvais jeux de mots) de trouver une suite logique de 216 chiffres (dans la bourse, dans la Torah, dans le nombre pi) qui régit en quelque sorte l'univers. Pour cela, il se fait aider de juifs, de son ancien maître de thèse à l'université et puis d'une firme de Wall Street. Chacun y cherche son compte mais surtout, le film est évidemment lié à la religion et à l'argent, deux thèmes qui mènent principalement le monde moderne. Bon voilà, si clairement on accroche pas ne serait-ce qu'une seule seconde, alors nous sommes complètement éjecté de l'intrigue car les théories mathématiques sont déjà quelques fois difficiles à comprendre mais de plus, le film navigue entre la réalité et les délires du personnages principal. D'ailleurs, le style du réalisateur est déjà, dès son premier long-métrage, très marqué en termes de réalisation et de style d'écriture, nous pouvons d'ailleurs voir ce film comme étant une sorte de "brouillon" (même si le mot est fort tout de même) de son futur chef-d’œuvre "Requiem for a dream" dont nous retrouvons beaucoup de similitudes. Nous y retrouvons par exemple les thèmes de la drogue, de la folie, de l'auto-destruction et au niveau de la mise en scène, nous retrouvons par exemple ce montage rapide et saccadé qui plonge souvent le spectateur dans la détresse et l'aliénation des personnages. Personnellement, on ne peut pas dire que je n'ai pas accroché mais on ne peut pas dire non plus que j'ai pleinement accroché, je dois avouer que je l'ai vu dans un état de fatigue plutôt avancé, ce qui n'a pas aidé à ma compréhension de l'histoire. Il faut ici rester continuellement concentré, ce qui n'est pas évident car il est assez difficile de se projeter autant dans un univers aussi malsain. Malgré tout, le fond de l'histoire reste passionnante et puis surtout l'intrigue est très originale, même si la morale laisse un peu à désirer et manque d'imagination. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons surtout Sean Gullette (également coscénariste du film) qui joue très bien et est très convaincant. "Pi" est donc un film plus dérangeant qu'autre chose mais qui reste très intéressant, surtout si on est curieux de voir les bases du réalisateur.
Ti Nou

627 abonnés 3 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2011
Dès son premier long métrage, Darren Aronofsky impose une patte artistique très forte : on y retrouve en effet la mise en scène et le montage frénétiques de "Requiem for a dream". Cependant, "Pi", étant plus abscons, relève plus de l'exercice de style.
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