Un rôle qui sied à merveille au tempérament de François Cluzet avec une réalisation à la hauteur de ce fait divers inspiré d'une histoire réelle . Un film à voir sans hésiter.
Un film à l'intrigue captivante mais qui perd en intensité au fur et à mesure de passages filiformes. Néanmoins, Cluzet, fidèle dans son rôle, rend ce film sympathique.
Excellent film psychologique, porté par un Cluzet au sommet de sa forme. La progression dramatique est parfaite, et les seconds rôles excellents, le tout sur fond de misère sociale chez les ch'tis, mais sans pathos excessif. Une grande réussite !!!!
Dommage que ce polar ou aucun protagoniste n'est ce qu'il semble être échoue son achèvement à suivre l'autoroute de la non polémique, car l'intrigue fleurant cette dégueulasserie de bons sentiments très tendance au ton socio-culturel aurait pu réussir à la base.
Ce film est basé sur un fait-divers. Paul est un petit escroc à qui la vie donne une chance nouvelle et soudaine. Alors qu’il usurpe l’identité d’un entrepreneur du génie civil, il cède à l’engouement général d’une petite commune et entreprend, de fil en aiguille, le chantier de construction d’une autoroute.
L’alternance de lumières pâles lors des scènes de dialogues et d’errances du personnage principal, et de lumières vives lors de la progression du chantier, produit une intensité dramatique forte. Le choix des plans larges en caméra fixe, de la quasi-absence de mouvements de caméra alliée à une sobriété dans la mise en scène, fait preuve d’une maîtrise de l’art(isanat) cinématographique du metteur en scène et scénariste. L’ensemble provoque chez le spectateur un hypnotisme jouissif, un embarquement certain dans l’histoire sans en avoir conscience. Le rythme progressif ne connaît pas de temps mort, le dosage d’émotions dans les dialogues est maîtrisé, la retenue apparente dans les sentiments des personnages provoquent une empathie certaine chez le spectateur, sans jamais tomber dans le tire larme. L’intensité dramatique est ponctuée d’humour dans les dialogues libérant pour un temps le spectateur de la tension progressive.
Un très bon film, doté d'un scénario passionnant qui a en plus l'avantage d'être tiré d'une histoire vraie. Bien que le sujet ne paraisse pas passionnant au premier abord, la mise en scène nous accroche rapidement et les rôles sont flous (qui est gentil, qui est vraiment méchant). François Cluzet rentre très bien dans son personnage et le suspens monte progressivement. L'un des nombreux point fort du film est la richesse des de tous les personnages, du maire au chef de chantier, chacun a son rôle et sa personnalité.
Incroyable film! Je pensais voir un film sans grande envergure, j'y suis allé surtout pour Cluzet et Devos que j'adore... et j'ai été totalement bluffé! J'ai été vraiement touché par cette histoire, je sais pas à quelle point elle a été romancée mais j'ai eu de la sympathie pour cet escroc, pour son acharnement à construire cette route sans savoir où elle mène! vraiement bravo!
Rien dans la carrière naissante de X. Giannoli ne laisser présager ce véritable choc cinématographique. Il s'est emparé de cet étonnant fait divers pour un faire une odyssée intime, pleine de bruit et de fureur, d'une incroyable densité humaine et cinématographique, le tout doublé d'une troublante réflexion sur l'identité. Car on assiste bien à la naissance d'un homme, ou plutôt à sa réintégration dans le monde... Mais rien de démonstratif ici : le personnage garde son mystère jusqu'à la fin ; il va certes s'ouvrir aux autres durant le film mais Xiannoli ne sombre jamais dans le psychologisme et les mouvements intérieurs de notre héros ont l'ambiguïté du romanesque (on pense aux personnages de Dostoievski qui oscille à la lisière du monde, mais surtout à Gonbrowicz et ses héros "flous à l'intérieur"). Car là où le portrait de cet imposteur qui devient héros d'une petite communauté malgré lui atteint l'universel, c'est qu'il garde son opacité (que savons-nous vraiment de nous-mêmes ?) et se définit avant tout à travers le regard des autres (ils nous envoient une image, certes souvent fausse, mais qui a le mérite d'être "nette"). La force du film est de prendre en charge ce propos philosophique a bras le corps, à travers des outils purement cinématographique : jouer sur le mystère abyssal du visage d'un acteur, sur le hors-champ psychologique, et surtout sur le rapport aux sensations - lumière, cadre, mouvement de caméra. Et là, force de reconnaître que Xiannoli se hisse au niveau des plus grands : la force de sa mise en scène, à la fois très physique mais aussi élégiaque parvient à conjuguer la nervosité d'un Scorcese et l'ampleur d'un Coppola. Rarement dans le cinéma français aura ainsi soufflé une telle puissance cinématographique... Il y aurait encore beaucoup à dire sur les acteurs (tous excellents), la musique (d'une rare intelligence), le montage (poétique), les nombreux niveaux de lecture... Un film indispensable.
Profitant de la ressortie des incontournables UGC de 2009, j'ai pu voir avec quelques semaines de retard ce "A l'origine" que j'avais à mon grand regret manqué lors de sa sortie initiale. Eh bien mes amis quel bonheur d'avoir eu cette deuxième chance! C'est simple : pour moi, nous sommes ni plus ni moins en face du meilleur film français de l'année tant il représente absolument tout ce que l'on adore voir au cinéma. Une bonne histoire bien sur, mais aussi une mise en scène brillantissime et aux idées nombreuses, une musique puissante et utilisée avec brio, de l'émotion, de la complexité... tout cela sans que la force du récit ne faiblisse jamais, la tension montant au contraire crescendo jusqu'à un final déchirant, où Xavier Giannoli (dont je n'étais pourtant un inconditionnel jusque-là) fait preuve d'une humanité bouleversante, les acteurs faisant quant à eux le reste, François Cluzet, Emmanuelle Devos et Stéphanie Sokolinski en tête. Bref, du cinéma comme on l'adore, passionnant et inoubliable : une oeuvre majeure, à n'en pas douter.
Le réalisateur Xavier Giannoli arrive tellement bien à nous immiscer dans l'histoire, qu'on se retrouve dans une situation assez étrange vers la moitié du film : que penser du personnage de François Cluzet ? Evidemment c'est un escroc, évidemment il trompe tout le monde comme il veut. Mais s'il n'avait pas été là, à ce moment, en ce lieu ? Et c'est bien à la situation "sinistrée" du Nord-Pas-de-Calais à laquelle s'attaque ce film, rien d'autre. Alors forcément, on veut qu'il réussisse, on veut que son chantier soit un succès malgré tout cela. Tout ça juste avec de bons acteurs et une réalisation sans faille, que dire de plus ?
Film vraiment poignant! Je m'attendais à un bon film mais je suis ressorti vraiment enchanté! En effet, Cluzet est absolument convainquant! On se prend vraiment au jeu et on se lie avec les habitants de cette ville en même temps que le personnage! On ressort choqué de la salle! Le film aurait vraiment du être plus diffusé pour une fois que l'on a un grand film social français qui joue juste!