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hamasiblan
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2,5
Publiée le 18 avril 2009
Film qui montre que les traficants et la BOPE doivent etre aussi violent l'un l'autre pour se neutraliser. Bon acteurs, mais des scènes lourdes. Film violent et réaliste, à voir
"Troupe d'élite" est un film qui passe ou qui casse. Tout est question de position politique. C'est un film qui fera véritablement débattre. Pourtant, d'un certain côté, le propos du réalisateur ne paraît pas très clair. Il y montre les troupes d'élite rétablir l'ordre dans les favelas, guettant dealers, passeurs, flics corrompus, bref, tout ce qui tourne autour de la drogue. Le film, réalisé avec efficacité (on aimera ou on rejettera en bloc les effets de styles épileptiques à la Tony Scott), ne contient pas de problèmes techniques à proprement parler. C'est moralement que l'ensemble est discutable. Deux amis d'enfance vont tenter d'intégrer le BOPE pour que l'un d'eux devienne le successeur au Capitaine des troupes. Durant une première heure très étendue, de longs dialogues viennent poser des bases dans la chair du problème - drogue, pauvreté, justice, etc - . Les noms se confondent, les insultes éclatent suivant les idéaux contraires ou les points de vues mal considérés. Et puis, en dernière partie, après avoir réussi à intégrer le BOPE (la séquence d'entraînement est d'une dureté à couper le souffle!), les deux amis, complémentaires puisque l'un a le cerveau, l'autre les muscles, vont tomber dans une violence sans retour. Là où l'on peut s'arrêter au côté très extrêmiste du film, c'est qu'il se clôt sur un coup de feu. Le chef des gangs est mort, une balle dans la tête. Cloué par un Hard-Rock un peu violent, on se dit immédiatement que le cinéaste considère une fin à partir de l'effet 'Kärcher' , à partir du moment où le Mal est abattu. Le reste n'a plus d'importance. Padilha approuve les méthodes éprouvantes de ces troupes d'élite, soit la torture d'enfants et d'innocents ou mise à feu et à sang d'une ville entière pour exterminer la vermine. Pourtant, impossible de ne pas se dire que le cercle est si grand qu'une semaine après, un nouveau chef aura pris la relève. C'est une spirale sans fin : les policiers sèment paradoxalement le désordre pour rétablir l'ordr
Les comparaisons avec la vague "Cité de Dieu" n'a pas lieu d'être. Ce film bête et prétentieux tente de polémiquer sur l'attitude de ces fameuses BOPE brésilienne mais se noie dans un discours abscons où tout est la faute du "système", bien entendu. Le tout enveloppé dans une mise en scène tape à l'oeil assez douteuse vu les couleurs affichées par le réalisateur. D'autant qu'au final tout cela est bien confus et inutile.
Pff j'en ai marre d evoir ces films à la mord moi l'noeud, des films où la violente est représentée gratuitement oui c'est pour ça que je lui mets 0 et j'en suis fier ! Et pourquoi je l'ai regardé ? parce que je croyais que c'étais un film d'action !! Et pourquoi je l'ai regardé jusqu'à la fin ? car j'aime bien savoir les fin de mes films ! Voilà pour les critiqueurs
À croire que gagner l'Ours d'or du festival de Berlin veut également dire "prix du meilleur film fasciste". Car quand je vois un film dont les protagonistes sont des hommes d'une cruauté sans limites, prêts à tuer des adolescents pour démanteler un trafic de drogue mais qui disent agir pour leur pays et dont certains antagonistes sont des gens qui veulent que les violences s'arrêtent, j'appelle ça du fascisme. Le crime est partout à Rio. Les favelas sont les repaires des trafiquants et des dealers. La police municipale, corrompue, n'intervient plus. La BOPE, une force militaire de la police, est la seule qui prend le risque de faire respecter la loi dans les bidonvilles. Le capitaine Nascimento doit choisir son successeur pour prendre sa retraite et pouvoir s'occuper de sa femme et de son enfant à naître... La réalisation est très mauvaise: les prises de vues ne sont ni belles ni originales, le cadrage est mauvais, la caméra est toujours à l'épaule ce qui entraîne des mouvements saccadés pendant les 1 h 50 de film et la mise en scène n'est pas crédible. Le scénario est immonde: non content d'être très lent et de ne rien raconter de vraiment passionnant, le film s'auto-satisfait en multipliant les scènes de fusillades et d'interrogatoires enveloppés dans de la torture. Comme dit précédemment, les héros sont des hommes d'une cruauté immonde et leurs ennemis sont soit des trafiquants de drogues stéréotypés, soit d'horribles gauchistes qui souhaitent que la violence qui ronge leur ville et leur vie s'arrête. Ces derniers sont d'ailleurs ultra-caricaturaux. C'est lent, c'est cliché, c'est répétitif, c'est stupide et c'est réactionnaire. Les acteurs se donnent du mal, et arrivent à être assez crédibles. Les personnages sont mauvais, très creux, ultra-cliché mais le pire reste le personnage principal, qui est immonde. Violent, instable et cerise sur le gâteau, qui ne supporte pas que sa femme lui dise quoi faire. Héros ? Pourriture plutôt. Les dialogues sont ratés et la voix-off omniprésente est insupportable. La photographie est terriblement laide; la lumière est très mal travaillée et les couleurs sont très agressives. Le montage a un gros problème de rythme, les plans sont beaucoup trop longs. Les décors sont beaux, il faut le reconnaître, les costumes passent et la musique est sympa mais tout ça ne sauve pas les meubles. "Tropa de Elite (Troupe d'Élite)" est un film trop violent et trop réactionnaire à mon goût. Je ne m'engage pas.
Il n'y pas que du mauvais dans ce film. La critique de la corruption de la police au Brésil est plutôt bien sentis, mais le fond est très ambigu. On se demande de quel côté se place le réalisateur et s'il n'approuve les méthodes assez monstrueuse des agents du BOPE qui tue sans sommation et torturent à tous bout de champ. La critique des jeunes étudiants en rajoutent encore dans l'ambiguïté. La fin, particulièrement est vraiment douteuse. Bien sûr les trafiquants de drogue sont horribles, mais faut-il pour autant leur répondre avec la même violence? On voit très souvent que ce type de raisonnement mène à la dictature. La polémique sur le film a donc bien lieu d'être. La forme aussi est assez fatigante et prend l'allure d'un long clip (à la Tony Scott) qui donne une mauvaise lisibilité aux scènes d'actions. Il est étonnant que ce film est reçu un ours d'or de la part de Costa Gavras.
« Tropa de Elite » n’est pas le premier film à traiter de la violence des favellas, loin de là. L’uppercut « Citade de Deus » était déjà sorti 5 ans plus tôt. Néanmoins, le film de José Padilha dresse un portrait sans concession du système criminel et policier à Rio de Janeiro. Ce qui lui vaudra un énorme succès au Brésil, et permettra au réalisateur et à son acteur principal (Wagner Moura) de tenter leur chance à Hollywood. On y suit plusieurs personnages et sous-intrigues, qui tiendraient presque d’un style à la Scorsese avec cette voix-off récurrente ! Le film évoque ainsi la situation presque postapocalyptique des favellas, totalement contrôlées par les gangs lourdement armés. La police est complètement dépassée, et gangrénée par la corruption et le clientélisme. Les étudiants riches font du social, mais financent les trafiquants en consommant de la drogue. Et le fameux BOPE, le GIGN brésilien, intervient régulièrement de manière très musclée. Le tout narré de manière énergique, grâce à l’entrecroisement des histoires. Tandis que le niveau de corruption et de violence laisse pantois, quand on sait que le film est basé sur un livre, adapté de l’expérience de deux anciens du BOPE. Côté mise en scène, José Padilha opte pour des décors réels et de la caméra à l’épaule nerveuse. Il faut admettre que c’est souvent percutant, mais très ponctuellement à la limite du lisible. Si sa forme en fait un drame criminel/militaire efficace, c’est aussi le fond qui est intéressant ici, car particulièrement ambigu. Clairement, tout le monde en prend pour son grade dans un système pourri. Le BOPE est lui présenté comme incorruptible, efficace, et surtout indispensable dans cette société en totale déliquescence. Mais leurs méthodes discutables (exécutions sans sommation, torture arbitraire…) sont également montrées, laissant ainsi à chacun de se faire son opinion. Certains y verront une glorification fasciste de la violence du BOPE, seul rempart face à une criminalité qui est devenue la norme. D’autres verront cela comme une critique du BOPE et de ses dérives, symbole d’un système autoritaire parti en cacahuètes. Le portrait nuancé du protagoniste (officier compétent mais dont la pression lui fait péter les plombs) aidant à garder une frontière floue. En résulte une œuvre divertissante et intelligente, qui n’a pas volé son succès.
Film fort sympathique mais dont l'Ours d'or et les multiples autres récompenses et nominations me sont incompréhensibles. Cette incompréhension face au succès de ce long métrage brésilien vient de son manque évident d'originalité. Cette absence d'originalité se ressent dans la forme avec une réalisation efficace mais conventionnelle, sans prise de risque de la part du cinéaste. Le fond ne dégage rien d'exceptionnel non plus avec une intrigue réchauffée sur la corruption, les gangs & co. Le film n'en reste pas moins agréable à suivre mais manque de profondeur. On se plaît à suivre les différentes scènes d'action et les moments tragiques sans pour autant s'immerger dans ces scènes. Film surcoté.
J'ai regardé Tropa de Elite hier soir. Film brésilien, réalisé par le réalisateur de Narcos, et dont l'acteur principal joue...Pablo Escobar dans Narcos. Clairement,une grosse claque quand je l'avais vu il y a 10 ans, toujours le cas hier soir. De l'action, de la caméra à l'épaule, de la violence (physique et psychologique), bref, ne vous attendez pas à avoir une jolie morale à l'américaine...Si ça ne vous rebute pas, je vous le recommande chaudement.
Un film âpre et violent qui remet en cause les bons sentiments et les préjugés. Il y a une morale derrière cela qui énonce que le bien ne s'obtient pas sans mal parfois.
du cinéma dur et lourd à regarder ! dans un climat anxiogène et une réalisation ultra nerveuse le film donne de la voix dans ce message qu il veut faire passer. entre documentaire narrer par l acteur principal qui nous explique décrit et critique avec un peu de fatalisme ce " système " dans lequel ce pays est plongé et où le BOPE fair figure de sauveur mais hélas pas tant que sa car lui aussi ronger par la démence et la violence. un polar documentaire choc je pense car tres crédible sans aucune surenchère d effets spéciaux d explosions simplement du vrai mener par un duo d acteur investi par leur personnage notamment Beto impeccable ! une prise de conscience sociale mis à la face du monde qui me fait réfléchir j ai du mal à croire que de tels territoires puissent être comme cela interdits oubliés à des voyous. il faut mieux bien avoir la tête clair avant de voir ce film qui pourrait en déboussoler plus d un.
Curieux film qui dénonce autant la corruption policière qu'il glorifie les méthodes quasi-fascistes de la police d'élite?? Le spectateur évolue donc dans un contexte hypertendu de police minée par une corruption généralisée face aux narco-trafiquants qui règnent sur les favelas. L'ultraviolence clipesque et la réalité sociale et politique désastreuse se répondent et donnent un aperçu dénonciateur de la société brésilienne qui détruit les plus honnêtes et valeureux et les pousse vers un radicalisme malsain. Ainsi le film dénonce plus qu'il ne glorifie mais son esthétique de film d'action bourrin écrase le discours et entretien la confusion par sa maladresse.
Avant de réaliser la série « Narcos », le cinéaste brésilien José Padilha signe, en 2007, un film coup de poing sur les actions de la police intervenant dans les favelas de Rio de Janeiro. Le sujet n’épargne pas cette institution, en décrivant la corruption, le manque de moyens, la violence et les multiples disgressions qui y règnent. Ce regard critique est contrebalancé par la description féroce de l’univers criminel combattu, celui des trafiquants des bidonvilles. Tourné caméra à l’épaule pour accentuer la sensation de stress, ce long-métrage possède également une autre caractéristique : l’utilisation d’une voix-off pour conter l’histoire. Si ce principe est souvent pompeux, il prend ici une force narrative permettant de mieux saisir les enjeux. Bref, une œuvre brutale mais certainement proche de la réalité.
Immersion dans l'enfer d'une société au métissage parachevé : grise, bruyante, violente, vaguement inculte et misérable dans le pire des cas... et dans le meilleur d'entre eux, gauchiste et boboïde. Ce film est à l'image de la société brésilienne, pour ceux qui y ont vécu : terriblement anxiogène et sans aucun espoir. Ce film, magnifique et poignant au demeurant, constitue un formidable avertissement adressé aux sociétés occidentales qui souhaiteraient survivre.