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Un visiteur
0,5
Publiée le 2 mars 2010
piaf coluche gainsbourg.... rien qu'à l'affiche, cela ne mèrite même pas le détour. Vivement les images de synthèses parfaitement réussies pour que se délectent amateurs de: "oh dis donc , qu'est ce qu'il le fait bien." Il faut vraiment être à court d'idée et prétentieux pour vouloir s'attaquer à ce genre de biographie. Et finalement de prétentieux à cuistre il n'y a qu'un pas. Que l'on m'explique l'intérèt de ce genre de film qui singe mal la réalité et n'apporte qu'une vision pauvrement étriqué des sujets abordés. Suite logique des karaokés et des émissions starac, nouvelle star, du mauvais canada dry. Patrick Sébastien nous a fait un gainsbarre en présence de gainsbourg en toute modestie avec toute l'émotion de l'original en présence du double. Aprés laisser faire les historiens et créer des histoires originales avec de vrais scénaristes, vautour du cinoche sans envergures.
Une interprétation vraiment géniale de cet acteur et une inventivité du récit totalement fantasque mais très enlevée avec un BO qui mêle réinterprétations et nouveaux arrangements audacieux. Totalement convaincu de cette vie d’artiste hors norme.
La déception est à la hauteur du génie de Serge Gainsbourg. Il faut le dire d'emblée, la scène tant espérée du billet de 500 balles brûlé, elle n'existe pas. Celle de Whitney Houston provoquée, pareil. Gainsbourg acteur jouant dans des péplums ringards ou bien réalisateur, on ne le voit pas non plus. Par ailleurs, on passe son temps à se demander ce qui est vrai, ce qui est faux tant c'est souvent débile (merci les marionnettes). Et puis, quel ennui tout au long du film. On étouffe, il manque des plans larges, des vraies scènes en extérieur. Bref, pas assez de Gainsbourg, pas assez de Gainsbarre. Beaucoup trop de Joann Sfar.
Il y a une bonne reprise des titres phares de Gainsbourg et le casting est remarquable Beaucoup de scènes sont très belles et renouvellent les clips de certaines chansons -dans le film, en cours d'écriture-. Il n'y a que l'aspect schizophrène qui m'ait un peu dérangé, cela n'apporte pas énormément au film. Il y a de l'humour bien placé et non vulgaire dans ce long métrage qui, à mon goût, rend un bel hommage à Gainsbourg et à certaines (Pas toutes) personnalités de son époque. Je trouve cependant le film assez inégale, du fait des nombreuses fréquentations et des traits de personnalités compliqués de Serge Gainsbourg. Un bon film avec pas mal de scènes marquantes sur les premiers jets des titres de Gainsbourg. J'ai beaucoup aimé l'écoute de "Je t'aime,... moi non plus"
A la base, je ne suis pas fan de Gainsbourg, que cela soit sa personnalité ou sa musique. Pourtant, ce biopic m'a séduit. Il faut dire que Joann Sfar, dont c'est le premier long métrage, aborde la vie de cet artiste de manière originale en y incorporant une touche de fantastique et d'onirisme. Il faut dire que le réalisateur nous vient du monde de la bande dessinée et cela se voit dans le soin apporté au visuel, à la photographie. Je ne pense pas que l'on puisse apprendre grand chose de ce film sinon sur quelques unes des grandes rencontres qu'a connu le musicien. L'histoire y est romancée, fantaisiste avec une touche de poésie qui n'aseptise pas les coups durs vécus. Bravo aussi aux acteurs dont les prestations sont excellentes même si les ressemblances physiques ne sont pas toujours convaincantes (Boris Vian par exemple). "Gainsbourg (vie héroïque)" est une curiosité qui tranche agréablement avec la sobriété ou/et la lourdeur de la plupart des biopics.
J'ai trouvé le film assez lent de manière générale, mais j'ai aussi trouvé que c'était sa manière d'aborder l'artiste très intéressante, je salue évidemment la prestation Eric Elmosnino et même Laetitia Casta qui est très convaincante. Cela reste une belle réussite.
Médiocre biopic, laborieusement illustratif. Passé le générique animé séduisant (ce qui est le minimum syndical pour un dessinateur), le récit linéaire se noie dans l’anecdote et la convention de feuilleton télé : la vie de l’artiste est réduite à ses histoires de cul et ou la genèse de ses grands tubes, le tout nimbé de poésie de pacotille (le double marionnette, usé jusqu’à la corde) et de prestations d’acteurs confondant incarnation et imitation. À cet égard, Les pathétiques prestations de Laetitia Casta en B.B. ou de Sara Forestier en France Gall ne sont pas les moindres catastrophes de casting. Beaucoup de bruit (médiatique) pour rien.
Eric Elmosnino est éblouissant et a largement mérité son César pour ce rôle. Je ne connais pas la vrai vie de Serge Gainsbourg je ne peux donc pas dire si le film vraiment fidèle. Mais bon j'ai bien aimé.
Je suis fan de Gainsbourg. Quand j'étais ado, c'était l'auteur-compositeur-interprète que j'écoutais en boucle le soir dans mon lit. Alors quand l'auteur de la BD le Chat du rabbin décide de faire un biopic sur l'homme à tête de chou, forcément, je ne peux qu'être intéressé. Après tout Gainsbourg aura marqué la chanson française pour tout un tas de raisons : la poésie de ses textes, les différents styles musicaux auxquels il s'est frotté, la durée de sa carrière, les femmes qu'il a pu séduire...Il continue d'influencer encore aujourd'hui bon nombre de jeunes chanteurs, de rappeurs, etc. La première chose qui m'interpelle, après le générique (superbe d'ailleurs), c'est la mention "un conte de Joann Sfar". Un conte étant un récit d'aventures imaginaires (en tout cas c'est la définition du dico), je me dis que l'on aura non pas un biopic classique mais quelque chose d'un peu plus romancé. Or, non. On suit la carrière de Gainsbourg de son enfance durant l'Occupation jusqu'aux années 80 où est naît son côté Gainsbarre. Avec moult anecdotes comme l'achat du manuscrit de la Marseillaise aux enchères ou sa nuit passée dans les bois étant enfant pour fuir les nazis. Donc à moins que ce soit moi qui n'ait pas compris le film, en quoi Gainsbourg (Vie héroïque) est un conte ? Après, je ne dis pas, sa vie est on ne peut plus romanesque et elle aurait de quoi remplir plusieurs films. Mais pour moi, le mystère Gainsbourg reste entier. Le film de Joann Sfar se résume trop à une succession de sketchs où vont défiler les femmes ayant compté dans sa vie : Juliette Gréco, Brigitte Bardot, France Gall, Jane Birkin, Bambou. Du reste à partir de sa rencontre avec Jane, c'est très, trop, vite expédié. Peut-être 20-25 minutes alors que le film fait 2h05 ! Après il faut reconnaître que Eric Elmosnino est bluffant en Gainsbourg dont il a réussi à attraper tous les tics, les gestes, la manière de parler alors qu'il était loin d'être fan du chanteur...Son césar du meilleur acteur est mérité. Idem pour Laëticia Casta en Brigitte Bardot qui me fait penser qu'elle en a fait du chemin depuis la Bicyclette bleue en 2000. Je pense que les fans de Gainsbourg ont dû se ruer dessus à sa sortie donc je ne vais pas perdre mon temps à leur conseiller de le mater en DVD. Aux autres, si vous cherchez un biopic sortant un peu des sentiers battus, mêlant vie réel avec des éléments de BD et de cartoon à la fois, vous êtes peut-être au bon endroit.
"Gainsbourg,vie héroïque" est loin d'être un biopic traditionnel.C'est effectivement un conte ancré dans la poésie et l'onirisme.Un film d'atmosphère,en apesanteur,où l'on traverse les époques comme s'il s'agissait d'un rêve éveillé.Le talent de conteur de Joann Sfar saute aux yeux.Il a un véritable univers,riche de métaphores et d'humour insolent qui lui vient de sa carrière de dessinateur de BD.Eric Elmosnino est un Gainsbourg confondant de vérité,et possède la même apparence "je m'en foutiste".Ne vous attendez pas à voir le parcours de Gainsbourg retracé fidèlement.Le film laisse place à l'imaginaire et au mythe autour de l'auteur-compositeur-interprète.Avec la superbe idée de "La Gueule"qui le suit partout et caractérise ses démons d'alcoolisme et de physique ingrat.C'est ainsi que l'on traverse les 2 heures,où sa jeunesse inspire beaucoup Sfar qui n'oublie pas les principales égéries de sa vie(Juliette Gréco,France Gall,Brigitte Bardot,Jane Birkin,Bambou),et rappelle quelques unes de ses provocations,dont la célèbre Marseillaise devant des paras énervés.La période Gainsbarre est moins convaincante,un peu expédiée,et tout simplement plus éloignée de l'univers fantasmagorique de Sfar.C'était une chance de la voir en avant-première avec les acteurs présents.Un conte sincère,certes perfectible,mais souvent insolite et original.
Le défi pour Joann Sfar est triple : Mettre en image de manière crédible des personnes hyper connues par la grande majorité des français (Gainsbourg, Birkin, Bardot…), raconter l’histoire d’un homme qu’a tort ou a raison on croit tous déjà bien connaître et enfin faire le tri entre les séquences à montrer et celles à éluder d’un homme qui a passé une grande partie de sa vie à faire parler de lui en bien ou pas… A mon sens, ce défi est en grande partie réussi sur tous les plans. Il a pris le parti de ne pas faire sur Gainsbourg un « biopic » académique sans doute le personnage ne s’y prêtait pas. Il réalise un film à la limite du conte, inclue un double imaginaire (en réalité, sa part d’ombre et de cynisme qui le mènera à tous ses excès) et des séquences oniriques et surréalistes. Une fois qu’on a accepté le principe, un peu déroutant j’en conviens, ça fonctionne. L’interprétation est absolument impeccable et même carrément bluffante, Eric Elmosnino est tellement Gainsbourg, dans la ressemblance, dans les attitudes comme dans le phrasé que c’en est presque douloureux : par moment, on oublie qu’il ne s’agit pas de Serge et que Serge n’est plus là… Laetitia Casta et Lucy Gordon donne corps respectivement à Bardot et Birkin de manière parfaite mais sans jamais les singer. En revanche, je n’en dirais pas autant de Sarah Forestier en France Gall à la fois nunuche et bizarrement survoltée. Pour finir, je suis gré à Joann Sfar d’avoir évité les clichés et les effets trop faciles en ne filmant pas complaisamment les dérapages de Serge, malheureusement, beaucoup trop de gens se souviennent de lui d’abord comme d’un provocateur alors qu’il était surtout un formidable artiste tourmenté et un peintre contrarié. Finalement, de ses coups d’éclats, il ne montre que celui du face à face avec les paras venus lui casser la gueule et à qui il fait chanter la Marseillaise au garde à vous, une scène jubilatoire qui reste comme une de mes préférées...
Quand on aime Sfar, sa vision "philosophico-satirique" de la vie, ses intuitions poétiques touchantes, sans même parler de la superbe sensualité des femmes qu'il dessine, il est impossible de ne pas aimer son "Gainsbourg (vie héroïque)", tellement "Sfarien" qu'il est à peine Gainsbourgien... Difficile de ne pas se laisser envahir par l'émotion quand Sfar revisite à sa manière des épisodes clé de l'histoire de la musique française (Gainsbourg-Bardot : mythique - Gainsbourg-Birkin : enchanteur), ou quand Sfar tente une interprétation très personnelle du trajet de Lucien Ginsburg comme exorcisme du rejet de sa judaïté... Loin, très loin du biopic respectueux, voici un film de pure fantaisie, profondément nourri d'ailleurs par la BD (les magnifiques dessins de Sfar étant ici attribués à Gainsbourg...), et au final l'un de ces bricolages improbables qui se révèlent une vraie oeuvre d'art... Ah ! Et Elmosnino est stupéfiant...