Barberousse
Note moyenne
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daniel perrin
daniel perrin

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5,0
Publiée le 28 mai 2026
Magnifique film d’Akira Kurosawa probablement le plus abouti et en tous cas le préféré du Maître...Film d'une exceptionnelle beauté formelle, bouleversant, poétique ...La mise en scène et le jeu d'acteur sont tout simplement parfaits, film austère, triste qui réunit le meilleur et le plus abominable de la société nippone de l'époque. Empli d'humanité il dure trois heures mais on en reprendrait bien un petit peu. Un cinéma d'une grande profondeur qui remue le cœur et l'âme... Il fait désormais partie de mon panthéon cinéphile...
Pierre Boueilh
Pierre Boueilh

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2025
Dans mon top 10 de tous les temps. Je pleure à chaque fois que je revois certaines séquences. Pour ceux qui aiment les Misérables d’Hugo c est un peu son équivalent japonais. Le film traite d’un médecin des miséreux au 19e siècle. La caméra voltige et dévoile le tréfonds de l’âme de ses personnages comme seul trois ou quatre réalisateurs dans l’Histoire peuvent le faire.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2025
Un grand film humaniste. Une fresque sur la transmission du savoir par ce médecin sénior qui doit initier son jeune remplaçant. Beaucoup de profondeur dans les sentiments , une profession de foi en l’homme, malgré l’adversité, de l’empathie pour les plus défavorisés, et parfois de scènes assez dures.
Une réalisation superbe de Kurosawa en noir et blanc austère, mais envoûtant.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Le dernier film que Kurosawa tournera avec la star Toshirô Mifune est un film éminemment politique. Prenant place dans un dispensaire, il confronte son jeune protagoniste, souhaitant davantage travailler pour la noblesse que pour les gueux, à la misère de manière frontale, parfois extrêmement brutale et violente : dès l’introduction, on est confronté à des corps décharnés, malmenés, maltraités. Par ses qualités formelles et un certain optimisme, le métrage finit par transcender son pathos et son misérabilisme.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2025
La beauté des plans est remarquable. Une succession de tableaux artistiques dans une maitrise parfaite des espaces et des lignes de fuites.
Kurosawa ose et joue aussi avec les formes comme pour ce gros plan de quelques secondes sur le mollet et le pied de Nabuko, dans un chausson noir, à l’horizontal, comme en suspension. Ellipse symbolique du refus du personnage de s’impliquer dans le dispensaire. S’ensuit un tableau digne des grands maîtres où Noburu est allongé derrière un simple banc en bois sur lequel repose une bouteille et un bol de saké séparant l’image en 2. Sur la gauche, son collègue médecin. L’équilibre parfait d’un ikabana !
Juste après, la rencontre entre Noburu et la schizophrène. Une scène d’une intensité rare, au jeu d’acteur millimétré. Kurosawa nous révèle sa maîtrise des expressions corporelles. Chacun des gestes est signifiant. Ça relève du miracle…
Puis la scène du vieil homme agonisant et lá, c’est l’acuité du regard humaniste de Kurosawa qui nous percute et sa capacité à mettre la bande son au service de l’effet recherché.
Puis la scène de l’opération, naturaliste, sans concession, dure mais pure. Là encore, c’est remarquable.
Incontournable, immanquable, un véritable chef d’œuvre !!!!
Marsars
Marsars

2 abonnés 82 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
Sur la forme purement graphique et esthétique il n'y a absolument rien à redire. Le noir et blanc est sublime et les jeux d'ombre ainsi que les plans sont parfois merveilleux.
En revanche pour ce qui est du fond et de la forme narrative, scénaristique...
Le film débute vraiment bien, le jeu peut paraître un peu caricatural (certaines mimiques et réactions des acteurs, notamment le rôle principal, font exagérées) mais ce parti pris peut se justifier et on rentre tout de même confortablement dans le récit dont les différents personnages, le cadre et les enjeux sont bien posés. C'est ensuite que le bât blesse, notamment après l'entracte, car l'histoire se perd en sous intrigues (probablement inspirées de diverses anecdotes ayant marqué le réalisateur) de toute cette misère ambiante, ce qui fait perdre le fil et donne de fortes impressions de longueurs pas nécessairement utiles, si ce n'est pour la beauté plastique des scènes proposées.
Le métrage finit par se concentrer sur les bons sentiments et le misérabilisme, ce qui est loin d'être un mauvais sujet ou une mauvaise chose, mais le traitement extrêmement appliqué et même millimétré du tout ne semble pas cohérent avec les choix qui ont été faits. L'humain ça bouge, c'est incohérent, agité, imprévisible (une sous-intrigue du début du film nous le montre bien d'ailleurs et sans trop en faire), grouillant. La mise en scène est à la fois extrêmement recherchée et élégante dans ses plans tout en se voulant sobre et épurée mais ce format ne m'a pas semblé s'accorder au ton global de l'oeuvre.
En conclusion j'ai été déçu car après un début si prometteur la suite et la fin m'ont paru peu intéressants et mal fagotés. J'attendais plus de cette histoire, de l'évolution de la relation de maître à élève dans ce cadre peu enviable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Barberousse sera la dernière collaboration entre Akira KUROSAWA et son acteur fétiche l'immense Toshirō MIFUNE, comme un écho à leur premier projet commun, L Ange ivre (1948) où la fougue du jeune comédien avait poussé le réalisateur à laisser ce dernier exprimer son art, quitte à modifier sa façon de filmer, Barberousse s'attarde sur le thème sans doute le plus important aux yeux des japonais, celui de la transition et de la transmission du savoir. Oscillant entre traditions et modernité, entre expériences et découvertes.


La confrontation entre le jeune novice, formé à la médecine moderne et pétri de certitudes et le médecin bourru du dispensaire, adepte d'une approche fondée d'avantage sur l'observation et l'humanisme que sur les formations dispensées loin des malades, illustre cette dualité inhérente à cette idée de transmission du savoir. L'un devra s'attacher à comprendre son interlocuteur quand le second devra adapter sa vision, ces remises en questions difficiles seront toutefois les défis majeurs de leur relation et l'ambition de chacun ne pourra se réaliser que ceux-ci relevés.


Kurosawa, exprime clairement au travers de ce récit, comment l'expérience sert à montrer la voie, mais aussi comment la fraicheur de la jeunesse, son insolence, participent à l'évolution de tous, quand l'un canalise, l'autre draine. Sans Mifune, sans doute le cinéma de Kurosawa n'aurait pas évolué vers ce cinéma qui ose, qui tente, qui trébuche parfois, et sans Kurosawa, Mifune n'aurait-il peut-être pas acquis les épaules nécessaires à jouer les rôles qui furent les siens, caractérisés par leurs variétés.


Fable sociale sur le traditionalisme japonais et ses difficultés à changer ses habitudes, même quand cela s'avère inévitable et nécessaire à l'essor du pays, nous rappelant subtilement les tendances historiquement isolationnistes du pays du soleil levant, sa féodalité et une certaine intransigeance envers tout ce qui bouscule la tradition. Pourtant en réduisant l'image du shogun à une simple figure d'autorité dépassée et ignorante des réalités de son peuple, Kurosawa incite le jeune docteur, admirablement interprété par Yūzō KAYAMA à envisager les changements prônés par Barberousse et qui sont déjà à l'œuvre dans son dispensaire.

Tandis que pour Barberousse, Kurosawa fait appel aux mécanismes de la mémoire et de la culpabilité pour à travers des écarts temporels, des flashbacks quasi surréalistes, pour le faire évoluer.

Par cette ingénieuse subtilité, le film transforme un essai sur la transmission en un échange fructueux tant pour le maître que le disciple.


A noter que c'est avec ce sommet dans sa filmographie que notre cinéaste japonais dira adieux au noir et blanc qu'il a contribué à hisser aux faîtes de l'art - La photographie et la mise en scène de ce seul film suffit à déceler toute l'étendue de sa maîtrise - pour revenir bientôt avec un nouvel outil à utiliser pour encore éblouir nos écrans, la couleur. Là encore le souci d'évoluer entre tradition et modernité.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
C'est peut-être le plus grand film de Kurosawa. Mais, il faut faire super gaffe à la façon dont on l'aborde. Parce qu'autant dire les choses comme elles sont : que ce soit par son sujet (qui chope autant à Hugo qu'à Dostoïevski) et surtout par sa mise en scène très statique, "Barberousse" est une oeuvre extrêmement exigeante qui peut facilement et rapidement décourager, bien plus encore que "Les bas fonds" ou "Dodes'ka-den". Tout en devant composer avec une durée qui complique un peu plus la tâche. Et moi-même, je n'ai pas toujours été à la noce. Pourtant, rendre rapidement les armes serait se priver de scènes très fortes sur le strict plan émotionnel. Le récit de l'enfance de La Mante, l'histoire d'amour de Sahachi brisée dans l'oeuf ou cuisinières et Otoyo hurlant d'une seule femme dans le puits pour sauver Chobo de la mort par empoisonnement sont autant d'exemples ne pouvant laisser de glace. On pensait à l'époque que le maître nippon n'aurait plus rien à dire après cela et que la perte de Toshiro Mifune (ici exemplaire dans un rôle d'une très grande sobriété) lui serait fatale, la suite prouvera que non.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2024
Un film grandiose où tout participe à créer une émotion. Est représenté un homme Barberousse pour qui ne compte que sa mission soulager, guérir des patients pauvres et désemparé. pour cela il est capable de voler des riches, des personnages dont il est le médecin attaché. Par la vertu de la réalisation, du jeu des acteurs toutes les scènes concourrent à mettre en valeur sa démarche. Le jeune médecin arrivant malgré lui dans ce dispensaire, encore déterminé par le statut social, les avantages matériels découlant de son diplôme. Progressivement est séduit par Barberousse. Film magnifique montrant également le degré de pauvreté dans lequel se débattait le Japon.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
Quel beau film ! Long, même très long c'est l'histoire d'un jeune médecin bourgeois dans le japon du shogun. Il pense arriver dans un poste prestigieux et se voit attribuer un hospice bourré de pauvres gens.

Pédant au début, il s'humanise au contact de la maladie et de la mort. Un peu larmoyant parfois il parvient à retranscrire le nécessaire combat pour la dignité des plus faibles. La petite fille sortie du bordel est très touchante, surtout dans la relation avec le médecin. Mifume en vieux médecin mentor, est impérial ici, même s'il est un peu stéréotypé, dans le mentor touchant plein de renoncements pour ses patients, un docteur Cox japonais qui n'hésite pas à mentir et extorquer de l'argent aux riches.

Un peu simpliste donc voir misérabiliste, mais la mise en scène est tellement belle, enlevée, ingénieuse.
Autre soucis, la changement de plan, au milieu du film on oublie les autres patients pour se concentrer uniquement sur la jeune fille et le petit voleur. Oubliant au passage la femme hérotomane, scène assez terrifiante.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2025
Lenteur et fluidité, que cela parait facile et naturel quand on s'appelle Kurosawa. Le temps passe, la séance ne parait jamais longue, quand les images sont cadrées et pensées à ce point.
Un jeune médecin donc, en mal de trouver sa future femme, se trouve affecté dans un dispensaire pour pauvres au lieu de commencer sa carrière dans un lieu prestigieux.
Nous sommes au XIXe, la médecine accompagne plus qu'elle ne soigne.
spoiler: Affronter l'instant de l'ultime passage, les dernières révélations du mourant mais aussi accueillir la misère et la souffrance, avec la jeune Onoko, la Cosette japonaise, retirée de force du bordel où elle ponçait inlassablement les parquets. Tifune, le médecin se targue même de mener même une séance de kung-fu pour se débarrasser des hommes de main de la maquerelle!

On retrouve en personnages secondaires d'autres vedettes de l'époque comme Tanaka ou Shishu Ryu, souvent vu chez Ozu.
La pluie s'invite et vient laver l'horizon, mais on a aussi droit à la neige spoiler: et un tremblement de terre, dans ce riche scénario, démarrant avec une confrontation avec une femme schizophrène, mais se poursuivant aussi par des suicides individuels ou familiaux. Esprit kamikaze es-tu là?

Les décors sont hyper réalistes, mais l'excellence réside dans cette galerie de personnages, juxtaposant la richesse et la misère, la beauté et la laideur, le cynisme et le dévouement aux autres. Un immense miroir social, avec des jugements qui s'inversent à l'instar des femmes de ménage du dispensaire, spoiler: venant défendre la jeune pensionnaire qu'elles avaient d'abord rejetée.

Le rituel très formel des fiançailles rappelle la rigidité d'une vieille nation pleine de traditions, paravent au volcan qui sommeille en chacun de nous.
Seule bémol, le noir et blanc ne permet pas d'apprécier la barbe rousse de Tifune!
dvd avril 24 puis revu Festival Lumière en version restaurée
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2023
Encore un excellent film d'Akira Kurosawa. Ce dernier nous livre une nouvelle leçon de cinéma. On s'émerveille de chaque plan, de chaque idée de mise en scène. Idem pour les acteurs qui dégagent une présence palpable.
Le scénario est quant à lui plutôt simple dans son écriture mais recèle de passages intenses en émotions, d'une touche de poésie et de cette humanisme qui transpire toujours dans le cinéma de Kurosawa.
Pas mon oeuvre préférée de Kurosawa mais une pépite tout de même.
Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2023
Film le plus touchant d'Akira Kurosawa un très grand film . Même si à partir de l'entracte c'est beaucoup moins intéressant. Un Chef d'œuvre ! Une Belle histoire d'amitié et une leçon de vie. Dernière collaboration entre Kurosawa et Mifune .
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2023
Encore un très beau film de Akira Kurosawa ! Un film qui est surprenant par son histoire ! On va suivre un jeune homme qui va rentrer dans un hostice, dirige par Barberousse (avec des règles assez strictes) qui va donc essayer de gravir les échelons au fur et à mesure du film. En réalité le film + que ça. Déjà, nous avons deux histoires dans ce film : la première partie est consacré à ce jeune homme qui va donc essayer de s'imposer avec l aide de Barberousse, le "chef" de cette hostice ; ( Incroyable personnage d ailleurs : Charismatique de fou ! ) et l autre partie du film, va se consacré au premier patient du personnage principal. Dans ces deux histoires, le scénario est très bien écrit, les personnages ont un super développement ce qui fait une oeuvre bien construite et linéaire ! La réalisation de Kurosawa est toujours aussi "unique" avec ses scènes et ses plans magnifiques ! Un film à voir où durant 3 heures, on ne s ennuie pas ! Le film dure quasiment entièrement dans cette hostice ; à la fin du film, on se sent comme chez soi !
Très bon et très beau film !
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2021
Le pitch de "Barberousse" a tout d'une série historico-médicale des années 80. On s'intéresse à un jeune médecin ambitieux et orgueilleux dans le Japon du 19ème siècle. A son grand dam, il se retrouve muté dans un hôpital dédié à la populace, dirigé d'une main de fer par un médecin peu commode, surnommé Barberousse. Le sujet du film sera tant la confrontation idéologique entre les deux hommes, que la multitude de cas qu'ils traiteront ensemble. S'il on pouvait redouter un aspect mélodramatique sirupeux à la lecture de ce résumé, c'était oublier que c'est Kurosawa qui est à la manœuvre. Très loin d'un simple drame, "Barberousse" est d'abord une peinture sans concession des inégalités sociales criantes, dans un Japon pas si ancien. Les riches se soucient de mariage arrangé et d'obésité, les pauvres de pouvoir manger et de ne pas se tuer à la tâche. Un portrait glaçant, souvent prenant et difficile, grâce à des sous-intrigues puissantes et des personnages forts. La mise en scène y est pour beaucoup. Souvent filmé en intérieur, "Barberousse" est un vrai régal graphique, proposant des scènes intimistes aux postures et éclairages particulièrement travaillés, évoquant un théâtre d'ombres. Des séquences qui fonctionneraient sans dialogues. Un soin apporté compréhensible quand on sait que le film a mis 2 ans à être tourné ! Durée qui contribuera sans doute à la rupture entre Kurosawa et son acteur fétiche Toshiro Mifune, lesquels ne tourneront plus jamais ensembles. Dommage car Mifune est une fois de plus excellent. Bien que plus sobre qu'à l'accoutumée, sa voix profonde, sa retenue, et ses postures maîtrisées lui font camper un directeur très charismatique. En apparence méprisant et obtus, il est en réalité focalisé sur ses patients, et ne reculera devant rien pour eux... allant même jusqu'à se battre physiquement. Ses confrontations plus bienveillantes qu'elles n'y paraissent avec le protagoniste donneront allègrement du sel à l'ensemble. Car même s'il est convenu, le revirement du héros reste intéressant, d'autant plus qu'il est accolé à une sous-intrigue de mariage qui se dévoile peu à peu. Devant tout ceci, on comprend pourquoi "Barberousse" est fréquemment considéré comme parmi les Kurosawa majeurs.
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