Barberousse
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weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2020
Même s'il est dur de ne pas évoquer la scène sublime et bouleversante du poison, le film est pour moi d'une grande émotion dont le point culminant est bien là.
C'est une peinture de la pauvreté mais en même temps de la richesse humaine rayonnante.
Un grand film qui nous montre des personnages attachants et plein d'espoir sur la condition humaine.
Je ne savais pas que "dolls" de Kitano venait totalement de cette héritage
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 novembre 2019
Drame humaniste qui fait l'apologie de la générosité. Un film à la beauté plastique indéniable, l'image est sublime mais malgré ça on retient/subit surtout les grosses longueurs de l'histoire durant...les 3h.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Magnifique peinture de la société , à ce jour elle n’a pas évolué.
 splendide sur la scène de combat , un régal .
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 299 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2019
Chef-d’œuvre du cinéma japonais réalisé par Akira Kurosawa. Il y a des œuvres qui marquent dans une vie et qui font grandir l'âme et ce film en fait. partie. Ce film met en avant un Homme Barberousse qui a la réputation d'être quelqu'un de froid et stricte aux premiers abords alors que plus le film se poursuit plus on s'attache à ce personnage atypique généreux refusant de laisser la misère sociale et l'ignorance ronger ses patients. Barberousse a une volonté farouche de combattre l'injustice et la pauvreté comme il le peut avec Tout ce qu'il a et il transmets cette manière de vivre à son personnel qui travaille avec lui. Dans le film on suit l'arrivée d'un nouveau docteur qui vient de finir ses études dans une école hollandaise et qui arrive dans ce dispensaire où règne misère sociale et dureté de la vie. On suit le parcours de ce docteur qui veut fuir dés son arrivée dans ce lieu mais à travers la rencontre avec Barberousse et son approche pour soigner ses patients s'attache à cette manière de faire et de vivre au détriment d'une vie de docteur ailleurs où il serait mieux payé. On voit quatre moments clés dans le film où dans un premier temps avec un plan de la mort avec une prolongation à l'aide des jeux d'ombre montre un effet où l'âme avec les bras s'en vont dans l'autre monde vers l'invisible. Ensuite un flashback avec un scénario incroyable sur la relation compliquée entre un homme et une femme. Pour arriver à la rencontre d'une jeune fille laissée à l'abandon par sa famille et manipulée pour en faire une prostituée devenant totalement atteinte et déconnecté du monde réel en refusant le contact avec l'autre. Et ce qui la soigne c'est la rencontre de Barberousse et sa force et sa compréhension rapide pour construire une méthode personnel pour soigner et redonner goût à la vie. Enfin, l'histoire d'un suicide collectif et un plan à un moment émotionnel très fort dans un puits comme si on pouvait redonner la vie grâce à l'énergie collective de cris ici de femmes qui se refusent de voir la mort arrivée. Ce film est magnifique par son histoire ce personnage Barberousse et cette soif infinie de croire toujours en l'autre sans le rabaisser mais plutôt en le mettant à sa juste mesure une Vie. Film à voir, revoir , on aime le cinéma pour ce type de film qui nous montre tout l'Art de ce qu'est le cinéma sans grands artifices avec de l'intelligence des sentiments entre des personnages, des émotions que l'on a et tout cela dans la mesure la justesse et la finesse technique esthétique et psychologique qui est créée.
DaftCold
DaftCold

27 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mai 2019
L'image a beau être magnifique, avec un travail d'ombres vraiment impressionnant, l'histoire, elle, est beaucoup trop longue. Le film perd beaucoup de temps dans des détails inutiles, pour arriver à une durée totale de 3h... Assez pénible à finir.
L.A.Q. cine
L.A.Q. cine

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2024
chef-d'oeuvre absolue. je l'ai revu le lendemain de mon premier visionnage. un des films les plus marquants de ma vie. beauté et intelligence ne font qu'un.
maxime ...

316 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2019
Entre le Ciel et l'Enfer vu dimanche dernier m'a sacrément secoué, plus que je ne l'imaginais d'ailleurs ... D’où le fait d'embrayer de suite sur Barberousse et autant dire que ce film-ci est de la même trempe ! Cette longue fresque ( 3 h ) prend son temps pour délivrer ces messages, elle permet à l'image de Yasumoto de vivre la misère et de constater la détresse des êtres qui l'habitent. Barberousse est d'ailleurs un film choral qui permet se s'épancher sur plusieurs destins, Yasumoto donc mais aussi Sahachi, Okuni, Otoyo ou encore Kyojo Niide dont son surnom baptise le film. Akira Kurosawa livre un long métrage humaniste, beau et attendrissant, une de ces œuvres les plus poignantes.
Julien B.
Julien B.

10 abonnés 242 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2019
Magnifique réflexion sur la médecine aux service des pauvres, dénonçant les rêves de gloire et de réussite de nos médecins modernes.
Kurosawa transcrit son humanisme naturaliste dans le Japon des shoguns pour dresser une fresque touchante du peuple japonais d'antan avec des acteurs poignants de réalisme.
Pas de samouraïs ni de combats et pourtant on est tenu en haleine devant ces histoires de vie crédibles qui ne tombent pas dans le misérabilisme complaisant.
Magistral.
cinono1

375 abonnés 2 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2018
"Derrière chaque maladie, il y a des tragédies humaines". Ou l'on suit l'arrivée et où l'on s'identifie à ce nouveau médecin Yasamuto, dans l'internant dirigé par le docteur Barberousse, homme tout acquis à sa cause. On va suivre son évolution de cet homme légerement imbu au début avant de trouver humilité auprès de ses patients. Car ce sont en fait les seconds rôles qui dictent la narration et qui ponctuent les changement chez Yasamuto. De la femme schizophrène à l'enfant-voleur en passant par l'homme agonisant, Kurosawa parvient à dresser un constat de la société japonaise, de ses inégalités. Il y parvient avec ce réalisme romantique, cet amour pour ces gens de peu qui fait de Kurosawa un des plus grand maîtres du cinéma
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2018
Noboru Yasumoto, jeune médecin fraîchement diplômé arrive au dispensaire dirigé par le terrible Barberousse. Acceptant mal de travailler dans ce quartier misérable, Noboru nourrit l’espoir de devenir le médecin du Shogun. Mais Barberousse devient son mentor et Noboru est influencé par son extraordinaire humanité.
L’histoire a lieu à la fin de l’ère Edo dans un hospice public. L’hôpital Koishikawa a réellement existé même si le chef décorateur l’a embelli et agrandi.

La maladie comme conséquence de la misère sociale s’avère bien entendu le grand sujet film. Il raconte l’accès à la grande compassion présenté par un jeune individualiste qui fuit la misère et détourne son regard d’elle. Mais heureusement Niide lui fait ouvrir les yeux.
On peut trouver 3 thèmes dans cette superproduction : Le rôle du héros dans la société, la misère morale et sociale et enfin la transmission intergénérationnelle.
Dans la première partie du film, Kurosawa développe deux sous-intrigues racontant le passé des malades à la façon de Rashômon, comme un théâtre filmé où les protagonistes racontent leurs récits à la première personne pour renforcer l’impact émotionnel.

Kurosawa fait son dernier film avant Toshiro Mifune qui tient une fois de plus le rôle d’un héros sûr et maître de lui. La mise en scène du cinéaste est toujours aussi grandiose.

On est en 1965, et Kurosawa réalise son dernier film en noir et blanc qui met fin à son esthétique sublime. Grâce à Entre le ciel et l’enfer, il prend des risques inouïs en s’octroyant des moyens humains et financiers exceptionnels qui dépassent même Les Septs Samouraïs. Il choisit Nakai et Saitô comme directeurs de la photographie qui en font l’un des films les plus beaux de Kurosawa après Rashomon dirigé par Daei Kazuo. Heureusement que Kurosawa a choisi de filmer le plus de scènes à l’intérieur pour pouvoir diriger toute la lumière à merveille. Le mizar, utilisé par les directeurs de la photo, permet de faire ressortir l’éclat des yeux et de donner du reflet dans les yeux des personnages et d’entrer dans l’esprit de celui-ci.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2018
La dernière collaboration entre Akira Kurosawa et son acteur fétiche, Toshiro Mifune, aura donc accouché d'un film sublime, une fresque passionnante dans un hôpital où Barberousse, autant docteur du corps que des âmes, guide le jeune médecin Naboru Yasumoto. Si ce dernier exprime d'abord sa défiance envers l'hôpital et ses docteurs, il est ensuite gagné par la bonté de Barberousse, qui lutte avec ses armes contre la pauvreté dans un pays aux fortes inégalités sociales. Le film commence donc de manière très descriptive – l'organisation de l'hôpital, les malades, les visites – et politique mais dérive à mi-parcours vers le mélodrame, ce qui lui fait quelque peu perdre de sa force corrosive mais permet de mettre en évidence son propos humaniste à travers plusieurs personnages, plusieurs destins, tendus entre l'amour et le désespoir. Ainsi, la puissance dégagée par "Barberousse" provient essentiellement de sa durée qui permet de faire succéder plusieurs strates, qu'elles soient temporelles, émotionnelles ou fictionnelles, une ambition romanesque qui rappelle celle des chefs-d'oeuvre de Victor Hugo ou de Fiodor Dostoïevski. L'émotion qui jaillit lors des dernières minutes et ce cri déchirant d'Otoyo adressé à un puits censé ramener à la vie le petit Chobo, n'est pourtant pas seulement lié à l'évolution mélodramatique mais aussi à l'ampleur de la mise en scène dans son ensemble : l'envoûtement des plans-séquences, la brutalité des gros plans, la lumière qui sculpte les visages pour y déceler un sentiment ou encore l'insertion d'un flashback tragique témoignent d'une maîtrise absolue, rarement égalée dans l'oeuvre magistrale du cinéaste. Kurosawa signe l'un de ses plus beaux films, d'une densité absolument vertigineuse.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2015
Alors tout jeune médecin ambitieux, le docteur Yasumoto se voit affecté au dispensaire de quartier pauvre tenu par un médecin, au premier abord rigide et sévère, surnommé Barberousse. Souhaitant d'abord tout faire pour être réaffecté ailleurs, il va vraiment découvrir qui est ce fameux Barberousse...

Akira Kurosawa aura consacré plus de deux ans de sa vie pour mettre en scène cette oeuvre d'une grande ampleur où il met en avant la rencontre entre un jeune et arrogant médecin et Barberousse, docteur humaniste plus réfléchi. C'est à ses côtés qu'il va vivre un parcours initiatique où il va découvrir une nouvelle perception de la vie ainsi que de son métier et ce que cela signifie vraiment d'être médecin. D'une immense richesse, Kurosawa aborde bon nombre de thèmatiques pour ce qui est la dernière d'une collaboration de 17 ans avec Toshirô Mifune, notamment la façon dont derrière les blessures physiques s'en cachent des morales et mentales, et que dissocier les deux est impossible, tel est la philosophie de Barberousse.

Avant tout, Barberousse est un bijou d'écriture, tant dans son développement et évolution des personnages, que dans ses thématiques et, à aucun moment, ne tombe dans le misérabilisme mais reste constamment dans l'humanisme et la réflexion. Kurosawa dresse surtout deux tableaux humains, d'abord sous forme d'un affrontement psychologique et d'idées, puis sous le signe d'un rapprochement, qui verra Yasumoto découvrir un nouveau mode de vie au contact de Barberousse. Ce qui m'a souvent frappé dans ce que j'ai vu de Kurosawa, c'est sa façon d'aborder la vie et les dilemmes qu'elle nous impose, souvent d'une justesse incroyable mais aussi d'une forte ambiguÏté, à l'image ici de ce que peut faire Barberousse pour arriver à ses fins. Ici, il offre tout un panel d'émotion et de réflexion, autour de la vie justement, les cas de consciences, la morale, les moeurs ou encore les différences culturelles. Cette qualité et richesse d'écriture, il la sublime à chaque instant à travers sa mise en scène et sa manière d'orchestrer son récit, prenant bien son temps lorsqu'il le faut pour mieux mettre en valeur ses personnages et leurs évolutions, thématiques et son atmosphère parfois ombrageuse. Il use de quelques flash-back mais insérés avec subtilité et toujours bien utilisé, en lien avec le récit.

Là où Barberousse se montre aussi comme une immense oeuvre, c'est par sa puissance dégagée, Kurosawa fait ressortir toute l'émotion et l'humanisme de son récit, d'une justesse et intelligence incroyable, tant dans les thématiques en elles-même, que dans la façon de les mettre en scène. Plusieurs séquences sont marquantes et saisissantes à l'image de celle de la mante religieuse et dans le même temps, Kurosawa a une approche presque documentaire pour décrire la façon de vivre et de faire dans la clinique de Barberousse. D'une beauté qui n'a d'égal que son ampleur, Barberousse approche aussi les sommets techniques, mettant en valeur ses personnages à travers des cadrages souvent proches des visages, de des jeux d'ombres et de lumières ou encore de ses nombreuses excellentes et ingénieuses idées de réalisation et de mise en scène. Devant la caméra, et pour une dernière avec Kurosawa, Toshiro Mifune est remarquable, sachant retranscrire toute la puissance et les diverses émotions de son personnage.

Comment ne pas être ébloui devant Barberousse ? Une oeuvre dont l'ambition est égale à son ampleur, beauté, intelligence ou encore génie, avec un Akira Kurosawa qui se montre tout le long inspiré et dirige, pour la dernière fois et remarquablement, Toshiro Mifune...
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2025
Un beau portrait de caractères à travers divers tableaux de relations entre le jeune médecin et des patients. Celui-ci perd son innocence en découvrant les troubles de l'âme humaine tout en essayant de soigner les problème physique. Un film d'une grande humanité et rythmé par les différentes histoires.
Uncertainregard
Uncertainregard

143 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2014
Dernier film en noir et blanc de Kurosawa et dernière collaboration avec Mifune, c’est une incroyable immersion de près de 3h dans un dispensaire qui se révèle encore et toujours une prodigieuse démonstration de son extraordinaire cinéma moraliste et humaniste. J’adore ses films de sabres mais encore plus ses drames, ses odes à la vie, d’une puissance, d’une intelligence renversante. C’est le jeune présomptueux qui va se confronter à l’ancien sage qui fait sortir Mifune de ses rôles habituels de gros dur bien qu’on ait une séquence de baston particulièrement violente. Kurosawa nous brosse le manque de moyens, l’indifférence du pouvoir et la responsabilité des politiques sur la santé de ses concitoyens. Et c’est en prenant exemple de quelques cas de patients, un cancer, un accident du travail, la maltraitance qu’il argumente sur la mission du personnel de santé. Il n’y a que le mourant qui souhaite raconter son idylle avec une jeune femme avant de rendre l’âme que j’aie trouvé un peu longuette mais les séquences de mélodrames sont extrêmement touchantes. Une œuvre sublime, parfaitement réalisée avec de nombreux phénomènes extérieurs (séisme, glissement de terrain, orage, neige) pour casser les longues séquences de dialogues, le tout agrémenté de la superbe musique de Sato…
Akamaru

3 517 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2014
L'un des films les moins accessibles et fédérateurs d'Akira Kurosawa de par sa longueur et ses thèmes. Pourtant,au-delà,il s'agit d'un chef d'œuvre pur,qui fait cohabiter de façon troublante idéalisme d'entraide communautaire et cruauté de l'injustice. "Barberousse"(1965) possède mille facettes,développées tour à tour dans les différentes rencontres du jeune docteur Noburu. Une "mante religieuse" qui l'empoisonne. Une pauvre gamine schizophrénique. Un vieux bougre voulant raconter son histoire avant de trépasser. Un petit vaurien condamné. Kurosawa était autant un humaniste qu'un formidable observateur de l'âme humaine et de ses contradictions. Il ne l'a jamais mieux montré que dans ce dispensaire,où les comportements vils sont terrassés par le pragmatisme et le dévouement de Barberousse,figure tutélaire qui oblige à regarder de face l'horreur du monde. Toshiro Mifune concluait en beauté sa collaboration professionnelle avec Kurosawa. Bien sur,les chutes de régime sont légion sur trois heures,et il s'agit clairement d'une œuvre auteuriste(absence de musique,longs plages dialoguées fixes. Il ne faut pas s'y arrêter,car derrière des trésors de lucidité vous attendent.
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