Barberousse
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 avril 2010
yoyo
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2009
un kurosawa comme on aime les regarder. Un film grandiose et sobre à la fois, pour lequel Toshiro Mifune a été récompensé justement à la mostra de Venise.

Le film se déroule et enchaîne les belles scènes, de ces histoires hors du commun racontées par les mourants de l'hospice. Toutes es scènes avec la petite fille du bordel sont d'une beauté époustouflante.

Un grand film comme on aimerait en voir plus souvent, avec des scènes d'une dureté crue tempéré par un certain humour en filigrane tout le long du film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juillet 2009
Yasumoto enfile un kimono uni, il en lie la ceinture avec calme et respect. C'est l'habit réglementaire des médecins dans l'hospice. Peu de temps après, alors qu'il marche dans le village, une femme avec son enfant dans les bras l'interpelle, en pleure elle le supplie d'examiner son fils. Il s'exécute, « c'est une rougeole, amener le vite a l'hospice », la femme le remercie et s'y précipite. Il regarde de nouveau son nouvel habit avec attention, avant de repartir. L’image du médecin se confond à celle du héros, avec ses pouvoirs, son costume et sa morale. Lui qui était arrivé dans cet hospice avec la seule volonté de le quitter au plus vite, désirant devenir le médecin personnel du shogun, avec toute la fierté et la richesse que cela laissait supposer; tout est différent à présent. Se décrivant lui même comme vaniteux et égoïste auprès de Barberousse, le dos tourné, honteux, il se méprise et le fait savoir à cet homme qu'il admire. Il est alors pris d'une forte fièvre, cela fait des jours qu'il n'a pas dormi, Yasumoto doit être soigné pendant plusieurs jours. Barberousse donnera une explication de cette maladie soudaine, « Il a découvert le monde trop rapidement, chez les enfants on appelle ça fièvre de croissance » a-t-il dit en riant. Yasumoto n'est pas un héros, c’est un homme simplement, qui trace maintenant son chemin vers la sagesse. Barberousse lui même n'est pas un sage malgré les apparences, c'est un homme qui tend indéfiniment à faire le bien autour de lui certes, mais c'est un homme avant tout, avec ses défauts et ses qualités. Il utilise parfois de vils moyens pour arriver à ses fins et s'en accommode en se confessant auprès d'autrui. Ce n'est ni un héros ni un sage, mais c'est un homme admirable, cela existe, et doit exister.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2009
Magnifique film sur la misère au Japon il y a presque 2 siècles . Evolution de la vision du monde d'un jeune médecin au contact de Barberousse vieux médecin impliqué dans les soins aux plus démunis et essayant de leur venir en aide au quotidien . Un peu théâtral mais superbe et puissant .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2009
Les vieux films en noir et blanc ont souvent mal vieilli. Barberousse parait beaucoup plus actuel que tous les cinéastes actuels survitaminés à l'émotion forte. C'est sans doute le signe d'une oeuvre intemporelle. La vie s'y insinue dans tous les plans dans sa force et meme sa monotonie comme cet entracte de plusieurs minutes qui intrigue puis lasse et laisse enfin le temps de l'introspection.
Merci M. Kurosawa
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 décembre 2010
Exit les histoires de dynastie ou de samouraïs, Kurosawa se penche ici sur une fresque très humaniste relatant la vie d'un médecin muté dans un dispensaire de pauvres. Entre pauvreté et sentiments, le film ne peut nous laisser insensible et nous touche pleinement par son côté dramatique très prononcé. Honneur aux deux acteurs principaux: Mifune est bouleversant d'humanisme, de froideur et de bonté envers son entourage. Kayama joue parfaitement le petit médecin novice prêt à entrer dans la vie professionnelle. Une œuvre captivante sur les valeurs humaines autour du monde de la médecine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2008
Superbe film, l'histoire, les images, les acteurs sont excellents, c'est un peu long tout de même.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2008
Aux oreilles des cinéphiles, le nom d'Akira Kurosawa rejoint l'humanisme, dans son sens le plus émotionnelle. L'humanisme de Kurosawa ne tient pas d'une soif inextinguible de connaissance, ainsi que l'appréhendait le siècle des Lumière. L'humanisme de Kurosawa est celui des sentiments, qui vise à exposer la misère humaine pour lui donner voie et figure. «Akahige» (Japon, 1965), film long de trois heures s'attarde dans un dispensaire pauvre où viennent se réfugier les miséreux les plus démunis. Tenu par le froid docteur Barberousse (Mifune exempt de ses habituelles sursauts excités), cet hôpital accueille Noburo, un nouveau médecin venu, malgré lui, y faire son apprentissage. Au contact, majoritairement, de quatre patients : Rokusuke, peintre mourant tombé en désuétude après avoir connu le succès, Goheji, jeune homme affligé après la mort accidentelle de sa femme, Otoyo, orpheline de douze ans prostituée par une femme, et Chobo, enfant misérable tenu de voler pour survivre ; l'orgueilleux Noburo se métamorphose dans une lente ascension humaniste en un médecin magnanime, animé par le seul désir de repousser les frontières de la pauvreté. Au sein de ce dispensaire situé dans un lieu paisible pour le repos des malades, Kurosawa réussit à conserver la fièvre baroque de son cinéma. Les personnages haut en couleur, dans le sens où ils font montre d'un caractère agités, substituent au pathos que promet le postulat une fougue empathique. Pour autant, «Akahige» n'évite pas l'écueil du sentimentalisme. A l'aide de violons intenses, Kurosawa souligne l'accablement de certaines scènes (notamment celles, nombreuses, où agonise un malade) et trouve parfois la pesanteur de la sur-dramatisation. Malgré l'effort de vouloir aérer ces séquences tragiques de scènes intermédiaire comiques (selon le schéma en variable qui correspond à l'oeuvre de Kurosawa), «Akahige» souffre de la musique grave et majeure qui souligne ce que la beauté solennelle des images illustre pourtant si bien.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2008
Une œuvre si profonde et si éblouissante qu'il est conseillé de la voir au moins une fois dans sa vie. Kurosawa use de techniques novatrices pour l'époque pour un rendu artistique impeccable comme toujours, mais s'offre le luxe d'obtenir de ses acteurs la perfection dans un film humaniste, déchirant et au final plein d'espoir comme souvent dans les films du maître. Barberousse sonne la fin d'une collaboration légendaire (le dernier avec le magistral Toshiro Mifûne) et a le droit d'être considéré comme l'un des meilleurs Kurosawa si ce n'est pas le meilleur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juin 2008
Magnifique film ou l'on ne voit pas le temps passé.On a de la peine à savoir si c'est des acteurs,tant tous le monde jouent parfaitements.C'est un grand moment pour le jeune médecin et j'espère aussi pour moi ,merci Barberousse et encore un grand film de Monsieur Kurosawa.
Tedy

304 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mai 2008
Le début ne manque pas d'intérêt mais Akira Kurosawa
fait trop traîner son oeuvre en longueur, ce qui fait que ça devient rapidement lassant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2008
Une formidable leçon sur la vie par Kurosawa. Avec lui, de la misère omniprésente source de tous les malheurs, peut surgir le bonheur grâce à la bonté que quelques uns renferment en eux, capable de rejaillir sur ceux qu’ils cotoient. Barberousse est un médecin qui ne croit pas en la médecine impuissante face aux véritables maux dont souffrent les hommes accablés par la misère et l’ignorance. C’est leur cœur qu’il ausculte, sa bonté devient alors le meilleur des remèdes. Toshiro Mifune est juste formidable, capable d’exprimer de la douceur sous des dehors rude, un rayon de lumière dans les bas fonds qui donne foi en l’être humain, malgré la bêtise et la cupidité de quelques uns vite éclipsées par son rayonnement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2007
Lorsqu'un réalisateur nous met en images un parcours initiatique. La beautée des plans laisse la magie nous envouter. Chaque plan est pensé comme un tableau. Tel un peintre, qui nous dépeint les douleurs et les bonheurs de la vie, le réalisateur -senseï nous guide.
Un film que l'on aimerait voir à chaque sortie au cinéma.
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2009
Yasumoto, jeune diplômé de médecine promis à une belle carrière, est envoyé en visite dans un dispensaire de pauvres, géré par le mystérieux Barberousse. Alors qu’il s’apprête à repartir, il est retenu par celui-ci, qui désire faire de lui son assistant. Réticent et opposé à la volonté de Barberousse (Yasumoto a une vision carriériste de son métier) le jeune apprenti va, à son contact, découvrir la vie, la souffrance, la mort, se délester de ses certitudes, renoncer aux plaisirs matériels… Ce parcours initiatique va alors révéler en lui sa profonde vocation : être au service des pauvres et lutter contre la misère. Le film adopte ainsi le point de vue de Yasumoto qui va évoluer constamment tout au long de son expérience. Ainsi, alors que le personnage de Barberousse nous est initialement présenté comme une sorte de Barbe Bleue autoritaire, il apparaîtra progressivement comme un héros idéaliste luttant contre la misère et l’ignorance. La transformation intérieure de Yasumoto, magnifiquement retranscrite par le travail cinématographique de Kurosawa, se réalise au contact des patients de ce dispensaire et de leurs aventures respectives. Le film est ainsi construit sous la forme d’épisodes, proches de la chronique sociale, extrêmement émouvants, alternant remarquablement les rythmes et les points de vue. A travers le personnage de Barberousse, c’est tout l’humanisme de Kurosawa qui ressort, à son plus haut point d’incandescence. Le film est en cela une véritable leçon de vie. Visuellement, nous sommes là aussi dans le sommet de la carrière du maître japonais, avec certainement les plus beaux plans qu’ait tournés le cinéaste (la mort du vieil homme –a-t’on déjà vu la mort aussi belle ?-, la scène du puits, les lumières dans les regards, etc). Barberousse est le chef d’œuvre le plus méconnu et oublié de Kurosawa. C’est dommage, car il s’agit d’un film sublime, d’une infinie beauté, très touchant. A mon sens, un chef d’œuvre absolu, peut-être le plus beau de son auteur.
vrecuim
vrecuim

12 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2007
Comme dit le Docteur "Barberousse" dans le film : Dans une vie, rien n'est plus sublime que les derniers instants.
Toute l'atmosphère du film de Kurosawa est contenu dans cette phrase. J'ai vécu moi-même des fragments de derniers instants de quelques personnes.
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