Quel souffle ! Quel rythme ! Si Kim Jee-Woon en fait un peu trop, son ambition démesurée donne toute sa force à cet exercice de style incroyable qui ne se pose jamais et qui ne manque pas de dérision.
D'abord, il y a le bon. Glacial, sur de lui, droit et impitoyable. Puis vient la brute, concentré de cruauté et de nombrilisme, fier et sombre. Et enfin, le cinglé, complètement malade, déjanté et survolé. A eux trois, ils forment non seulement le titre mais aussi les ingrédients de ce western oriental. Quand l'héroïsme et le justice (corrompue) rencontrent le mal et la légèreté, ça donne l'un des westerns les plus novateurs tout en gardant l'esprit et l'essence de l'époque de grands films tels que Règlements de compte à Okay Coral, Il était une fois dans l'ouest où bien évidemment, Le bon, la brute et le truand. Comment ne pas y penser?! Les acteurs sont brillants, les musiques réussies et certaines scènes sont grisantes. Après A bittersweet life, Kim Jee-Woon façonne un nouveau genre, après le western spaghetti, le western "nouilles-chinoises". Dans tous les bons restaurants!
Un belle claque dans la gueule, un gros délire cinématographique virtuose. La conquête de l'ouest transféré en asie, ça fonctionne du tonnerre, le trio de tête c'est la classe assuré, durant les scènes d'actions on s'en prend plein la tronche et les oreilles, très tarantinesque dans l'âme. Mais attention, bien que referentiel à Sergio Leone, le film est plus un gros délire qu'un véritable hommage. J'ai pas pris un pied comme celui là devant un film d'action depuis trop longtemps, nom de dieu que c'est jouissif.
C'est prouvé, le western n'est pas mort et enterré. Après 3h10 pour Yuma, le bon, la brute et le cinglé vient se classer potentiellement dans les bons westerns. Un western sauce asiatique est-il aussi efficace que les légendaires westerns spaghettis ? La réponse dans quelques lignes. Une histoire assez classique(la recherche d'une carte au trésor) qui démarre normalement. Pas de quoi nous emballer, jusqu’à la fameuse scène du pillage de train, un modèle de réalisation. C'est à ce moment que le réalisateur fait montre de son talent pour nous régaler d'une mise en scène superbe. On découvre alors les trois personnages principaux. Le bon, dont l'interprétation n'a rien à envier à un Clint Eastwood, la brute qui fait figure de vrai psychopathe(quel regard) et enfin le cinglé, qui reçoit ma palme de meilleur personnage du film. Il joue la carte de l'humour indirect et cela marche à tous les coups. Outre trois personnages remarquables, le film répond également aux codes du western. Avec le train cité plus haut, les chevauchées endiablées, les fusillades grandioses, mais se démarque par un rythme plus soutenu. On est ainsi ancré dans une histoire haletante et on suit bien le parcours de chacun des personnages. On l'a déjà dit, la réalisation atteint ici un summum. Les angles choisis mettent toujours en valeur l'action. Les musiques sont exceptionnelles. les scènes d'action, plus nombreuses et plus longues qu'à l'accoutumée, sont très énergétiques et bénéficient d'un style impeccable. Elles sont même parfois délirantes, grâce aux interventions magnifiques du cinglé. On ne se lasse pas une seconde de la beauté de certains passages. Ces scènes ne font pas en elles la grandeur du film. C'est plutôt la manière de les traiter choisie par le réalisateur qui les fait gagner en intensité. En effet, elles suivent la ligne conductrice du film, constituée d’humour, action, événements inattendus, le tout agrémenté par d'excellentes trouvailles, relevant parfois du génie. Que dire alors du duel final, immense référence au Bon, la brute et le truand, qui vient donner une fin somptueuse et héroïque à un film épique. Ce film n'est pas seulement un excellent western, c'est un excellent film, un des meilleurs du genre qu'il nous ait été donnés de voir. Si vous ne devez voir qu'un seul western, c'est celui là, et si vous ne devez voir que dix films, il sera dedans.
Bande son des plus horripilantes, scénario grand guignol à deux balles et j’en passe... Pour faire simple, un beau gâchis de pellicule et rien de nouveau côté Corée. A l'opposé, si l’authenticité et le genre vous séduisent, "Appaloosa" saura autrement vous contenter.
Le bon, la brute et le cinglé est pour moi une déception relative. Relative, pour des raisons évidentes: le Western est un genre que j'apprécie et j'en attendais énormément de la part du metteur en scène. Après l'excellent et chiadé A bittersweet life, Kim Jee-woon se devait de nous sortir une pépite. A force de trop vouloir marcher sur les plates bandes, des oeuvres qui ont fait la renommée du genre, il est naturel que le jeu des comparaisons se fasse. En conséquence, le film se présente comme un ersatz des films de Sergio Leone, ne dépassant pas le simple statut d'agréable divertissement. Je suis sévère, mais il faut dire que je m'attendais à quelque chose de bien plus carré et millimétré dans la mise en scène. Notamment dans les scènes de bravoures: la chevauchée fantastique contre l'armée Japonaise et le duel final à trois (qui nous ramène à la scène culte du Bon, la brute et le truands) paraissent tellement banales et fades que j'ai suivi cela avec un peu d'indifférence... C'est d'autant plus dommage puisque les scènes de l'attaque du train et de la fusillade au sein du village, sont plutôt bien foutues. Autre point négatif, le héros du film (le personnage du "bon" donc) est complètement sous exploité comparé aux deux autres, qui sont bien plus intéressants, drôles et charismatiques. Alors certes, on ne voit pas le temps passer, cependant c'est frustrant d'avoir l'impression d'assister à un spectacle sympathique et référencés mais qui se révèle, en fin de compte, insignifiant.
Le bon, la brute, le cinglé est un des plus brillant hommage que le western italien ait connu jusqu'a présent. L'ombre de Sergio Leone plane du début à la fin dans ce film asiatique bourrée de séquences d'actions brillamment filmées, et qui possède aussi certains passages comique qui apportent de la fraicheur à l'ensemble de l'intrigue. Kim Jee Woon ( réalisateur notamment des 2 soeurs et de A Bittersweet Life ) nous offre une mise en scène à la fois brillante, percutante et surtout très fun, ce qui fait que l'on s'ennuie très rarement devant son film. De plus, les trois acteurs principaux que sont : Jung Woo-Sung ( le bon ), Lee Byung Hun ( la brute ) et Song Kang ho ( le cinglé ) sont excellent dans leurs rôles respectifs. Le tout fait, que ce film d'aventure coréen est une vraie petite surprise et qu'il se doit d'être découvert par le grand public.
Le réalisateur coréen Kim Jee-Won change radicalement de registre avec ce western hommage jusque dans son titre aux films de Sergio Leone. La réalisation, constamment en mouvement dynamise un récit aux enjeux quelconques mais peuplé de personnages savoureux qui enchainent les péripéties inventives. Un film qui malgré des baisses de régime demeure un agréable divertissement.
Mariant habillement humour action et western, le film se veut ultra divertissant par ces personnages haut en couleur un semblant de remake du bon, la brute et le truand. Les séquences d'action, de poursuite, de fusillades sont très bien faites et donnent un bon punch au film sans crier au génie.