Jee Woon Kim fait partie du gratin du cinéma coréen. Alors quand il s’attaque au remake asiatique du Bon la brute et le truand je m’attend à passer un bon moment et j’ai été largement exaucé. Son film est grandiose, dingue, drôle, généreux , bordélique, passionné. Il se dégage tout le long du film une passion pour le cinéma qui fait plaisir à voir. Song Kang Ho que j’adore de plus en plus au fur et à mesure que je découvre sa filmo reprend bien le flambeau d’Eli Wallach, dommage cependant que le rôle du Bon soit trop anecdotique de mon point ce vu dans ce film. Le cadre est grandiose et épouse parfaitement le genre western. C’est très soigné, divertissant à souhait c’est que du bonheur.
Cela faisait un moment que je souhaitais le voir sans être non plus surexcité à cette idée : en découvrant le film j'ai compris pourquoi. D'un côté il y a ce côté assez foufou, décalé, presque « cartoonesque » plutôt sympa à suivre, évoquant une période peu abordée au cinéma (du moins à ma connaissance!!) à travers des personnages hauts en couleur et évidemment des références en veux-tu en-voilà au mythique titre de Sergio Leone, sans pour autant que cela ne soit étouffant. De l'autre, je ne me suis pas vraiment éclaté. Pas réellement ennuyé, et on sent bien que le budget pour une production coréenne est (très) conséquent, mais je n'ai jamais réellement senti de frisson, ne me suis jamais laissé emporter par le vent de folie dont Kim Jee-Woon semblait vouloir entourer le film. Quelques moments m'ont plu (notamment lorsque l'excellent Song Kan-ho est mis en avant), mais même les morceaux de bravoure (je pense bien sûr à la longue course-poursuite au milieu du désert) m'ont presque laissé de marbre. Bon, heureusement le final n'est vraiment pas vilain et cela sort évidemment un peu des sentiers battus, mais si je ne regrette pas le déplacement, ce vrai(-faux) western ne restera pas gravé dans ma mémoire.
Evidente reprise du film de Sergio Leone, cet opus s'avère une grosse production jouissive et dynamique sur le thème du western, transporté dans la Mandchourie du XIXème siècle. Kim Jee-Won s'est amusé à décrire un univers fantasmé, dans lequel trois superstars coréennes s'en donnent à coeur joie. Difficile de ne pas trouver ça divertissant. Si les dialogues sont moins percutants que l'original, le dynamisme de l'ensemble rattrape bien ça.
Je ne suis pas tout à fait convaincu par ce remake même si j essaye d oublier l original pour être objectif j ai quand même du mal. L'idée d un western sauce asiatique n est pas mauvaise le film est généreux et explosif mais j ai du mal sur l ensemble j'en accroche pas sur les acteurs et je compare beaucoup aux autres... La musique fait cruellement défaut rien de magique comme dans le film Sergio Leone et malheureusement ce n'est pas avec la charge sur santa esmeralda que je vais rêver .... Ambiance en dessous et histoire un peu bancale long et je trouve qu il se passe souvent pas grand chose d intéressant et la réalisation se perd aussi et s enlise on assiste un peu a du n importe quoi. En voulant imiter son prédécesseur le film de vient grotesque par moment dommage je crois que certain classique ne devrait jamais être réadapté ....
"Le Bon, la brute et le cinglé" est une course-poursuite grandiloquente. Mais une course-poursuite de deux heures, c'est trop long... De ce fait la lassitude peut rapidement s'installer, et le côté répétitif des "boum bang pan" peut être pénible. Le film aurait pu tomber dans un grand brouhaha bruyant et grossier, mais justement ce n'est pas le cas. Au final, c'est même une excellente épopée, car la mise en scène est merveilleuse, travaillée, dynamique, les acteurs se font plaisir et, au fil des musiques entraînantes, la tension s'accélère. Si le paysage n'était pas aussi monotone, cette réalisation sud-coréenne aurait pu devenir un classique du genre, avec cet humour décoiffant.
Un excellent film drôle , barrer , aux scène d'action quî déboite , sans oublier les gunfight exceptionnel . Des acteurs épatants, une réalisation lécher . Un divertissement de premier plan . Seul bémol les petits passages à vide
Plus que son éclectisme, c'est l'amour que porte son réalisateur au cinéma que vient marquer d'une croix blanche Le Bon, la brute et le cinglé. Kim Jee-Won, esthète virtuose, ne cesse de chanter à travers chaque long-métrage son affection pour le cinéma de genre en en magnifiant les codes. Ici toutefois, et contrairement à ses précédentes réalisations qui maintenaient des priorités plus personnelles, la fête est totale, presque autant que chez un Tarantino dont le cinéma semble parfois entièrement dédié à l'hommage - on note d'ailleurs le clin d’œil respectueux et complice lancé par Jee-Won à QT dans la réutilisation d'une des tracks cultes de la BO de Kill Bill, le "Don't let me be misunderstood" de Santa Esmeralda. Forcément, cette entreprise festive, célébration du septième art dans sa dimension populaire, le plaisir immédiat qu'il procure et ses vertus presque thérapeutiques, ne pouvait se dérouler qu'à travers son genre le plus culte, le western spaghetti. Et par voie de conséquence, on ne pouvait imaginer d'inspiration autre que Sergio Leone et son mythique Le bon, la brute et le truand. Pourtant, ce pastiche coréen réussit assez à se détacher de cette figure tutélaire, notamment en convoquant des inspirations plus larges, Peckinpah par exemple, mais surtout en poussant l'hommage jusqu'au feu d'artifice. Une façon très fédératrice de s'approprier la culture internationale à une échelle locale, dans un décalage savoureux dont Jee-Won s'amuse lui-même. C'est ce qui me plaît dans ce film feu-follet qui jouit énormément du talent créatif de son maître d'oeuvre, sa propension à faire du cinéma quelque chose de si rassembleur. En dehors de ça, il y a pas mal à redire, dans la gestion du rythme comme de certains dérapages burlesques pas vraiment à mon goût. Entre la scène du train, filmée du feu de Dieu, et un déballage final qui ne déçoit pas, l'édifice paraît même bancal. Mais qu'importe, il est quelque part de ces films qui se dédouanent d'eux-mêmes, sans cesse au bord du faux-pas, mais si vite remis sur pied par leur fougue et leur légèreté que jamais ils ne trébuchent pour de bon. J'espérais qu'en venant appuyer le mémorable 2 Soeurs, Le Bon, la brute et le cinglé allait faire basculer Kim Jee-Won dans la catégorie des auteurs que j'apprécie particulièrement. Ce n'est pas le cas, mais à l'instar de The Quiet Family ou Foul King, il demeure un film agréable, plein d'entrain et d'une modestie salvatrice.
Vous cherchez un western décalé, mais qui respecte la recette du genre (action, violence, humour, un poil de dérision). Tout y est, en plus c'est bien filmé, avec des scènes très réussies.
Beaucoup trop de longues scènes de fusillades qui n'apportent rien, des personnages grimaçants comme à l'accoutumée dans ce genre de production, un scénario tout compte fait bien banal, non, vraiment pas de quoi faire grimper les murs ....
En 2013, Arnold Schwarzenegger a choisi un film de Kim Jee-Woon pour revenir sur les devants de la scène cinématographique, Le Dernier Rempart. Jee-Woon avait déjà une jolie carrière en Corée du Sud.
En effet, ce dernier avait réalisé en 2008 le western Le Bon, la Brute et le Cinglé, très inspiré du film de Sergio Leone comme on peut s’en douter. Interprété par 3 des plus grands acteurs coréens du moment, les excellents Song Kang-Ho, Lee Byung-Hun & Jung Woo-Sung, le film est une comédie délirante par moments ultra-violente et constamment cartoonesque. Si les tentatives d’humour sont quasiment toutes couronnées de succès, sans doute grâce à l’hilarant Song Kang-Ho, les scènes d’action sont tout autant réussies, grâce au talent de Kim Jee-Woon pour les fusillades dantesques et pour la mise en place de ces séquences-là, très élaborées. On a rarement vu des scènes aussi dynamiques que la fuite dans le désert où toutes les factions s’affrontent une dernière fois dans une course-poursuite haletante au son de Don’t Let me be Misanderstood de Santa Esmeralda. On en pardonne même le petit temps mort au milieu du film et la fin un peu petits bras et gentillette d’un film qui refusait totalement le consensuel. C’est un peu dommage.
Quand tant de talents derrière et devant la caméra se retrouvent pour une comédie aussi déjantée que remuante, ce n’est pas surprenant de voir que Le Bon, la Brute et le Cinglé est un bon film. Un très bon, même.
Une parodie sympathique du célèbre western Le Bon, la Brute et le Truand en gardant toutefois un scénario et un esprit sérieux. Comme dans le film d'origine, le bon accompagne le cinglé pour empocher la prime et la brute joue le rôle du méchant tueur à gages. Le côté comique vient surtout du personnage du cinglé, qui est plus drôle que véritablement dangereux en faisant n'importe quoi et en prenant des risques inconsidérés, son jeu est proche de celui d'un Jachie Chan. Si le film ne comporte pas spécialement de longueurs, il n'est pas super passionnant non plus et tient tout juste la route. Les clins d’œil sont cependant bienvenus et les trois personnages ont une identité bien sympa !