Note moyenne
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Grâce à un système visant à protéger l'exception culturelle nationale, le cinéma sud-coréen est un des plus dynamique au monde, et les films autochtones dépassent 50 % des entrées. Si on connaît particulièrement le cinéma intellectuel de Kim Ki-duk, de Im Kwon-taek, de Hur Jin-ho ou de Lee Chang-dong, il existe aussi toute une génération de cinéastes qui ont investi leur créativité parfois gore dans le film de genre, comme Park Chang-wook ("Old Boy") ou Bong Joon-ho ("The Host").
S'ils avaient revisité le polar, le thriller ou le film fantastique, aucun n'avait osé le western. Kim Jee-Woon l'a maintenant fait, avec cet hommage au western spaghetti transposé dans le désert de Mandchourie. On retrouve la plupart des ingrédients du western : l'attaque du train, les duels, les longues cavalcades où les Japonais prennent ici la place des Indiens pour se faire descendre comme au tir aux pigeons, le chasseur de primes et les villes fantômes. Mais on retrouve surtout les références au cinéma de Sergio Leone : la musique ennio morriconesque, les gros plans sur les yeux ou les mains au-dessus des pistolets pour étirer le temps avant l'explosion de violence, les méchants aux trognes patibulaires, jusqu'à l'homme qui siffle dans le désert.
Ces scènes sont clairement les plus réussies, car elles citent l'original tout en l'adaptant à un contexte géographique et historique totalement différent ; Kim Jee-woon y déploie toute sa virtuosité, et la scène de l'attaque du train est un modèle de rythme et de fluidité du mouvement de la caméra.
Malheureusement, il en est du scénario comme du titre : s'il n'y avait que le Bon, la Brute et le Cinglé, passe encore. Mais il y a aussi le copain du Cinglé qui essaie de jouer perso, le commanditaire de la Brute qui tente de le doubler, les bandits du village fantôme qui s'en mêle, sans parler de l'armée japonaise d'occupation et de collabos tenanciers de fumeries d'opium. Résultat, tout le monde tire sur tout le monde, et comme ces gens là ont l'air bien résistant, ça n'en finit pas et on n'y comprend goutte.
De plus, le tout est baigné d'un humour qui a dû faire un tabac en Corée (7 millions d'entrées) mais dont on peut douter du raffinement, et dont le summum est le planter de poignard dans le fondement par des enfants. Une fois passé l'effet de surprise dû à cette étrange délocalisation du western, la dispersion de l'intrigue, la caméra tressautante dès qu'il y a une bagarre (et Dieu sait qu'il y en a !) et le surjeu de la Brute et du Cinglé finissent par lasser.
Malgré l'indéniable talent de Kim Jee-woon dans certaines scènes du désert, "Le Bon, la brute et le cinglé" s'avère finalement moins corrosif que le dernier exemple de transfert du seul genre purement américain du cinéma sur un autre continent, "Touche pas la femme blanche" où Marco Ferreri reconstituait la bataille de Little Big Horn dans le trou des Halles.
http://www.critiquesclunysiennes.com
S'ils avaient revisité le polar, le thriller ou le film fantastique, aucun n'avait osé le western. Kim Jee-Woon l'a maintenant fait, avec cet hommage au western spaghetti transposé dans le désert de Mandchourie. On retrouve la plupart des ingrédients du western : l'attaque du train, les duels, les longues cavalcades où les Japonais prennent ici la place des Indiens pour se faire descendre comme au tir aux pigeons, le chasseur de primes et les villes fantômes. Mais on retrouve surtout les références au cinéma de Sergio Leone : la musique ennio morriconesque, les gros plans sur les yeux ou les mains au-dessus des pistolets pour étirer le temps avant l'explosion de violence, les méchants aux trognes patibulaires, jusqu'à l'homme qui siffle dans le désert.
Ces scènes sont clairement les plus réussies, car elles citent l'original tout en l'adaptant à un contexte géographique et historique totalement différent ; Kim Jee-woon y déploie toute sa virtuosité, et la scène de l'attaque du train est un modèle de rythme et de fluidité du mouvement de la caméra.
Malheureusement, il en est du scénario comme du titre : s'il n'y avait que le Bon, la Brute et le Cinglé, passe encore. Mais il y a aussi le copain du Cinglé qui essaie de jouer perso, le commanditaire de la Brute qui tente de le doubler, les bandits du village fantôme qui s'en mêle, sans parler de l'armée japonaise d'occupation et de collabos tenanciers de fumeries d'opium. Résultat, tout le monde tire sur tout le monde, et comme ces gens là ont l'air bien résistant, ça n'en finit pas et on n'y comprend goutte.
De plus, le tout est baigné d'un humour qui a dû faire un tabac en Corée (7 millions d'entrées) mais dont on peut douter du raffinement, et dont le summum est le planter de poignard dans le fondement par des enfants. Une fois passé l'effet de surprise dû à cette étrange délocalisation du western, la dispersion de l'intrigue, la caméra tressautante dès qu'il y a une bagarre (et Dieu sait qu'il y en a !) et le surjeu de la Brute et du Cinglé finissent par lasser.
Malgré l'indéniable talent de Kim Jee-woon dans certaines scènes du désert, "Le Bon, la brute et le cinglé" s'avère finalement moins corrosif que le dernier exemple de transfert du seul genre purement américain du cinéma sur un autre continent, "Touche pas la femme blanche" où Marco Ferreri reconstituait la bataille de Little Big Horn dans le trou des Halles.
http://www.critiquesclunysiennes.com
Drôle,ingénieux et très bien filmé. C'est un vrai moment de plaisir.
Décidément, ces coréens excellent dans tous les genres. Un western avec tout ce qu'il faut! Jubilatoire !
Quand l'excellent Kim Jee-Woon revisite un des plus grand western Spaghetti, cela donne naissance à une oeuvre décalé et bourrée de qualités. Ce long métrage coréen n'est pas vraiment un remake de "Le bon, la brute et le truand" dont il reprend seulement le titre et l'histoire de base mais un film original à part entière non dénué de références à la trilogie du dollar. Mené de mains de maîtres par un trio d'acteurs de génie, "Le Bon, la brute et le cinglé" reprend donc certains codes du western en y incorporant une bonne touche d'humour et un savoir-faire typique de la nouvelle vague du cinéma coréen. Il manque plus qu'une BO à la Morricone...
Un western oriental complètement débridé. (C’était facile). L’hommage appuyé à Sergio Leone entraine la construction d’un scénario qui sent un peu le réchauffé et la prestation de Woo-Sung Jung est très décevante. Quoique spectaculaire et divertissant on est jamais loin de l’écœurement. Entre humour cocasse et actions frénétique The Good, the Bad, the Weird se révèle un poil trop long et abrutissant pour emporter totalement l’adhésion.
Ce que j'aime avec les cinéma asiatique, c'est que c'est toujours différent du cinéma occidental, toujours rafraichissant, du moins pour ce qui arrive de notre côté du monde. Ici encore, on va de surprise en surprise en découvrant un univers Eastern où se mélangent les chevaux et les voitures militaires, un peu comme un monde intemporel où tout se mélange, où tout le monde est libre de tuer tout le monde impunément, malgré la présence d'une armée qui ne sert à rien d'autre qu'à servir ses intérêt. Le film a été truffé de clins d’œil au Westerns de Sergio Leone, comme Le Bon, La Brute Et Le Truand, ou encore IL Etait Une Fois La Révolution. Comme souvent dans ce genre de films, l'action est confuse, les personnages courent partout, on ne sait pas qui est avec qui, mais c'est divertissant et terriblement efficace. L'humour est aussi présent, bien que ce ne soit pas réellement une comédie, mais plutôt un Western d'action avec quelques gags potaches dignes d'un Indiana Jones. Une bonne surprise donc, à conseiller à tous les amateurs de Westerns qui ne sont pas allergiques au cinéma asiatique et à tout ce que ça implique.
Une étoile pour le méchant et pour la scène finale.Ce Easttern est pourri.
Doté d'un casting alléchant où les acteurs sont très convainquants, "Le Bon, la brute et le cinglé" est un long-métrage vraiment plaisant et captivant. En effet, la réalisation a su bien utilisé le scénario pour offrir un film divertissant, drôle et atypique qui intéresse le spectateur tout au long de l'histoire. De plus, le final jouit d'un dénouement à la hauteur de l'oeuvre et donc, le bilan est un film très réussi !
Je m'attendais à une comédie banale mais je me suis retrouvé avec un film très drôle (je pense à la scène du Cinglé avec le casque de scaphandre notamment) et surtout rythmé. On a pas le temps de s'ennuyer devant ce film, il y a très peu de temps mort. Les références à des westerns célèbres ne sont pas aussi nombreuse que ce à quoi je m'attendais mais sont assez bien introduite dans le film pour ne pas être lourdes.
Le scénario est anecdotique et sert de prétexte à la surenchère d'action que nous offre le film (ce n'est pas un défaut ici). On passe un bon moment et le tout nous est servi par une mise en scène millimétrée, une image très belle et des acteurs au poil (mention particulière à Lee Byung-Hun, l'interprète de la Brute, qui a une classe folle qu'on avait déjà pu remarquer dans le film "A Bittersweet Life").
Que demander de plus ?
Le scénario est anecdotique et sert de prétexte à la surenchère d'action que nous offre le film (ce n'est pas un défaut ici). On passe un bon moment et le tout nous est servi par une mise en scène millimétrée, une image très belle et des acteurs au poil (mention particulière à Lee Byung-Hun, l'interprète de la Brute, qui a une classe folle qu'on avait déjà pu remarquer dans le film "A Bittersweet Life").
Que demander de plus ?
'Le Bon, la Brute et le Cinglé' part d'une très bonne idée : mêler l'action et la comédie dans un western. Kim Jee-woon se sert de multiples références et codes du genre (de nombreux clins d'oeil à l'oeuvre de Sergio Leone) et ce avec maestria. Grâce au personnage du "Cinglé" interprété par Song Kang-ho, le réalisateur parvient à apporter une bonne dose d'humour décalé et très plaisant, apportant ainsi une nouvelle dimension à un banal western spaghetti au scénario très basique. Même si quelques longueurs peuvent se faire ressentir, le rythme global du film est très prenant. La mise en scène quant à elle est très esthétisée et maîtrisée comme on en voit peu.
En voilà un film plaisant. Pas un vrai chef d'oeuvre pour ma part, mais un bon western asiatique qui revisite les codes des vieux westerns, notamment Leone. La grande différence se situe au niveau de l'humour, Le bon, la brute et le cinglé étant totalement délirant et absurde, très dynamique. C'est bien simple : ça ne s'arrête jamais. D'excellentes scènes m'ont fait rire, comme la fusillade au marché fantôme avec le scaphandre. Evidemment le film fait immédiatemment référence à Le Bon, la brute et le truand mais souffre beaucoup de la comparaison. Il est très difficile de rivaliser et il est clair que ce film de Kim Jee-woon lui est inférieur en tous points. Même au niveau de l'humour, je préfère largement les répliques magnifiques du film de Leone que les situations parfois lourdingues de celui-là. Au niveau des personnages et des acteurs, là encore y'a pas photo. Song Kang-Ho a beau être très drôle, il n'égale pas Eli Wallach. Lee Byung-Hun a beau être génialissime dans ce rôle, le simple fait de penser à Lee van Cleef permet de mettre ce film deux bons crans en-dessous. Quant à la comparaison Woo-Sung Jung / Clint Eastwood évidemment n'en parlons pas, j'ai trouvé l'acteur sud-corréen vraiment fade et pas très passionnant. Je ne vais pas faire toutes les comparaisons même s'il est clair qu'au niveau musique, Le Bon, la brute et le cinglé n'atteint pas de nombreux sommets, elle est même assez effacée. Même le duel final qu'on aurait pu imaginer excellent fait un léger flop tant il est court et peu prenant. Néanmoins ce film n'a jamais voulu ressembler à du Sergio Leone et ce sont les différences qui sont intéressantes. J'ai donc passé un très bon moment, assez drôle, même si je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il était presque anecdotique.
Je ne remettrai pas en cause la vitalité et l'inventivité du cinéma coréen, dont «Le Bon, la Brute et le Cinglé» constitue une fois de plus la preuve en images. Toutefois la Corée du Sud ne produit bien sûr pas que du bon, et là encore j'en veux pour preuve le film de Kim Jee-woon : hommage/pastiche au cinéma de genre, à Leone ou à Tarantino, grand moment de n'importe quoi ennemi du bon goût, il ne parvient malheureusement pas à se suffire à lui-même. Clairement pompée sur l'intrigue du long métrage quasiment éponyme de Leone (mais c'est là l'essence du détournement), celle du présent film n'évite pas la comparaison, qui se fait forcément à ses dépens : regrettable impression de déjà-vu, personnages encore plus clichés et fades que l'original, prépondérance du spectacle à tout-va et des effets spéciaux en tous genres, bref du superficiel sur une quelconque « âme » du long métrage (un peu comme le dernier Indiana Jones)… J'entends par là que «Le Bon, la Brute et le Cinglé» dépasse rarement le stade de la citation visuelle et scénaristique, s'appuyant sur un humour la plupart du temps tombant à plat et des personnages extraordinairement creux... Leur aspect n'y est pas pour rien (la Brute en métro-sexuel à coupe tectonik roulant des épaules, grand moment de fou rire), mais c'est surtout la non-qualité des acteurs qui s'y révèle dommageable : excepté le toujours excellent Song Kang-ho, c'est plus ou moins le néant total. Cependant quelques éléments empêchent (plus ou moins) le long métrage de prétendre au navet : des éclairages maniéristes surprenants, quelques passages drôles tout de même (merci à Song Kang-ho une fois encore), une mise en scène parfois inspirée… Mais dans l'ensemble «Le Bon, la Brute et le Cinglé» repose sur une intention qui ne pardonne pas, en Corée ou ailleurs (dont bien évidemment en France) : faire « comme les Américains », mais en prenant pour modèle le pire de leur production, ou tout de moins ce qui en constitue la caricature la plus criante. À réserver aux amateurs du genre. [0/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
C'est sûrement le film asiatique le meilleur que j'ai vu! Un chef-d'œuvre du cinéma sud coréen! Ce style uniques mélange de western et de asiatique! Des musiques très spécial mais géniales! Un gros coup de cœur .
Dès les cinq premières minutes, j'ai eu l'impression de regarder un film du style de Tarantino et j'ai adoré. C'est complètemet taré, il y a de l'humour aucun temps mort, les situations sont incroyables. Géant! Je crois que j'adore le cinéma coréen beaucoup plus original que le japonais (avec Mother, The Host, The Wig, 2 Soeurs, etc). Les seuls points négatifs je dirai la fin un peu baclée, et c'est tout! (les musiques font les mêmes effets que dans le géant Kill Bill!).
decidement je suis en amour avec ce cinema coreen , que ca change par rapport au cinema americain ,enfin chacun dans son genre est capable de faire de bons films ,sauf que les coreens sont plus fous ,j adore donc ce cinema
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