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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2010
Etant une fanatique des années 60, ce film m'a tout de suite touché. So british, Carey porte parfaitement ce rôle sur ces frailes épaules et est impressionante de justesse. On y retrouve l'élégance à la française avec du Juliette Gréco, des conversations où il est chic de parler mi anglais mi français. Enchantée, je le recommande à tout le monde, on passe un agrèable moment.
Un film que l'on va voir sans à priori... et on fait bien. Bon film, touchant, une histoire déjà vue, mais qui est très bien revisitée... Je recommande
Excellent film à mes yeux. Il y a en fil rouge l'opposition entre deux mondes : celui de la jeune fille, de la réussite par les études, des doux rêves d'adolescent ; celui de l'homme, du profit, du tous-les-moyens sont bons. C'est une histoire d'amour légère jusqu'aux trois quarts du film, qui fait rêver sans doute, maison se doute que tout ce rêve vendu en patûre fera souffrir quelqu'un. Le monde de Jenny, cette jeune fille naturelle au sourire irrésistible, est composé de littérature, de violoncelle, de versions latines. Elle va entrer entre les mains de David, et va commencer à remettre en question tout ce qu'elle a appris jusqu'alors : et si les études n'étaient qu'une perte de temps? Et si on pouvait sauter tout ça et arriver directement au moment où on clope à Paris sur un son de Jacques Brel? On revient vite sur ses pattes, et même si je déteste les films moralisateurs, j'ai aimé la morale qui transparat dans ce film.
Adapté de la biographie de Lynn Barber, Lone Scherfig nous plonge en plein coeur du Londres des années 60, à la découverte d'une étudiante studieuse et bien sous tout rapport et qui du jour au lendemain, va découvrir le grand amour aux bras d'un homme plus âgé qu'elle, brillant et séducteur, il a le don de se mettre tout dans la poche. Leur idylle née d'un coup de foudre, la jeune étudiante qui n'avait jamais sorti le nez de ses cours va découvrir tout un tas de choses (night club, restaurants, Paris, ...). C'est un tout autre univers qui s'ouvre à elle, à seulement dix-sept ans, sa vie prend un tout autre sens. Lone Scherfig réalise ici une très belle romance, portée par un scénario passionnant, aidé par une reconstitution minutieuse, et surtout, un très beau casting, où Peter Sarsgaard et la craquante Carey Mulligan se donnent la réplique. Une éducation (2010) est une très belle surprise, pleine de sincérité et de tendresse.
Au milieu du casting quatre étoiles qu’ont réunis la réalisatrice danoise Lone Scherfig et les producteurs américains et britannique, le choix de la jeune Carey Mulligan, encore inconnue mais depuis devenue une figure incontournable du cinéma américain, est finalement la seule grande idée de ce mélodrame qui se caractérise par son académisme aussi bien dans son écriture que dans sa forme. La question de la différence d’âge entre deux amoureux et la thématique des changements sociétaux dans les années 60 ont déjà été tellement traités que ce scénario sans épaisseur n’a rien à apporter. La beauté de la lumière saturée se laisse admirer mais le manque de rythme avec lequel est racontée l’émancipation de cette jeune fille rattrape vite le spectateur qui, dans l’attente d’un happy-end terriblement mielleux, n’a plus qu’à s’ennuyer.
Un film très esthétique (trop?) et languissant qui laisse augurer un surprenant final. en tout cas ce final m'a surprise. J'ai découvert une Angleterre des années 50 très rigoriste qui rappelle un peu mona lisa mais en plus fin. C'est avec ce genre de film que l'on remarque l'évolution titanesque de la place des femmes dans la société. Tous les acteurs sont supers, la photographie, la bande son aussi. Le bemol de ce film que j'ai apprécié c'est son côté un peu froid, on a du mal à partager les émotions de l'héroïne et c'est regrettable vu les bouleversements qui la touche !
Un scénario de Nick Hornby suffit à intriguer, et à l'arrivée on n'est pas décus; dialogues ciselés, déroulement de l'intrigue plus original qu'il n'y paraît au premier abord, personnages qui révèlent leur subtitilité tout le long...et surtout pas de bonne (ou mauvaise d'ailleurs) morale pour clôturer le tout. Ca change et ça apporte une bouffée d'air frais, qui font pardonner quelques raccourcis simplistes (disparition brusque après la découverte des lettres). Quant à Carey Mulligan, elle a tout d'une très grande.
Au départ très enthousiaste par la bande annonce enjouée et les critiques presse, je suis sortie déçue par un film très classique et légèrement "nian nian" (surtout la fin) Si la reconstitution de l'époque est bien réalisée, je trouve l'histoire assez banale et pas assez profonde. Un bon film à voir à la télé le dimanche soir.
Intéressant de visionner "une éducation" après "a single man". Dans les deux films le décor est planté au début des années soixante, où les vieilles conventions sociales obstruent encore la réflexion et le discernement. Une jeune fille tombe dans le piège séduisant d'un homme plus âgé et est conforté dans son choix par l'aveuglement des ses parents attachés à une certaine tradition. Globalement une très agréable tragi-comédie anglaise espiègle et pleine d'esprit, accompagnée d'une mise-en-scène efficace et soignée notamment dans la reconstitution de l'époque.
Vrai premier grand coup de coeur de ce debut d'année. Ce petit film est une perle rare de douceur, d'intelligence et de plaisir. La distribution est impeccable, le scénario brillant et Carey Milligan, un coup de foudre sur jambe. Bravo.
Ah si vous vouliez du rétro, vous allez être servis avec cette "Education" ! Il n’y a pas que cet univers des années 60 qui sent la naphtaline, il y a aussi son histoire et sa façon de filmer ! Malgré tout – et malgré surtout l’aspect très convenu de cette histoire de jeune fille à la recherche d’émancipation – cette "Education" n’est pas pour autant déplaisante. On est certes en terrain plus que connu, mais le film est menée avec suffisamment d’élégance et de sobriété pour séduire. Mais bon… Pas de quoi casser trois pattes à un canard non plus : si la complaisance lascive dans des lieux et des situations très bcbg n’est pas votre tasse de thé, le temps risque de se faire long et l’espoir de voir le générique de fin pourrait se faire sentir bien avant l’heure... Heureusement, la satisfaction d’avoir assisté à un spectacle honnête, qui plus est servi par des interprètes pleins de ressources (Alfred Molina en tête !), fait qu’on a de fortes chances de sortir de cette "Education" avec le sourire, et c’est déjà pas si mal.