Je rejoins tout à fait la critique de "chewinou" : ce film magnifique est une belle leçon d'histoire, qui montre que les hommes n'ont pas changé, toujours à commettre des atrocités au nom de la religion, et que les premiers chrétiens n'étaient ni plus ni moins que des barbares incultes mysogynes, ressemblant fort aux Talibans d'aujourd'hui. On y apprend aussi l'histoire méconnue de cette femme astronome martyre, qui fit des découvertes dont les travaux ne furent repris qu'au 17ème siècle ! Leçon d'histoire filmée dans des décors somptueux. Je regrette d'avoir tardé à voir ce film, mais mieux vaut tard que jamais, si vous trouvez encore une salle où il se joue en V.O, courez-y ! Un film à ne pas manquer !
Le meilleur cours d'histoire auquel je ne soir jamais allé ! Cette leçon remet en perspective l'evolution de chaque religion. C'est un vrai film moral sur les fondements de la croyance. Pourquoi obéir a des règles arbitraire? Pourquoi vouloir imposer sa religion aux autres?La plupart des textes sacrés contiennent des passages intolérants (ici sur la place de la femme) et aujourd'hui innimaginables. C'est aussi l'histoire d'un gâchis : une perte de 900 ans dans l'avancé de la science. Enfin c'est une tragedie avec des passions impossibles et au denoument ecrasant de douleur.
A mon grand regret, la critique est un peu passée à côté de ce film. Agora est pourtant un bon film qui donne à réfléchir sur les religions. Ce film intelligent porte un message philosophique et nous interroge sur notre monde actuel. Je conseille ce film à tout le monde.
(voir la critique complète de Première, avec qui je suis tout à fait en accord: http://www.premiere.fr/film/Agora/(affichage)/press )
A vrai dire, il y a plutôt de quoi se satisfaire du dernier film d'Alejandro Amenàbar, décidément doué dans (presque)tous les registres qu'il touche. Les moyens sont ainsi réels, et le film réussit à trouver un équilibre tout à fait convenable entre des scènes d'actions plutôt réussies et le destin tragique d'une astronome tout à fait inconnue du grand public et interprétée par une Rachel Weisz moins belle que d'habitude mais à la sensibilité palpable à chaque instant. Dommage toutefois que le réalisateur ne retrouve jamais le souffle et la maestria des plus grands-chefs d'oeuvres du genre, le propos religieux restant lui hélas assez flou et très moyennment convaincant. Ne faisons toutefois pas la fine bouche, car l'oeuvre n'en demeure pas moins d'un réel intérêt et se regarde avec un certain plaisir. Honorable.