C fou comme les films anglais commerciaux (circonstances qui denotent d'une capacité supérieure de résistance à l'exportation) sentent la naphtaline et la vieille dentelles, on en sort pas...Curtis qui s'était révélée fort ennuyeux sur Nothing Hill, trouve un grand sujet, les radios pirates, mais surprises ou sacrées coincidences la description de la colloque maritime vire de bord. L'ambiance rétro y est pour beacoup (on s'y sent comme chez soit) malgrés la caméra alzheimer de Richard. Pas de surprises voilà un film coocooning. Pas d'abîmes, des blagues de cul, du machisme à deux balles, des vannes célestes, des personnages féminins inexistants...pas de doutes c'est du cinéma anglais potache avec ça pointe d'ironie, avec sa perfection formelle, le verni de l'emmerdement, j'en viens à douter encore qu'un cinéaste intelligent ait pu prendre le parti de crétins pareils, s'il humanise ses personnages aux forceps, le scénario reste bassement narratif, centré sur des saynètes dont la progression reste limité à un continuum répétitif (du cul, de la musique, le gouvernement), si je ris devant un Kenneth Brannagh hautement nixonnien, difficile de ne pas être attérer par le premier degrés du film qui frôle le conformisme niais, rie sur le context politique, rien sur la drogue, rien sur le public,la musique semble évider le film de l'intérieur. Elle en occupe tout l'espace, la dramaturgie (avec le sex), comme la cohésion de la communauté qui en dépend, elle solidarise le film sur sa seule précense...mais le pathétique des situations, la décontraction sexuelle surjouée, l'inflation des moyens, et le maniérisme du cinéaste, ne permettent pas de mettre en lumière ce qui est la vrai sujet du film, une collocation d'ados autistes qui sont prêt à tout pour rester dans leur chambre. Cet entre soi n'interesse pas le cinéaste, focalisé sur l'humour et le jeu, il ne fait ni de son film une fable ou une parabole, mais un empilage respectueux d'objets.