Les Citronniers
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indi64
indi64

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2008
je m attendais à mieux!! les hommes sont trop typés méchants et les femmes gentilles!!!
l interet pour moi a été de un peu plus comprendre le fossé qui existe entre ces 2 peuples!
à voir quand même!
Hotinhere

797 abonnés 5 501 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2022
Tirée d’une histoire vraie, une fable poignante qui évoque avec subtilité le conflit israélo-palestinien, à travers le récit plein de courage et dignité du combat juridique d’une femme pour sauver sa plantation de citron, interprétée par la lumineuse Hiam Abbas. 3,75
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 902 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2025
Deux femmes séparées par un grillage en Cisjordanie. Alors que tout les oppose, elles sont réunies par le désir commun de s'affranchir du pouvoir masculin, d'un côté un mari ministre israélien, et de l'autre un mari arabe décédé prématurément, laissant un champ de citronniers comme seule source de revenus.
Riklis met en scène l'une des blessures inextinguibles de la planète, et l'illustre avec réalisme. Nous sommes en 2007, et la réalité d'aujourd'hui dépasse les absurdités d'un scénario écrit il y a vingt ans.
Le patriarcat arabe en prend aussi pour son grade, lorsque la veuve Salma (irréprochable Hiam Abass une nouvelle fois) se rapproche un peu trop du jeune avocat qui la défend contre vent et marées.
Etre citoyenne d'un pays dont on ne comprend pas la langue, et dont l'obsession sécuritaire dépasse toutes les autres considérations, l'israélien Riklis était bien placé pour nous narrer son histoire, et sa mise en scène classique se met au service du propos historique.
streaming - aout 2025
Audrey L

820 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2024
Portrait acide d'un monde amer... Un ministre israëlien s'installe dans une grande villa jouxtant une plantation de citronniers, et devient vite parano des terroristes qui pourraient profiter du feuillage pour s'approcher de la demeure. Une demande officielle de raser le verger est posée, au grand désarroi de la paysanne modeste palestinienne, qui vit déjà chichement des récoltes de citrons qu'elle produit... Sur fond de guerre éternelle (malheureusement d'actualité...) entre Israël et Palestine, les "trois citrons" deviennent un sujet médiatique, une préoccupation d’État, un conflit national concentré en quelques pépins. On ne dira rien du final, si ce n'est que notre fauteuil de cinéma n'aurait pas été si fortement soudé au plancher, il aurait volé. Le film est réaliste quant à la résolution qu'aurait un tel conflit, ne nous épargne pas avec une happy-end qui nous brosserait dans le sens du poil, préfère nous faire mal au cœur pour mieux dénoncer une guerre qui dure depuis trop longtemps, un rapport de force entre puissant et paysan qui n'a rien d'équilibré, un combat pour la vie (des arbres qui sont peut-être plus vieux que ce ministre...) qui n'intéresse plus si l'argent peut biaiser le verdict. Qui d'autre que Hiam Abbas pouvait apporter toute la dignité nécessaire à ce personnage, jamais montré comme miséreux, mais au contraire plus respectable en un regard de grande Dame (dont elle a le secret) que n'importe quel titre politique... Ici, on ne se trompe pas une seconde sur le personnage qui a l'ascendant moral, intellectuel, honorable, sur l'autre. On pensait naïvement que la femme du ministre allait interférer davantage dans cette folie juridique, mais encore une fois : on n'est pas dans une fiction américaine gorgée de bons sentiments, et on se le rappelle amèrement (acidement ?) dans le final de ce Les Citronniers qui ne nous épargne pas (le dernier plan avec spoiler: les arbres massacrés, et la paysanne vouée à la misère mortifère, qui nous lance ce regard transperçant, volontairement long, qui semble sonder notre cœur pour nous demander si tout cela est bien censé, dans un monde moderne...)
. Vraiment, heureusement que notre siège était bien soudé.
Pascal
Pascal

260 abonnés 2 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2025
Prix du public ( Berlin 2008 ), " les citronniers" appui son scénario sur un événement qui avait eu un retentissement international.

Une palestinienne avait attaqué en justice son voisin, le ministre de la défense d'Israël qui voulait lui faire arracher ses citronniers par mesure de sécurité.

Alors certes, la mise en scène n' est pas le point fort de ce film israélien dirigé par Éran Riklis ( " la fiancée syrienne"), mais ici le fond prime sur la forme.

Regard sur la difficulté de communiquer, le mur entre les deux propriétés parle de lui-même, le sujet comporte aussi son lot de références symboliques ( l'arbre, le déracinement, le citron lui-même).

La seconde partie est nettement supérieure à la première, le scénario comporte des ellipses pas toutes réussies, il manque un certain niveau artistique de maitrise cinématographique pour hisser " les citronniers" au stade des films exceptionnels. Mais heureusement pour le spectateur, pas pour le placer au rang des films nécessaires.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

186 abonnés 2 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2020
L'éternel conflit israélo-palestinien traité par le prisme d'une plantation de citronniers et par le combat d'une femme contre un état qui prend ses aises.
fabrice d.
fabrice d.

46 abonnés 1 926 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2022
La force de ce film réside dans son histoire vraie qui est décrite, c'est à dire, une description artistique de la vie palestinienne en Israël. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai ressenti. C'est simple et très puissant à la fois. Les citronniers, arbres un peu magiques pour moi, symbolisent cette vie faite de barrières, de murs et d'incompréhension. On vit en Palestine, en Israël, et on ne parle pas la même langue. Un problème linguistique qui est le résultat de nombreux troubles dans le monde. A voir pour la jolie mise en scène et pour les questions qui en découlent.
betty63
betty63

42 abonnés 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2017
Eran Riklis a un talent pour raconter des histoires dont la sensibilité féminine est mise en avant qui donne des films très émouvants. Le sujet est original, peut être possiblement réel et c'est une bonne idée que de l'avoir abordé et encore plus de cette manière, avec cette fin. Merci M. Riklis !
ffred

1 995 abonnés 4 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2009
Raté lors de sa sortie en salle, sur les conseils d'un ami (fan de Hiam Abbass) j'ai donc enfin vu Les citronniers qui passent ces jours-ci sur Canal plus. Les critiques et le bouche à oreille avaient amplement raison, voilà une film magnifique. Ce qui prime avant tout c'est qu'il est simple. Simple dans sa mise en scène, dans son scénario et dans son inteprétation. Mais c'est cette triple simplicité qui en fait justement sa force. Tous les rôles sont joués à la perfection mis tous éclipsés par la formidable Hiam Abbass qui a rarement été aussi bonne sauf peut être dans le très beau The visitor sorti plus tard et dans Amerrika qui sort la semaine prochaine. Comment parler du combat et de l'histoire simple d'une femme seule dans un conflit aussi absurbe et difficile que le conflit israélo-palestinien ? En faisant et en regardant un film aussi simple que beau, profondément humain, terriblement dur, que peut l'être Les citronniers. Un film simple et beau, dur et émouvant, nostalgique et politique.
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2008
Le citron s’il est bien accommodé peut se révéler moins acide qu’il n’est… C’est le postulat de départ d’Eran Riklis qui file cette métaphore pour servir son récit et nous livre un joli film. Certes c’est un peu simpliste sur le discours, mais tellement généreux que l’on ne peut qu’être bienveillant dans l’ensemble. « Les citronniers » est avant tout une histoire de deux femmes que tout oppose. L’une palestinienne, seule et désargentée, l’autre israélienne, femme de ministre, belle, à l’arrogance défaillante. Entre elles, une barrière naturelle aussi anodine que dangereuse : un verger de citronniers, sorte de nomads’land source d’apaisement et de discorde. Ces arpents séculiers symbolisent le combat à niveau égal entre deux pays, deux libertés, deux individualités. Le parcours de ces combattantes allant de l’espoir d’une paix difficile à concrétiser en interne et en externe à la plus noire désillusion sera donc laborieux. Car sous des allures de légèreté, c’est bien d’un drame qu’il s’agit. Et même abordé dans l’anecdotique, il s’immisce, persiste et plombe la paysage. Esthétiquement très fort, le film rayonne aussi par la générosité de ses acteurs. A commencer par Hiam Abbas qui se révèle depuis quelque temps comme l’une des valeurs sures du cinéma international et qui ici offre une performance toute en nuance et en éclat. Ali Suliman en avocat opportuniste joue sur du velours et Rona Lipaz Michael en femme de ministre impliquée est parfaite. Ce trio d’exception apporte une émotion sincère qui vient palier au manque de crédibilité d’un récit blindé de bons sentiments et un peu naïf.
ned123
ned123

213 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2013
J'ai vu un film... qui traite d'un sujet qui occupe le haut de l'actualité et qui a comme vertu de présenter une image, bien que dure mais aussi équilibrée de la société israélienne... C'est un film qui parle de l'humain, du sentiment et de l'émotion... Comment ne pas être touché par la situation ubuesque que cette femme "arabe" subit, et d'un autre côté, on perçoit la difficulté de la situation que vit la femme du ministre... Et même, le ministre "souffre" de cette situation... Ce film recherche et montre la simplicité et le non-dit de cette situation. Malgré qq longueurs préjudiciables, on suit le parcours de cette femme dans sa querelle de voisinage qui tombe mal... et qui prend une proportion où les enjeux qui naissent dépassent largement cette petite parcelle de terre. Lorsqu'on suit Salma, on voit bien qu'elle est elle-même dépassée par la situation et qu'elle devient instrumentalisée par les caciques de la société palestinienne... Son histoire d'amour est réprimée par la pesanteur de la société environnante. Et malgré tout, ce film montre que la société israélienne est une démocratie, car les propos le ministre de la défense est soumis à la Cour de justice et doit accepter une décision qui aura des conséquences sur sa vie.
MaxPierrette
MaxPierrette

200 abonnés 320 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2008
Très en vogue depuis quelques années, le sujet du conflit israélo-palestinien, bien que passionnant, présente dorénavant le risque, pour les réalisateurs, de tomber dans la redite. Un piège que parvient très bien à éviter Eran Riklis avec ses “Citronniers”, dans lesquels les affrontements ne constituent qu’une toile de fond à l’histoire de Salma, veuve palestinienne qui passe ses journées à cultiver ses plants de citronniers, jusqu’au jour où le Premier Ministre israélien, venu habiter à côté, voit dans ces arbustes une menace. Résolue à ne pas se laisser faire, Salma présente l’affaire à la justice, et trouve une alliée inattendue, en la personne de Mira, l’épouse du chef du gouvernement. Un rapprochement qui va au-delà du conflit, comme point d’orgue d’un long métrage pétri de bonnes intentions, mais dont l’impact est atténué par la langueur de son milieu, lorsque l’intrigue donne le sentiment de peiner à avancer. Heureusement, lumineuse, Hiam Abbass donne un supplément d’âme à ce drame frontalier, en incarnant parfaitement cette femme solitaire, qui parvient à rester digne tout en étant malmenée.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2012
Le précédent film d'Eran Riklis, "La Fiancée syrienne", traitait du même sujet : comment la raison d'état élaborée dans le conflit israelo-arabe amène à prendre des décisions absurdes et injustes pour les habitants des deux camps. Ici, c'est la décision d'instaurer des colonies de peuplement en Cisjordanie, la nécessité pour un ministre de montrer l'exemple et le hasard qui a placé le verger de Salma sous les fenêtres de Mira qui conduisent à cette injustice.

Comme l'explique un notable Palestinien à la pauvre Salma venue se plaindre dans un café rempli d'hommes qui se sont tu à l'entrée de cette femme, il y a des situations plus graves, celles des familles des kamikazes dont les maisons sont rasées par exemple. Même son de cloche du côté de l'autorité militaire israélienne, comme le dit un officier en lui montrant la file d'attente : "Ceux qui sont là ont de vrais problèmes, les vôtres sont dérisoires à côté".

Mais l'entêtement de Salma, et la parabole voulue par Eran Riklis, font de ce lopin de terre beaucoup plus qu'une affaire d'expropriation. D'ailleurs, quand Mira interpelle son ministre de mari en lui disant "Elle défend sa terre, tu aurais fait quoi à sa place ?", il répond : "C'est l'histoire de ce pays". Ce micro-litige qui devient une affaire d'état suivie par la presse internationale (un officiel norvégien vient assurer Salma du soutien de son pays, lui proposant en cas de problème, "d'appeler Oslo" !) permet de mettre en lumière les contradictions de ce conflit : malgré la loi du plus fort imposée par Israel, ce pays reste une démocratie où même le ministre de la Défense doit se soumettre aux décisions de la Cour Suprême, et les notables palestiniens sont plus soucieux de surveiller la moralité supposée de Salma, veuve depuis dix ans, plutôt que de la soutenir.

Malheureusement, l'action se disperse entre plusieurs histoires secondaires, comme la place envahissante que prend l'aguichante aide de camp du ministre, ou surtout l'idylle naissante entre Salma et son avocat. Une fois posée la situation, le récit se perd dans la bataille procédurale, et malgré notre compassion pour Mme Zidane (elle a d'ailleurs affiché chez elle une photo de son illustre homonyme, raison de plus pour nous la rendre sympathique !), l'intérêt s'effiloche progressivement, d'autant plus que la réalisation sans relief n'a rien pour nous surprendre.

La critique est assez enthousiaste devant le jeu d'Hiam Abbass ; pour ma part, je n'ai pas vraiment été emballé par sa prestation hiératique, et sans doute surtout par la façon engoncée de filmer son visage à la Irène Papas. La performance de son alter ego israélienne, Rona Lipaz Michael, m'a semblé plus subtile pour montrer sa solitude parallèle à celle de sa voisine et la montée progressive du doute devant les certitudes de son mari.

Dommage, j'aurais aimé aimer ce film écrit de même que "La Fiancée syrienne" par un réalisateur israélien et une scénariste palestinienne ; comme pour "La Visite de la Fanfare", une belle idée et de bons sentiments ne suffisent pourtant pas à remplir un film, et il y manque la poésie légère et grave d'autres oeuvres israéliennes récentes, comme "Les Méduses" ou "The Bubble".
http://www.critiquesclunysiennes.com
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2008
(...)Filmée simplement mais d’une manière très belle par d’Eran Riklis ("la Fiancée syrienne"), cette fable se révèle aussi prenante que bouleversante. Elle nous parle aussi bien du désordre permanent qui règne la-bas que de ce que peuvent vivre les femmes aujourd’hui. Et si on ajoute à tout ça le jeu extrêmement subtil des acteurs (tous particulièrement bons )et une certaine forme d’humour malgré le sujet dramatique du film, on pourra conclure aisément que "Les citronniers" est incontestablement une des très belles surprises de cette année 2008.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2008
Un peu moins réussi que "la fiancée syrienne" du même réalisateur israélien qui ne doit pas avoir que des amis dans son pays... Encore une fois de plus Iam Abbas, superbe et émouvante au possible. Grande actrice ! Au demeurant un très beau film qu'il faut voir.
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