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stans007
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3,0
Publiée le 15 février 2022
Un sujet rarement traité : face à l’expansionnisme israélien, une veuve palestinienne (Mne Zidane, mais oui !) réussit à sauver son verger de citronniers. Dommage que les réalisateurs se soient crus obligés de rajouter des amours niaises à l’américaine et des situations soap improbables. Le personnage de la femme du ministre de la Défense est en revanche traité avec une certaine finesse.
Son manque d' impartialité m'a empêché de l'apprécier à sa juste valeur, à savoir une belle histoire dotée d'une bonne dose d'humanisme et en tout point charmante.
Un joli film porté par les deux actrices, si différentes mais si semblables à la fois. Des petites longueur cependant. On a envie de croire au combat de cette femme qui veut sauver ses citronniers, on a envie de croire qu'un dialogue peut être possible quand la femme du ministre traverse les barbelés.Evidement pas de happy end pour ce film, mais de beaux moments quand même.
Eran Riklis aborde de façon originale le conflit Israël, Palestine en prenant ces citronniers comme métaphore. Le film part ensuite dans un autre sujet tout aussi brulant la liberté féminine en Palestine. C'est pas le film le plus fort pour parler de ces problèmes mais c'est un jolie coup d'essai qui vaut largement un petit coup d'oeuil.
Rien de tel qu'une "petite histoire" pour atteindre l'universel. Ici la petite histoire pourrait être réelle dans un contexte particulièrement complexe. le conflit qui oppose Salma et ses citronniers à l'état israélien via son ministre de la défense, permet au réalisateur Eran Riklis d'évoquer avec subtilité l'histoire contemporaine de son pays et de la Palestine tout en étant toujours à hauteur d'homme (et surtout de femme). Evitant avec soin tout manichéisme, à la fois réaliste et romanesque, profondément féministe, juste dans ses personnages, optimiste dans sa vision du monde sans jamais se défaire d'une lucidité plus noire, cette fable traite avec justesse du pouvoir, de la révolte des opprimés, du dialogue et du non-dialogue, de l'amour, de la mémoire, de la raison de vivre. Porté par une mise en scène simple et un scénario intelligent, le film trouve sa force dans l'interprétation. Hiam Abbass le porte sur ses épaules de femme forte à la fois soumise et frondeuse, complexe et profondément attachante, jamais hystérique, toujours juste. Face à elle, Ali Suliman en jeune avocat attendri et ambitieux et Rona Lipaz Michael en femme de ministre libre de pensée et d'action, font des Citronniers une œuvre profondément humaine loin de tout clichés. C'est aussi une réussite de voir qu'un pays comme Israel, malgré une politique intérieure et étrangère particulièrement discutable, offre à ses cinéastes la liberté de s'exprimer sur des sujets brûlants. Les Citronniers font partie de ce cinéma utile, indispensable à l'humain, témoin d'un monde complexe en constant mouvement.
Jolis citrons, personnages arabes très touchants, Salma et son bel avocat, et même si la critique de l'armée israëlienne et des services secrets est méritée (les séquences avec le jeune soldat dans son mirador sont assez drôles) c'est tout de même pas très crédible. Manichéen et caricatural, voire racoleur. Idéalisme de parti pris. Un film pour spectateur propalestinien, faut bien l'avouer...
Touchante histoire en forme de parabole. Salma a le malheur d'être propriétaire d'une modeste plantation de citronniers qu'elle tient de son père adoré, laquelle jouxte la nouvelle maison du ministre israélien - elle est du côté cisjordanien, en territoire occupé donc. L'aspect touffu du verger inquiète la sécurité israélienne qui y voit un repaire potentiel de snipers palestiniens désireux d'abattre le ministre. Il est rapidement décidé de déraciner les citronniers. Salma va refuser cette décision, en dépit du dédommagement offert par le ministre. Elle se bat contre l'absurdité et l'injustice, avec la seule assistance au départ d'un jeune avocat que lui indique un de ses gendres. Mais l'affaire va faire du bruit, la presse internationale - même s'en mêle. Quant à la presse israélienne, elle prend aussi parti pour Salma, en relayant les propos favorables de l'épouse du ministre : inespéré. La Cour Suprême de Jérusalem rendra une décision mitigée : Salma garde ses citronniers, mais doit les tailler à 30 cm de haut ! Fin du film. Les arbres survivent, et repousseront comme avant : l'espoir ne meurt pas. Le film vaut principalement pour la prestation d' acteurs convaincants, en tête desquels la lumineuse Hiam Abbass, en femme courageuse (elle doit faire face aussi bien à l'hostilité de l'occupant qu'à celle de ses compatriotes, qui lui font autant reproche de son opposition absurde et égoïste à la décision ministérielle que de sa - très relative - indépendance de veuve dans une société patriarcale).
La solitude de deux femmes à la beauté envoûtante et au destin parallèle, qui ne se rencontre jamais... Dans la réalité de l'occupation israélien, un Palestinien a-t-il jamais pu entamer une procédure judiciaire lorsque l'armée sioniste détruisit sa maison ou / et son champ d'oliviers ?
'attendais plus de ce film, donc 3 étoiles au lieu de 4, l'histoire est très interessante, les actrices superbes, mais le film manque un peu de rythme, et il y a quelques longueurs. Bien sur à voir quand même
Prix du public à Berlin, ce film mérite le détour bien plus pour l'histoire de femmes que pour la réflexion autour du conflit israëlo-palestinien. Une palestienne voie sa plantation de citronniers menacée par la contruction du mur de séparation et la paranoïa d'un dirigeant israëlien. Le traitement autour de ce nouveau mur de la honte est simpliste mais assez poigant; l'état hébreu est renvoyé à son arbitraire et sa paranoïa. On assiste aussi à un dialogue entre des populations vivant ensemble, l'incompréhension et la défiance. Mais ce film israëlien vaud surtout par le portrait de ces 2 femmes séparées par un mur et surtout par l'éblouissante interprétation d'Hiam Abbas. Cette femme arabe en quête d'émancipation, de liberté tout simplement. Un seul reproche: ce film donne parfois un peu trop dans les bons sentiments, ce qui gache le propos.
"Etz lemon" Basé sur un fait réel, L'histoire se déroule principalement sur une terre occupée par l'état d'Israel sur un territoire palestinien. Il montre les abus qui peuvent découler d'une politique sécuritaire et de décisions frolant l'absurde qui peuvent en découler. Le film est sobre, il n'y a aucun effet visant à émouvoir plus qu'il ne le faut. Il ne prend pas position pour un camp. Il tente de nous montrer que la seule solution est la paix et le respect commun. Mon seul regret est l'image un peu écornée que le film donne à la Palestinienne et à son avocat. Elle l'image d'une femme facile et lui un homme sale et pervers.
Sans artifice ni prétention, cette "petite histoire dans la grande histoire", construite avec un certain sens du pittoresque, intéresse mais manque de ressorts dramatiques pour être vraiment mémorable. Bonne interprétation.
Avant de voir ce film, on se dmande si on va voir un énième film-reportage sur le conflit isralo-palestien... et bien non!!!! C'est un vrai film et même un tres bon film israelien sur ce conflit raconté d'une manière originale (vu du coté d'une femme seule vivant de ses citronniers, ces arbustes qui vont devenir genants sous pretextes terroristes) Film hyper émouvant, super bien filmé, avec une actrice israélienne géniale( Hiam Abbass,vue dans Espions et The visitor)qui éblouit par son jeu... Elle joue cette femme palestienne combative prete à affronter un voisin israélien plus que puissant puisque ministre du gouvernement.... A VOIR ABSOLUMENT
Un réalisateur israélien et un scénariste palestinien forment la combinaison idéale (et gagnante !) pour un film nuancé sur le conflit israélo-palestinien, schématisé ici par une «querelle de voisinage » le long du mur de séparation, très représentative. Le récit, beau, pudique, délicat et poignant suscite dans le chef du spectateur l’émotion et la compassion, en plus d’être une parfaite démonstration de l’absurdité dans laquelle s’égare souvent ce conflit, à l’image du dernier plan, conclusion glaçante à ce bijou de simplicité dont la force et la portée de la réflexion sont pourtant très grandes.