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Maryane75
21 abonnés
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3,5
Publiée le 12 juillet 2013
"La première étoile" est une comédie exotique vraiment très agréable à regarder. Lucien Jean-Baptiste est très attendrissant et Firmine Richard toujours aussi irrésistible. Ce n'est que jovialité et joie de vivre ; j'ai passé un très bon moment.
D'un côté cette comédie traite de sujets sérieux : le rejet, la différence, les difficultés financières... Parallèlement à ça, le film est à mourir de rire ! Un vrai moment de bonheur ! Bravos aux acteurs : rien à redire !
La Première Étoile est une comédie familiale rafraîchissante, mêlant habilement humour et émotion. Lucien Jean-Baptiste, en tant que réalisateur et acteur, livre une performance sincère et pleine de charme, tandis que Firmine Richard, fidèle à elle-même, apporte une dose d’humour irrésistible. L’histoire, simple mais efficace, reste agréable même après plusieurs visionnages, ce qui en fait un film qu’on aime revoir pour son ambiance chaleureuse et ses personnages attachants. Une valeur sûre pour passer un bon moment.
Très bonne surprise que ce premier film. Je m'attendais à une énième dénonciation du racisme primaire alors que c'est tout le contraire. En effet Lucien Jean-Baptiste arrive à tout montrer sous une auto-dérision bienvenue (pourrais-je avoir un petit noir svp ?") . Les dialogues sont classiques mais les jeux de mots, même simples, obtiennent nos sourires. De la sincérité un peu naîve mais touchant et sans prétention. Bon point pour Firmine Richard mais on peut regretter le manque de présence dans le film de Anne Consigny. Une petite comédie de base qui mériterait que 2 étoiles en temps normal mais à éviter une dénonciation trop militante le cinéaste sauve le film en favorisant l'amusement plutôt que de stigmatiser (toujours plus facile) ça valait bien un bonus.
Le mérite de cette comédie familiale peu originale est qu'au moins elle est de temps en temps drôle comparée à la nullité de Coco. Avec aussi un côté plutôt tendre, frais et sympathique que n'a pas le film de Elmaleh. Certes les gags sont attendus, tout comme la réaction de tous les personnages, principaux et secondaires et c'est bourré de clichés. La mise en scène et le scénario ne cassent pas trois pattes à un canard mais on passe un bon moment même si très vite oublié. Une comédie dans la moyenne pas la meilleure de l'année mais pas la pire non plus.
Un moment sympathique plein de temps morts mais on ne s'ennuie pas, même si on regrette qu'on ne rigole pas plus. Il y avait matière à faire une très bonne comédie et nous n'avons qu'une farce légère. Dommage.
On est davantage dans le registre de l’émotion que celui de la comédie. En effet, tous les très bons gags sur les dialogues avaient déjà été vus dans la bande-annonce et il reste quand même à découvrir, pour ceux qui ont vu la bande-annonce, de belles émotions par rapport aux situation vécues par les enfants de la famille Thérèse. Ces belles scènes sont mises en valeur par le meilleur atout du film : son casting.
Surfant sur la mode du choc des cultures, Lucien Jean-Baptiste réussit une comédie plutôt bien ficelée portée par une brochette d'acteurs tous plus drôles les uns que les autres. On est également heureux de revoir Bernadette Lafont sur les écrans. "La première étoile" permet de passer un excellent moment.
"La Première étoile" est une petite comédie sans prétention, tour à tour drôle et touchante, servie par des comédiens impeccables. On rit de temps en temps (notamment avec le personnage de bonne-maman interprétée par Firmine Richard), on sourit un peu plus souvent,... bref on est loin de la crise de rire à chaque scène mais il n'en reste pas moins que ce film fait du bien au moral. Néanmoins, j'ai trouvé certaines idées légèrement "tirées par les cheveux", notamment la rencontre entre Yann et la jeune fille (passage qui aurait mérité un traitement un peu moins convenu) et le "retournement de veste" de la logeuse raciste qui, là encore, est un peu moyen.
Film d'une rare médiocrité où des blacks à la Uncle Ben's vont au ski. Indigent, lent, d'une rare laideur (on se croirait dans un JT sur France 3) ce film sot et sommaire donne envie de s'inscrire au Klux Klux Klan, ce qui est un comble !
On passe vraiment un bon moment, le film est drôle et l'histoire est touchante, mention spéciale à la grand mère qui fait beaucoup rire, un bon film à regarder en famille.
On sent parmi la critique comme un syndrome "Bienvenue chez les Ch'tis", la peur de passer à côté de ce qui serait la surprise de l'année, et ce alors que Gad Elmaleh et son "Coco" atteignent 2,4 millions de spectateurs en 15 jours malgré un éreintement quasi unanime. En cette période de crise économique et de déprime sociale, il y a visiblement une autoroute qui s'ouvre pour les comédies, puisque "La Première étoile" approche du demi million en première semaine, avec il est vrai dans ses bagages le Prix du Public et le Grand Prix du Jury au festival de l'Alpe d'Huez.
Le scénario de "La Première étoile" est construit sur une idée simple et efficace : une famille antillaise de banlieue débarque aux sports d'hiver, et la greffe de cette tribu exagérément ethnico-banlieusarde dans un milieu de beaufs montagnards lui aussi bien caricatural sert de ressort essentiel aux gags de cette comédie. En prenant un peu de "Black Mic-mac" (les trois copines bigotes de Bonne Maman, le salon de coiffure afro où toutes les clientes s'esclaffent à l'idée de noirs au ski avant d'en faire des missionnaires, la Mercedes tunée jaune et mauve) et un peu des "Bronzés font du ski" (Bonne Maman damant la piste du tire-fesse en refusant de lâcher la perche, Jean-Gabriel perdu dans la neige), Lucien Jean-Baptiste réussit à construire un récit totalement prévisible, pleins de bons sentiments, et peuplé de personnages stéréotypés, mais qui fonctionne franchement bien.
La raison principale de cette réussite réside sans doute dans une sincérité qui se perçoit au-delà des exagérations propres à la comédie, et qui trouve ses racines dans les souvenirs d'enfance du réalisateur, parti lui aussi au ski avec sa mère. S'il y a des situations très convenues (Jean-Gabriel, archétype du "mâle antillais", beau parleur, joueur et irresponsable ; les franchouillards racistes à qui il suffit de partager une bonne biture pour dépasser leurs préjugés ; la pauvre petite fille riche entourée de boutonneux xénophobes qui tombe amoureux du mini-Corneille), on trouve aussi des scènes plus originales, comme la partie de scrabble entre Bonne Maman et son loueur, où ce dernier préfère éviter un scrabble mot-compte-triple par délicatesse, ou la très belle idée de faire chanter a capella "La Montagne" de Ferrat par la petite Marion lors du radio-crochet local, et où en entend les paroles parlant de l'exode rural ("Ils quittent un à un le pays, pour s'en aller gagner leur vie, loin de la terre où ils sont nés") prendre tout d'un coup une autre signification, déjà suggérée par les images d'archive du générique.
A côté du contrepoint réaliste de l'épouse de Jean-Gabriel jouée par Anne Consigny, on trouve des personnages plus typés, au premier rang desquels figure la mère de Jean-Gabriel, interprétée par Firmine Richard, négatif de Line Renaud, mais aussi le couple de savoyards antinomique incarné par Bernadette Lafont et Michel Jonasz, ou encore le dépanneur-perchman-présentateur du radio crochet, illustration de la polyvalence montagnarde, joué par Gilles Benizio, le Dino de Shirley.
Comédie française sans prétention mais non sans message, "La Première étoile" se laisse regarder avec plaisir, en sachant à la fois faire rire de détails propres à la communauté antillaise, mais aussi de situations universelles, de la maladresse des premières descentes à la douceur d'un dîner partagé dans un chalet. http://www.critiquesclunysiennes.com
Rare sont des films d'auto-dérision sur des minorités en France, car on a la tendance de se prendre trop au sérieux. Les clichés sont utilisés à bon escient. Mêmes les plus cyniques trouveront cette comédie rafraichissante et réussie.