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Y Leca
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1,0
Publiée le 13 octobre 2020
Scénario bâclé, mal filmé, mal monté. Rien n'est crédible. Warren Beatty y est grotesque. Un ratage total de Pakula. On est loin de l'affaire Pelican ou des Hommes du Président. Nanar d'anthologie.
Un excellent thriller politique. Warren Beatty incarne un journaliste. Le film nous plonge dans une enquête de meurtre rempli de rebondissements et assez complexe.
le harcèlement moral est le theme central de ce classique des thrillers politiques, et il faut dire qu'on se laisse porter par l'aspect à grandes ambitions et sans concessions des heros denués de biens en tout genre sinon par les techniques de mensonges de ces fameux services en charge.
Bon, j'ai du passé à côté la première fois, car là, après un second visionnage, je trouve ça purement et simplement génial. Pakula réalise un thriller politique hautement paranoïaque, en s'inspirant de l'assassinat de Kennedy, mais sans en montrer ouvertement le rapprochement entre son film et le fait historique, plus de manière implicite. Il tire donc parti de cet événement, pour construire une structure narrative propre aux films d'espionnages et, très en vogue à cet époque, aux thrillers politico-paranoïaques. Il est alors question d'un homme (Warren Beatty, impeccable), un journaliste ayant assisté 3 ans plus tôt à l'assassinat d'un sénateur et qui décide, après l'ultimatum désespérée d'une consœur mettant le doigt sur la disparition successive des témoins présents ce jour-là, et la mort de cette dernière, de reprendre l'enquête. Il est aussi question d'une agence, la Parallax Corporation, qui recrute des assassins en puissance, à l'aide d'un test de recrutement finement élaboré (cf la superbe séquence dans les bureaux de l'agence, avec la projection d'un étrange montage photo). Le film, comme une mécanique sombre, s'ouvre et se referme, par l'intermédiaire d'un travelling avant et arrière, sur une commission d'hommes rendant un verdict faussé. Le journaliste, qui réussira à intégrer la-dite agence de tueurs, se verra prendre au piège, manipulé comme un vulgaire pantin. Si The Parallax View fait partie de ces grandes fictions politiques des années 70, c'est d'abord par le soin apporté à sa mise en scène qui, par le magnifique travail sur la photo, apparaît comme une évidence esthétique. Ensuite, parce que Pakula réussit l'exploit d'une narration fluide et cohérente, évite toute facilité et dresse le portrait d'un pays, rempli de conspirateurs prêt à tout pour faire basculer la politique de leur côté, au bord de l'implosion. A noter l'excellente bande-son, qui n'est pas sans rappeler celle de son futur chef d'œuvre, Les hommes du Président.
Avec A cause d’un assassinat, Pakula signe un excellent thriller conspirationniste. Pour cela, il s’appuie sur un scénario solide établi par un écrivain, comme souvent pour les très bons films de cinéma. L’histoire fonctionne comme sur des roulettes avec ce qu’il faut de rebondissements, d’action, de surprises, le film ne délaissant pas non plus une dose d’émotion qui lui apporte une substance supplémentaire. L’intrigue a tous les reliefs pour un excellent thriller, utilisant des ressorts qui frôlent parfois les limites de la sf mais toujours en restant crédible, et donc d’autant plus inquiétant. Mon petit bémol viendra toutefois de l’intrigue, avec cette tendance un peu trop facile de faire en sorte que les méchants soient vraiment au courant de tout, ce qui, surtout à cette époque d’espionnage numérique improbable, est un poil douteux. Mais enfin, ça reste un petit détail. Le casting est hautement convaincant, avec en particulier un Warren Beatty complètement taillé pour ce rôle de journaliste trop curieux. Tous les acteurs sont très bons (en particulier dans les seconds rôles un Walter McGinn délicieusement quelconque et inquiétant à la fois), mais Beatty apporte une décontraction et en même temps un sérieux qui entraîne assurément le spectateur dans son enquête inquiétante. Vraiment, très bon choix et sûrement un des meilleurs rôles de l’acteur du reste. Visuellement, c’est du Pakula. C’est donc du bon cinéma carré, efficace, aux allures de Brian de Palma parfois mais en plus sobre. On sent un soin particulier apporté aux décors, à l’ambiance, en particulier aux choix des architectures, et toutes les scènes clés sont filmées avec une grande intelligence (entre autres l’épilogue). Le manque de moyens manifeste oblige Pakula à recourir à des procédés astucieux pour compenser, lesquels, sans faire illusion, permettent au moins d’éviter le film de se couvrir de ridicule en faisant avec un budget insuffisant de grosses scènes de destruction. En tout cas le film plonge vraiment dans une atmosphère froide et glaciale fort appréciable, et on notera, en moment clé, ce fameux test réalisé en direct avec le spectateur. Etonnant ! A cause d’un assassinat est une expérience vraiment très plaisante et réussie. Pakula signe un film de haut vol, probablement un si ce n’est son meilleur, mais je n’ai pas tout vu de lui. Parfaitement dans son élan, il se montre aussi à l’aise que son acteur principal dans ce métrage indubitablement à voir dans le registre thriller conspirationniste. 4.5
Vraiment déçu par ce film qui fait partie de la vague des films paranoïaques des années 60 et 70. Pakula et Beatty semblent pourtant impliqués corps et âmes dans le projet mais j'ai trouvé le tout assez mou, très brouillon et surtout prenant son temps quitte à ennuyer au lieu de sortir un thriller tendu et réellement prenant. C'est dommage car le sujet était propice à une dénonciation spectaculaire de certains aspects sombres d'une démocratie. Par quelques instants, on ressent la puissance de la charge et la dernière scène est vraiment hyper subversive mais le développement est vraiment décevant. Un film intéressant toutefois, qui porte en lui les germes d'un plus grand film mais qui aurait mérité mieux. D'autres critiques sur
Le point fort du film est son scénario vraiment tordu, et d'une réalisation qui nous offre des plans magnifiques. Dommage que le film souffre par moment à cause du manque de rythme.
La théorie du complot surplombe la filmographie restreinte d'Alan J. Pakula mort d'un accident de voiture à seulement 70 ans en 1998. Initialement producteur d'un réalisateur comme Robert Mulligan, Pakula a lui aussi quelques films intimistes à son actif ("Pookie" en 1969, "Merci d'avoir été ma femme" en 1986) mais c'est dans le domaine du thriller qu'il aura été régulièrement attendu par les producteurs et les spectateurs. "A cause d'un assassinat" scénarisé par David Giler, Lorenzo Semple Jr. et Robert Towne non-crédité à partir d'un roman de Loren Singer reste encore aujourd'hui un modèle de "thriller politique". En 1974, l'assassinat de John Kennedy ne date que d'une dizaine d'années et celui de son frère Robert est tout récent. La commission Warren créée le 29 novembre 1963 (le Président Kennedy avait été assassiné le 22 novembre 1963) par le Président Lyndon Johnson qui s'était empressée de conclure à l'agissement solitaire de Lee Harvey Oswald n'avait convaincu personne. La polémique rebondissait cinq ans plus tard après la mort de Robert à Los Angeles en pleine campagne électorale. Il était de notoriété publique que les deux frères avaient entamé une opération mains propres visant à éradiquer la mafia. La thèse qui sourd à l'époque tend à expliquer que la mafia s'était vengée de la famille Kennedy dont elle avait facilité l'élection de John en 1961 sur demande de Joseph le patriarche. Pire encore, la CIA est soupçonnée d'avoir participé à un éventuel complot de plus grande envergure encore . Il faudra attendre le "JFK" d'Oliver Stone en 1991 pour que cette hypothèse soit évoquée frontalement. "A cause d'un assassinat" était lui sorti 17 ans plus tôt alors que l'heure n'était pas encore venue d'être aussi explicite. L'intrigue est donc déplacée sur l'exécution d'un sénateur démocrate en campagne dans des circonstances étrangement similaires aux faits historiques que Pakula filme en introduction de son film de manière particulièrement efficace. Comme dans la réalité une commission ad hoc à l'allure plus que sinistre et sentencieuse clôt les débats sur le thème habituel du tueur isolé au profil psychologique instable. C'est par l'intermédiaire d'un journaliste d'investigation, Joseph Frady, joué par un Warren Beatty alors au sommet de sa popularité que l'enquête se déclenche après que les témoins de l'attentat se mettent à tomber comme des mouches dont Lee Carter (Paula Prentiss) collègue de Frady venue le trouver inquiète.spoiler: Le scénario nous entraine alors sur la piste d'une étrange organisation secrète nommée Parallax en charge de recruter parmi la population des candidats potentiels à devenir chair à canon dans des opérations contre les institutions commanditées par des organisations obscures . Les auteurs n'iront pas plus loin dans leurs hypothèses, frustrant sans aucun doute une partie des spectateurs désireux d'en savoir plus. Heureusement Pakula compense cette attente frustrée en développant le volet action de son film quitte à recourir à quelques invraisemblances notamment sur l'attitude de Frady qui semble prendre un malin plaisir à tomber dans les embûches jusqu'à un point de non retour qui conclut le film de manière assez habile. Il fait aussi son affaire de la relative timidité du scénario évoquée plus haut en abordant les rives du fantastique grâce au renforcement de la portée paranoïaque du récit que lui fournit l'absence de commanditaire identifié. La recette de circonstances concoctée par Pakula et ses scénaristes très efficace sera maintes fois reprise et même de manière encore plus brillante par Sidney Pollack un an plus tard avec le somptueux "Les trois jours du Condor". Son film s'il révèle aujourd'hui quelques imperfections fait toujours son effet malgré un Warren Beatty qui laisse son personnage trop en décalage par rapport à l'énormité de l'affaire qu'il est en train de lever. Mais Pakula voulait sans doute donner une justification plausible à la fin tragique de son héros.
Thriller se voulant paranoïaque et inquiétant, A cause d'un assassinant, ne parvient jamais à nous captiver complétement. La faute à une histoire un peu décousue. Dans le même genre, voyez plutôt I comme Icare, ou JFK. La fin est tout de même très réussie.
Curieux film techniquement époustouflant, la dernière séquence est à ce propos fabuleuse de prouesse et d'inventivité. Le point faible est le scénario, non pas qu'il soit mauvais, mais la trame roman noir (l'indice qui en emmène un autre qui emmène un autre …) est peu originale et souffre d'ellipses assez coquettes et de déficit d'explications étonnantes (Pakula se fiche de la façon dont Beatty spoiler: a échappé à l'explosion du batea u, c'est son droit, mais nous on aurait aimé savoir !). Pas parfait mais intéressant.
Thriller politique à l'esthétique défraîchie, "A cause d'un assassinat" ne laisse pas un souvenir impérissable. Basé sur une intrigue qui peut prêter à sourire, le film ne parvient jamais à démarrer, restant désespérément dans les starting blocks. Les morts s'enchaînent à vive allure, mais cette surmortalité dessert plus le film qu'elle ne le sert, lui conférant un côté commercial peu appréciable. L'atmosphère pesante créée par Alan Pakula vient tempérer toutes ces déceptions. Les jeux de lumières, les silences et le pessimisme du discours conduisent à une ambiance délectable. Trop peu cependant pour contre-balancer le reste.
Film sans rythme avec une intrigue peu intéressante. L'acteur principal, bien seul, n'arrive pas à relever l'ensemble. Les différentes scènes s'enchainent avec l'espoir pour le spectateur de voir le film enfin rebondir mais ce moment n'arrivera jamais. A éviter.