Vraiment déçu par ce film qui fait partie de la vague des films paranoïaques des années 60 et 70. Pakula et Beatty semblent pourtant impliqués corps et âmes dans le projet mais j'ai trouvé le tout assez mou, très brouillon et surtout prenant son temps quitte à ennuyer au lieu de sortir un thriller tendu et réellement prenant. C'est dommage car le sujet était propice à une dénonciation spectaculaire de certains aspects sombres d'une démocratie. Par quelques instants, on ressent la puissance de la charge et la dernière scène est vraiment hyper subversive mais le développement est vraiment décevant. Un film intéressant toutefois, qui porte en lui les germes d'un plus grand film mais qui aurait mérité mieux. D'autres critiques sur
Thriller politique à l'esthétique défraîchie, "A cause d'un assassinat" ne laisse pas un souvenir impérissable. Basé sur une intrigue qui peut prêter à sourire, le film ne parvient jamais à démarrer, restant désespérément dans les starting blocks. Les morts s'enchaînent à vive allure, mais cette surmortalité dessert plus le film qu'elle ne le sert, lui conférant un côté commercial peu appréciable. L'atmosphère pesante créée par Alan Pakula vient tempérer toutes ces déceptions. Les jeux de lumières, les silences et le pessimisme du discours conduisent à une ambiance délectable. Trop peu cependant pour contre-balancer le reste.
Un film absolument magistral qui mêle une intrigue haletante et un esthétisme époustouflant. Grand maître du thriller, Alan Pakula est un orfèvre du suspense et ne fait pas exception avec "A Cause d'un Assassinat". Il déroule ici une histoire machiavélique dont les rouages se dévoilent peu à peu, sans que les ressorts de l'intrigue soient totalement enchevêtrés ou capillotractés, mais sans que tout ne soit totalement révélé non plus. La grande linéarité de cette enquête est cependant parfois explosée par des éclats surprenants (on sursaute littéralement) ou des scènes vraiment singulières. Et c'est donc grâce à la mise en scène que Pakula fait de ce film un immense film : certaines scènes sont de vrais bijoux esthétiques jamais vus ailleurs qui ravissent par leur puissance, par leur créativité et par la splendeur de la photo. On a parfois l'impression de se trouver devant un film d'art et d'essai audacieux et plastiquement unique. Pour couronner le tout, Warren Beaty est génial et la bande originale finit de donner à l'ensemble une tension assez incroyable. Bref, un très grand film !!!
Sortie à une époque où les thrillers paranoïaque étaient en vogue (Les trois jours du condor, Conversations secrète…) et surtout à l’heure où les Etats-Unis prenaient conscience du danger intérieur après l’affaire JFK et le scandale du Watergate, « A cause d’un assassinat » se révèle réussi. Il relate bien cette peur interne ainsi qu’une forme de paranoïa, notamment grâce à l’atmosphère du film, elle aussi paranoïaque et de plus en plus angoissante. Les références à l’affaire JFK sont nombreuses (La mort de « la plus importante personne des USA », La commission qui décide que le tueur a agi seul et sans raison, la mort des témoins…). Le scénario, les personnages et les dialogues sont bien écrit, ils nous captivent de bout en bout jusqu’à une fin réussi. Parfois effrayant de réalisme, l’œuvre de Pakula est le reflet d’une société qui ne croit plus en ses représentants. Warren Beatty est impeccable dans le rôle principal, il fait ressortir la complexité de son personnage et la mise en scène de Pakula est propice au récit et à l’atmosphère du film. Un très bon film, angoissant, intelligent et divertissant. L’un des meilleurs de son auteur avec « Les Hommes du président ».
Nous sommes bien loin "des hommes du Président". J'ai attendu, attendu que le film s'envole. Le film est fini et j'attends encore... Dès le début, je devinais la fin, ce qui est franchement "chiant". Des longueurs, trop de longueurs, scénario pourtant crédible mais mal ficelé. Ah je sais que je suis dure mais c'est mon humble avis et qui n'engage que moi. A voir pour Warren éventuellement.
Film sans rythme avec une intrigue peu intéressante. L'acteur principal, bien seul, n'arrive pas à relever l'ensemble. Les différentes scènes s'enchainent avec l'espoir pour le spectateur de voir le film enfin rebondir mais ce moment n'arrivera jamais. A éviter.
Dans le genre du film politique paranoïaque des années 70, ce film est meilleur que "Les trois jours du Condor" mais moins bon que "Les hommes du président", œuvre phare de Pakula. Le scénario est quelque peu embrouillé, et le rythme est souvent chaotique. Toutefois, la mise en scène est remarquable et souvent implacable : servi par la photographie de Gordon Willis (chef opérateur de la trilogie du Parrain), Pakula fait preuve d'un grand sens visuel, qui renforce le sentiment de paranoïa et d'isolement du personnage principal. La séquence centrale du visionnage à la Parallax Corporation est également étonnante. Une œuvre à découvrir pour tous ceux qui aiment le cinéma américain des 70's, une époque où le pessimisme était souvent de mise.
Alan J. Pakula est la référence en matière de thrillers politiques et ce grâce à deux œuvres majeures : A CAUSE D’UN ASSASSINAT et LES HOMMES DUPRESIDENT. Si, dans le second, les journalistes enquêtent de loin sur l’affaire du Watergate, ici un journaliste va mener une investigation sur le terrain concernant un meurtre qui apparait comme une parabole évidente à celui de JFK. Mais, alors qu’avance la recherche des coupables, le personnage magistralement interprété par Warren Beatty va tomber sous l’emprise de lobbies criminels dont les motivations nous resteront floutées. Alors que le film se termine, comme il a commencé, par un comité d’enquête incapable d’en venir à la conclusion du complot, le spectateur restera dans un sentiment de paranoïa exceptionnel, preuve du talent du réalisateur.
Il est vrai que si le style a pris un petit coup de vieux, la manipulation, le complot et surtout le secret d'état est plus que jamais d'actualité et laisse bien penser que depuis la nuit des temps les dirigeants, les journalistes, les hommes de lois nous disent ce qu'ils veulent quand ils veulent et que nous n'y pouvons rien et ne savons rien!
Alan J. Pakula, le maitre dans la matière, réalise encore un excellent thriller politique sur fond de paranoïa. La bande son est très bonne tout comme l'interprétation de l'acteur principal finalement assez peu connu en France, Warren Beatty.
Un scénario laborieux et hautement improbable, une mise en scène d'une extrême molesse (la dernière demi-heure est franchement insoutenable), un Warren Beatty indolent et insipide, le tout pour un thriller politique paranoïaque au discours mou et flou, véritable tarte à la crème sur la mode du complot... Pakula essaye de valoriser sa franchise "Hommes du président" et s'embourbe lamentablement. A oublier de toute urgence.
Spécialisé en thrillers politico-paranoïaques,Alan J.Pakula sait rendre une atmosphère inquiétante et oppressante,surtout dans ces années 70 au pouvoir opaque et aux mensonges éhontés."A cause d'un assassinat",tourné juste avant le Watergate,développe la théorie du complot lors de l'assassinat d'hommes politiques en vue.Une référence évidente à la mort de Kennedy.Ironiquement,le film s'ouvre et se ferme sur une commission d'enquête qui conclut à des évènements isolés,et aucunement à des actes organisés.Officiellement,il est impossible de perçer la vérité.Mais en souterrain,un journaliste teigneux ayant tendance à mettre les pieds dans le plat,s'échine à déterrer les preuves accablantes d'un complot.Excellent Warren Beatty,qui au fil de son enquête se retrouve de plus en plus isolé face à des lobbyistes trop puissants.La mise en scène au cordeau et la photographie obscure accentuent la claustration de cet homme et la sensation de vertige.En peu de mots,et en étirant ses scènes statiques au maximum,Pakula provoque l'étouffement.Malheureusement,il est moins éclairé dans la gestion d'un rythme cahin-caha,et dans le développement de personnages intéressants.On voit ce qu'il veut démontrer,mais trop d'aspérités dans le traitement sont fatales.A demi-convaincant.
le harcèlement moral est le theme central de ce classique des thrillers politiques, et il faut dire qu'on se laisse porter par l'aspect à grandes ambitions et sans concessions des heros denués de biens en tout genre sinon par les techniques de mensonges de ces fameux services en charge.
Bon, j'ai du passé à côté la première fois, car là, après un second visionnage, je trouve ça purement et simplement génial. Pakula réalise un thriller politique hautement paranoïaque, en s'inspirant de l'assassinat de Kennedy, mais sans en montrer ouvertement le rapprochement entre son film et le fait historique, plus de manière implicite. Il tire donc parti de cet événement, pour construire une structure narrative propre aux films d'espionnages et, très en vogue à cet époque, aux thrillers politico-paranoïaques. Il est alors question d'un homme (Warren Beatty, impeccable), un journaliste ayant assisté 3 ans plus tôt à l'assassinat d'un sénateur et qui décide, après l'ultimatum désespérée d'une consœur mettant le doigt sur la disparition successive des témoins présents ce jour-là, et la mort de cette dernière, de reprendre l'enquête. Il est aussi question d'une agence, la Parallax Corporation, qui recrute des assassins en puissance, à l'aide d'un test de recrutement finement élaboré (cf la superbe séquence dans les bureaux de l'agence, avec la projection d'un étrange montage photo). Le film, comme une mécanique sombre, s'ouvre et se referme, par l'intermédiaire d'un travelling avant et arrière, sur une commission d'hommes rendant un verdict faussé. Le journaliste, qui réussira à intégrer la-dite agence de tueurs, se verra prendre au piège, manipulé comme un vulgaire pantin. Si The Parallax View fait partie de ces grandes fictions politiques des années 70, c'est d'abord par le soin apporté à sa mise en scène qui, par le magnifique travail sur la photo, apparaît comme une évidence esthétique. Ensuite, parce que Pakula réussit l'exploit d'une narration fluide et cohérente, évite toute facilité et dresse le portrait d'un pays, rempli de conspirateurs prêt à tout pour faire basculer la politique de leur côté, au bord de l'implosion. A noter l'excellente bande-son, qui n'est pas sans rappeler celle de son futur chef d'œuvre, Les hommes du Président.