20402 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
789 critiques spectateurs
5
505 critiques
4
164 critiques
3
56 critiques
2
43 critiques
1
11 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-luc G
90 abonnés
902 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 22 janvier 2022
Il y a des films dont la lenteur extrême passe très vite. Les yeux en redemandent, les oreilles aussi et la sarabande tourne en rond dans notre tête à nouveau en sortant d'une projection qui conclut cette rétrospective Kubrick à l'Institut Lumière. Et pourtant, le personnage de Edmond Barry n'est pas de nature à susciter particulièrement l'empathie, et la mise à distance par la narration off de son épopée ne crée par d'émotion particulière chez le spectateur. Il a beau venir d'un pays sympathique, l'Irlande, survivre aux duels et aux absurdes batailles rangées menées au son du tambour, il nous apparait comme un opportuniste qui a une revanche sur la vie à prendre. La noblesse lui rappellera durement que l'on ne pénètre pas impunément ces étages des classes sociales supérieures sans danger. Mais n'était-ce pas l'essence de la vie à cette époque, où l'on pouvait mourir d'une querelle d'honneur à tout moment?
La réussite sublime du spectacle est visuelle, et culmine avec les fameuses scènes éclairées seulement à la bougie. Mais c'est un ensemble qui fait la magie de l'ensemble, dont font partie les costumes et les coiffures extravagantes de Lady Byron.
Kubrick enchaine les moments de bravoure cinématographiques, les travellings sur le champ de bataille, les querelles de militaires avinés, les intrigues de palais, les jardins princiers tirés au cordeau, la paternité mal assumée, et les châtiments corporels.
Ce qui reste stupéfiant, c'est la facilité à aborder un film de genre, nouveau pour lui et aux antipodes de Orange mécanique ou Shining, et de le porter à un niveau de perfection, là ou tout devient faussement facile, et derrière lequel après les autres films en costumes n'auront comme alternative de le prendre comme référence!
Barry Lyndon n'est pas un film qui interroge - on est loin du monolithe noir de 2001- il offre en revanche un spectacle de tous les instants, captant avec précision de scalpel les montées d'adrénaline pendant les duels, les tromperies et le bluff des joueurs invétérés, ainsi que les joutes policées mais cinglantes des jeux d'intrigue dans les couloirs du pouvoir. Cinéma 4 - janvier 22
En 1975, Stanley Kubrick n'avait déjà plus rien à prouver, fort de ses succès précédents, mais pour autant il s'engage dans un projet comme on en voit plus aujourd'hui sous la forme d'une grande fresque romanesque. Entièrement filmé à la lumière naturelle, le maître nous emmène à la rencontre d'un jeune benêt, Redmond Barry, qui à la faveur d'événements aussi improbables qu'inespérés, joyeux ou tragiques vont lui offrir une ascension fulgurante dans la haute société et par là même le changer radicalement de l'intérieur. Les interprétations sont époustouflantes et notamment Ryan O'Neal, irréprochable, mais encore une fois, c'est également au niveau de la bande originale que Kubrick fait fort. En effet, la partition est exceptionnelle, on y retrouve Mozart, Vivaldi et consort, toujours utilisés à bon escient pour un résultat qui vous dresse le poil plus que de raison. Franchement, tout est magnifique et passionnant à suivre, ce sont trois heures de pur plaisir et un véritable témoignage d'un cinéma d'époque malheureusement révolu. A voir et à revoir.
On se demande souvent comment faire pour reconnaître les chefs d'oeuvre. Quand on voit Barry Lyndon, on a aucun doute là-dessus : on le sait, c'est tout. Quand on connaît toute l'étendue du répertoire de Stanley Kubrick, aussi brillant qu'hétéroclite, on peut se douter que Barry Lyndon allait être une pièce maitresse du cinéma des années 70. Ici, à la manière d'un opéra en deux actes et avec des musiques aussi légères que brillantes (notamment la Sonate pour Violoncelle et Piano de Schubert, répétée plusieurs fois d'affilée tant aucun autre morceau ne pourrait mieux convenir au long-métrage, et sans oublier la célèbre Sarabande de Haendel), Kubrick va comter l'histoire de Barry Lyndon, jeune "fifou" irlandais, candide et gentilhomme. En omettant toutes les prouesses techniques, la fidélité historique passant par des décors et des costumes plus beaux les uns que les autres ainsi que les jeux d'acteurs époustoufflants, il convient de s'attarder plus en détail sur le coeur du film : son scénario. Et là, j'ai eu l'impression de retomber en enfance, comme si ma grand-mère venait de me border et s'était assise sur une chaise lit afin de me raconter l'histoire de Barry Lyndon. C'est cela la beauté de Kubrick. Il est capable de vous faire rêver alors même qu'il vous impose son style. Et vous êtes là, à sa merci, à la fois frêle et impatient de connaître la suite... 5/5
Historiquement bien conté par les dialogues, le cadre de la photographie, la décoration et lieux de tournage, l'interprétation outre Ryan O'Neal qui joue merveilleusement et dont la qualité est sans égale au autres comédien et comédienne qui jalonne le long de ces trois heures fort trompeuse car bien plus court tant en y plongeant dans les situations cocasse, parfois dramatique aussi, sur la réalisation fluide du Maître Kubrick, mon meilleur film d'époque toute confondue, une œuvre d'art du 7 ème art !
Le film est très long, trois heures, il y a très peu de dialogues, c'est lent, et pourtant quand arrive le générique de fin, on se dit : "déjà ?". La magie de ce film a encore opérée même après la 4ème ou 5ème vision. C'est tellement beau, on est tellement baigné de musiques, on est tellement absorbé par l'histoire de l'ascension et de la chute de Barry Lindon, que cette œuvre intemporelle d'une élégance diaphane laisse toujours cette même impression de mélancolie et de tristesse. C'est merveilleux... que dire de plus.
Barry Lyndon est le chef d'oeuvre des années 70 et avec 2001 le meilleur film de Stanley Kubrick. Un film d'une beauté plastique exceptionnelle, la photo superbe donne au film l'impression d'être une succession de peintures du 18ème siècle. Tour à tour filmant la nature (forêt, plaines, lac, ciels) Kubrick réussit à chaque fois dans sa volonté de naturalisme. Agrémentant les sublimes images avec une musique classique idéalement choisie (Bach, Haendel, Schubert) il donne l'impression d'immerger le spectateur dans un univers baroque oublié. Cependant, on retrouve les mêmes obsessions de Kubrick et de son rapport au monde moderne : la mélancolie (voir les scènes superbes quand le héros se trouve confronté au deuil de son fils ou à la mort d'un ami militaire), la solitude (Barry Lyndon est irrémédiablement seul même quand il trompe sa femme), les dérèglements multiples (armes disfonctionnant lors d'un duel, blessures, deuils, franchise précoce lors de sa rencontre avec le chevalier de Balibari). Une fois de plus Kubrick sait diriger ses interprètes (Marisa Berenson et Ryan O Neal -excellents ici- ne sont pas à priori de bons acteurs, tout du moins leur filmographie ne le montre pas). Le film est lent mais le metteur en scène cherche peut être à retrouver la vitesse de l'époque, une époque que Kubrick n'hésite pas à railler quelque peu (voir les scènes guerrières au début du film, mais son ironie s'accompagne toujours d'une extrème élégance et d'une émotion jamais larmoyante.
Ce personnage rendu quelque peu lisse par le réalisateur reste malgré tout attachant, grâce à la compassion qu'il arrive à susciter. Marisa Berenson, tellement mise en avant pour sa beauté est étonnamment effacée et même si elle parle admirablement avec ses silences, cela ressemble à un tableau qu'il faudrait longuement observer avant d'en tirer des conclusions. La musique et les arrangements sont certes slendides, mais on est en droit de se demander ce qu'il adviendrait de ce film sans eux.
Ma-gni-fi-que ! Trois heures d'un cinéma grandiose. Le compliment est aisé, mais il est justifié. Egratignant au passage la bourgeoisie anglaise du XVIIIe, Stanley Kubrick met en scène une fresque passionnante et visuellement stupéfiante. La présence d'une voix off instaure d'emblée une certaine distance entre le spectateur et les protagonistes de l'histoire, pour autant on est captivés de bout en bout par ce qui se passe. Que de duels et de querelles avec à leur coeur le personnage de Redmond Barry ! Contrairement à ce que je m'imaginais, le film est donc riche en situations, en évolutions. On parcourt même une bonne partie de l'Europe en compagnie de Barry au gré des guerres. Film en costumes sur un contexte historique, "Barry Lyndon" impressionne par son esthétisme. Un nombre insensé de plans qui sont de véritables tableaux vivants ! Kubrick semble ici croiser deux arts majeurs : peinture et cinéma. Le résultat est admirable, un enchantement pour les yeux. De plus, la photographie propre au film lui confère un aspect atypique mais fort plaisant. Et que dire des scènes éclairées à la bougie ??? Des plans extrêmement difficiles à obtenir que Kubrick a su coucher sur pellicule. La façon dont Kubrick a filmé la bagarre à mains nues entre Barry et un autre soldat britannique m'a étonné : je n'avais jamais vu ce genre de mouvements de caméra dans un film antérieur à 1975. Kubrick aurait-il là aussi été un précurseur ? (au passage, cette scène fait un peu "Fight Club" sur les bords ;-) ). Et la bataille dans le verger entre Britanniques et Français, ça ne vous rappelle pas ce qu'on verra 25 ans plus tard dans "The Patriot" d'Emmerich ? Je veux bien qu'une reconstitution puisse effectivement être similaire d'un film à l'autre, mais pour le coup c'est plus proche du plagiat que de la simple inspiration ! Un mot sur la musique maintenant, autre réussite de "Barry Lyndon" : le film s'ouvre sur la célèbre "Sarabande" de Haendel, laquelle sera déclinée maintes fois durant les trois heures qui suivent. Les interprètes sont pour leur part brillants. Ryan O'Neal épate, que ce soit en jeune soldat ou en beau-père cruel. Murray Melvin campe un révérend-précepteur qui n'inspire pas confiance (on m'a fait remarquer qu'à la fin sa coiffure faisait ressortir comme de petites cornes, ce qui est bien trouvé si cela est volontaire !). Vue la durée du métrage, on n'est pas surpris que la première apparition de la talentueuse Marisa Berenson intervienne au bout d'1h 29. Une attente récompensée. Mention spéciale également à l'enfant qui joue Lord Bullingdon jeune : il est rare qu'un acteur de cet âge passe aussi bien à l'écran, son jeu est juste, son ton de voix aussi, bref il est excellent.
Ma critique est un peu longue et a des airs de panégyrique je vous l'accorde. Néanmoins, une oeuvre comme "Barry Lyndon" fait partie de celles dont on peut discuter longuement après l'avoir visionnée tant elle est dense. Il s'agit certes d'un cinéma exigeant, mais quel régal, quel régal... Un film exceptionnel.
Globalement, le film se regarde avec délice et gourmandise suivant pas à pas, l'histoire d'un jeune irlandais du XVIIIe siècle qui grimpe au fur et à mesure des rencontres et des péripéties l'échelle sociale afin d'atteindre les sommets de la hiérarchie nobiliaire. Je suis toujours aussi surpris par Kubrick qui me passionne de bout en bout, de genre en genre, d'époque en époque. Ici, il préfère laisser de côté les effets de style, la poésie de l'imagerie et les symétries pour se concentrer sur une image brute qui colle au plus près de la réalité afin d'installer un registre beaucoup plus documentaire; c'est réussis même si cela peut perturber à certains moments notamment car on sait qu'il y a derrière Stanley Kubrick. Choix judicieux de raconter l'histoire comme dans un livre permettant de faire resplendir la beauté naturelle de l'Irlande et des lumières; on observe aussi une pléiade de personnages utilisés de manière judicieuses et qui permet aux spectateurs d'avoir un intérêt pour chaque protagonistes. Néanmoins, le film souffre de quelques longueurs (normal pour une durée de près de 3h00) et d'un scénario qui tisse une toile sans véritable objectif (une fin abrupte). Les péripéties sont maîtrisées, variées permettant ainsi de cacher la légèreté du scénario. Sympathique.
Barry Lindon, le film nous narre l'improbable épopée d'un jeune irlandais appauvrit qui poussé par son impertinence et sa jalousie maladive est dans l'obligation de fuir sa ville, une opportunité s'offre à lui il l'a saisit et s'engage dans l'infanterie britannique .. désireux de la quitter après la perte de son fidèle ami de nombreux rebondissements s'en suivront, sa malice lui permettra de côtoyer la noblesse et de l'intégrer en épousant Lady Lindon et ainsi devenir Barry Lindon ... Il s'agit sans doute du film le mieux scénarisé de Kubrick avec une vraie mise en scène, des costumes magnifiques une belle photographie ... A défaut d'être totalement absorbant du au rythme saccadé du film il n'en reste pas moins une grand oeuvre avec à ma grande surprise "la sarabande" pour accompagner les pas du jeune Redmond que je connaissais pas, c'est tout simplement la mélodie de la chanson "Spiritus Dei" des boys band du 21ème siècle : les prêtres ;) Un grand film
Beaucoup moins délirant et original que ces précédents films, Barry Lyndon est pourtant un film historique classique mais abouti qui fait figure de référence du genre. Techniquement irréprochable, cette fresque jouit aussi d'un scénario d'une grande richesse racontant les mésaventures de Barry Redmont, jeune ambitieux intelligent et opportuniste. Le film suit donc deux actes distincts dans la vie de Redmont Barry. Le premier, à la manière d'un récit picaresque, raconte les péripéties du jeune Barry tour en tour amoureux, soldat ou joueur. Cette partie joue donc sur de multiples thèmes, entre la guerre ou la romance, pour montrer l'évolution du personnage. Le deuxième acte montre quant à lui un Barry ayant obtenu le titre de Lyndon au sommet de sa gloire, se focalisant sur sa chute financière et familiale. Ces deux actes sont coordonnées de telle manière que l'on sent le poids des années sans jamais avoir besoin d'indicateur temporel, Ryan O'Neal retranscrivant à merveille les différents états de son personnage en constante évolution. Cette narration fluide est aussi renforcée par un rythme extrêmement calme mais qui se concentre sur des périodes essentiels, comme des chapitres, empêchant ainsi toute longueurs. A coup sur, Barry Lyndon est un grand film, certes plus académique dans son fond et dans son scénario mais qui a pour lui une forme finement travaillée et innovante montrant le talent de Stanley Kubrick.
Une oeuvre magistrale,faite par un réalisateur de génie connu pour sa minutie et son caractère irascible.Stanley Kubrick s'adaptait donc en 1975 à une grande fresque historique:"Barry Lyndon".L'histoire d'un jeune Irlandais du XVIIIème siècle qui va parcourir le monde dans l'espoir d'accéder au sommet de la hiérarchie sociale.Que d'évènements surviennent en 3h,avec parfois une intensité dramatique qui atteint des sommets.On est frappé par le soin apporté aux décors,costumes et autres éclairages.Techniquement,ce devait etre révolutionnaire à l'époque.La musique inoubliable emprunte aux maitres du classique: Mozart,Beethoven...Les Oscars n'ont pas été volés.Le héros n'en est pas vraiment un puisqu'il use des pires stratagèmes pour arriver à ses fins,Lyndon ne souhaite que le pouvoir,la richesse,peu porté sur les sentiments.Performance dantesque de Ryan O'Neal,qui n'a pas confirmé par la suite.Vraiment un beau film,plus techniquement qu'émotionnellement.
Cette histoire pourrait passer pour la banale histoire d'un homme, histoire comme il en existe des milliers, cependant Kubrick nous met face à une des vérités les plus essentielle du cinéma : Ce n'est pas l'histoire en elle-même qui compte mais plutôt la façon dont celle-ci est racontée. Du grand cinéma !