Barry Lindon est une sublime fresque historique ; sublime fresque, grâce aux plans travaillés comme des peintures du 18e, historique grâce au récit passionnant de la vie de Redmond Barry, trop temporairement nommé Barry Lyndon.
Sublimé par le temps, « Barry Lyndon » est un monument du septième art que je ne découvre qu'aujourd'hui ; j'ai énormément apprécié de suivre les errances, les tourments et les joies trop sophistiquées qui jalonnent le destin cynique de Redmond Barry.
Deux choses. La première, c'est la qualité esthétique du film, témoignant du perfectionnisme fou de Stanley Kubrick. Compositions de plans inspirés de tableaux de l'époque, éclairage à la bougie de certaines scènes (rendu possible grâce à des lentilles spéciales), gros plans incisifs et terribles, modernité des séquences tournées caméra à l'épaule... Une recherche formelle dans les moindres détails. Kubrick, dans sa carrière, a exploré de nombreux genres cinématographiques, qu'il a perfectionnés ou révolutionnés... Le raffinement des scènes d'intérieur de Barry Lyndon fait oublier tous les autres films d'époque en costumes. Seconde chose, c'est l'intransigeance de l'auteur, son refus du "dramatiquement correct" ou "plaisant". Car c'est finalement une histoire peu aimable qui nous est contée (d'après un livre de Thackeray), celle d'un personnage vil, intéressé, que Kubrick tient à distance avec cynisme et ironie (via la voix off). Pas d'empathie, donc. Et les autres personnages ne valent guère mieux, ridicules ou fourbes, pour la plupart. Bref, c'est tout sauf grand public. Sans parler de la durée du film : trois heures... En fait, les personnages en eux-mêmes ont moins d'importance que leurs destinées, desquelles se dégage une certaine philosophie basée sur la vanité de toutes choses et la petitesse des prétentions humaines.
Une magnifique fresque d’Antan d'une justesse inégalée. Pour chacun de ses films, tel un virtuose, Kubrick parvient toujours a associé la Grande Musique à son sens prodigieux de la mise en scène, et Barry Lyndon n'échappe pas à ce somptueux mariage du son et des images. Rien que pour sa culture personnelle, ce film est absolument à voir pour tout cinéphile qui se respecte.
Ce film est un chef-d’œuvre. C'est une merveille pour les yeux et les oreilles. Chaque plan est un tableau. La bande originale tire vers le génie. Un des meilleurs films de Kubrick, sinon le meilleur.
Il semblerait que Stanley Kubrick, dans sa quête de maitrise totale du récit qui lui a valu ses plus belles œuvres (Shining en tête), se soit fait dépasser par son ambition de perfection. Derrière ses airs faussement tragiques, les évènements qui parcourent Barry Lyndon n'ont en effet rien à voir avec la fatalité, mais avec une toute-puissance du récit, qui divise alors son œuvre de manière extrêmement binaire (deux parties égales, l'ascension et la déchéance), et qui fait subir à ses personnages gloires et humiliations, suivant le bon déroulement d'un plan assez banal. Si le montage s'avère parfois virtuose (un jeu de regards éblouissant entre Redmond et Lady Lyndon, lors de leur première rencontre), il ne fait généralement que suivre la dictature de l'évènement, ne devenant alors que simple voyeur humiliant le personnage. Ainsi, lorsque la caméra se détournera de Lord Bullingon vomissant de peur, ce ne sera que fausse pudeur, les ignobles bruits gutturaux du pauvre jeune homme trahissants ses problèmes gastriques. On détourne les yeux, ce n'est que pour mieux humilier. Il en va de même pour la scène où Lady Lyndon tente de se suicider : la caméra suit à l'exactitude ses convulsions pathétiques et ses déplacements dans la salle, alors qu'une exaspérante et omniprésente voix off expose froidement la séquence. La simplicité aberrante du récit (ascension directe et déchéance directe, les deux parties qui, si l'on devait les représenter en une courbe graphique, formeraient un pic droit et solitaire) applique sa toute-puissance au reste du film. Mais, contrairement au méfaits de la fatalité, ce ne sont pas que les personnages qui en sont victimes. C'est le film tout entier qui est commandé ici, et c'est ce qui rend Barry Lyndon si profondément impuissant à faire naitre de véritable émotion. L'antipathie générale de la plupart de ses personnages lui permet de leur faire subir sa loi du récit sans trop faire culpabiliser le spectateur. La manipulation est totale, et le film réussit, pendant près de 3h (!), à captiver le public dans un récit cloisonné sur sa propre dimension, racontant l'histoire pseudo-tragique de personnages à qui l'on s'identifie sans jamais s'attacher. En soi, c'est peut être malhonnête, mais c'est un exploit.
film énormmissime mon deuxième film préféré de kubrik après "2001 l'oddyssée de l'espace" kubrik nous montre cette fois-ci l'histoire d'un jeune homme amoureux de sa cousine qui va défier le principal prétendant de sa cousine qui est officier dans l'armée anglaise, s'ensuit alors une magnifique épopée ou il va beaucoup voyager pour finalement réussir de plus en plus jusqu'au sommet du niveau de réussite social ce film fait donc partie des fameuses oeuvres d'initiation, genre que j'apprécie particulierement aussi au niveau technique, pour retrouver les contrastes de l'époque, il n'y a aucun projecteurs ni rien de moderne mais seulement des bougies pour éclairer le plateau de tournage on peut aussi s'apercevoir que presque tous les plans aurait pu être des tableaux d'époques car c'est fait tout comme en clair ce film est aussi interessant au niveau technique qu'au niveau histoire et personnages et ça c'est un point très fort car seulement peu de film on réussit à manier habilement les deux film que je conseille fortement et qu'il faut voir
marisa berenson coiffé de sa belle choucroute d'époque ( ils leurs manquaient une case a cette époque ) est renversante elle ne prononce quasiment aucune phrase et pourtant elle est réellement touchante. leon vitali et sa tronche de psychopathe est également impressionnant et fait même flippé alors que dans le film on va pas dire que c'est son courage qui le caractérise le mieux. stanley kubrick et sa splendide réalisation surtout quand il film ces acteurs et vraiment les décors et costumes sont vraiment bien foutu. le scénario est incroyable une belle histoire ( façon de parlé ) et la musique c'est le must.
Barry Lyndon est comme une œuvre d'art, un tableau qui malgré le temps ne perd pas de sa valeur. Il s'agit du film le plus visuel de Kubrick avec 2001, l'un des meilleurs films historique. Le scénario est excellent on ne s'ennuie pratiquement pas pendant sa longue durée, les acteurs sont vraiment performants et rendent une dimension psychologique aux personnages vraiment remarquable. Le film ne manque pas de scènes cultes et mémorables, de longs plans voulu pour dégager une sensation inédite. Si vous aimez le vrai cinéma, Barry Lyndon est fait pour vous.
Une scène : l'entrée dans le jardin des Lyndon dans lequel sont assis Barry et le Chevalier, la superbe interprétation du trio pour piano de Schubert qui accompagne cette séquence et un film qui, en une seconde, bascule de la candeur à la noirceur. Inoubliable.
Et bien en voilà un que je n avais jamais vu, et ça y est c est fait, et bien pas hyper enthousiasme , marre de savoir jusqu ou il va aller pour ses ambitions de vie, ce que va devenir la famille Lyndon, non franchement .