On a affaire à un grand réalisateur, c'est sur. Mizoguchi est de retour, forcement. Tout comme un souffle metaphysique à peine perceptible, mais oh combien present, traverse Tokyo Sonata, Mizoguchi habite Kurosawa. D'abord, par le propos. Ce film est tres proche de "Les Contes de la lune vague après la pluie", ou des tant d'autres Mizoguchi: il s'agit de la rédecouverte de l'affect dans un monde qui le nie, un monde dont les valeurs se sont eloignés de la vie, pour s'approcher d'un mirage de la vie. Ensuite, par la manière de faire surgir la poésie, de ne pas avoir peur du fantastique, de filmer les femmes et les enfants et de les faire porter les grains de l'espoir et du salut, le mouvement comme une vague de l'âme, et tant d'autres elements superbes de la mise en scene. Détrompons-nous, Kurosawa est un des plus originels cinéastes, il faut voir le film pour s'en convaincre. Il y'a des traces de burlesque, de nouvelle vague meme, des traces de tout - une somme et un sommet. Plus simplement, un film qui conjugue sensibilité, intéligence et beaucoup de talent, qui seul peut faire la somme des deux.
La très bonne surprise de ce début d'année! Après une famille brésilienne actuellement sur les écrans, voici donc une famille japonaise... Tout sonne juste et chaque situation nous renvoie à notre propre histoire personnelle! Il y a comme le dit Schopenhauer, un socle d'humanité qu'on retrouve partout malgré les différences culturelles. Un très beau film et une musique magnifique.
Excellent film sous tous rapports, qui donne un aperçu fort de la crise financière au Japon, et tape souvent juste, même si la critique de la société est un peu excessive par endroits. Par endroits complètement barré, par endroits drôle, et terriblement émouvant.
Un assez bon film montrant assez bien la situation actuelle des travailleurs au Japon. Le film est intéressant bien que trop long sur certaines scènes.
Le film est convaincant dans sa première partie: une allégorie saisissante du Japon moderne, un personnage du père complexe, une vision d'une famille disloquée subtile... Le film pêche vers la fin par des aspects trop délirants, ou trop pédants... C'est dommage la sobriété du début était bien plus efficace!
Kiyoshi Kurosawa s'attèle cette fois-ci à un drame social autour d'une famille japonaise moyenne. Quel drame? Le drame du modèle social japonais, de sa société encore trop engouffrée dans certains archaïsmes comme l'autorité patriarcale ou une fierté exacerbée. Alors quelle solution pour sortir les Japonais d'un modèle qui est voué à l'échec? La jeunesse, une plus grande ouverture au monde sont les solutions proposées (sûrement involontairement) par Kiyoshi Kurosawa. Sur la forme, la mise en scène et la musique sont très soignées, et certains passages peuvent brièvement rappeler ces films d'antan (la scène du rêve, l'apparition de Koji Yakusho dans le rôle d'un voleur complètement loufoque). Ce film apporte donc la preuve que le réalisateur peut changer de genre tout en gardant son style et son talent (ça avait d'ailleurs déjà été partiellement le cas avec Doppelganger et Jellyfish).
Beau, juste, le film met en lumière des vies qui cherchent à échapper à leur médiocrité, jusqu'à révéler la véritable beauté de toute l'existence, qui n'est pas dans l'exceptionnel (génie de cet enfant pianiste) mais dans la redécouverte des liens de cette famille. L'image est constamment belle, sans être superflue, la musique épurée démontre combien la simplicité peut être sublimée, dans la dérive d'une seule nuit. A voir absolument.
Après une trentaine de films, voilà la première fois que Kiyoshi Kurosawa se rapproche de l'autre grand Kurosawa (Akira). Tokyo Sonata est en effet une chronique familiale et sociale qu'aurait admiré l'auteur de Vivre dans la peur et Les Salauds dorment en paix. On trouve aussi le même regard compationnel sur des individus au bord du gouffre.
J'aime beaucoup le cinéma asiatique, mais là, c'est à pleurer. Heureusement j'étais au ciné avec une copine. Elle s'est endormie pendant la première heure, moi en la regardant faire j'ai songé à faire de même, mais n'ayant pas pu piquer du nez, je me suis remise à me ronger les ongles, après de longs mois de sevrage. Lorsque ma pote s'est réveillée, c'est-à-dire au début de la deuxième heure de film, on a été prises d'un fou rire démentiel tellement le film était absurde. On n'a pas pu s'en empêcher : ça a été un GRAND moment de cinéma. Une étoile pour l'interprétation du gamin, le seul qui en vaille la peine.
Un très beau film à voir absolument dommage qu'il ne soit projeté dans beaucoup de salles ,c'est un film très bien maitrisé et captivant de bout en bout ,je pense que c'est l 'un des meilleurs film à l'affiche actuellement!