Drive
Note moyenne
4,1
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4 778 critiques spectateurs

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Gabriel J
Gabriel J

2 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2026
Une BO intemporelle, Ryan Gosling froid et imperturbable, un rythme lent qui se transforme en un jaillissement de sang spontanément… c’est une réalisation maîtrisée du démarrage au dérapage qui offre un thriller culte !
CrystalEagle
CrystalEagle

5 abonnés 132 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2026
Drive ouvre la portière dans une nuit magenta, et il y a une place libre à côté du conducteur. Il ne dit rien. Il monte le volume, il regarde sa montre, il attend. Je me suis assis, et je ne suis jamais vraiment redescendu. Pas de nom, pas d'origine, pas de mobile. Le Driver n'est pas un personnage, c'est une certaine idée de la solitude. Il semble si vide, pourtant il est si grand. Tout est déjà là dans le prologue : une montre posée sur le volant, une radio de police, un match des Clippers qui grésille, et le braquage qu'on ne verra pas, puisque Refn filme l'attente et laisse la tension monter de tout ce qu'il nous refuse. Le reste est à l'avenant, une Los Angeles dépeuplée changée en aquarium nocturne (magenta, ce rose manuscrit au générique qu'on jurerait décollé d'une vieille VHS), une ville vidée jusqu'à l'os parce qu'il n'y a de place, dans cette tête-là, pour à peu près personne. J'aime le fait que le film parle à peine, et ce silence n'est pas une coquetterie. Deux regards tenus quinze secondes portent plus loin que dix pages de dialogue. On a dit que çe tenait du Melville (mon réalisteur préféré), et ce n'est pas faux, avec ce même mutisme, sauf qu'ici le néo-noir est passé au synthé et trempé dans le néon. Deux moitiés se répondent, une heure de lumière dorée et de sourires en retard, puis une heure de néons durs et de sang noir. Pour moi, chaque scène a pleinement sa place dans l'histoire.

Gosling est cascadeur, payé pour être un autre à la place d'un autre, et le masque en latex qu'il enfile à la fin ne fait qu'énoncer tout haut ce que le film murmure depuis le début. Il n'a d'autre identité que celle qu'on veut bien lui prêter, c'est le camaléon qui disparait dans la nuit. J'ai adoré la façon dont Refn l'enferme, plan après plan, dans un rétroviseur, un pare-brise, un couloir, deux portes d'ascenseur, un cadre à l'intérieur du cadre dont il ne sort jamais. Le légendaire scorpion dans le dos reste le seul costume qui lui dise qui il est quand il l'enfile. Il nous dit "je pique parce que c'est ma nature, même si nous devons couler tous les deux". La violence, ici, ne se chorégraphie pas. Quatre ou cinq décharges dans tout le film, le marteau, la balle, la lame, la botte, la fourchette, que Refn laisse durer une seconde de trop, juste ce qu'il faut pour qu'on cesse d'y prendre du plaisir et pour que l'on soit d'autant plus sonné par le silence qui s'ensuit.

Ce qui m'a vraiment touché (comme d'ailleurs dans le Samourai de Melville), c'est cette solitude d'homme qui semble vide et qui pourtant déborde. Il n'a pas rien à donner, il a trop, et comme personne ne lui a jamais appris d'autre langue que la violence, il ne dit pas, il fait. Une main sur l'épaule d'un gosse, une présence dans un parking, une protection sans condition. Il se perd dans le carnage, et c'est au fond du carnage qu'il touche une seule fois à ce qu'il aurait pu être. Ce quelqu'un qui peut s'attacher à quelq'un, qui peut créer des liens humains, pas simplement les détruire. La musique est tout simplement exceptionelle, l'une des plus belles BO du XXIe siècle. Elle précède les images. Refn concevant Drive comme un conte de fées et taillant ses scènes dans une europop rétro où A Real Hero revient deux fois, pour le seul après-midi heureux et pour l'agonie, comme si le bonheur et le sacrifice étaient le même état de paix.

Ryan Gosling tient le rôle en retirant plutôt qu'en ajoutant (un cure-dent, un sourire qui arrive une demi-seconde trop tard, un visage neutre), tandis que Carey Mulligan, avec vingt répliques et un regard, irradie une décence ordinaire, une lumière de cuisine allumée, tout ce qu'il n'aura n'a presque rien à dire, et il le dit en silence : l'histoire d'un homme qui découvre ce qu'il a toujours été, et qui l'accepte en payant tout le reste. Son vide n'est pas un défaut d'écriture, c'est le sujet même, et c'est là que je reste scotché. Reste une méditation sur la solitude, écrite en néons et en synthé, un homme qui roule seul dans Los Angeles jusqu'à ce que la ville l'avale.
Adam67
Adam67

8 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2026
Drive est un film d'action et de tension sorti en 2011, réalisé par Nicolas Winding Refn et porté par Ryan Gosling. S'il a bénéficié d'une solide réputation à sa sortie, c'est un long-métrage qui m'a laissé assez de marbre et qui, au final, ne m'a pas vraiment convaincu.

Mon principal problème avec ce film réside dans l'inexpressivité flagrante du personnage principal. C’est un trait que l’on retrouve d'ailleurs chez Ryan Gosling dans d’autres œuvres, comme Blade Runner 2049 que j’ai détesté, et ce manque total d'émotions me repousse profondément. Cela se ressent particulièrement dans la relation amoureuse qui se développe à l'écran. Elle manque cruellement de passion. Si ce genre de dynamique silencieuse peut être flatteuse ou rassurante dans la vraie vie, notamment pour les personnes introverties, le cinéma exige autre chose. Face à un écran, on attend des rebondissements, de la vie et de la transmission de sentiments, ce qui fait totalement défaut ici.

L'univers des gangs et de la pègre ne correspond pas non plus à ce qui me passionne le plus au cinéma. Je préfère une virilité et un sens de l'action plus masculins à la manière de Gladiator ou de grands films de guerre. Pour autant, je reconnais que Drive possède des qualités visuelles indéniables et des fulgurances marquantes. La scène d'introduction est excellente et pose très bien l'ambiance, tandis que la célèbre séquence de l'ascenseur fonctionne parfaitement, marquant les esprits par sa brutalité graphique, sa rage et son effet de surprise. Le film sait indéniablement soigner son esthétique.

Malgré ces quelques éclats, le scénario reste finalement très classique et n'arrive pas à captiver. Fort heureusement, le film est court, ce qui évite de s'ennuyer sur la durée. Drive reste un projet qui peut tout à fait plaire à son public, mais ce n'est clairement pas ma came. C'est un divertissement tout juste moyen à mes yeux.
Louis
Louis

5 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2026
Sur le plan cinématographique c’est exceptionnel, un film super bien réalisé. Mais selon moi qui n’a rien d’original, c’est assez classique autant dans l’histoire que dans le personnage de Ryan Gosling
FernandoJ
FernandoJ

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2026
Une des plus grandes claques cinématographiques que j'ai reçu. Souvent, il vaut mieux ne pas trop parler d'un film et se laisser la découverte au cinéma. La meilleure expérience sans aucun doute !
Artriste
Artriste

191 abonnés 2 418 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
Thriller néo-noir réalisé par Nicolas Winding Refn, Drive est un bon film. L'histoire nous fait suivre un jeune mécanicien taciturne qui travaille dans un petit garage de Los Angeles et effectue à l'occasion des cascades pour des acteurs hollywoodiens le jour, mais qui, de nuit, sert de conducteur à des membres du crime organisé qui, peu de temps après avoir emménagé, sympathise avec sa voisine Irene et son fils Benicio, dont le mari est en prison. Seulement, à sa sortie, l'homme est menacé et le conducteur va lui proposer son aide afin qu'Irene et le petit ne soient pas à leur tour en danger. Ce scénario s'avère plus ou moins prenant à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue débutant par une introduction intense nous immergeant immédiatement dans son univers réaliste. S'ensuit au fil des minutes un récit assez classique mais efficace, bien que son rythme lent et son aspect contemplatif semblent par moments trop artificiels. Disons que cette romance risquée n'est pas la force du métrage. Il est davantage réussi lors de ses scènes d'action avec des courses-poursuites en voiture tenant en haleine et des scènes de confrontation à la violence physique brutale et psychologiquement dure. L'atmosphère est particulièrement prenante à la faveur de son ambiance froide et réaliste empreinte de tension d'un bout à l'autre. L'ensemble est porté par un personnage principal peu loquace mais iconisé par son look entre sa veste et ses gants qu'il porte à bord de ses véhicules aux moteurs vrombissants. Un rôle interprété par un Ryan Gosling dont le jeu consiste à prendre la pose en gardant un visage peu expressif et une attitude introvertie, en plus de faire preuve d'un grand sang-froid en dépit des situations explosives. Le reste de la distribution comporte Carey Mulligan, Bryan Cranston, Ron Perlman, Albert Brooks, Oscar Isaac, Christina Hendricks, James Biberi et le juvénile Kaden Leos. Tous ces individus entretiennent des relations manquant paradoxalement d'authenticité malgré l'univers réaliste, en partie à cause de longs silences entre deux phrases prononcées qui ne font pas très naturels. Sur la forme, la réalisation du cinéaste danois s'avère particulièrement qualitative. Sa mise en scène immersive est extrêmement léchée et nous gratifie de cadres impeccables. On sent le souci du détail et le travail fourni. Les courses-poursuites sont également très bien filmées. De plus, la photographie est des plus soignées à la faveur des jeux de lumière et d'un bel étalonnage, faisant que l'esthétique, principalement nocturne, mais aussi parfois diurne, est juste parfaite. À ce visuel exemplaire vient en plus se greffer une excellente bande originale, dont les compositions alternent entre nappes sonores en fond afin de renforcer l'atmosphère oppressante, et titres électro puissants, avec une mention spéciale pour le morceau Nightcall du compositeur français Kavinsky qui restera gravé en mémoire tant il s'accorde à merveille avec les images. Reste une fin pas entièrement satisfaisante venant ainsi mettre un terme à Drive qui, en conclusion, est une œuvre méritant d'être admirée malgré ses carences scénaristiques.
Alexandre CHARRON
Alexandre CHARRON

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2026
Je ne sais pas dans quel catégorie le mettre mais pas très vivant ou alors il a mal vieilli.
Pas de surprise dans le senario.
Déçu alors que les critiques étaient super bonnnes.
Totoloinloin
Totoloinloin

15 abonnés 493 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2026
Merci Adri pour la suppression du commentaire (lol).
Une scène d'introduction parmi les meilleurs jamais filmé. C'est excellent de bout en bout et Ryan Gosling mystérieux, j'ai compris la puissance du jeu après plusieurs visionnages. Bande son paramétrée au millimètre.
Giraud Marie-Paule
Giraud Marie-Paule

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2026
Best film ever!!
Une . de dingue.
L'histoire d'amour en prime des affaires de gangsters. Que du bonheur...
A voir et revoir sans fin (privilégier la .).
Jia
Jia

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2026
Nicolas Winding Refn privilégie les silences, les ralentis et une mise en scène épurée pour créer une atmosphère hypnotique, presque irréelle. Le film oscille constamment entre douceur mélancolique et éclats de violence brutale, donnant au récit une intensité particulière.
Jeremy T
Jeremy T

5 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2026
Mon film préféré, Drive, n’est pas seulement un film, c’est un chef-d’œuvre. Je ne m’en lasse pas, malgré les années qui passent.
Gosling est excellent : discret, protecteur, mystérieux — probablement son meilleur rôle à ce jour.
L’histoire est très simple, mais la photographie, la musique et le jeu des acteurs créent une atmosphère unique. Merci à Nicolas Winding spoiler:
refn pour ce film culte.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

88 abonnés 2 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
Un excellent film d'action réalisé par Nicolas Winding Refn sur un cascadeur de cinéma incarné par Ryan Gosling.
El señor tuco
El señor tuco

6 abonnés 13 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 avril 2026
Épargnez-vous cette perte de temps.

Le film le plus affreux, lent et ennuyeux que j'aie jamais vu. Je ne sais pas si Gosling avait un nombre de mots limité, mais je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de mots qu'il a prononcés. Je ne comprends pas comment ce film peut avoir une note aussi élevée ; il semble hésiter entre drame et histoire d'amour.
Un début plutôt prometteur, un milieu affreux, et je m'ennuyais tellement à la fin que je le regardais d'un œil. Ce film manque de tout : des personnages ennuyeux, une intrigue ennuyeuse, chaque étape du film était ennuyeuse, tout était ennuyeux, et je suis encore plus incrédule qu'il ait pu obtenir une si bonne note
Diabloxrt
Diabloxrt

92 abonnés 1 962 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2026
Comme un ovni, "Drive" est définitivement un film qui surprend son monde. Si le concept paraît simple, Nicolas Winding Refn livre un projet bien plus complexe qu'en apparence. Ce qui m'a tout de suite rendu fou avec ce long-métrage, c'est qu'il est l'illustration parfaite des bases de la mise en scène, au point où cela en devient même excessif (mais dans le bon sens du terme). En effet, la base de notre histoire est de suivre un personnage principal qui parle peu, il n'est pas du tout expressif. Campé par un excellent Ryan Gosling, il est à la fois difficile et si facile de cerner son attitude. Les dialogues sont donc réduits au minimum, uniquement lorsque cela est nécessaire. Alors, une grande partie du développement des personnages, de l'avancement de l'histoire ou des échanges, passe par le visuel. Chaque plan traduit une idée et une émotion, on est complètement face à un film qui refuse la facilité de l'échange oral (au maximum possible) pour faire passer son idée. Avec cette règle de base poussée à l'extrême, le projet réussit donc à rendre totalement crédible son héros, tout en développant un style unique. À compte-là, même la photographie est particulièrement étudiée, car elle joue beaucoup sur les ombres et la lumière pour symboliser l'avancement de notre héros. Le meilleur exemple étant clairement le jeu sur les feux tricolores, le vert ou le rouge étant utilisé en fonction de la situation dans laquelle se dirige notre personnage. Par conséquent, je dois dire que j'ai été absorbé par cette ambiance et cette esthétique. Certes, cette idée amène peut-être à des longueurs, car on a donc beaucoup de passages qui prennent particulièrement leur temps, mais ce n'est pas pour autant que le film est ennuyeux. À l'inverse, il se dégage un certain rythme dans le montage, bien dynamisé par une excellente bande-son. Principalement composée de synthwave, elle se marie parfaitement à cette sensation de "ride". On se sent totalement pris par ces séquences de courses, qui sont d'ailleurs plutôt bien mises en scène. Le film est donc une expérience unique, mais qui réussit quand même à ne pas délaisser son fond. Effectivement, la forme prend le pas sur le tout, mais l'histoire reste vraiment intéressante. On suit une véritable histoire cruelle, où la nature de chacun reprend toujours ses droits. Effectivement, il ne faut pas s'attendre à une fin particulièrement joyeuse, mais le scénario gagne beaucoup en faisant cela. On nous raconte simplement l'histoire d'un anti-héros ordinaire, rempli de bonne volonté, et l'ensemble fonctionne à merveille. Honnêtement, je vous conseille donc rapidement d'aller découvrir ce film si vous ne l'avez pas déjà vu. C'est un petit bijou, et un moment franchement très puissant en perspective. Pour conclure, une véritable expérience.
Beam
Beam

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2025
Un film intéressant que je trouve moins bien que son homologue moderne "Baby Driver" car le rythme y est plus mou. Chose étrange pour une adaptation d'un livre pourtant très rapide dans sa mise en place. En revanche le jeu d'acteur est incroyable mais la surenchère de "gore" aurait pu être bien mieux amenée là c'est "trop pour trop".
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