Un bon sujet et des bonnes intention ne font pas forcément un bon film. "L'armée du crime" en est la preuve criante. Une mise en scène complètement ringarde et des clichés à la pelle : Photos des résistants enfants en surimpression à l'instant où ils tuent les méchants nazis, violon tzigane venant appuyer de manière lourdingue chaque scène sensée tirer des larmes au spectateur, lettre d'un déporté lue en voix off par la femme qui l'aime ("Chère Marianne, j'ai du mal à y croire, mais je ne rentrerai pas ce soir...")...etc. Les acteurs tentent d'y mettre du coeur, msi J'ai vraiment du mal à comprendre la quasi-totalité des critiques positives de la presse ainsi que la poignée de spectateurs qui ont applaudi à la fin du film. Comme quoi, les goûts et les couleurs...
Revu avec un grand plaisir ce beau film qui fait revivre un épisode fort de la Résistance française à Paris. Guédigian apporte sa légendaire humanité dans un récit très documenté bien que parfois fictif. Le spectateur est au cœur des affres de gens qui risquent leur vie pour la liberté. Des affres magnifiquement exprimés par l’imposant Simon Abkarian, la lumineuse Virginie Ledoyen et ” toute l’équipe à Robert “. En revanche la mise en scène est un peu terne et le montage trop haché. Mais tout reste tellement inspiré !
Un film retraçant l’engagement héroïque d’une vingtaine d’étrangers en plein Paris pendant l’occupation nazie. Au péril de leur vie, par amour pour leur terre d’adoption -la France-, ils ont mené des actions qui ont permis de déstabiliser la quiétude parisienne des nazis. Ce film n’est pas parfait mais rend tout de même un bel hommage à ceux qu’on a surnommés « L’Armée du crime » sur cette affiche rouge passée à la postérité. Ne jamais oublier ces héros qui ont sacrifié leur vie pour un idéal, celui des valeurs de la France, malgré la complicité -très bien exposée dans le film- de l’administration française.
Un drame historique inspiré… L’histoire est prenante dès le début, bien qu’on sache comment cela va se terminer, un bon rythme est maintenu tout au long du long métrage, alternant scène romanesque et moment plus intimiste avec habileté. La réalisation bien que comportant quelques défaut de mise en scène, avec un style très classique se prête admirablement bien au genre. Pour en venir sur le propos même du film, on peut dire qu’on assiste à quelque chose de grand, œuvre au parti pris subjectif des résistants bien évident, ça n’en reste pas moins qu’un devoir d’histoire de relater les faits avec tant de finesse et en même temps très agressif en ce qui concerne la collaboration française et les actes ignoble qu’on pu commettre certaines personnes. Autre point fort du film, la distribution d’acteurs, ils sont tous excellents dans leurs rôles. Bref, un film historique important et à voir…
Histoire du groupe Manouchian, ces résistants parisiens baptisés "l'armée du crime" par les autorités françaises de Vichy. L'immigré arménien Missak Manouchian, poète et non-violent, aura la charge de fédérer et coordonner des combattants et résistants de toute nature, juifs et communistes (parmi lesquels Henri Krasuski), exilés et anciens de la guerre d'Espagne. Nécessairement, Robert Guédiguian n'ignore pas certaines actions d'éclat ou attentats perpétrés par le réseau Manouchian; il est clair cependant que ce qui intéresse le plus le cinéaste, dans ce film qui apparait comme un hommage au courage et à l'esprit de résistance, c'est l'humain, à travers les aspirations et les convictions de quelques uns. C'est pour cette raison sans doute, qu'alternant scènes intimistes et faits d'arme, Guédiguian peine à donner de l'intensité dramatique à son récit malgré le contexte historique. "L'armée du crime" a des vertus et une vocation didactiques; ainsi sont invoqués le rôle prégnant de la police française dans la répression ou la question des représailles sanctionnant les attentats; mais la mise en scène, en dépit d'une estimable reconstitution d'époque, semble trop lisse, loin de l'émotion et de la sensation que produit la référence en matière de chronique de la Résistance :"L'Armée des ombres" de Melville.
Un film ultra classique qui se regarde sans déplaisir ni ennui mais a qui il manque un certain souffle pour ne pas seulement être moyen. Juste pas mal et pas indispensable sur un sujet vu et revu.
Après avoir vu la rafle, j'étais convaincu que ce film serait à nouveau un sous la liste de schindler ou d'un autre film américain avec de gros budget. Et bien je ne me suis jamais autant trompé... EL film est rendement mené par une belle réalisation et une ambiance qui nous emporte dans les années 40. C'est vrai que le scénario reste une succession d'attaque des résistants et ne suis pas une grande trame (c'est comme ça que je l'ai ressenti), mais tout de même le film arrive à nous garder et nous surprendre. Pour un film français, et c'est rare que je le dise, il est tout simplement très très bon. Les acteurs aussi tiennent parfaitement leur rôle, et il n'y a pas eu besoin de grosse tête d'affiche pour cela. Un peu de nuance dans le film aurait été appréciable. En effet, le film est parfois manichéen. Bref, je vous conseil ce film "historique", si j'ose dire.
La reconstitution est vraiment bonne mais la mise en scène tellement fade qu'à aucun moment on accroche. En plus Guédiguian s'attache trop à nous présenter les personnages. Du coup c'est plat et ça n'avance pas. Dommage.
Bon film qui se regarde sans ennui (belle performance quand on voit la durée du film), notamment grâce à ses acteurs (pas tous bons, mais sympathiques). Coup de coeur pour Simon Abkarian qui se fait enfin remarqué grâce à ce film qui le met en valeur! Cependant l'histoire racontée n'est pas franchement novatrice et la réalité historique est bien lissée pour rendre les personnages encores plus héroiques. C'est banal mais ça marche.
Vibrant hommage aux résistants de tous bords lors de la Seconde Guerre Mondiale signé Robert Guédiguian. On peut y suivre l'épopée du groupe "Manoukian" mené par Simon Abkarian qui organise avec ses compagnons des actions contre les occupants. La reconstitution est soignée et les acteurs font de l'armée du crime un film contre le nazisme et non contre l'Allemagne. Simple mais très efficace même si cette œuvre ne dépasse pas "L'armée des ombres" de Melleville dont on peut y trouver une certaine inspiration.
Film conçu comme un hommage à la mémoire des combattants de cette "armée du crime" (selon les termes de la presse collaborationniste de l'époque) aux ordres de Missak Manoukian. Les personnages sont bien développés, leurs convictions explicitées. Quelques noms se dégagent au delà du couple Manoukian (Simon Abkarian, Virginie Ledoyen), notamment Robinson Stevenin et Grégoire Leprince-Ringuet parmi les FTP mais aussi Jean-Pierre Darroussin en policier et Pierre Niney dans une de ses premières apparitions (ici anecdotique). Le final manque un peu de solennité (ou de violons) pour appuyer le propos et faire entendre que ces soldats de l'ombre, la plupart jeunes et d'origine étrangère, méritent une reconnaissance éternelle de la nation pour laquelle ils ont combattu et ont été fusillés. Militant donc manichéen (même si ce n'est pas une mauvaise chose de rappeler que l'état français et sa police ont été au delà du simple soutien à l'armée d'occupation), trop didactique pour dégager énormément d'émotion mais une histoire à connaitre, portée par un très bon casting et qui porte à la réflexion.
C'est très sobre, le ton est juste, il n'y a aucun effet superflu qui pourrait desservir le film. Le plus gros reproche que l'on pourrait lui faire est d'être un peu scolaire. Le film a le mérite d'exister et de sortir cette histoire de l'oubli. Robert Guédiguian ne s'est pas loupé.