Ce film assez méconnu, réalisé par Gus Van Sant et sorti en 1995, n'est pas mal du tout ! Le film est adapté du roman homonyme de Joyce Maynard, lui-même inspiré de l'affaire Pamela Smart, mais ne connaissant ni le livre, ni l'histoire vraie, je ne pourrais pas les comparer au film ! C'est en tout cas ici l'histoire d'une jeune femme qui est prête à tout pour faire carrière à la télévision, quitte à supprimer les gens qui lui mettent des bâtons dans les roues. Même si je ne connais pas l'histoire originelle, je ne sais ainsi donc pas à quel point le film est romancé, le synopsis m'intéressait beaucoup car j'aime bien ce genre de personnage féminin fort et manipulateur, surtout lorsqu’il se trouve dans l'industrie de la télévision ou du cinéma. C'est également le premier film de commande de Gus Van Sant, qui n'avait jusqu'alors réalisé que des productions indépendantes et il est intéressant de remarquer que nous y retrouvons encore sa patte, avant que son style ne s'efface dans d'autres films hollywoodiens, tels que "Will Hunting" (1997) ou "Psycho" (1998) par exemple avant qu'il ne revienne au cinéma indépendant et à un style donc beaucoup plus marqué et assumé. Je ne connais pas toute la filmographie de Van Sant mais c'est en tout cas pour l'instant le premier que je vois qui allie très bien son style et grosse production hollywoodienne. Nous avons par exemple des éléments de mise en scène très marqués, que ce soit dans les mouvements de caméra ou dans le choix des musiques, trahissant souvent les réelles motivations du personnage principal d'ailleurs. Mais en dehors de ça, je regrette que le film soit entre-coupé par des interviews en flashforward des personnages, je sais que cela contribue à l'originalité du film, mais je serais personnellement plus rentré dans l'histoire si elle n'était pas coupée par ces interventions. Enfin bref, sinon, l'histoire est assez agréable à suivre, quelque peu prévisible mais bon. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons surtout Nicole Kidman qui excelle dans son personnage et puis Joaquin Phoenix, Matt Dillon etc. qui jouent très bien. "Prête à tout" n'est donc pas spécialement marquant mais reste dans l'ensemble plutôt pas mal.
"Prête à tout" ou quand Gus Van Sant fait passer Nicole Kidman pour l'une des plus grandes garces que l'on ait vues un jour. A vrai dire, je suis un peu déçu, car il y avait la place pour largement faire mieux. Certes, les intentions de Van Sant sont claires : via une opportuniste de première, en mettre plein la tronche au monde de la télévision. Un peu comme l'avait fait, en usant d'autres manières, Sydney Lumet dans "Network". Mais, le ton n'est pas aussi féroce que l'on pouvait l'imaginer. D'ailleurs, il faut attendre pas moins de trente minutes avant que le film trouve à peu près son rythme de croisière. En revanche, on peut dire que Van Sant est assez habile, car il cache assez bien la finalité des stratagèmes de son personnage principal. Et, puisque l'on parle du personnage principal, on en vient à se pencher sur le cas de Nicole Kidman. C'est incontestablement elle qui porte le film sur ses épaules. Tout en déployant un remarquable jeu d'actrice, pour lequel elle sera justement récompensée. Ajoutons à cela que la belle australienne est secondée au poil par excusez du peu Matt Dillon et Joaquin Phoenix. Sans oublier Alison Folland, Illeana Douglas et Casey Affleck, bien meilleur acteur que son frère. Voilà un film qui ne manque pas d'intérêt, mais qui me paraît quand même pas assez abouti.
UN BON FILM. Kidman est absolument parfaite a mi-chemin entre l'ingénue américaine et la femme fatale débordante d'ambitions. Niveau réalisation c'est pas top, la mise en scène est pas mal a base de flashback mais au final Gus Van Sant, Ed Wood ou moi, vous n'auriez pas fait la différence. Le film brille donc par ses acteurs, Kidman en tête et par son scénario plutôt bien maitrisé. Et on rie souvent, parfois. Un bon divertissement.
Devant la caméra subtile de Gus Van Sant, Nicole Kidman s'en donne à cœur joie et de façon inédit, en interprétant son rôle de garce arriviste, tout est dans le titre... C'est donc une satire sur le petit monde bien sympa de la télé, ou nous est présenté le plan de carrière de la Barbie du village, marié pour ses beaux yeux. C'est avec amusement que l'on découvre (si cela se fait aujourd'hui) les débuts du grand Joaquin Phoenix, juste comme à son habitude, interpréter la béatitude boutonneuse et naïve... Le film atteint vite ses limites quand on rentre dans le vif du sujetspoiler: , faire disparaitre le mari si dérangeant , le personnage de Suzanne Stone s'avère se débrouiller comme une pro pour devenir une star, justement, mais cela ne correspond pas au portrait peu flatteur que l'on nous décrit au début (beaucoup plus sotte), on est un peu perdu. Bon elle agace, pour ça, le pari est gagné. La fin était plutôt prévisible, on apprécie surtout le jeu avec la caméra, centre du sujet et de la mise en scène, qui demeure le point à retenir sur Prête à tout.
Gus Van Sant continue d’explorer le rapport à l’image mais cette fois-ci loin de l’errance.
Inspiré d’une histoire vraie, To die for ne se contente pas de simplement retracer le fait divers. Ça rend le récit un peu trop décousu, au début notamment, mais ça lui permet surtout d’explorer en profondeur les thématiques.
Entre l’image, les médias, l’adolescence, la détermination le récit est riche en sous textes et interprétations. Pour ce qui est de la surface du film, c’est plus mou. Il a du mal à démarrer puis reste très quelconque finalement.
Nicole Kidman campe une magnifique protagoniste, personnage froid et sans émotions. On retrouve aussi Joaquin Phœnix et Casey Affleck à leurs tous débuts. C’est étonnant.
Le titre est magnifiquement bien trouvé, en anglais surtout.
Suzanne Stone est spoiler: une perverse narcissique. Elle n'a jamais appris la signification du mot « non », ce qui lui a fait développer un égo démesuré. Elle écrase ceux qui l'entourent car elle déteste les sentiments nobles, la générosité ou toute qualité morale. Elle s'intéresse uniquement à blesser la moralité de l'autre, à le pervertir et à enfreindre la loi .
Larry Maretto est spoiler: un jeune Italo-Américain honnête et travailleur. Il s'est frayé un chemin dans le restaurant familial et joue de la batterie dans un groupe de rock, qui se produit au restaurant le week-end. Larry a un physique avantageux et attire toutes les jeunes femmes de la ville, qui ne rêvent que de devenir sa petite amie et future épouse .
Le destin de Larry devient spoiler: triste le jour où il tombe amoureux, fixe son choix sur Suzanne et l'épouse aussitôt. La créature insensible le trompe dès leur lune de miel. Elle trompe son mari avec un cadre de télévision, espérant obtenir des faveurs professionnelles en échange de faveurs sexuelles .
Son spoiler: mépris et son manque de perspicacité ne la mèneront nulle part au-delà de sa petite ville natale, mais elle décrochera plus tard un emploi de présentatrice météo à la petite chaîne de télévision locale, à force d’insistance incessante. Elle envahit la chaîne de télévision, gérée et opérée par seulement deux personnes, et impose ses idées. L'une d'elles consiste à se rendre dans un lycée local pour recruter des sujets pour son documentaire « Les adolescent s’expriment » .
Elle va ainsi spoiler: s'introduire dans la vie du lycée, puis recruter trois adolescents qui manquent de confiance en eux : Jimmy Emmett et Russell Hines qui sont des délinquants, ainsi que Lydia Mertz .
Lorsque Larry demande à Suzanne spoiler: de coordonner leurs priorités pour le bien de leur vie amoureuse et du bébé à concevoir, Suzanne rejette avec dégoût l'ordre naturel de l'amour et de la maternité. Avant de manipuler les sentiments des trois adolescents. Elle séduit Jimmy, se livre à des adultères machiavéliques et sauvages, et le convainc d'assassiner Larry en prétendant faussement qu'il y a eu des abus et en promettant qu'ils auront un avenir ensemble en Californie une fois Larry mort. Elle manipule également Lydia pour qu'elle obtienne une arme .
Le dénouement suit spoiler: la mort de Larry, ses funérailles, les enquêtes et les procès, avant que la Justice ne soit vraiment rendue .
Gus Van Sant a magistralement réalisé cette comédie noire satirique avec Nicole Kidman dans le rôle de Suzanne Stone-Maretto, Joaquin Phoenix dans le rôle de Jimmy Emmett, Matt Dillon dans le rôle de Larry Maretto, Casey Affleck dans le rôle de Russell Hines, Illeana Douglas dans le rôle de Janice Maretto, Alison Folland dans le rôle de Lydia Mertz, Dan Hedaya dans le rôle de Joe Maretto, Maria Tucci dans le rôle d'Angela Maretto, Wayne Knight dans le rôle d'Ed Grant, Kurtwood Smith dans le rôle d'Earl Stone, Holland Taylor dans le rôle de Carol Stone et Susan Traylor dans le rôle de Fay Stone, qui excellent tous dans leurs rôles respectifs.
Nicole Kidman a remporté le Golden Globe Award de la Meilleure Actrice et six autres Prix majeurs pour sa performance exceptionnelle.
Film assez original avec une grande prestation de Nicole Kidman. Le scénario et la mise en scène sont impeccables, c'est captivant d'essayer de cerner le personnage de Kidman. L'ambiance est géniale, carrément malsaine et on se prend dans le truc, envie d'en savoir plus sur la façon dont la miss va s'y prendre pour arriver à ses fins. Géniale en manipulatrice Nicole Kidman vaut- à elle seule le détour. A voir, personnellement le meilleur Gus Van Sant...
Malgré la plastique académique et conventionnelle de «To die for» (USA, 1995), les indices du cinéma de Gus Van Sant demeurent présents. L'espièglerie des musiques de Danny Elfman et la lisse teneur de la photographie d'Eric Allan Edwards contrebalancent la gravité émotionnelle qui, d'accoutumance, accompagnent le regard de Van Sant dans ses oeuvres. Ce ne peut pourtant pas être un défaut de contrôle du réalisateur. Si Van Sant relate une intrigue si veule par des moyens si aseptisé, a contrario du sublime d'un «Paranoid Park», c'est qu'il pratique une ironie cinématographique. Cet écart entre le contenu narratif et l'esthétique qu'il emprunte produit un cynisme. Cynique, et paradoxalement compatissant, est le regard qu'il porte sur des adolescents utilisés mais surtout cynique est la définition qu'il donne de la télévision. C'est dans ce dernier point que l'on reconnaît le formalisme de Van Sant. Parmi les images lisses et aplanie, Van Sant introduit, plein champ, l'image d'une vidéo cassette et d'une caméra de surveillance. Cette curieuse et dynamique instillation d'un régime d'image bis dans ce paysage si mielleux offre une réjouissante pluralité. Van Sant, en multipliant ces registres visuels, joue sur les corps et sur leur gradient, éveille l'érotisme. L'érotisme de «To die for» n'a rien d'intime ou de joliment secret, il est le même que celui de Larry Clark : côtoyant la pornographie. A la différence de Clark, attaché également au thème de l'adolescence, Van Sant ne prend pas partie pour le désarroi sexuel des ados mais opte pour un regard distancé, quitte à les ériger parfois en proie divine (cf. sa trilogie de l'adolescence). Avec le personnage de Nicole Kidman, belle blonde arriviste prête à tout pour réussir, Van Sant dévoile la vérité des intentions derrière les apparences -procédé récurrent du cinéaste-. La pratique d'un cinéma commercial détourne Van Sant de ses formalismes pourtant si grandioses sans pour autant en éluder les fondements thématiques.
Un casting fantastique, meme pour les seconds roles, une belle pellicule, mais un peu ennuyeux à la fin. Decidemment Gus et moi , on ne se comprend pas ;-)
Après deux films plutôt penchés sur le thème de l'homosexualité (My Own Private Idaho et Even Cowgirls Get The Blues), Gus Van Sant réalise Prête À Tout, une sorte de comédie satirique sur la réussite professionnelle. L'intérêt du film réside plus dans la mise en scène ou dans le jeu d'acteurs (Joaquin Phoenix notamment) que dans le scénario. Plusieurs séquences sont tournées à la manière de reportages, avec des interviews, ce qui permet aux personnages d'interagir directement avec le spectateur. L'histoire demeure assez inconsistante et le film semble surtout être un prétexte pour donner à Nicole Kidman son premier vrai rôle principal. Et dans ce sens-là, on peut dire que Prête À Tout parvient à faire briller la belle actrice australienne, plus épanouie que jamais. Toutefois, cette production du réalisateur américain reste en demi-teinte et il subsiste un goût de déception.
Cette comédie noire sur l’arrivisme et le rêve américain est assez surprenante par sa construction : elle a le mérite d’être originale mais le défaut de nous indiquer d’emblée le dénouement.
Prête à tout est une histoire plutôt intéressante et qui ressort de par son originalité, comme tout ce qu'entreprend Gus van Sant. L'histoire est aussi intrigante que son personnage principal. Elle prend de plus en plus l'ampleur au cours du film. Nicole Kidman est parfaite dans son rôle de personnage extrêmement déterminé. Sa prestation vaut le détour. Joaquin Phoenix est lui aussi très bon en adolescent complètement perdu. J'ai bien aimé.
La première partie du film est peu captivante, mais dès que Suzanne fait l'étalage de son ambition et de ce que représente la télévision et la célébrité pour elle et qu'on commence à comprendre les plans machiavéliques de Suzanne l'intrigue devient intressante.
Nicole Kidman joue merveilleusement bien la manipulatrice sexy et déranger, elle est prête à tout pour réussire!
Joaquin Poenix livre aussi une belle prestation très remarquée.
Pas la meilleure mise en scène n'y le meilleur film de Van sant, mais le film parvient tout de même à captiver grâce à une intrigue solide.