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aldanjah
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4,0
Publiée le 21 juin 2010
Un thème rarement abordé que celui des photographes de guerre et les traumatismes liés aux atrocités dont ils ont été les témoins. Un portrait noir de cette profession, incompatible avec la stabilité nécessaire à la construction d'une famille. Dans ce film, on a un retournement de situation bien amené. Mais le mutisme de Colin Farrell à son retour du Kurdistan est quand même un peu gros. De même, on peut trouver que l'arrivée du beau-père, psychologue de guerre, est un peu fortuite et trop efficace pour être crédible. Un film qui m'a plu néanmoins, même si ce n'est pas le cas de tout le monde car 3 groupes de spectateurs sont quand même partis avant la fin dans ma salle de ciné..
Peu prenant , voire très ennuyeux , Eyes of War malgré Colin Farrell s'avère être un film savonneux , qui glisse au fil des minutes à cause d'un scénario furtif , et sans grand fond. Seul à mon avis , la mise en scène est accomplie. Sinon , rien d'autre ne semble apaiser cette colère contre ce film , qui n'a pas pris le public , puisque les chiffres parlent d'eux-mêmes . Flop commercial, qualité très pauvre ... Eyes of War est un film qui ne ressent rien
J'ai été très déçu par ce film au scénario pourtant limpide au départ, mais qui se fourvoie ensuite dans des méandres pénibles à suivre. Les acteurs sont assez bons, mais l'ensemble sent trop le brouillon mal relu et corrigé. Dommage. Pour moi, c'est raté.
J’admets qu’à la fin de la première moitié du film, j'ai été terriblement déçu que le concept de film de guerre vu du point de vue du reporter ne soit pas davantage exploité. Heureusement, la suite, malgré ses quelques longueurs et son sentiment de déjà-vu omniprésent, nous proposant d’assister à un drame psychologique bien travaillé et à la prestation, toujours aussi magistrale, de Christopher Lee m'a davantage convaincu. L’utilisation de thèmes mieux travaillés ailleurs et d’un rythme morne nous feraient presque oublier le travail fait sur ce sujet délicat.
Un long métrage sur le journalisme et ces guerriers du métier qui partent au front pour récolter les meilleures photos. Émouvant et impressionnant. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Pas un grand film de guerre, ce qu'il n'a pas la prétention d'être, difficile de dire qu4eyes of war est un grand film sur la guerre. ce n'est pas non plus le mauvais film souvent décrit. Eyes of War est un film qui table sur les conséquences du rapport trop extrême de l'homme à la violence, à la mort. Un casting plutôt alléchant et original qui bénéficie de l'apparition charismatique de Christopher Lee comme toujours parfait. Une dimension psychologique un peu légère qui se contente de montrer des visions, des troubles, mais un scénario simple et efficace qui permet au film de ne pas s'étaler inutilement. Pas une grande réussite donc, le film se laisse regarder, mais presque sans émotion, encore qu'il laisse un goût amère dans la bouche, ce qui était vraisemblablement son but.
Film qui se laisse bien regarder, même s'il n'est pas transcendant... L'histoire est plutôt correcte (même si j'ai deviné la fin au début du film...), les acteurs sont bons, excepté Colin Farrell qui tient le film à bout de bras avec excellence (passage de "aucun sentiment" à "débordé par les sentiments" vraiment bon). Sinon le côté dénonciation: "la guerre c'est mal" ... (pas besoin d'en rajouter plus). En revanche c'est bien de suivre un photographe de guerre, plutôt qu'un soldat... bon film, mais pas excellent!
Le titre original ("Triage"), qui renvoie à l'image terrible et obsédante des deux couleurs jaune et bleue (la première pour survivre, la deuxième pour mourir) distribuées par un médecin kurde dans un très rudimentaire hôpital de campagne pershmerga, est assurément plus éclairant que le "Eyes of war" choisi par les distributeurs français, même si ce troisième long de fiction de Tanovic est (en partie) un film de guerre, et si son héros est photographe de presse. Parti en expédition avec son meilleur ami, David (Jamie Sives, vu récemment dans "Le guerrier silencieux"), freelance comme lui, Mark (Colin Farrell) revient seul en Irlande, blessé et traumatisé. Où est donc David, parti pourtant d'Irak avant Mark, impatient qu'il était de rejoindre Diane, (Kelly Reilly) son épouse sur le point d'accoucher ? La réponse est sans doute dans les méandres de l'esprit de Mark, en pleine somatisation depuis son retour chez lui. C'est le grand-père (Christopher Lee) de la femme de Mark, Helena, (Paz Vega) qui, en ancien psychiatre réputé, saura provoquer l'aveu salvateur, première étape sur la voie de la résilience pour le jeune homme torturé. Evidemment la trame "guerrière" n'est pas inédite (mais sa précision quasi documentaire passionne), évidemment l'analyse est un peu elliptique (mais le film ne dure qu'1 heure 35 mn, et ses étapes sont forcément ramassées, contraintes cinématographiques obligent). En tout cas, à elle seule, l'interprétation force l'admiration : Lee en clinicien en impose, mais c'est surtout Farrell dont on doit retenir la prestation - magnifique de fièvre et de tourments, du grand art.
Tension psychologique extrême pour ce film en 2 parties distinctes, la première remarquable en totale immersion avec le métier assez inconnu de photographe de guerre, filmé de façon brut, souvent caméra à l'épaule, d'un réalisme à couper le souffle dans le cadre de la guerre incessante menée par les kurdes dans le kurdistan, fait d'histoire que l'on appréhende mieux avec à la fois des paysages magnifiques et des images d'une horreur absolue, la guerre et sa réalité, la mort et la souffrance, n'étant pas édulcorées. On est avec les photographes de guerre, au milieu des combattants, des blessés et des morts. Puis le retour d'un des photographes et l'absence de son ami "resté sur le terrain ". Commence alors un long parcours psychologique, fait de mystères, de non dits, de traumatismes post retour de guerre, de stress obsessionnel, pour aboutir à l'inévitable vérité et réalité de cet incroyable métier où certains risquent leur vie, sont nos yeux, pour que l'on sache. Dans ce film, un trio d'acteurs remarquables, Colin Farrell impliqué, imprégné, d'une crédibilité sans faille, une tension et une émotion à fleur de peau, sans cesse au bord de la rupture, une interprétation gigantesque. A ses côtés, la remarquable Paz Vega tout en force et en compassion et compréhension, un pilier qui empêche de sombrer et maintient un fragile équilibre, une interprétation dosée ’équilibrée, subtile. Enfin la présence charismatique du grand Christopher Lee, qui par son action, sa sagesse, son expérience, son aura, va débloquer la situation pour l'empêcher de sombrer vers la catastrophe et redonner une lueur d'espoir,un souffle de vie. Un rôle secondaire mais essentiel avec une présence extraordinaire. Un film passionnant et éprouvant emotionnellement, d'un réalisme et d'une réalité incroyable. A voir absolument.
Quel casting avec un thème accrocheur, puis un début en actions... et puis ? Rien ça s enlisé sur les états d âmes du photographe et sa psychiatrie...ça devient meandreux et verbeux... sans intérêts, raté !
Ce film me laisse une impression mitigée. La dernière heure demi-heure, dans l'exposé de la tragédie, donne toute sa substance et sa profondeur à l'histoire. Mais j'ai eu du mal avec le réalisme artificiel du début (les blessés dans la grotte, les scènes de guerre) et le jeu de Colin Farrell que je ne trouve pas adapté à ce rôle. Non qu'il ne fasse pas son travail correctement (il semble même avoir perdu du poids intentionnellement pour interpréter ce personnage) mais il y a quelque chose de décalé entre son apparence, ses mimiques et la réalité brute qui est censée être représentée. Ce n'est qu'une impression personnelle, évidemment, mais il y a une faille patente dans le réalisme de la mise en scène (et je crois que le doublage y est aussi pour quelque chose, j'aurais dû le voir en VO).
Sabordé d’entrée par la stupidité de nos distributeurs déféqueurs d’anglicismes accrocheurs, Eyes of war est censé traduire « Triage » en français. Ce bon petit film belgo-irlando-français met en avant la mutilation de conscience qu’un photographe peut s’auto-appliquer. S’extraire de la réalité en se cachant derrière son objectif, se mentir intimement en se persuadant d’être aussi dissocié de la vie que son objectif froid et sans état d’âme, est une stratégie patho-psychologique destinée à poursuivre son excellence professionnelle, à satisfaire sa voracité lucrative, et surtout à perdre tout sens moral, pour éviter de devenir fou quand on passe sa vie en enregistrer de l’horreur. Deux amis et photographes de guerre, habitués à engranger les carnages sur pellicules, s’apprêtent à quitter les missiles, les boucheries et les embuscades du Kurdistan et aller vendre leurs trésors morbides aux journaux anglais. Mais, dans un triste état, un seul d’entre eux rentre à bon port. Nous laissant imaginer le comportement d’un photographe amoral et cupide, cette aventure nous présente ici celui d’un homme de cœur, ami et amant loyal, témoin récent de l’abomination pragmatique et glacée d’un village de triage, c'est-à-dire où l’un des rôles du médecin consiste à sélectionner les blessés dignes d’être soignés et ceux qu’il devra euthanasier lui-même. Voyeurisme, horreur, école crue et adaptative du dénuement du recul et du bon sens, notre héros regagne l’hypocrisie civilisée, en ayant pris soin d’enfermer dans un cachot mental, artificiel et coupable, une expérience qui cette fois ne se résignera pas à rester bien sagement enfermée.
No man's land : formidable. L'enfer : médiocre. Eyes of war : entre les deux. Difficile de dire ce que sera la carrière de Danis Tanovic, qui a connu, à juste titre, les honneurs dès ses débuts et qui semble avoir du mal à s'en remettre. D'autant que le réalisateur bosniaque est devenu cinéaste international avec ses deux derniers films tournés en français puis en anglais. Eyes of war (Triage, le titre original est moins vendeur mais plus fidèle à l'esprit du film) est un bon thriller basé sur le thème du traumatisme de guerre, illustré récemment par le remake de Brothers. Bonne idée que celle d'avoir choisi le conflit du Kurdistan, en 88, et de donner la vedette, non à des soldats, mais à des photographes reporters de guerre. Sa force est d'être centrée sur le personnage incarné avec réalisme par Colin Farrell, bloc de douleur et de refus de la réalité. Aux scènes de combat de la première demi-heure, on préférera celles plus intimes de la dernière partie, qui fouillent l'âme du reporter blessé, jusqu'à la catharsis finale, qui ne manque pas de puissance. A certains moments, Tanovic retrouve les qualités exprimées dans No man's land. Un peu diluées sur la longueur, mais tout de même.
(...) Eyes Of War avait tout pour réussir si son réalisateur n’avait pas voulu en faire un film large (trop large ?) pour toucher l’ensemble de la population mondiale. Le côté intimiste de No Man’s Land n’est plus et c’est sans doute ce qui manque le plus ici. Restera quelques jolies séquences et une photographie envoûtante pour ne pas totalement nous faire sombrer dans les bras de Morphée. Lire la suite: http://www.leblogducinema.com/2010/08/27/critique-eyes-of-war/