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Un visiteur
2,0
Publiée le 23 août 2011
Et ben moi, je me suis laissé avoir par ce film ; par le traumatisme de son personnage central interprété par Colin Farrell. Cette mouche à merde qui combat l’appareil photographique à la main pour capturer l’image, la seule qui fera sa renommée. Sa culpabilité n’est pas de photographier l’horreur humaine, elle est ailleurs et c’est en cela où je me suis fait avoir. Quel naïf je fais, les mouches à merde n’ont pas d’état d’âme, j’aurais dû m’en douter. Pourtant, je n’ai trouvé aucune complaisance aux images de guerre et aux conflits où il était présent. Ça reste un bon film... sans plus. Dommage que le personnage joué par l’élégante Paz Vega n’ait pas plus d’épaisseur.
Au départ, un film pas forcément "vendeur" mais qui se révèle être une réflexion intéressante traitée simplement sur la guerre et les reporters qui couvrent les conflits mondiaux. Bonne mise en scène. Colin Farrell assez bon. Agréable.
Eyes of War est de ces films très durs, éprouvants qui vont vous chercher jusque dans vos trips et ne s'embarrassent pas de la dure réalité. Ce film mérite un avertissement, il n'est pas à montrer à tout le monde. Certaines scènes sont très impressionnantes par leur réalisme et l'émotion qu'elles dégagent. L'histoire est celle d'un reporter de guerre qui part dans un pays en conflit et en revient blessé physiquement et moralement, il est sans nouvelles de son meilleur ami lui aussi reporter. Le film est assez inconstant dans sa qualité et la tension dramatique qu'il impose. Le début est très fort, il s'inscrit dans le réel, les dialogues sont très forts, les personnages parfaitement façonnés comme le médecin kurde. Cependant le scénario semble un peu se perde au milieu tout comme le personnage qui ne répond plus à ses proches. Cela semble logique dit comme ça mais on reste trop centré sur lui alors que l'on se doute de tout. Le réalisateur a tenté de conserver un suspense jusqu'au dénouement final mais tout était joué au début. Bref il y en a trop sur le personnage perdu dans les méandres de ses peurs et pas assez sur ce métier fascinant et dangereux de photographe de guerre. Si le sujet du film semble être ce meilleur ami qui ne voulait plus travailler sur les conflits, pourquoi le réalisateur en fait-il si peu? Le film est trop centré sur le personnage joué par Colin Farrell qui est par ailleurs incroyable, un très très grand acteur! Le film retrouve de la justesse en son final par l'arrivée de l'immense Christopher Lee qui amène un second souffle et une prestation sensible. Un film intéressant tout de même mais assez dur.
Si vous pensez voir un film de guerre, oubliez. Ce serait comme de dire qu'Invictus est un film de rugby. Sur fond de guerre, et très très moche (certaines scènes ne font vraiment pas dans la dentelle, hé oui, c'est ça la guerre), voilà un type qui en est revenu, qui se retrouve dans sa petite vie "normale", qui regarde son monde "normal" avec des yeux qui ont l'air de saisir ce monde, mais dont la rétine continue à voir des images que même son appareil de photo n'avait pas captées. Un Colin Farrell étonnant, épatant. Accompagné par un Christopher Lee parfait de sobriété et d'humanité. La guerre, encore elle, qui fait basculer toutes ces vies en l'espace d'une seconde. Comme disait Platon : "Seuls les morts ont vu la fin de la guerre." Et les autres, ils font comment ? Et nous, à la fin du film, on sort les larmes aux yeux. 4 étoiles : largement méritées. Quant aux longueurs dont certains ont parlé, je n'en ai vu ni ressenti aucune.
hmhmhmhm un film de guerre ça !? Non pas vraiment plutot un film plus ou moins reportage via un photographe sur les conséquences humaines de la guerre ou l'on voit des blessés et autres dans un camp de soldats rebelles. Donc j'en suis ressorti assez déçu car c'est un film plutot psychologique traitant de l'horreur de la guerre sur l'homme plus qu'autre chose avec bcp de longueurs.
Si le rendu psychologique du "héro" sonne assez juste quand il est en zone de guerre,il retombe comme un soufflé en terre citadine.On sent que le réalisateur connait son sujet et ses seconds rôles rendent cette histoire plus que crédible.Malheureusement,ce n'est pas le cas de C.Farrell,qui cheveux au vent mitraille de son objectif tout ce qui est à porté de vue.Il est peu crédible en baroudeur et tombe souvent dans l'exces en voulant en faire trop.Même remarque pour P.Vega qui surjoue en permanence et rate le peu de scène oû elle est présente!!! Les seuls ici qui tirent leur épingle du jeu sont le charismatique C.Lee et J.Sives plus naturel que son comparse de voyage. Au final on ressort déçu parcequ'il y avait matière pour mieux faire!!!
On n'en a pas encore fini avec la guerre, loin de là – demandez plutôt à Platon, judicieusement cité en fin de métrage. Danis Tanović non plus semble-t-il, et tant mieux pourrait-on dire. Il y a dix ans, le cinéaste des Balkans démontrait déjà toute l'absurdité du casse-pipe à travers son formidable "No man's land", plaçant sur un même champ de mines un soldat serbe et un Bosniaque, dans une situation quasi-beckettienne. "Triage" (bizarrement rebaptisé "Eyes of war" dans nos salles obscures ; m'enfin, qui s'étonne encore des lubies des distributeurs français?) n'a pas la puissance et la portée de son précédent opus, d'ailleurs multi-primé, mais n'en atteint pas moins son but avec force. Abandonnant le ton tragi-comique au profit de l'émotion pure, Tanović évoque moins le conflit que le sinistre cortège de traumatismes qui le suit, type Michael Cimino dans "Voyage au bout de l'Enfer". Déportant le Viet-Nam sur le front du Moyen-Orient, le réalisateur, lui-même ancien reporter de guerre, suit les traces de deux photographes partis couvrir les massacres kurdes orchestrés par Saddam Hussein en 1988, notamment dans un camp de fortune où l'on soigne – ou achève – les blessés les plus graves. L'action proprement dite n'occupe que la première demi-heure du film, dure et rêche, les personnages n'en sont que des témoins (eyes of war), ils l'enregistrent mais ne peuvent rien n'y changer ; une manière d'évacuer d'entrée de jeu toute notion d'héroïsme. On l'aura compris, l'histoire est surtout humaine, avec son lot de petits stéréotypes dans lesquels "Triage", dès ses premières minutes, menace de tomber. Mark (Colin Farrel, vingt kilos en moins, le talent en plus) est irlandais et casse-cou, son ami (Jamie Sives) plus mesuré et bientôt père de famille ; deux amis antagonistes en temps de guerre, la tête brûlée et le type raisonnable, un ressort plutôt canonique du genre – il n'y a qu'à voir le récent" Démineurs". Leur relation manque de corps et de nouveauté, mais "Triage", plein de ressources, aura tout loisir de corriger ce petit travers. Cimino nous montrait d'abord l'horreur de la boucherie, et en auscultait ensuite les conséquences sur l'humain, sur son penchant morbide à ressasser et à reproduire le Mal (la ''roulette russe'' de Chris Walken monstrueusement dupliquée). L'approche de Tanović est différente et, pour tout dire, assez captivante... (la suite de la critique sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)
Un film fort, juste qui à dû nécessité beaucoup de recherches tant l'interpretation et le scenario parait vécu et très bien maitrisé. A voir de toute urgence!
Un peu décevant, une trop grande et trop longue partie du film se concentrant sur l'aspect psychologique du personnage de retours de guerre au dépend de l'action.
Revenir sans séquelles d’une zone de combat est quasiment impossible tant les horreurs qu’on y voit doivent marquer à jamais. Ici, le thème du traumatisme y est abordé de belle manière, Colin Farell et Christopher Lee formant un duo exceptionnel dont ressortira la vérité. Si le suspense est bien maintenu jusqu’au bout, on pourra tout de même regretter la lente mise en place du scénario. Le rythme n’étant pas extraordinaire, on se satisfera cependant d’une réalisation au niveau et de ces acteurs toujours aussi bons.
Un film qui alterne le trop lent et les scènes de guerre éprouvantes ! Si l'on peut être un peu déstabilisé au départ, devant le rythme particulier du film, on rentre dedans à partir du moment où le personnage de Colin Farrell est de retour chez lui ! Les conséquences désastreuses de la guerre sont bien montrées, et les échanges avec Christopher Lee (excellent et émouvant, on ne l'avait plus vu comme ça depuis bien longtemps), sont très prenants ! Les acteurs sont tous très justes, jusqu'aux rôles féminins ! C'est donc psychologiquement que ce film est le plus réussi, même si tout n'est pas aussi prenant ! A voir tout de même !