Loin du brio ou de la personnalité qui avait fait des "Hommes du président" ou autres "A cause d'un assassinat" des indispensables, "Ennemis rapprochés", dernier film d'Alan J. Pakula, n'en demeure pas moins un assez bon thriller, carré, efficace et en définitive un peu plus subtil qu'au premier abord. Certes tout ceci reste assez conventionnel et l'ensemble n'est pas sans quelques petites lourdeurs de-ci de-là, mais on ressent tout de même une assurance, une maîtrise et surtout un refus clair à l'hystérie visuelle ma foi tout à fait appréciables. Pas de chef d'oeuvre en vue donc, mais un bon film d'action, solide, sans temps mort et évitant qui plus est les grands discours moralisateurs et simplistes : que demande le peuple?
Pour son dernier film, Alan J. Pakula réunit Brad Pitt et Harrison Ford ce qui est une belle tête d'affiche. Hélas, le cinéaste n'arrive pas à retrouver l'inspiration qui avait fait ses meilleurs films et "Ennemis rapprochés" ressemble parfois à un téléfilm, un bon téléfilm certes mais un téléfilm tout de même ce qui ne peut que décevoir. L'histoire est aussi décevante, n'exploitant pas ses aspects les plus intéressants et comptant surtout sur ses acteurs (bons mais pas exceptionnels en l’occurrence) pour maintenir le tout à flots. On se laisse tout de même emporter par l'histoire mais il aurait fallu plus pour nous convaincre.
C’est décevant de constater qu’Alan J. Pakula termine sa carrière pleine d’excellents thrillers par ce petit film dont le seul intérêt est la rencontre entre ses deux jolis acteurs. Et oui, le face à face entre Brad Pitt et Harrison Ford est basé sur un scénario plein de clichés et trop peu de rebondissements, les quelques uns restant étant tristement prévisible. La mise en scène est, elle aussi, d’un académisme frappant. Tous les fans de grand réalisateur auraient aimé en garder un meilleur souvenir que cette fiction sans originalité…
Un film qui met énormément de temps à démarrer, heureusement berçé par une musique de James Horner toujours impeccable. Aux accents irlandais, l'ambiance se confond entre thriller et suspens politique tout en gardant sa beauté originelle des couleurs de l'histoire d'infiltration. Mais le film ne commence jamais vraiment et on tarde à voir une réelle intrigue se mettre en place; dommage!
Si la question Irlandaise et le terrorisme semblent le point de mire du film avec la relation pseudo père fils entre Harrison Ford et Brad Pitt, le film est trop conventionnel et se révele au final peu intéressant.
Bon film policier mêlé à une affaire politique. Les liens qu'unissent les deux personnages principaux au cours du film sont de plus en plus poignants pour finir sur une fin déchirante. Cela dit, le film manquait malgré tout de dynamisme.
Si le duo de choc convient et est charismatique, le reste n'est qu'un long film où le suspense ne réside pas plus d'une minute. Ce film est à la hauteur de mes espérences, ennuyant et long...
Voilà un policier bien ficelé,qui malgré ses 2 grands noms en têtes d'affiche est passé relativement inaperçu lors de sa sortie en 1997.Pour la petite histoire,Brad Pitt et Harrison Ford se seraient royalement détestés sur le tournage.Il faut dire qu'on avait une star en devenir d'un côté et une star établie de l'autre.Du coup,on a l'impression que les 2 ne jouent pas le même film."Ennemis rapprochés" traite de façon sibylline les actes de l'IRA,organisation paramilitaire violente en faveur de l'indépendance totale de l'Irlande(ce qui est d'ailleurs effectif depuis 2007).Brad Pitt est un de ses membres éminents,activement recherché par la plice britannique.Ayant assisté à 8 ans au meurtre sous ses yeux de son père,il va préparer sa vengeance aux Etats-Unsi.Un policier l'accueille chez lui.Un incorruptible,voulant faire respecter la loi à tout prix,mais sans dérapage.Les 2 Irlandais d'origine fraternisent,mais leurs motivations opposées vont ressurgir dans un final un peu expédié,bien qu'efficace.Le duel ne tient pas toutes ses promesses,et manque de nuances.Aucun des 2 ne cède un pouce de terrain,ce qui implique une issue mortelle pour l'un d'entre eux... La mise en scène efficace d'Alan J.Pakula,rompu au suspense politique("Les hommes du président","Présumé innocent","L'affaire Pélican")fait passer la pilule d'un sujet traité avec légèreté et d'une confrontation inaboutie.
Le gros problème d'Ennemis Rapprochés c'est qu'Alan J Pakula s'est vu complétement absorbé par son duo de star jusqu'au point de négliger son film qui ressemble à un gros téléfilm de luxe malgré son budget de 80 millions de dollars.Il ne faut pas aller trop loin non plus, les acteurs font le métiers correctement, il y a de belles scènes et une certaine intelligence dans le propos mais l'excès de sentimentalisme nuit vraiment en l'ensemble tout comme sa réalisation en pilote automatique. Pour la petite info Ford et Pitt ne se sont pas du tout quitté bons amis et cela a empoissonné aussi le tournage.
Revu cette semaine Un policier plutôt efficace avec un duo inédit à l'époque Ford/Pitt qui selon les rumeurs de tournage y allaient volontiers dans les scène de bagarre entre eux ...une grande mésentente entre les deux il paraît. Mais ça ne paraît pas dans ce film excellent entre une amitié entre une jeune indépendantiste irlandais radical de l'IRA et un vieux flic US d'origine irlandaise...Amitié mise de côté lorsque le flic apprend la vraie vie de son "invité".
Une histoire poignante, celle d’une vengeance, soif de liberté et d’idéologie entre autre. Membre de l’IRA (Irish Republican Army), un jeune militant envoyé aux Etats-Unis doit récupérer une cargaisons de missiles. Pour mener sa mission à bien, il change d’identité et est logé chez un policer irlandais, qui ignore tout de ses activités. Mais un jour, celui-ci va se douter de quelques choses. Ennemis Rapprochés (1997) est la dernière réalisation du regretté Alan J. Pakula. On lui doit notamment, le thriller L'Affaire Pélican (1994), porté par deux excellents acteurs : Julia Roberts & Denzel Washington. Cette fois-ci, il convit deux autres acteurs, eux aussi remarquables, il s’agit de Brad Pitt & Harrison Ford. Un scénario relativement captivant, un jeu d’acteurs convenable et un final émouvant. Que demandez de plus ?
C’est à la fois typiquement hollywoodien et suffisamment fin pour ne pas sa casser la gueule en abordant un thème difficile, alors certes on n’est pas chez Paul Greengrass et son approche quasi-documentaire mais c’est quand même sacrément bien foutu.
Bon film que ce The devil's own (le titre original est tout de même plus attirant que le français). Harrison Ford, Brad Pitt, réunis pour un thriller passionnant, recelant quelques montées d'adrénaline. Les répliques sont bonnes, les musiques de James Horner réussies (aux sonorités irlandaises) et le final super, quoique prévisible. Une agréable surprise.
Alan J. Pakula signe ici un polar teinté de thriller et de politique, sa marque de fabrique. Le scénario est osé (un militant irlandais est forcé de cohabiter avec un policier new-yorkais pour mener à bien sa mission : s'emparer de missiles. Mais une complicité naît entre les deux hommes...) et la musique "so good" irlandaise de James Horner fait des ravages. Le duo, travaillé à merveille par le gigantissime Pakula, fait des ravages : Brad Pitt-Harrison Ford. Les personnages mettent superbement en oeuvre le côté politiquo-amical. Les seconds couteaux sont emmenés notamment par Treat Williams ("Hair") et Natasha McElhone ("Ronin", "Solaris"). Spectateurs, vivez cette expérience américano-irlandaise. "Ce n'est pas une histoire américaine, c'est une ballade irlandaise." A noter : "Ennemis rapprochés" est le dernier d'Alan J. Pakula. C'est un style qui s'éteint avec lui. Il a réalisé notamment "Les hommes du président", "Présumé innocent" et "L'affaire pélican".
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Loin de son image de sèducteur, Brad Pitt incarne un tueur de l'IRA sans scrupule qui met en pèril la vie de la famille new-yorkaise qui l'avait accueilli comme un fils! La riposte de son hôte, à qui Harrison Ford prête sa force tranquille, sera à la hauteur de la trahison! Que les deux comèdiens vedettes se soient dètestès sur le plateau - avec des sèances de rèècriture organisèes pour mènager l'ego des stars - sert ainsi la logique d'un thriller où l'affectif vient compliquer un sanglant affrontement, arbitrès par Alan J. Pakula, qui signe malheureusement son dernier film! Un polar spectaculaire pour un affrontement sans merci, entre bagarres surrèalistes et conflits de gènèrations...