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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 février 2010
Après le brillant Memories of murder, le génial The host et une participation mineure dans Tokyo !, Bong Joon-ho nous revient avec un film d'apparence plus simple, oscillant entre policier et néo-réalisme italien. S'ouvrant et se refermant sur deux scènes de toutes beautés, totalement centré sur la mère courage lui donnant son titre, le nouveau film de Bong Joon-ho frappe par la maîtrise de sa narration et de sa mise en scène. Admirablement bien construit, le récit premier, riche en rebondissements, nous fait suivre l'enquête menée par cette "mother" hors normes, ultra-protectrice, et prête à tout pour prouver l'innocence de son fils et le sortir de prison. Une jeune fille a été tuée et Do-joon est le coupable idéal. Au-delà de cette trame policière, le cinéaste nous dresse le portrait de cette femme seule et de son fils tout aussi seul, inadapté au monde, soumis à des pulsions qui le dépassent, et nous plonge dans les troubles relations qui les unissent. Toujours tendu, moins burlesque que The host, plus classique dans la narration, Mother nous réserve quelques scènes puissantes et inoubliables : la reconstitution du crime, l'enterrement de la victime, la fouille dans la maison d'un suspect... Qu'il filme une foule, une confrontation d'une rare violence ou une scène plus intime, le cinéaste coréen sait choisir l'angle de narration et de mise en scène, prouvant une fois de plus l'étendue de son talent. Presque toujours dans le cadre, puissante et entêtée, l'actrice Kim Hye-Ja est magnifique et nous rappelle la Magnani de Mamma Roma. Si Mother ne répond pas totalement aux attentes que l'on pouvait en avoir, s'il n'est pas aussi brillant et libre que The host ni aussi glaçant que Memories of murder, il n'en demeure pas moins riche et dense, prouvant définitivement que Bong Joon-ho fait partie des grands.
Un drame sur fond d'intrigue à la fois touchant et inquiétant. Touchant car il met en avant le combat d'une mère pour prouver l'innocence de son fils attardé mental accusé du meurtre d'une jeune fille. Inquiétant car le réalisateur met avec une extrême finesse la justice sud-coréenne sous le feu des projecteurs. En découle un métrage prenant jusqu'à la toute dernière scène, sorte d'apothéose burlesque insufflant un souffle de vie, d'espoir, à cet ensemble morose porté par un casting en très grande pompe.
J'ai vraiment une sacré veine ces temps ci avec le cinéma asiatique, car je tombe toujours sur des films excellents. Bong Joon Ho signe un drame tout à fait convaincant, très humain, à la trame limpide et à la facture technique magnifique, portrait attachant d'une mère qui seule à défendre son fils attardé d'une accusation de meurtre. Le film, très bien construit, utilise habilement les codes du thriller policier et le mélange avec les portraits de chaque personnage, réussissant à tirer le meilleur des deux partis (assez de suspense pour garder l'attention, et assez de caractère pour nous attacher aux protagonistes). Sans développer beaucoup de violence, le film sait ce qu'il doit montrer pour appuyer son propos, et a donc les armes pour convaincre un large public. Alors, on retient ce qu'il dit Jamesluctor : on va le louer ou on le trouve en dvd, mais on le regarde.
Malgré un début de séance assez agité ( lire article précédent ) je dois dire que j'ai passé un agréablement moment devant Mother, nouveau film du génial réalisateur Joon-ho Bong qui réalisa entre autre un magnifique moyen métrage du nom de Shaking Tokyo, ou encore les films de renommé mondiale que sont The Host et Mémories of Murder. Mais même si c'est un thriller innovant Mother connaît de nombreuses longueurs et passages à vide. Mother est un thriller tout simplement géniallisime. Seulement, les deux heures de film sont un peu trop longue, surtout que certains passages auraient à mon avis peut-être put être retirés au montage, sans que cela gêne quoi que se soit à la compréhension de l'histoire. C'est un peu comme faire des "zig-zag" au lieu d'aller tout droit. Un film qui manque donc de fluidité, mais un très beau film quand même. Une mise en scène très soignée et des plans astucieux à ne plus en finir ( pour exemple la scène ou Do-joon urine sur un mur pendant que sa mère lui donne à boire ). Pour avoir de telles idées de plans Joon-ho Bong doit avoir deux caméras à la place des yeux. Le scénario est original et la photographie est assez exceptionnelle, bien qu'on se demande par moment si il pleut vraiment tout le temps en Corée-du-sud, tant les scènes sous la pluie sont nombreuses. Dans son nouveau film, Joon-ho Bong traite son sujet avec humour et ça marche. Il arrive a créer des dialogues et des scènes vraiment drôle dans les situations les plus sérieuses. Un peu comme les frères Coen mais encore plus poussé et traité d'une façon plus "malsaine". Même si la situation ne s'y prête pas le spectateur ne peut s'empêcher de rire. Comme par exemple lorsque Do-joon, apprend à sa mère qu'il se souvient que lorsqu'il avait cinq ans elle a essayé de le tuer.Joon-ho Bong a une façon bien à lui de traiter à l'écran les rapports entre la mère et le fils, qui n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre, la suite sur www.photo-cineaste.over-blog.com
Le dernier film de Bong est comme attendu une réussite, quelque part entre le thriller policier et le drame psychologique. Puissant, intense, beau, drôle aussi ... le film regorge de qualités majeures. Il doit beaucoup à son actrice principale (Kim Hye-Ja) encore méconnue en France, d'une justesse incroyable. Qui emmène loin le portrait d'une femme attachée à son fils par un lien extrémement fort et qui se démène avec ses propres moyens pour retrouver celui qu'elle aime. L' intensité des rebondissements rattrapent le rythme un peu inégal, mais le scénario est superbement construit et une douce frénésie s'installe peu à peu, inarrêtable! Dommage que si peu de salles se soient intéressées à cette nouvelle perle (on s'y habitue) du cinéma sud-coréen.
Sur un fond de famille monoparentale et de recherche de la vérité vraie, Mother nous entraine dans une quête pour la justice avant de nous entrainer dans une réelle enquête policière. Le tempérament de la mère peut dans certains cas paraitre excessif mais est toujours (ou presque) joué avec justesse. Le scénario quant à lui manque à mon gout d'un peu de piquant, et l'on sombre vite dans un "trop" qui peut se transformer en lassitude. Mother est de ce genre de film que chacun en fonction de son histoire personnelle percevra de manière différente mais il n'en reste pas moins un film à voir.
Un film sud-coréen très réussi une fois de plus, par le réalisateur des déjà très réussis "Memories of murder" et "The host". Il s'agit d'un drame, mais avec, ça et là, des accents comiques quand même (on retiendra par exemple, les flics qui se prennent pour "les experts miami", mais qui sont loin d'avoir les mêmes moyens et qui classent les affaires à la va-vite...) . Dès les 3 premières minutes, j'ai déjà senti que le film allait me plaire. Le film dure 2 heures, et pendant 2 heures, on ne s'ennuie pas. Il montre jusqu'où peut aller une mère pour son fils et réciproquement. Un très très beau film. Et la fin est tout simplement magistrale. Courez le voir!
Touchant, dramatique, drôle, esthétique, tous les ingrédients sont idéalement coordonnés afin de donner un film réussit. Joon-ho Bong détient donc une fois de plus, un talent perceptible dans Mother. Kim Hye-Ja est époustouflante dans le rôle de la mère protectrice, vraiment prête à tout pour son fils. Ayant adoré "The Host", ce film si différent, distingue une fois de plus le cinéma sud-coréen.
Joon-ho Bong sème le trouble avec ce numéro d'équilibriste des genres, et c'est peut-être là le seul écueil même si peu dépitant soit-il. Le drame psychologique, véritable prétexte du film évidemment, se noue à merveille avec la cocasserie ou la farce, ces personnages décalés dont le cinéaste est coutumier, l'intrigue néanmoins policière, ou la photographie sociale d'un état et de ses habitants, ou enfin la modernité... L'interprétation de Won Bin finit de parfaire cette réalisation fortement contrastée et subtile, et sert superbement cette histoire poignante, drame atroce d'une sobriété... osons le mot, toute asiatique, dont les maux exigent un recul bienveillant sur l'humain. La seule issue alors possible illustrera une scène finale d'une beauté simplement saisissante.
Joon-ho Bong qui avait déjà beaucoup fait parler de lui avec le superbe Memories of murder s'impose avec Mother comme une des valeurs sûres du cinema.
Comme à son habitude, le realisateur mélange les genres: Drame , comédie burlesque, thriller psychologique, critique sociale... Mother est tout cela à la fois. Mais à la manière des plus grands, il reussit à donner à son film une unité et une logique que lui sont propre. Mother passe du drame à la comedie avec une telle aisance qu'à l'instar de l'heroïne j'ai parfois eut l'impression d'avoir reçut une piqure d'accuponcture pour oublier les passages douloureux du film.
A cela il faut rajouter une remarquable direction des acteurs avec une Kim Hye-Ja d'une justesse rare en mère courage guidée uniquement par l'amour aveugle qu'elle porte à son fils et un Won Bin également très convaincant dans son role de simplet surprotegé.
De cet amour organique entre la veuve et son unique enfant ressort une relation ambigüe voir malsaine qui est parfaitemement retranscrite.
Onirique, precis dans ses plans, haletant, émouvant...Mother a surement dut decourager plus d'un cineaste tant il a placé la barre haut en terme de mise en scène. Bref si vous ne l'avez pas encore compris j'ai adoré et c'est mon coup de coeur du moment.
Joon-ho Bong avait déjà fait parler de lui lors de la sortie remarquée de "The Host", plutôt axé film d'horreur, mais déjà rempli d'un humour noir efficace, bien loin de la sobriété que l'on pense omniprésente dans le cinéma asiatique. De tels films sont susceptibles de redonner ses lettres de noblesse à un continent parfois très mal connu, mis à part quelques notables coups d'éclat comme "In the mood for love". "Mother" est un habile mélange des genres entre thriller et comédie dramatique et toujours avec un humour noir grinçant mais sans se délester d'une mise en scène léchée et dynamique. On suit avec beaucoup d'attention le périple d'une mère acquise corps et âme à l'innocence de son fils. Face à tout cela, on finit rapidement par douter de la vérité, tant le dénouement nous est inattendu. Mais le film souffre de certaines longueurs, notamment dans la seconde moitié du film, si bien que cet accent porté sur la réalisation nous fait croire à un cruel manque de contenu et d'inspiration. Mais les passages d'humour noir couplés à des scènes bien plus touchantes nous fait inévitablement avoir un petit coup de cœur pour ce film inclassable.
Dans The Host, Bong Joon-ho faisait subir un traitement de choc au film de monstres, dépassant les clichés du genre avec une santé épatante. Avec Mother, le cinéaste coréen récidive en revisitant le thriller, si tant est que ce film riche en ruptures de ton puisse se rattacher à un genre unique. Au départ, tout parait simple : une mère ne peut concevoir que son fils, un tantinet simplet, soit coupable du meurtre dont on l'accuse et va tout faire (vraiment tout) pour l'innocenter. Très vite, Bong tord son intrigue dans tous les sens, le fil du récit devient imprévisible, le mélange des genres règne en maître : humour, terreur, suspense..., c'est le grand 8, les montagnes russes en 2 heurs chrono. Ce qui frappe (comme dans The Chaser, l'année dernière), c'est la liberté de ton du film, son absence de tabous, son amoralité assumée, sa mise en scène ultra brillante : un cocktail de saveurs rares dans le cinéma américain ou européen, comparable à la cuisine coréenne qui choque le palais avant de l'apprivoiser et le séduire. On est bien loin des polars hexagonaux ou hollywoodiens, rarement surprenants et le plus souvent bourrés de poncifs. Oh oui, Mother réjouira à coup sûr les amateurs de nourriture extrême (orientale) ! C'est tellement bon quand c'est inattendu.